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JOHN HARVEY TREAT
OF LAVRBNCE, 1US9.
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L'AMI DELA RELIGION
ET DU ROI,
JOURNAL ECCLÉSIASTIOU&r;-
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uiM Tuino pliiloiophie.
TOJIE QUARANTE-HUITIEME.
Cliaijue vol. ^francs et 8 Jrancs franc de port.
A PARIS,
Cliez Adr. Li Cledi el compagnie, Imprinirura de N. S. P. le PAPS
et lie Hc rArcIiCTcijuc i!c Parli, quai Jm Aiiguilm>, u" i^.
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l'reatfund
TABLE
t «
DU QUARANTE-HUITIÈME VOLUME.
Ul^ I II I ,1^
Pages.
.Otation de M. l'abbé Maccarthj à U cour, i, 34, 129,
' a58
Héponse à divers journaux;^ ^ > ^& 9 ^i , 123^ sSi, 3^9,
36 1 , 391
Mandemens pour le jubilé , 8^ 7a, 166, liyS
Discour» de M. de Marcellus en faveur des églises^ 14
Lettre de M. l'évéque dé C/iartrei sur I^^ écrit de M. de La
Mennaisj ' 17
"Quelques Observations sur M. d-eLa Mennctis^ par un ancien
grand-vicaire ^ » * 24
"Cérémonies au MôntrValérîcn', » 26
Notice sur l'abbé Coster, 27
Sur les missions données par M. l'éveque de Nancy, 38
Sur la nomination de M. ïbarin comme précepteur, 4*^
Mort de M. Milner , évéque de Castabala , 4»
Noui^eaux Mélanges , par M. l'abbé de La Mennais, 4^
J^ables de Phèdre , par M. Masson , , ihid.
Votes des conseils-généraux i-ejetés par M. Corbière, 5o
Sur la mission de Roueti, 55, 69, 87 , 23i , 248
•Sur un événement à Nîmes ^ 56
Guérisons opérées par le prince de Hohcnlohe , 58
Sur une adresse de Tournay (Pays-Bas) , ôèj
Divers ouvrages ^'instruction , 64
plaidoyer àe M. Hennequin pour VEtoHe:, 65
Diverses retraites,^ 71,198
Sur les journaux catholiques d'Allemagne , 7?
Sur deux prêtres espagnols, Bianco et Villanueva, 74, 282
Vie des Saints j avec des gravures , 80
Poésies sacrées^ par M. Trécouït, ibid»
Discours de M. l'évêque d'Hermopolis , 8 1 , 97
Bibliothèque choisie des Pères ^ par Tâbbé Guilloo , 96
Déclaration des éveques d'Angleterre, io4
Lettres Vendéennes'^ par le vicomte Wabh , 1 la
Paer»».
BuHe contre les sociétés secrètes , 1 1 3 ^ 1 4^
Discours de M. Giraud y curé de Clermont y i ao
Sur la destraction des petits séminaires dans les Pays-Bas,
i34» 2^3^ 363
Lettre sur les Jésuites y i^i
Ode imitée àuPange lingiuzj i43
Notice sur l'abbé Recorbet, i49
Détails ^ur les missions étrangères, j53
Origine de la Chouannerie ^ par M. Descepeaux , 1 6 1
Déclaration des professeurs de Maynooth, i63
Sur les souffrances des Trappistes de la Cervara , 174
Antidote contre les Aplionsmet de M. l'abbé de La Mennais,
176, 210
Notice sur l'abbé Pey, J77
Insuites faites à des prêtres y . 1 83 , 33 1 , 4^7
Sur deux conversions dé protestans, i85 , 37^»
OEupres complètes de Bossuct , in- 12, 1 90
Plan df Etude pour un curé ^ •191
Juh'dœum Carmen, auctore Molroguier , j 9a
Ije» Héros chrétiens, par M.' l'abbé Dt^Jois', i 93
Pratique pour la semaine sainte j 19?
Sur quelques défections dans le catholicisme^ 20a
De la religion catholique en Amérique, i5i , 3o4, 39^
Lettre justificative des Jésuites de Saint-Acheul , 9.18
Mort de l'é vêque de Vannes, . a 16
. Visites pastorales, a 19, 232, 266
C Jansenii Tetrateuchus , editio nova, aaS
Questions sur le jubilé, 229
, S ur les Nouvelles^ Lettres provinciales , a 39
Ordonnances pour des communautés religieuses, a3a, 280
Analyse des votes des conseils-généraux, a4i , 390, 3u ,
321
Défection du prince de Sa^-Salm, 25()
Sur l'œuvre des bons livres, a66, 343
Monità adparochos , 28 1
Sur M. Beïlart, 286, 32i)
Prières sur l'état de la France , 2q3
Mort de M. Daviau, archevêque de Bordeaux , 294, 36o, 38 1
Des Jésuites et de quelques discours à la chambre des pairs ,
Réflexions sur M, de Montlosier, par M. de Bonald , 3oi5
Consistoire tenu piir le saint Père, 309
(4)
Notice sur M. Tabbë Tintboin , Si ^
Ouverture du jubilé dans différcns Etats, 3i5
Jiibliolhèque sacrée j grecque^latine j par M. Nodier , 3 1 9
Instructions sur le Rituel de Toulon , 337
Sur un refus de sépulture, 3^4
Sur une déclaration des jansénistes de Hollande^ 3*5
Essai de Conférences j par M. Tabbc Mcsié, 353
Adresse des catholiques anglais à leurs concitoyens, 353
Décret de la congrégation de V index j, 35S
Sur l'ouvrage de M. de Montlosicr, 359, ^l^y ^^^
Essais Poétiques d* une jeune soUtaira ^ 367
Nouvelle translation dcsreliijues de saint François de Sales,
375
Lettre d'un prélat italien sur les Mémoires, 38 't
SvLi' l^ -Bibliothèque populaire , 385
Broi-ogation du jubilé, 391
Notice sur réveil ue de Vich, 894
jébtége' du Noui*eau Testament ^ 4*^°
Sur une consultation d'avocats, ^(07
Notice sur Ta bbé Degola, 4^^
Vie de Bossuetj abrégé , 4 * ^
Fin de la table du quarante-huitième volume.
I '
i5 MAI i8a6. (N* 1237.)
sag , ! . , M,'. Ml^i " I II il
L'AMI DE LA RELIGION
»s
4
é
ET DU ROI.
A
Sur la êiaiion de M. ^abbé de Maecaréhy à la cour*
Nous avons ^té forc^ d*iaterrompre l'analyse du discours
de cet orateur; ne paroissant que deux fois par semaine,
nous ne pouvions suffire à rendre compte des sermons qui
étoient prononces tous les deux jours. Nous nous sommes
proposé de réunir dans un même article quelques détails sur
cette station^ qui a eu un si grand éclat , et oii l'orateur ,
par son talent et son goût / et plus encore par Tautorité d'une
Si^é si vraie , et par les accens d*un aèle plein de dimité et
te ^ease, a excitéua intérêt si- vif et une admiration si
méiitée et si unanime. Nous n'avons parlé jusqu'ici que de
deux discours, celui du premier dimanche de carême^ et
celiat du mardi suivant, n^ lâoS et iao5; l'un et l'autre
ëtoient sur la pirole de Dieu. Nous allons donner une idée
dia discours suivant.
• L«e jeudi de la première semaine, 16 février, l'orateur
avoit pris pour texte ces pétroles de i'Evanglle : Et videbunt
^iUum hominù venientem in nuhe cum potestaie magnd et
nuqmstate. Il s'est proposé de parler de ce jugement terrible ,
oii l>ieu nous demanaera compte de ses bienfaits et de ses
grâces ^ oii la justice vengera la miséricorde outragée , et oii
chacun recevra selon ses œuvres : c'est Tintenltion de l'Eglise
que^ pendant la carrière de la pénitence, on rappelle aux
chrétiens des vérités terribles et qui peuvent leur inspirer
un respect salutaire. Dans ce vaste sujet ; M. de Maccarthy
difttiogue trois circonstances principales , la résurrection des
Terne XL FIIL L'AnU de la Religion et du ^ai. A
1
-\
( M ; •
corps y la manifestation des cpnsciences et le dernier arrêt dû
sOuTerain Jug« ; la première redouble le supplice du pécheur y
la deuxième met le comble à son ignominie ^ la troisième
ilpurpnne aop d^eçpçir. L'orateur .s'est borjié , çes^jour^là ,
à^ traiter la prepiière partie. . . ; .
Niera-4-op , a-t-il dit d'abord, la possibilité de La résur-
rection des corps? mais sérieusement^ l'auteur de la vie et de
la mort ne pourroit renjdre la vie à cdi|i q|ii l'auroit perdue!
celyi qui a tiré Thomme du néant ne pourra pas le tirer de
' ^'^^^'^^' ^^ vélémens du corps seront-ils tellement dispersés
/;*y^ vengeance de Dieu ne pourra les atteindre, son œil
^Ik découvrir, sa main les rassembler? Les cords ressuscite--
ronjt. Déjà les éplats de :1a Ut>inpetteont retenti dans runi-
vers ; la terre a été purifiée par le feu : la poussière des tom-
(Maux s'agite; le. monde est en travail pour en&nter le gelure
l&Mimain qui vst renattie. Les corps se sont re^wmésy mais ïh
sont encore saps vie. Le ciel et l'efifer ^'ouvrent po^r laimr
échapper les âmes. L ame .4u pécheur soupiroit après ce
dernier jour; elle se flattpit peptrêtre que sa réunion avec
l'ancien compagnon de ses délices lui apporteroit quelques
soulagemens. Elle recule d'effroi à la vue d un cadavre , proie
immortelle de U corruption ^ dessvers : Est-ce. là y s'écrie*
t-elle , le lieu de mon repos /la demeure que je me suis^|^i)é-
parée? Elle ranime enfin ce corps dont elle étoit séparée , et
sept multiplier ses souffrances dan^ chaque membre y dans
chaque veine , dans chaque fibre. Ce corps étoit peutrétve
celui. d'un grand qui avoit été eotoiué de flatteurs, et dont
les regards étoient des bienfaits ; c'étoit peut-^étre une de nfiS
beautés orgueilleuses qui croient, avoir droit à. L'encens^ et
à l'adoration. du fronde, Quel tei^rible changement! Dfes pa-
rens, des amis, des . complices , s'élèvent pour accuser. le
pécheur, et la voix la plus terrible encore est celle de. sa eon-
scieuce , qui ie poursuit devant spn juge. Icii'orateur inter-
roge avec feu ceux qui l'entendent :. Si je vous, demaude
pourquoi le tableau ' de cet épouvantable avenir ne vous
excite pw à faire effort pour l'éviter, que me répandre»- v(wjs?
que vous av.ez le temps de. vous prémYinij contre ce juge-
ment effrayant. Qui vous l'a dit? les pbjection;» de quelques
incrédules arrêteçont-elles alors lebr^ de Dieu? les^ flammes
vous dévoreront-elles moins parce que vo^s aurez refusa de
les croire? Dieu est trop bon, dites-vous, pour punir ses
crealures iaiprès la mort. £h quoi! ie juMe tft l'impie, l'attas^
dn et la victime, Thomme vicieux et crimioel, qui a.triom^
pfa^ ici-bas y et l'hpmme vertueux qu'il a pecsëcuté^auroieut
un inéme sort aprèi la mort! Non, non, il n'en sera pas
ainsi ; tous les attributs de Dieu m'en répondent et la raison
le proclame autant que la fqi. L'orateur fait ensuite trembler
ses aiÉditeurs à la vue de cette scène terrible et inévitable ;
lui-même frémit avec tous les autres à la pensée de ce grand
jour , et il finit par souhaiter que la crainte des jugemensde
Dieu opère un âiangement salutaire dans )es cœurs de oeusC
qui récfliutent. '7- ^ '
"La deuxième partie du même sermon fut prononcée le
deuxième dimanche de carême; elle renfermoit les deux
derniers points. Premier point, la manifestation des con-
scîénees sera le comble d'ignominie pour les péchfurs hypo-
crites et pour les pécheurs effrontés^ ici , l'orateur a fàk une
énumération énergique et rapide de tant d'inknûtés qui se
produiront au grand jour et qui envel(^peront les pécneurs
comme un vêtement. Combien d^ secrets affreux si^nt alors
divulgués à toute la terre! On n'auroit point eu la force de
s'ouvrir à fin. seul homme si^us le sceau d'un inviolable se-
cret; comment supportera-t-on la confusion d'une manlfes-
taCon publique et générale? Deuxième point, le jugement
même. Le souverain Juge descend prêché de sa croix qui
console les justes «t désespère les pécheurs L'orateur déve-
klppe ce grand spectacle; il peint le d^espoir des pécheurs
qui demandent aux collhies et aux montagnes de les écra-
ser, il paraphrase ensuite d'une manière vive et énergique
ces épouvantaUes paroles i Ite, maledictij in ignem œtar-
num. Quelle séparation déchirante qui s'accioit de toute la
Micité des- justes! mais l'enfer s'ouvre et engloutit ses victi-
mç$ , tout est consommé ; 4à sont la douleur, la rage' et le dés-
éspbii^. L'orateur a fini par une paraphrase touchante de
quelques versets du mfs«r«re.
M. l'abbé de Maccarthy sentit sans doute le besoin de
ihire succéder à ces sujets effrayans des images plus conso-
bilites. Le mardi de la deuxième semaine , il parla sur la mi-
séricorde de Dieu qui éclMe au tribunal de la pénitence.-
Ce discours, qui parut improvisé, étoit digne de la |)rillante
&cilité de l'orateur nop moins que du zèle et de la }>iété
d'^n ministre de la parole sainte.
A a
(4)
Le jeudi sS février, le prédicateur traita la folie de llû-
crédulilé. Ce. discours , qui avoit été entendu il y a quel-
ques années, paroît' avoir été travaillé avec un nouveau
soin» M. de Maccarthy n'a traité cette fois qu'une partie de
son sujet. Parmi les incrédules, dit -il, les uns doutent de
la vérité de la religion , les autres la nieUt hardiment. Les
premiers sont des insensés de risquer leur bonheur ou leur
malheur éternel, et sur de frivoles prétextes de hasarder uu
avenir si dangei^ux peut-être. Les autres, pour avoir plus
d'audace n'en sont pas moins insensés; la plupart sont igno-
rans en matière de religion , et jugent sans connoissance de
cause. S'il en est qui aient examiné, ils sont encture insen-
sés s'ils préfèrent Terreur la plus périlleuse à, la vérité la
plus évidente.' Pour les convaincre, l'orateur examine les.
autorités qu'allègue l'incrédule et celles qui plaident en fa-
veur du christianisme ; il expose les preuves de la religion
et les objections de l'incrédulité. Il a fini son discours par
une prière touchante à Dieu.
{Jjcpjln à un numéfv prochain,)
>
NOUVELLES ECCLÉ^IâJSTIQUJîiS.
Rome. La protection généreuse accordée par S. M., très-
chrétienne au pavitton pontifical a eu, tout refFet qu'on en
espéroit. L'escadre française, après avoir obtenu de la ré-
gence de Tripoli la promesse exigée, cognuie nous l'avons ra-<
conté, se présenta le i4 mars devant Tunis, pour appuyer la
demande que devoit faire au bey le consul -général de France
qui y réside. Le bey a de suite, et sans hésitation, souscrit
une ample déclaration, par laquelle il s'oblige à. respecter à
l'avenir et à faire respecter par ses sujets le pavillon de S. S. ,
la navigation et la propriété dçs suijets du Pape , à J 'égal des
sujets français. Comme la régence d'Alger et le gouverne-
ment de Maroc ont contracté le même engagement par des
actes semblables, le pairillon pontifical n'a maintenant plus
d'ennemis dans cette mer^ Get heureux résultat, dû à l'inter-
vention d'un pieux et magnanime souverain, est une nou-
velle preuve de la bonne harmonie qui règne entré le saint
Père et le RxA très-chrétien.
(5)
[ '^^ Le dimanche â3 avril y au matio y le saint Père se rendit
a réglise des Mineurs observantins réformés de Saint*F!raii'-'
cois, prèâ Bipagrande. S. S. y célébra la messe , et en en-
tendit ensuite une dite par Un de ses chapelains. Ensuite elle
se Tendit à la sacristie, oii furent manda le préfet et le se-
crétaire de la congrégation des Rits, M* lé cardinal Galeffi,
rapporteur de la cause du bienheureux Pacifique de San Se-
verino , et le promoteur de la foi. Là le secrétaire fit lecture
d'un décret qui approuve deux miracles opérés par l'inter-
cession du bienheureux , et examina pour arriver à sa ca-
nonisation. Ces miracles, obtenus par Séraphine de Bergariie
et par Marie Marchetti, ont ^é soumis à un triple examen ,
suivant les règles sévères de la congrégation des Rits; et à la
troisième séance, tenue le i4 mars devant S. S. ; on ne trouva
aucune objection à faire. Le bienheureux Pacifique, prêtre
profes des Mineurs réformes > mourut en 1731 ^ et fut déclaré
au nombre des bienheureux par Pie YI,.le i3 août 1786.
Paris. M. Le cardinal prince de Croï, archevêque de
Aouen , qui n'étoit reyenu de son diocèse que pour assister
à la cérémonie du 3 mai, est reparti pour Boueo et va pré-
sider à l'ouverture du jubilé. M. l'abbé Rauzan et ses mis-
sionnaires doivent se rendre à Rouen à cette occasion, ^t y
donner une suite d'exercices. ,' . ^^
— Etablir une associatioti de bonnes oeuvres dans un di^^™ »
cèse. est, vous le broyez peut-être, utie") chose édifiante,
tout-à<fait digne du zeie et de la charité d'un pieux évéqul
eh bien! vous vous trompez, et le Journal des débats vieni
vous prouver, d'une manière lumineuse, qu'une telle insi^i-
tution est illégale, inconstitutionnelle, hardie et dangereuse.
M. l'évêque de Strasbourg, par un Mandement du 1" dé-
cembre dernier, forma dans son diocèse une association de
bonnes œuvres sous l'invocation de saint Arbogastc : nous
annonçâmes cette mesure dans notre n* iigs, et nous en
avons reparlé n® lâno. D'après ce que' nous en avons dit, on
ne se'^eroit pas douté que cette association fût encore ^une
mànœtivre du j^uitisme, comme le Journal des débats du 8
mai le démontre évidemment. Trois colonnes sont employées
à disséquer le Mandement et les statuts de Tassociation .
M. Tharîn^disoit,dans son Mandement, qu'il a voit été vii^-
ment pressé d'étaiblir une association en laveur des missions
étrangères, et les Débats concluent qu'il ja été yb/vc Adm>
_/
(6)
nbie coDcbition! £t de eetie côùj«ctitre/ qu'ils tonmée
dans fon nnaginàtion , le jottroaUste part pour aoeumuler
centre le prëlat les intenogations les jAus tWtê : C^ évêjuê
de France forcé! Mm par qm? -Quel est donc ee tr^mnal
redoutahle ? oà dège cette magigtrature mffieible? Qi^elle pmy
rouée, qu'elle ee montre:,,.. Doneement;, Messieurs ^ «e vobs
filchez pas, et pennettec^iioiis de tous faire Temanjoer que
tout ce bruit est tant scMt peu riâicnk , et cfue cette colère ne
reposant que sur une conjecture qui est toute de tous , à
tout l'air d'un jeu et d'une parade. M. l'ëvêrae de Strasboorg
n'a point été forcé; pressé n'a jamais youIu àm forcé. \a for-
ce ^ le tribunal, la magistnUure ^ tout cela est de TOtre inven^
tioB, et tombe au moindre examen. Un autre st^et de re^
proche est l'article des statuts, qui porté que- le nom dès as^
sociés sera inscrit sur un tableau dans l'intérieur de chaque
église. Il est évident que c*est là un« inquisition : inaorite k
nom des associés, c'est afficbereewt: qui ne lé sô^offt pdS',
c'est les exposer au mépris ou à 1^ haine; xï'eSt étiablir^le^ li-
gnes de séparation et peut-être exciter des germes de dis^ .
corde. Il n y a pas mo^en de répondre à de pareils argu*
mens ; mais si le tableau des assoeiés pour les bonnes osuvrea
déplaît à MM. des l)ébat8j, que dirontr-ils dé ces listes- de
«ouscripteurs que L'on publie chaque jour? N'est-^e pas une
'^ quisition que c^ listes si fastueusement proclaifieél po<^
monument du géoeiral Foy? Inscrire les Uns, n'est-ce paS
bsi afficher les.autrea, les exposer aur mépris ou à la haine j
réparer des germes de discorde? Mais ce qu'il y ade plfis
çuvieux dans la philippique du Journal des débats, c'est la
supputation des fonds de l'association. La population du dér
?arjtement du Bas-Rhin, dit -il, est de 5iâ,ooo âmes, dont
5o,ooo au moins catholiques. Le journaliste veut bien ne
]|^endre que la moitié de ce dernier nombre, et assurément
c'est une grande modération de sa part : voilà donc 175,000
individus payant 5 centimes par seiiiainé, ce qui, par an ^
fait 455,000 fr. Ainsi , M. l'évéque de Strasbourg levé tous
les ans un impôt de 4^5,ooo fr.! Gomment peut-<^n tolérer
une prétention si exhorbitante? qui ne seroit effrayé de cet
abi^s de pouvoir? N'est-ce p^ là,encQre un nouvel envahisse-
mcQt du clergé! Pour no«is, nous en sommes d'autant plus
épouvanté, que le danger est bien plus grand que MM. des
Débats, ne l'ont pensé. En efSet, le diocèse de Strasbourg
\
(.7)
•
émhraiM dci» défi^urlein^s ; ati dëpârtement du Bas-Rhio
il fiiut joindra çehii du Haut-Rbiln y dofit U population effc\
dit-GD, de 570,000 ame$ : mettons qu'il n'y èii ait c|ué^ la
moil^'de catholiques; c'est iSS^ooo âmes dont la moiti'^'
Ëierop.t ui| sou par semaipe , ce qui iPait par an 2i4o^Ooo fr.
I ^jqutant cette somme à celle de 455,ooo fr. que foumitiÉ
le départenieiit du. Bas-Rhin y on^a^r^ un total de 695,000 fr.
Le délit &t donc encore plus grave que ne le Croyoit le joui^,
n^s^9 et c'est de sa.pait un excès cle bontë que de n'a;? oî#
donp^ qu'une évaluation si foible et si incomplète. Il eèt
évident qu'il a ménagé le prélat , et que , soit par calcul , 9^
par foiblesse, il n'a pas su profiter de tous ses avantages.
Heureusement qu'il se relève de cette espèce de chute parla
i^gueur avec laqiielle il presse M. l'évêque de Strasbourg sur
lès 455,000 fr. Cette ^Qôrme recette n'étoit d'abord qù une
' sijippQsition , une conjecture; lÀais ensuite il se trouve que
c'est une réalité* L'association v^oqtt donc, dit le jouma-
Kste.,eis vertu du Mandement d^un ii^que j près du qûùrt
de la contributîpn fonciéiv. Remarquez , perçoit donc; comme
si, ItjlM- des jQébats pussent dit ; Eh bien ! nos tristes conjec^
t^res. ]|ie. se sont que trop vérifiées ; l'association perçoit en
effat ces fonds que nous avions cherché à apprécier. Et puis
ces MM. s'écrient d'un air de triomphe : C*e8t le cas de h ré-
p^r, les chiffres sont inflexibles. Us sont désespérons, et c'est
tfxujours aux chiffres qu'il en faut rei>dnir. Il y a ]^ourlant
une petite observation à faire; c'est que c^ ck^fres désespé^
mns n'existent que dans l'imagination àii joitrnaliste i tout <
cda roule sur une hypothèse , sur une estimation arbitraire
qu'on peut avancer, mais qu'aus^ on peut nier. Si le budget
qu'on vient de présenter aux chambres ne portoit pias^sur
des données plus sûres que l'appréciation ci-^dessus, je'crob
que M. B. die Y. taquineroit fort M. de Y. , et auroit beau
jeu à se moquer de lui. Je n'ajouterai plus qu'un mot ^ur
tranquilliser le journaliste sur ce demirmillion qui l'effraie ;
c'est que , s'il veut assuxer an pélat seulement le quart de ^n
estimation, je ne doute pas que M. i'évéqùe n'accepte cette'
offre avec empressement et rèconnoissance. Sur une popula-
tion de à à goo,ooo am^, il faut déduire d'abord les pro- ,
testans^puis les'enfans, puis les pauvres, puis les gens qui ,
sans être pauvres , sont peu aisés , puis la plupart dés gens
de campagne, puis les indiffêrens, puis les ennemis, puis
(8) _
ceux qui Iin»at les Débaif, et qui, après cda/ auroieni
bonté de prendre part ^ l'association. . Ce qui lésitera sera
bien .loin de l'évaluation prodigieusement enflëe qu'arêvde
le journaliste 9 et à laquelle il croit moins que personne.
-—M. l'ëvéque de Beauvàis a donné, le i5 avril, son
Mandement pour 1 ouverture du jubilé. Ce Mandement est
jurécëdë d'une traduction de là bulle du àaint Père. Après
avoir rappelé les heureux effets du jubilé à Rome et à Paris,
le prélat adresse aux fidèles des instructions adaptées à la
circonstance; il les terminepar des encouragemens à sescoo*
pérateurs auxquels il parle en ces ternies :
« Hëlas! vos cœurs, nous ne Tignorons pas, sont en proie k la tris-
tesse et à la douleur, et ce sont des consolations que tous attendes
He noui, qnaqd nous n^ayons à vous offrir que de nouveaux travaux.
L'homme ennemi répaad Ti vraie ^ et vos efforts pour rétouffer sont
inpuissans ; des livres impies , de dangereuses doctrines affoiblisseot
sous vos yeux cette foi dont le flambeau est entre vos mains ; des
exemples pervers altèrent la candeur de la i^une^e el corrompent
rintégrité des mœurs publiques ; les démarches les plus pures, les
intentions les plus droites sont empoisonnées, la calomnie plane sur
la tête des ministres de la religion , et le sacerdoce de Jésus-Christ,
qui fut toujours Tornement et la gloire de notre patrie , auroit be-
soin parmi les Français de justification et d^apologie-. N'opposoMs à
tant d'outrages que la sainte mansuétude de JésiiSTChrist j Iprçons la
_ juger _ _ ^ ^
du seul «euffl« de sa bouche , et qui Tanéantit par Téclat de sa pré«
fieBce : Interficièi spérku oris sui et destruet ûtustratione adventiîs
sui.. Confions-nous encore dans ce prince qui est Timage de pieu ^r
la terre , dans ce monarque si sincèrement et si profondément chré-
tien , qui, du haut de son trône, dissipera le mal d^uu seul de ses
regards, saura affermir les libertés légales en comprimant la licence,
et protéger la morale et la religion contre des attaques impies et sa*
crilèges : Aex^ qui se4$t in ikrono judicii , dissipât ontne nuUum intuitu
SIM». » '
/' ■ • . ■ •
P'api^fel^. dispositions de M. l'évêque, le jubilé a com^
,mence le 4 mai, a BeauvaiS; à Glermont^ à Senlis^ à Com^
pigne et à Noyon ; il ne commencera que le i'^ juillet dans
le reste du diocèse. M. l'évêque a voulu sans doute par là
'procurer fiux curés la facilité de s'aider les. uns. les autres
pour les instructions.. Il les engage à instruire les peuples sur
le jubilé^ siir (es moyens de tegagner^ sur la préparation s^uip.
.^
(9)
sacré9ie,os. Il y aura dans le cours; dû jubile trois ^
siens solennelles , sans .compter celle de Touverture et de la
clôture. IiC 4 mai, jour de l'Ascension , a eu lieu, à Beau-
vais y la cérémonie de Touverture. Après une mçsse solen*«
nelle, prëcëdée du) chant du F'eni creaioTj célébrée par
M. Tévéquç, et à laquelle assistoîent toutes les autorités d^
la ville 9 on a commencé la procession extérieure. Elle étoit
suivie du préfet .avec les membres du conseil de préfecture;
du générai commandant La subdivision,. ayeç le colonel,
rétat-maior, les officiers , et tout le l*' régiment des cuiras-
siers de la garde, qui formoit une haie de.chaque coté; du
président du tribunal de première instance, avec tous les
membres du tribunal en coutume; du maire avec tous les
membres du conseil municipal Un beau temps favorisoit
cette procession , que rendoient tout-à-fait édifiante la piété
et le concours de ses nombreux assistans.
— La mission pnêchée Tannée dernière, à Arras, par
M. l'abbé Rauzan et ses confrères, avoit produit dans cette
ville d'jieureux fruits. Une belle croix avoit été érigée à la
fin de la mission , et atteste encore la pieuse, générosité des
fidèles. Le bien opéré par les missionnaires se perpétue.
Trois associations, établies par eux et dirigées chacune par
ilB ccdMsîàstique, deviennent de jour en j6u)f |liis nombreu-
ses et ^l!»ras6ent toute» Jes liasses: la foi et W ferveur des
associ^'.'répondent au zèle des directeurs. Une bipliothèque
de bons livres a été établie et fournit des lectures utiles pour
tous les membres de l'association. Pour consolider ces bonnes
dispositions,, u^e retraite a été lion née dans la cathédrale à
la fin du dernier carême ; il y avoit des. instructions, matin
et soir, et l'église a toujours été remplie pendant les exerci-
ces;. M. l'évêque et une partie du clergé y assistoient tons les
soirs. Le prélat avoit. ouvert lui-même les exercices par un
discours qu'il prononça en.ohaire le dimanche précédent,
et qui rouloit sur l'importance et la nécessité de la retraite.
Il y eut ensuite une neuvaine préparatoire au jubilé. Le
deuxième dimanche après Pâque, l'ouverture du jubilé fut
faite pontificalement, et toutes les autorités y assistèrent. Le
troisième dimanche, une communion générale eut lieu pour
le jubilé; M. l'évêque célébra la messe et donna la'commu-
nion à un nombre considérable dé fidèles. Les lundi > martii
et jeudi suivahs, la cathédrale fit ses processions du jubilé
( 1<» )
»
qui furent ekfrémèméht tibiiibtieuseâ ; il falloUt irôisquaita-'
d'heure pôitr Tôîr déBléf le cortège. A chacjue fois les auto-
rités y assistoient en ^ràtid costume, ainsi que lés adnlitiisr-
tratiôns et les corps lailitaîres; Les troupes de la garnUon'
bO]îdi9ieiit les processions. M. l'évêque, de retour dans sa
tâthëdi^alè, adressoit chaque fois un met d'édification aux
fidèles. Le dernier jour^ Son instruction fut pliis longue y ^
renfermôit, outre ses* souhaits jjpout son peuple, des éloges
pour les ùtis et des enconragémens pour les autres. Leâ cinq^
autres patt^issés de la tille épiscopale font successiTement
leurs processions, et ehaôunek conùneùcé ses exercices dé
piété.' Tout présage qu'il y aura datis ces proceteions autant
de zèle et d^empresseitaent que dkns celles ée la '<:àthédrale.
NOUTELLfed MLÏTIQUÏS.
Par!», m** la Dauphitie a été reçae k Laon, le^ mit, atec ttï-
thousia^me, et S. A. R« y a charme tcma lé» érftiM f>ar «?Wé WachaifWé
affabilité propre aux BourboAs. Elle a ritité IVgUsc de NatrerDâuie »
rhôpital et rHôtcl-Dicu.
.— S. 4. R. Vest rendue, Jle:9, à']5rotr€-Danie-de-LieiKej.^V* *«'•
passé; le soir, '2il.aon. •.....-
— Mme Ja papphine a accordé une somme de 3oo fr. Wwr réparer
le local destiné au\ Sœurs de charité de la commune de la Placé
( Mayenne ).
— M. le marquis de Barbançois et M. le comte de Maupa«, offi-
ciers-supérieurs des gardes-du-corp$ , sont nortimés souj-^gou vérneurs
de S. A. Rv Ms» le dac de Bordeaux.
— M. le duc de Rivière , M. lé marquis de Barbançois et M, le
comte Manpas, ont eu Thonneur de diner, mardi , ayee Msr le doc
deiiordeaux.
— M. le ministre de la maison du Roa a fait souscrire, ches JH*-
vert, libraire, rue de» M athprins-Saint- Jacques, pour 25 exemptai-
res de la Ééfutation complète du Mémoire de M» de Montiosier, par
M. Saintes; ouvrage que nous avons annoncé avec éloge dans un
.de nos derniers tttiméros.
— Uii journal a voit annoncé que tous les pairs qui appartiennent
a Tarroée , excepté deux , avoient appuyé là pétition du colonel Si-
mon«Lorrière ; le fait est que douze 'pairs an plm ae sont levés pour
la pétition, et qu*j1 y a près de cent offîciers généraux daaa la .cnanà-^
bre des pairs. ».
"- M • le couMe DMdcttt , paii 4e France , vient de maiivir.
— M. Alexaiidre Guiraud a été nommé membre de TAca^émie en
jdace de feu M.* le dtic Matthieà de Montmorency.
— M* Bognèt a été élu, par suite de conoouts, profesteur à la Fa-
culté de droit, à Paris.
— M. le doctear Bonillaud vient d*être nommé ra^mb^e «djoinV
de rAoadémie royale de médecine.
— Leconteil d'adninistration.de rinstitotÎQn agroaomiqoç a noi^iné
I>oar 9on président M. le comte Mollien , ponr son secrëuire M. Po-
(«ceau, et pour son trésorier M. Pemanx. Le Boi a appAuvé la no-
mination de M. Bella^ directeur de Tinstitution. M. Callej-Saint-
Paul est agent et conseil de l'eatreprîra. •
— Plusieurs journaux ont annoncé oue le Mont-d&>Piété ayoit
prêté,' pendant «^le moi»d*avril, i3 milhotu, et €me ces i3 millions
représentoient y en objets engagés^ un capital de 36 ou 4o millions.
M. le préfet de la Seine déclare ces faits complètement inexacte : le
Mont*de-Piété n*a prêté , pendant le mois d*avril , que a,r3o^qoo fr» ,
et on a retiré , pendant le même 'mois , pour i ,744>ooo fr. d'effets.
La condiision leroit éifcore, fausse , puisque le Mont-de-Piété prête
ks qaa^e cinqoièmea sur les matières id*or et d*argent, et les deux
tiers sttf tous -les autres .objets^
'^ M. le marquis de Qontaut-Biron est décédé à Pan le ^ mai.^
—'Une grêle vient de causer de grands dommages dans le départ
tement de Tarn-et-Garonne et les départemens environnans.
-i^ Le conseil de guerre , à Perpignan , a condamné ^ cm<^ ans de
fer nn soldat pour cris sédilieui: et menaces envers son ^opé^ieur. Un
aittre a été condamné h. la même peine/ pour avoir mît sa capote en,
gage.
•^ t,e tribunal correctionnel de Toulon vient d^absoudre , le 2y
avril , le garde de santé d'Hyères, accusé d'avoir permis qu'un bâti-
ment grec^remit à M. Giraod plusieurs plis portant plusieurs adres-
ses, sans le forcer de les débarquer dans un port ayant un' lazaret.
Le tribunal s'est appuyé sur ce qu'aucune ais^osition pénale ne
punit cette action^ et qu'on en agissoît ainsi depjiis long-temps.
— Les journaux anglais regardent la guerre ^tre la Ruama atla.
Porte connue inévitable, et parlent d'un traité signé entre la Russie
et l'Angletenre pour l'indépendance de la Grcce.
— On a trouvé , en Angleterre , le moyen d'employer la vapeur
de mercure au lieu de celle de Teau , ce qui économise les trois quarts
au combnstiblel
--- Le. roi de Prusse vient de réintégrer les familles nobles dans le
droit de porter les titres^ dénominations et armoiries que lé ci-devant
gouvernement français avoit abolis dans les provinces de la rive gdu-
cbe di| Rhiii.
T-« Les avocats HoffmMiii et Rûbl,'qui avoient été détenus e^
( ,a ) ,
Pmgte , Tienneiit d'être ^ndas au louverBCiaeiit d« Hesse-Darms-
tadt. On s'occupe. de leur -procès.
— Utt aventurier, qui prenoit le nom de Joanni-Nicolaï Léonida»,
et le titre de comte de Sparte , vient d'être condamné à Oroaingoe
( Pays- Bas ), a la peine de six mois d'emprisonnement et 6b florins
d'amende,, comme convaincii d'escroqueries, en recueillant, 'au
moins en apparence, les dons en faveur des Hellènes.
— Les troupes autrichiennes ont évacué la Sicile. Toutes les clas-
ses leur ont donné des «ignés de la plus grande affection*
CHAlftBRK DES PAIRS.
Le i) mai , M. le* comte de Afontalivet est admis. Le ministre des
finances a présenté trois projets deloi^relatifs au règlement àts contp-
tes de i8!i4, i8a5, et a divers échanges/ projets adoptés par la
chambre des députés. '
La chambre a entendu les rapports des projets de lois sur les doua-
nes et sur les' constrtictions et réparations à faire dans divers minis-
tères , et ensuite celui des pétitions. MM. Maurice-Matthieu , le
comte Russy» le comte Belliard, de Latour-Maubourp et de Lally,
ont parlé sumhe pétition présentée par le sieur Lorrière; mais Tor-
dre du jour a été adpptév .. - , . _ ..
i^^
•» I ■>
■ ■- "■ ■■"■""chambre Dïs DifruTis. ■,.V. ■;■.".„
. httg mai, rord.re du jour est la suite de la discussion sur le projet
de loi sur les substitutions. M. B. Constant voit au fond dp CjCtte
loi mutilée un mauvais principe. Il en doit la découverte aux paroles
pleines de franchise que M. de Sallaberry a adressées hier à la cham-
bte..Le ministère ne sauroit désavouer cette' interprétation, car il
n^y auroit plus un seul parti sur lequel il pourroit s'appuyer. L'ora-
teur entre en«uite en détail sur le fond de la question. L*industrie' et
la propriété du sol ne sont pan en lutte et en hostilité ; la concentra-
tion de la propriété territoriale n'est pas désirable ; les substitutions
ne sont pas favorables aux- propriétaires j voilà les points qu'il déT<^^
loppe.li. manifeste aussi .«es craintes, mais toute la fauté- en est aux
lois proposées, sur les associations illicites, etc.
M. Duhamel voit dans la loi raffermissement de la monarchie. Le^
substitutions fourniront aux grandes familles- le moyen dis se perpé-
tuer. Tous les Français sont appelés aux plus hautes destinées et à
recruter l'aristocratie'. La loi peut servira la soutenir. M. Duplessis
de Gréhedan prétend que notre gouvernement n'est pas monarchi-
Î[ue,mais républicain, et comme tel la loi ne lui convient paj*. J}
nni, en outre /laisser à ceux qui possèdent injustement ^ la tacuké
( i5 )
de rwtituer. Let émigrés eux-mêmes ne pettyetit être piÎTét dt c«tte,
espérance. M. de Bougé établit que la base de toat état bien contti-!
tué est la famille et la propriété foncière. La Iw tesid à let protég'er.
M. de Girardin fait lire son discours par M. Méthin , pour raison de
santéj la chambre des pairs, dit-il, s* est occupéfe du projet» elle n*a
. lien TU que de louable dans les pétitions , et est digoa par là de
grands éleges. Elle n*a laissé subsister ce 3<* article d'un projet entiè-
rement rejeté que pafce qu'elle supposoit.^ti'Ies ministres le retire-
roient. Il 9 élè^e contre la commission de manière a être rappelé k
Tordre, mais il n'en continue pas moins son discours, plein de récri»
minations contre Tancien régime , contre les prétret, etc. Des murmu-
res réitérés le forcent à Tabréger.
Le 10 mai, Tordre du four est la suite de la discussion sur le pro-
)et de loi concernant les substitutions. M, de Martignac commence
par )astifier la chambre d'avoir confié Texamen du projet à des ma-
gistraii. On compte dans la commission du projet de loi , six per-
sonnes, inamovibles , deux qui jouissent d'une considération uni»
verselle, et une qui a ses propres opinions et sa conscience. Il prouve
ensuite qu'un, des plus beaux droits est celui de pouvoir disposer
d'une partie de ce qu'on possède. Le principe des substitutions a été .
inséré dans le Code civil. Qn ne veut qu'étendre cette faculté plei-
nement Hbre, La loi est en faveur de la taionarchie , sous laquelle
nous vivons, et non soui une république. Notre monarchie cepen-
dant est ç<mstitutionnelle. L'orateur s'élève ensuite contre ceux qui,
dans une longue suite de noms illustres et de faits glorieux et éclai-
tans, ne retrouvent que deS pages sanglantes de criines et de désor-
dres. M. de Martignac, en x^escendant» a été accueitU des félicitations
de la part de presque toute^la cbatobré. ' «
M.-0evaux dit qu'en 1789 la lutte des mœurs commença contre les
institutions ; aujourd'hui le contraire a lieu, c*e&t ce qu'il . appelle
«ontre-révoiutiort. La loi (Kcroil l'empire des privations et réalise la
dégradation des familles; U fmopH^ seroit paralysé^. Les deux plus
illustres chancelieisi 4e la oumutcfue, placés à deux siècles l'un de
l'autre , ont combattu «c principe. Tpus ces prétendus droits n'ont
f»a8 prêté le plus léger secours pendant la tempête qui a submergé
'ancienne monarchie. '
M. Pardessus trouve qne le projet est juste , et qu'il ne blesse aucu-
nepaent les principes de Téquité naturelle. Oh demande la clôture,
qui est écartée par la chambre. M. de Cambon lit un discours pour
M. de Bouville, qui fait entrevoir les avantages et les désavantages
' du projet, et soutient qu!il est contraire aux intérêts de la royauté.
Il en parcourt toute l'histoire . en représente toute la marche et too^
les progrés. M. le {^résident le rappelle ù la question. Enfin il con-
clut au rejet du préfet «le loi. La discussion est fermée à la presque
UDanimité. '
Le 11' mai y IL Itomier-Buisson résume les objections faites contre
la commission j^ contre le projet ,~et s'attache à les reïuter. M. le
i^4)
^z termes di» aûrtkde$ ^3, 916 a 916 4u Guide cîvil; pourront éUt
.donnas 9 en toii> ihi et» «partie , par açto eyitre-yifi ou tettMDieQUire^
«y«c U durge' de les rendre à ua ou Dlusieura eafans du donaiaite ,
nés ou à naître , )ufqu*au deuxième aegré iudimWemient. '
> .«SeroBt^^bser^és, pour resécu^tîiin.de <^tt0.di«poaition» \m ta-'
.ficles io5i et soi^uuu du Code ciyil, jutquea Tet y. comprit i'ar^
-tide 1074^ *? . . ' '
M. p.uplè8sis Grénedan propose, des amendem^f. po^rredrc^Mr
iMne loi qu!U ne croit pas assez complète. H demande qu*on :i|oute aw
nemier paragraphe ces.|itt>ts»>à ni» s€ul.d€»ataire^^fù6 <]tte Ja poi»
:tiQA difpo4ibie est déjii trop foible. Il Yvudroit que la loi ««primAt
Tabrogation des articles 1040, 1049 et ènà^ du Cod^ cîvU» et qn'on
.presortvit Tobseryation des articles 3o, 33 et 34 du titre i*' de Tor-
40pnaAce de 1747* Ces trois amendemens sont développés par l^ra*'
teur» qui.iosiste sur ce. que le mot de sf4/bstituti<ffu se trouve doQS^ la
Ipi. M. I9 garderdes^-iceau^^ lui répond ^ et fait observer ^u^il y a une
^rogation tacite » que rinnertion des ariicleS' conformes à la loi est
inutile, et que le mot de substitution «st trop générique pour enicér
dans la rédaction du projet. Le premier amendement n est pas apr
payé. . . ^
. ii» Ricard demande quelques explications sur la manière de conip>^r
les degrés/ et appuie Tamendement qui tend à Tinsertion des articles
susmentionnés^ mais il est rejeté, et lartiide est adonte.
M. Duhamel propose un article pour généraliser la. loi. M. Gfauiel
vde Coussergues Tappuie; mais comme il rehtre dans la discussion, et
commence par opposer ^ M. B. Constant ses propres discours, t^Ms
|onqu*il étoit mmbre du tribunat, M. le président Tinterrompt.
M. Duplessis dé Grénedan retire son troisième amendenvc^nt, et la
chambre vote sur Tensemble de .la loi, qui est adoptée à a6i -^ix
contre 76. ^ ^
M. C. Perrier ayant reproduit sa proposition sur Tamortissement,
elle sera développée dans la première séance.
■*—
Dans la séance de la chambre des pairs du 18 avril, M. le comte
de Marcellus a prononcé un discours sur un projet de loi relatif à
des échanges d*immeubles entre des particuliers , le domaine de VEtA
et la ville d* Avignon. Ce discours, qui 9 été imprimé par ordre de
la chambre, est digne du zèle de Torateur, qui ne. laisse passer au*
cune occasion de réclamer en faveur de la religion et du clergé :
tt Messieurs , votre commission ne vous à pas laissé ignorer que
quelques-uns des bois cédés par TEtat dans le^projet de loi qui vous
est soumis proviennent de bois appartenant à une ancienne abbaye.
Ces biens taisoient partie des propriétés de la religion. Lajreligien ,
vous le savez, étoit aussi émigrée : j*aime à répéter ici cette expres-
sion que j'ai entendu prononcer dans une autre tribune par un de
mes collègues qui, en même temps que moi, est devenu le v^na.
I^.essieurs, cette auguste émigrée sera-t-elle senle exdui* du bienfait
\
C i5 )
(le rindcmnité? Est-ce ainsi qu^on récom(>€a$eroit les services qtt*eUe
ne cesie à^ nous rendre^ les biens ioesliqiablcs quVUe oe cesse de
nous prodiguer? Hion, sans dotite, et uae question d*mi si luut io-
térét mérite assurément tQulcs vos méditationt» et appclifC toute Vêl*
tention du gouvernein.ent.
M L'£tat a cru devoir indemniser tes émigrés des bietuMoMI «voit
aliëoé», qui étoietot deventts la possession de tiers, et qu1rii*est pina
au pouvoir de TEtat de rendre. Mais ceux de ces biens qui se t^t
e]ieore'trott.?é8 entre les maim du gouvernement ont été ou ont dâi
être rendus à leurs encient possesseurs. Messieurs, jpuurqtioi la reli-
gion est* elle seule exceptée de cette jurisprudence f Gé qui est juilé
envers tous ecsserqit donc d'être |u«te envers elle. C*c<<f ain4, tant
doute 9 que raiionneroit cette pkilosopkie de sanglante mémoire, dont
nous avons vu les œuvres, qui, cachant tous Ur crimes sous ie voik
àe la, h'berté ^ tevét toutes les formes, et se résigne à -tous les dégnl^
tmehs pour persécuter la, vérité et ruiner aon heureux empire ; qui
déchaîne contre elle la déiastrcnse licence de tout écrire et de tout
publier ; qui U poursuit de ses, calomnies , lui' prête des noms ton*
leurs dénaturée par la prjévenlion ou Tignorance, et la désigne ainsi
UVk kaine aveugle des partis, ne cherchant, dans ses efforts sacri-
lèges 4 qtt*à faire triompher Tenf^r sur les débris futnans des autela et
dee trônes. Oui , cV'^t ainsi qu'elle raisenneroit. Mais loin de nous la
crainte de voir jamais une si révoltante injustice adoptée, que dis'^ê?
tolëriU par le gouvernement du fioi , du Roi légitime dont Tautorité
totélaire est uoccmanatioii de la justice éternelle, du Rot très-chré-
tien qui a ramené de Texil la religion de saint Lotfis, pour faire ré-
gner avec lui ses bienfaits et sa céleste doctrine.
D Je sais que u l*£tat peut exiger le sacrifice d*une propriété pour
»^ cause 'd'intérêt public; » mais je sair aussi que ce droit ne peut être
exercé qiie « avec une indemnité préalable, a Or, je le demande , où
est ici 1 indemnité ? Les biens de la religion qui sont encore entre
l^s mains de TËtat surpassent de beaucoup en valeur le capital de
Taliocation attribuée chaque 'an n^e* au clergé par la loi de finances;
et encore cette allocation , toujours précaire, incertaine et en quel-
que sorte éventuelle, a-t-elle besoin d'être tous les ans renouvelée.,
Obi combien il est pénible pour le Français, attaché à sa religion,
de voir chaque, année ^oumetrc à la délibération des chambres le
saùiîre de cette fille du ciel dont les bienfaits sont d'un ordre si éle-
vé ; de voir, pour ainsi dire, remettre tous les ans en question Tcxis-
tence 4e ses temples et de ses miiiistres! Messieurs, je le répète, et
saurojt-on jamais assez le redire? le trésor de la maison et oc la mi-
lice du Roi des rois doit être aussi une Uste civile.
» On dira «que le clergé n'est pas constitué de manière à pouvoir
aclmiaistrer des propriétés; mais je ne vois pas pourquoi celles dcses
propriétés qui toi«i échappées à la main spoliatrice ue la révolution,
ne pourroient pas être régies à son profit par M. le miài^tre des al-
faûrcs ecclésiastiques , comme M. le ministre de la maison du Boi ré-
^t /les 'domaines de la courenne. M<iis surtout, je le demande, y a-t-U
tndemiuté fHtalaùle poor les prêtres inârmes, pour les religieuses ac-
cablées d'années cl de douleurs, a qui il n*cst encore accordé. que le
(16)
iMrs (le la modique pension qui leur fut allouée ci promise comme
indemnité jjréalaole, quand on s^empara de leurs biens?
» Six mille religieuses vivent k la merci de la charité publique , à
la téfe de laquelle se montre toujours la munificence royale , et leis
bienfaits des enfans de saint Loub. Huit cents prêtres inèrmes, et que
Tâge , la ^rsécution ou la détresse ont mis hors d*état de remplir
les fonctimis du séint ministère , traînent leurs derniers iours en proie
au plus triste dénuement. Ne seroit-il pas t^mps enfin de remplir des
engagemens que le malheur et la résignation de ceux en faveur des-
quins nous les réclamons rençtenS plus sacrés encore ? Ne seroit-il pas
temps de rétablir dans leur intégralité des pensions promises , stipu-
lées m/Ême ù des conditions que Ton doit regarder comme synaliag-e
mati<)ues , et auxquelles ont déjà échappé tant de vénérables victimes
(hs l'indigence et du malheur? Du moins, Mesi^ieurs, vos seigneuries
conviendront qu'ici l'indemnité préalable est loin d*étre atteinte..
L'Etat est donc loin 41'éire le possesseur légitime des biens dont cette
indemnité , toute insuffisante qu'elle étoit, devroit être la représen-
tation et le j-UKte dédommagement. L'Ëra^ ne' ptut donc en disposer.
M Tels sont les motifs qui m'obligent à voter contre le projet de
loi. JVi cru devoir en rendre compte à la chambre. J^ n ai jamais
abordé soit l'une y soit l'autre des tribunes législatives que pour y
dire avec franchise ce que )ef>ense, |ét y exposer librement ce que
)e crois être la vérité, (^uelsque soient les temps, les hommes et les
circonstances, j'espère être ' toujours trouvé fidèle a ma conscience
comme ù mon lioi , sincère et respectueux envers le gouvernement.
Je crois le servir en lui parlant sans feinte et à cœur ouvert sur dca
questions d'un si haut intérêt. Je Iç supplie de eomidérer' qii« 1«
con(ies«ioi^s faiteê.ji 1» réTolotion ne la rèndçnt que plus implacable
et plus exigeante , jusqu'à ce qu'elle ait obtenu la dernière de toutes
les concessions , la de&truction entière de la religion, de la monar-
chie, et par conséquent de la France. Qu'il n'oublie pas enfin que, le
seul moyen de pouvoir être impunément modéré , doux et bon en-
vers les hommes, c'est de se montrer toujours ferme et inflexible
sur les principes éternels de la justice et de la vérité. » .
Letti'e de M, Véuique de Chartres à un de ses diocésains, sur l'écrit de
M, l'abbé de La Mennais (i).
Plaidoyer de M^ Hennequin élans l'affaire de l'Etoile, suwi dt pièces
fustificatii^es (a). '
Nous rendrons un Compte dctaiUé de l'un et de l'autre écrit. .
(i) ln-8»; prix, i fr. 5o cent, et i fr. 76 cent, franc de port.
A Paris, au bureau de ce journal.
(a) In-S'', prix, 1 fr. ôo cent, et 1 fr. 80 cent, franc de port.
A Paris, chez Méquignon-Havard ; et au bureau de ce journal.
HUCRXDI 17 HAÏ >8s6> ' (If* luB.)
ZeUw die Jf. févé^pf de ChMtrta i^undê jm^
, uir.técnt de M. Vatbé de Im Metaai^ <'i).
. H. TahM de La Mninait publia , au b
M<»,'UnAnitsouil« titre d«£a nh^nd
réq^W**"*>*o Ifetdre poUH^iie et civU, ià-l
Cet iai9t c(l la mite et la' Mconév {Mirttë A
^at»ri4è: deroiire sous le même titré, ifi
iUds notre n* iis6. Nous avioas parlé fri
cette ]WentidT«> partie, et nbtii n'avoua, ri
conde; ce nlence nous avoh Aé âfimnl^
cOMid(!f«tions sur lesquelles il est inutile d'idsister ici. 04
Mit' <^e, dant cet ouvrage, M. de ïia MeDuais traite du
Pape et des libertés gallicanes; It relève ràutofitjé du Pape et
cmnbat ceux dut l'ont attaquée ou affi3ib^e.',^bs le Papiq,
dil->-ii}'-poitit'd'Eglise; sans rEgDiâ^iat'd^chrîstianUPÛ)
M^ le ckrfftààtiteiM point dt relJgiott !'' ' .^' ', ^
* Or, taca^ deicirutirei indkpcn^b^a^ à Vd^W- ^ •p'aUe di-
cttsft '(tBiiCdet,- ne laoroierA V'> '!VI^''i<'niF'<\u;aAt4FtV V-'^ ■PP"*'
litUDcat au timi^iiit qui U rigit et ,f iii ieulli t^a«li|U* e« 4^ Me
éUi Si te, piia-lièit s'eaf )mj utt , universel , perpifluçl, Mfnt , l'E(ltW
AMi ^luir-dVrt nfue Mat élre une, unÎTcncUe, pd^p(^ilrcll•,ntdtfc
BIk a'm pi' ,unc «'Il o'eiiste poiet de centre d '^nitë . » U «mv».
MineU ti« rétidé point iiiiDifiaBtçmi;)^ïj]gm~H(i wut. Elle n'wt pw
MtrrCriflFe, li ce iflUveralD, ci' pouvoir un n'est ^ai UDireiMl, «m»-
■^61!) btt-le poavoir s'arrite^lï l'urreie la W^l^.^U n'^itnwpM.
^tuellij.'n ce fioayDÎr ua e^' unEtuciel n'cit p-u |)£iy^udaiUM t
tfubque ft où le i.oii*oir'fiDit,,tilrinitîs.'oci^(ii. E^n, eUe.n'ei(»»
Milite «u iaraillible , i<{ ce ^ouvoii un, unireriej. «t f <»péhMl D W
pDi Mint ou iaraillible , puLidu'CI, â'^it et ae ptiu^-ff" r«4*oir <Ub)
il aociété spirituelle que par le droit de commuulcr'la fiH'Va <1« ïu-
gertonTeraineMeat de la doctrine. ,,' ,':.,.<>
■ Or, qfe'on trouve dam l'Ëglite uii pouvoir aptra que le Pape oui
uÂt tout eniemble un , unîvertet, perpétuel. Ce ne leront pu ut
- fi)lD-8-.priz, I fr. Socràl.et 1 fr. ^5 ccnt.fr. déport. A Parii,
à la librairie ecclOiiailique d'Âd. .Le Clerc et Gomnagiiiu,. au bur***
iéfef'jorti'hni.' ■ , ''''.■..■..■ ■ i' ■- . . . ^
Tbme JU-VIU^ L'Anadii U àiUgùiH et eu .H«." 6
( >8 )
1.1
c^Bcilet^ ^i ne fomeiit éyidemment ni un pooroir perpétuel m an
povToir un , et qui ne forment mène un pouyoîr uniTenel que Unts-
que lé Pape les conroque, les présîrle et confirme leurs d^GÛions. »
JV* de Lallleniiais exainihe ensuite les libertés gàAica nés,
el réduit les quatre artîcle&de )6da- à deux propdsitioDS ; la
première^ que la souveraineté temporelle est complètement
indépendaiite de la puissanoç. spirit^uelte ; b deiixièi^ie , f^ue
le concile Wt supérieur au Bape.. L'auteur, combat l'une -et
Tautre propositions, et termine par des séfle^cioflisJur.qiitdL*-
2'ties actes du gouvernement. On remarque aussi dldi« sod
crit une pensure très-vive des discqu^ et «les écriH» .d'un
illuslrè prélat. En npûs abstens^nt de rendre juti compte, dé"*
taillé de cet ouvrage , nous ne pûmes du moiiî» garder ua
silence absolu sl^* le procès si^cité à i'auteu>r, et nous nous
étopDâmesi qu'on l'eût traduit devant la justice dans le mio-
ment où Ton accorde l'impunité aux doclrine& les plus dan-
QuotuSemne
lettre datée du 1 1 avril ;(<et dans laqufslle se t^^uvpit la dé-^
claration suivante : -j ^ * -
« Noos rèèonnûi^nir en pldéicun lieux qu'il jexîsté deux puissan*
œs distinctes 9 divines, tontes 'dç^x parleur origine^* que les papes '^
«e peiBvent dî^ser des royaumes a leur yolotute^ et c|ue Je Roi pfisr
•èdedané *&lï rdyaome la pténitude de F autorité temportdlfi. Il ,]r.a
donc manifestement oue ignorance profonde, on une insigne maut:. ^
vaisefoi dani* te reproche qu^on a^lresse aux papes de 8*arroger sur
Iv'tempéreiAts rots, yHx pouvoir que J.-O. ne leur a pas donné. Ils n^
ft*attribuent d^autrC poi<toif qiie le pouvoir spirituel ^ qui leur apparr
tient de droit divi^, et que nul catholique ne leur conteste. La
question a^itëO' aujourd'hui avec tant de^ chaleur consist/e uniquer
aaent à savoir josqu*oà s*étend ce pouvoijr spiritsMlr dans ses rap-
ports avec la société politique chfétienne et la souveraineté qui ia
constitue; question , certes, d'une haute importanee pour les rois et
pour les peuples, et que nbtis tâcherons de nouveau aéclaircir, bien,
convaincus do reste que rien n*e^t janiais clair pour ceux qui sont
d'avancé décidés èr ne pas coÉiprcndrc.» . ,'
i»-ftutèitr tenninottaitisi sa lettre :
« < ••
> a L*£urope est aujOurd'hoi partagée entré trois systèmes qu on a
j[Qsqu*ici attaquéVet défcmdus librement; le systède catholique qai
interpose entre les sujets et le pouteit ipiri$uH 4eT£glisef le^sys-
tèaie gallican, loutenu ai^i par Téglite angKcana, q/ià, étah l it t aat
due là souveraineté est de sa nature et dans tous les cas inadmimblç».
1 affranckit parie feît de toute loi rëeUement obligatoire , et ne laisse
ct»nlr& la tyrannie, à quelipie eltès qti>lte poisse être portée, d'an*
tre remède que la tyrannie même ; enfin le système philosophiqiie
«|ai rend le peuple juge de toutes les questions qui intèrcasent la
souYcraineté^ et par là déclare que lui seul est yéritablement sonve-
rain.
» Nous examinerons ces trois systèmes , doai let dent den^èi» '
nous paroissent également funestes aux peuples et aux roia; nous lea
examiberons dans leurs rapporta arec rmtérèt général de la société
et'avec la doctrine catholique; mûi nous attendrons poar cela qae
les éTéqnes , dont on annonce une déclaration , aient parlé , et que le
livre anooncé aussi de M. févéque de^ Chartres ait pani.^
» An reste, en ado|>tant avec Fénelon lés principes qui ont régi la
dKi'étieufé pendant dix siècles , nous n'avons pas aissimuté qu'ils ne .
sont point applicables en ce moineiit, parce qu'âne doctrine, quel'-
que vrpte quVHe soir, est sans effet, tant qu'où la Rejette. «Cm Ht
» ehiinge point; avons-nous dit, en <^elqùes aanéies IVsfkrit de*
» peuples, vt jusou*à ce que cet esprit aitebangé, il est impossible
ji que la société cn^étiçnne renaisse. Elle est le frtfit, non de fa vi<>-
» lence , mais de la conviction; sa base est la foi, et non pas Tépée.
» Elle existe quand on y croit , elle cesse d*étre ^and on ccfsse d*v
» croire, et jamais les lois ne la recréent qu*en aidant li la rétablir
» daiis la pensée et dans la conscience. » '
» Que si, au surplus il nous étoit échappé qael<](ue erreor contre
la doctrine de rËglise catholique, apostolique, romaine, il y a un
tribunal divin que tous lea catholiques reconnoissent i qu'on notis
défère à ee tribunal , nous souscrivons d'avancé pleinement et de
tout notre cœur k son jugement. »
P^ avant voette lettre^ M. l'ëvéqùe de Chartres ayolt ré*
dxflpé i'éerit que nous annonçons ; mais le prélat ayant ap-
pris que le livre de M. dé La Meitfiais étoit déféré aux tri-
nunaux , crut devoir, par délicatesse, s'abstenir de publier
son travail , et fit. imprimer alors dans un Journal la lettre
ne nous avons donnée n® idai. Aujourd'hui , le procès de
~. de La Mennais étant terminé, le prélat a répris son pre-
mier projet, et fait paroltre sa Letiré à Un de ses diocésains i
elle est datée de Chartres , le 3o mars) et ne porte que sur la
deuxième partie du livre de M. de La Mennais. Les ré-
flexions du prélat sont vives et fortes , ses objections sont
{cessantes, ses reproches sont gravés; mais partout M. Clau-
fiels de' Montais rend hommage aux' religieux sentimens
cc^nme^anx. talens supérieurs, de son adversaire. Cette con- '
trfHreise ne peut donc manquer d*exciter TintérÊ^; d'un
t
i
\
tàîé, uù {»râat qUî^ à raùtbritë $é son caLractère; joint cdW
du savoir^ et qui unit la vigueur .de 1^ discussion a la verve
et à la chaleur du stjle; de Tautre côté^ un ecclësiastiquo
doué d'un rare g^nie et environne d'une grande réputation;
Si 6n peut y souâ quelques rapports, s'affliger de Voit- lie tef^
faonimes en opposition , cette lutte a néanmoins de quoi pi-
quer la curiosité. On annonce qqe M. Tabbé de La Mçnnais
se propose de r^ondre prochainement à M. i'évéqae de
Chartres ; en attendant nous citerons quelques extraits de la
Lettre dfe ce dernier :
m Jamais lecture ne m'a lait éprouver des mouveroeiis avMsî vifs lOC
aussi divers qiie celle de Técrit dont il eit ici question. J'étqîs tou^
a tour charme, contristé , éclairé , replooçé dans les ténèbres, enlevé,
jiisqu'avs plus baumes régions par le «ublime des expressions,, pài^ U
niçu.ci^r des^ raisonaemens , et ensuite vivement blessé par l|p« mé-
prises les^plus. çb.oc^|;laD^e8 et les plus évideps sophismes» Cet ouvr^ige
est de nature a faire le plus grand mal à |a religion. Un chrétien
sincère ;et. éclairé, trouve dans ses pages brûlantes un é^al sujet d'ad—
iniratton et de douleur j il les lit avec ravissement et les arrose de set
l.(|7n^. . . . i • ... ^ • ' • " ' -: '.• ■^•
» M. de La Mennais manie des foudres et des toqnerres^;. mais il le».-
tlir.igf( mal, vi au lieu de s'en servir pour embraser le camp ennemi,
il lai^é to^nber sur la maison paternelle ces feux destrUcteut's/
I) Qu's(yoit-il besoin d*aller remuer ces. questions des quatre artt* .
rliis , iifi la supériorité des conciles , des; points contestés entre les uU
ti'^montains et les gallicans? Ces discussioni conviennent- elles surtout :
au temps où nous sommes? 11 n'en est môme aucun où ellea B*aiaBl.
profondément affligé les amis de la religion. « O triste et détestable
n ^iapnM a'écHe. F^éœloB h pé sujet f. et qu'en résilke-t*il, que 'ttt
» dissensions intestines et interminabletdan$rËfflM
pfuè'^àiè'tes..;..'
'.!> Ceë réfle^sions, )e vdu» -le dematide, Monsieur, ^e 's*ap|^i(|uèiïl*
i\ii9 <|^ avec mille SqU plus de force au. temps ou nous vivons?
i^uoii rimpiê.té nous epY,ahit 4^ l;outep parts» no\is. sommes eiftour^ff
<le déisiies, de matérialistes, d'albccs , de mécréans dé toute sorte:. .
rotiitideut se iàit-il que M. 'de La Mennais, qui scmblç suscité par 1j;l, '
Pi<e\'idétice pour rendre là lumière à ces a\^eugl«s, U vie â'bes morts;
f ourae «ses coups ailleurs.^. qu*il en Êisse sentir toute la pesanteur 169^
cnfâas de Tfiglik^, qu'il accable d^ sey traits 4es.catltf>liques,,qu*ii..
n ffdus montrerons plus tard q^Ué la'htfùt^ itiOùie avec lB(|ùeHe
M.ii^e i.a JHenuais traite les maximes reçntîs ptradifières^est tcèt^
< " ) .
■nal joitifiée par sei raisoDnepcn? et par i^ inrroyables méprifc».
'Mais ne pourroit*Dii pas lui dèmabder ici, que lui a donc fait c^ttis
église, de France , où il a puî$é la lumière de la foi', qui Ta àqmis k
la gloire de ^es ministères et de son sacerdoce, qui a applaudi avec
lran5porf. k ses premiers essais, pour roërifer de sa part une aversion
qui semble ne pouvoir se satisfaire par la répétition continuelle de,*
4(uali6çations les plu« odieuses et les plus outrageantes! L*image des
malheurs si récens de cette église n*a-t-elle pu lui jnspirer quelque
compassion? la voix de son sang, qui fume encore, n'a-t-elle pu lui
faire su|)primer des imputations plus douloureuses pour elle que la
persécution' des impies: et ses cris contre le sacerdoce et l'épiscopat
français, assddés à ceux de tant de mécréant animés dans ce mb'
meut à la perte de celte tribu sacrée , ont-ib formé un concert douji;
à son cœur et flatteur pour ses oreille^?
■ »''»]■';'•: ..:,.•. . ' . : ; ;
M..'1'ëv^que de ÇbatYres' s'étonne des attaques de M. de
XiaMéhnais contré un prélat illustre, et arrivant ensuite
-i^.fbnd de ià question /discute les objections contre lepfe-
niier article de i6Sa. I^ons A'éntrerons pas dans cette âisè^
Wto dôfat ntoùs hic pourrioûè tfonner ici qu'une analyse îïn?-
Sarfaîte, et nous noùs^ bornerons à lin passade qui peut ie
étachèr'aîsément du recède la 'Lettré : . '' '
' -* * i.
II
«On ne peut comprendre comment un hô'mme; doitt: lîe«' fenfl-
i^Ma «ont si honorables , et le talent si rare , a pu 8*e&primer si dabse>
retiAiïmept et dune mapi^re si'tévidelnmeDt faawe sÉr Icf droitt def
■princek et àe$ souverains. « Lo paTént méinca, dit- il, auroîeiit
« rougi ^de dire qu on doit, pur ordre dié Dieui obéissance à qp
4> prince ennemi de Dieu» et persécutenr de ceux .qui lui dfjuMH-
■»■ reAt fidèles.» # 'Quel Ijiugagei et quel renversement de toutes \^
idées reçue» .dans ie christianisme! C'est précisément ^ni»* Vitrdrt de
IHtu^ quetnpus devons obéiasance «ux^prlneCs légitidiies* même io
îastea et persécuteors. Qui nous Va emtei^Dé ? «est le Saint-ErprU
Mii-mèroer Qui nous en a donné, ^'exemple ? c'est Jétns - Ghrisjfr,,
^and il a dit lÂmde» à César ce fuiestM César i c'est-à^ilirtr*,
obéitaes-lui dans tout ce qui est de Tordre civil. Qui ^toit e.e César ,
ec souverain ?• Tibère, un monstre de cruauté, de tyiannie-et de
déhauehe^ £t quand les. apôtres •renoa¥eloîeBt ce précepte., ei quifS
faisoient^un deveÎF 9a|cré d'obéir an souyérain , laans qiieUeti iu^ttf
étoit plapé. le pouvoir ?. dans ces mains sanguinfiirQé qui «.Mtoiirnt
sottilléeripar le ^parricide , qMÎ.avoieotiivré « rincendie la capit«l«
du monde, qui avoient signé Véd*! die persécution eh. vertu duqvel
une grande muUiiutie de chrétiens', dit Tacite, furent torturas, été*
chires* par leâ bétes, en>plov«s à' éclairer les Uenx ;pii4»lics 4e K^fluii
de leurs «Qprps frottés de substonces oenbealibles, ateomûméspaK
Wnammcs^ r^*a-t*on pas entenda mille .fois les iaaîr^r8MΫW'i^>^
KiNM honsrens.lVmpereuK de la teite; il a droit siirln^ibie;wvr«uc
notre- .viej c^est^e'Snttt qv'il tient ai iHiisiance , «t n » HMHv m f*9pVh:
( 22 )
lie ponyoiit ^
lont ol>é|r k let commandemens? Qu, „ « .^ v«a .«...« ^„..«,„„ «««•
les actet de ces anciens et généreux confesseurs de la foi ? Comment
If, dp La Mennai9 .ose-tnl condamner ce langage des martyrs, taxer
Î\i, soivani lui, ae ces maximes; ennn, meconnoltre ouvertement
, a tradition la jplus constante , renseignement le plus dair de rÉglîse ,
et tons ces tepaoî^ages , toutes ces raisons inyincibles que Bossnet a
réunis dans son cinauième Avertissement confre Jiirieu', pour mettre
dans tout son jour la Térité que nous cherchons ici à yenger? »
M. CUusek de Montais examine ce que dit M. de La
/ Mennai^ 9ur les trois autres ai;^cles de i68a ; il lui reproche
^ jftOtr'autrejB d'accusjèr les gallicans (4*hërésie; tandis qi^ejlonte
pi'a jamais ^mprinij^ cette note aux maximes gallicanes,
qu'eue cpminuifique ayec ceiup qui )es soutiennent, qu'elle
Umx accorde des bulles et de^ fi^veurs. î^e pourroit-il tolérer
pt que Rome tolère, et lui co/ivient-il de flétrir ceux envecs
aui elle montré tant de tendresse , de condescendance €t
'amour pour la paix? Enfin nous terminerons par une autre
;cîlja4ipii i^ la fin de la Lettre ; . ^
■ .^ ■ . ■ * ■ t ^ '•••'• "j. • . 1- .>»-'* • ji • .■•
M je TOUS ai promis. Monsieur^'" de vous faire partdemas^eoiiieo»
tares sur le motif qui a porté M. de La Mennais a écrire éomme 9
à fait. La discussion oâ il est entré et le parii qu'il y prend ne sont
far la juste célébrité de 1 auteur, ne peut qùev/aire, dans* les-pa^
trangers des inipressions funestes, et nuire à la cause des cath<jli-
qnes soumis à des goiivernemens nrotestans , lesquels colorent leurs
•iliesures oppressiyes par la crainte clés doctrines ultramonlaineiu 'M. djn
1^ Mennais est un esprit pénétrant ^ rien de tout éda ne peut lui
échapper^ Pourquoi donc, indépendamment de la fausseté de ses»
priDGipes, les manifester si fort à contré-temps?' Le voici; lia ima-
Î;io^ un système philosophique qui est le nius hisôntenable et même
e moins spédieux (|u*on ait mis au jour, dansauéun temps, ;«iir cette
matière. Il anéantit , il méconnoît tous les principes de certitude
reeonnui depuis \t commencement du monde jusqu*à nous^'*saToir,
iTévidence, lé rapport des sens^ le sentiment mffftie; oa dumointf
Il Alt dépendre leur autorité et leur Taleuf, sur^tous les points saris
èxeeptidU, d^*un certain téuMifpnife général des antres Hmoiiros, 'le-
quel étant ou< impossible \ connoitre , ou arbitraire, ^ins^es^ dét^^miiû
iMlioii » >déin« la porte à toutes les' opinions, et conduit inalènfent
an pifHi^ane. 1M[. de La Mçonais v horreur de ces conséqueneës;
(25)
nais il s'^touît ftnr It production dt iùd esprit, et par Telfel d'ime
prëoccupalioB à Ja«pielle let plut gi%nil« génies sont peut-être ploi
sujets c|ue les 9nîftê, il i^ voit point ee qui est palpâmes 11 se piaiftt»
Jan.s ses ouvrages, qu*oD ne V entend pas. Mais , ofitre.que les invea-
teurs de sYstiènies peu solides ont ordinairement recours à cette d/i*
fense ou a cette évasion , témoins Malebranche dans sa dispute avea
ArBtfnld:«Qr'l«s idées, et Fénelôn dans la controverse du quiéttsme ,
n*cst-il .pas \ bible <|uc, lors même que Tobsétirité seruit toléraUle
dans tonte autre ms^jère, elle, forme seule on. litre déeivif de réprokm*
tion , quand il s*agit de fournir des règles pour toutes les opcratioM'
de notre r ** * ' " ' ' ' ''' •-''-^* -*
Idi nature
toutes les
raison humaine ^ projet que les motifi les plus respectable» lui ont
dicté, mais souverainement inutile, puisquVn a iusqu'ici très-bien
prouvé la religion sans une semblable théorie, et enfin trop peu équi-
table envers les siècles passés, puisqu'il suppose qu^il» ont bien pu
croire la vérité , mais qu ils ont ïgnoré les principes élémentairef qui
la font reconnoStre. M. de La Mennais pen^te dune que , relativement
à. ^ous les objets de nos< connoissanbes , de quelque nature qu*lla
soient, raMtorité du plus frandnon^bre est la seule règle infaillihk'
ile nos jugemens. Les piaximes gallicanes ne sont pas, suivant .Ini^
professée^ par le plus grand noikibre des catholiques : donc , suivant
lui,, ^llusf sont inconleitablement fausses. ' ,
a Si TEglifte se servoit de son autorité pour nous proposer let mazi-
WMs contraires comme articles de fui, «ans doutii nous nous soumal-
trions sans hésiter^ mais coipmc nous sommes convaincus qu'elle les '
laisse au 'rang des opinions libres, dès ce moment M. de La Meoiiais
Uâtât vains eifforts pour nom courber suus le joug de son infaillibilité
aysléuatiqné,.et il trouvera bi^ que* nous ne eQnfdndiom pas la
aoumÎMiepi 4^. (idèleaveala déférence pour sa philosophie. Cette phi-
losophie jui.paroit propre à tout, sauver ^ i) croit que c'est un «ojren
prompt et sîir pour guérir toutes les erreurs : cette vertueuse illusion.,
remporte, renlTamme, et, dans son essor impéloeua, il n*a pas le
temps dé reconnoltrâ les vérités qu*il repousse , les convenances qn*ll
Messe, et les grands intéiéttf qu^il compromet. »
' » , s »
A. la ^,8uite de b J^ttn «ont; des^piioes justificativeft'qiia •
comiean^Dt des déclarationstjde^ universités e| d*auti^ actet. •;
O^ irappeile i2ntr'autreS| dfuiS' unq ii<4e, que M. Frayiei->
&^]ps, qui a rendu tant .de; ^rvi<ue$,,à la religÎQa par m$^'.
Ccm/éréuces j encourut 1^ .4^sgr&ce de .Buooaparte qMi lui '^
interdit . de ' continuer cet hpitorable ministère > et quire^. .
Aâsade confirmer sa nomifQatioii .à unrCanonicatdeWvié- =
trop4« 4e Paris: \^ lettfe q^i^ firnnppce oe reA|s eM^.du 4 aoAt
i8io. " ' . ' , '
, La longueur de eet'arfeMe^ neuf laisse peu de placé pour
parler d'un autre écrit qui se rappçrle au niêùic butj il a '
ppvr UUe : Qt^^uçb p^er^t^rks ,mr W demûr étant dm
JH. Vabbë cU Lq^ Jaenngisj, pç^r un ,€Lncim% gmnd*wiôaifiB (i).
Ces obseiiiatiûns., q.uie ooos'a^ons déjà annoncëcfs^ soilt Tau-
vrage d'nn iiotnme de beaucoup d'esprit; elles s0nt frites
d'nrie manière piquait te et offrent peut-être quelque yïy;^r^
cite, lie foqds est d'àiîleiirs le ipém^ q\ie <;elûi de la Lettre'
de M* reyêqiie..dè Chartres; xjai y.reproche à M. de lÂ'
Mennais dds «plainte^ amères. et exagéra coQtrè' TEglise à
laqtieHe'il.appftrtie.rrt, et 1-indikcrëtioa de soulever des qties-'
tioas inopportunes et dangereuses dans l'etajt actuel ê^:S^^ '
mentàtipn><}es esprits,
NOÙVELL'ES ECCLÉSIASTIQUES. ' '
% . ' . I 1 » • ... . . . ^' ...
{ • ' . ^ / .. i
Paris. Les joûmauk d'Italie renferment, une buHc de
I^n Xïl centre les sociétés occultes f le Pape j rappeMè le*'
bûMes dé Clément XH et de Benoit XlV contre les frannirr
maçons. Nous donnerons dans un. numéro prochain latra^'
ductipn de cette bulle. >
-*• Le jour de la fête de^la Pèîntecdtc, fôte solennelle àt
descendu dans le ba« de la chapelle et s'est place à 'son prîe**
dien. La messe «eietinelle a "été pëtëbrée par M.' le cardinal
de. Latll. Le Roi étant allé >e 'placer sur ^n trqne, envir
roÀné c^è s^ gràpds-6fi5çiers„ le ^hapcçUer 41 ïuïl,e$^iprniujle»*
et les chevaliers ont été appelés {deux ji dau-K. M-W ckio de
Chartres étoit le premier, puis plusieurs ducs,^mar.échaipc et
autres personnages; Les téèij)!ftM^He»^ Jfe #6nV^ii'à géiipto
amc pieds du Roi et ouf prêl^^értîrteiit rt^ trié ses' wâltiît,''
S. M, leur a passé à -tous le (éèhioii ' et Je |ji^an4 coHicr rfé *
Tordreb La chapelle étoit décorée a Vécfmifjpificence; et la^*'
gakrie qui précède étoit tendue '<!fe Hches'ëtpffes, Troisnoù- '
veaux' chevaliers ont été f rodaitt'és , lé duc de k Trénioile;
le prince de Solré et le |>rindéde PblîgtJîic- '
'-i— îl y aura, sftraedi ^J>rôdiarb', ttne ordînatioii ntiit-*
» <
(1) I^o;|j»w(>Q^«cni..cfcl6««<tof.r»lwiltd*'^pQrL A PiftMiyiwbM
»e^u.^Ic f;çj(0.ur^al,, ..'.; ^j ;oc.;.j.. i '.-^ •;•. ...•> -r-... . .« ^-^i»'"!
« -
|Nrouse;il è^ït.y avioirplus de 4o prêtres ,' Sodncres', «t hif
«t .quelques soufrNliaores. Le aardi 1&9 il y â eu wM^onii**
nation à part pour les ordres mineurs et la tonsure; eUe*a
été ftilte.pairiM. L'^véquedé Tempe. '
..Trr-M* i^«eqaëdeS(ra9l)ourg,<à peine remis de TaccidtDt
jquîii a.voit éprouvé k Bondy^ a voulu repartit» pour son dio-
cèse». Le prélat s'*est «lis en route dinianake soir; son grand*'
Tieaijre.a été obii^ de rester à Paris , son état est cependant
anfisi'satisfaisaDt que.possible.
-*• M. l'abbé Tinthoin^ docteur et ancien professeur dé
Sorbonpe, cbanoine et péoitenoicff de Notre- Dame, est
xnoit dans la nuit de samedi à dimanche; à Tige de 76 an^^
Ce pieuiK et savant ecclésiastique dirigeoit un grand nombre
4e personnes y et eontinuoit ce ministère ^ quoiqu'il fût de*'
venu infirme et presque aveugle. Nous donnerons une autre
,fois quelques détails sur sa vie et sur ses^ ouvrages: 'M. Tar-
efaevêque a nommé grand^pénitenci«r, à sa place , M. l'abbé
Salaacîre, chanoine de la métropole ^ et a conféré le ca-^
Qoniçat à M. l'abbé Halma, déjà chanoine honoraire, «t
connu par divers ouvragés, entiPautresparun j^^rairMn ei
^a^>liaaimn du aodiàque au Pênderahj annoncé dans notre
»*»83o.
•^ I^a retraite ^ur les ttommes a ooniinué à "Notre-Dame
p«nd44il toute. l'octave de KAsdension. Chaque' ^6ir, Oit sé=
réunissoit à six heures et demie. Après ié ch'dtit des' caMi^
iques, M» l'abbé Borderies faisoit la glose et pat^lôm sur <|ueU
que su§et pratique, sur une vertu Àj^cquérir $-sur la ma-
ptère/de» combattre la passion domiuante, sur les devoirs'
dcfsdiiFérens 'états. Cette instruction, simple* et solide, du-
Toit'Une^emi-^heare et étcÀt suivie du discours par M; l'abbé
De^bbce^ /Celui-ci 9 traité le^ erands ^ujets àb la relig'tôn
^vec ;(e*te ichaleuï* et cette facmt4 qu'il âv<^t «montrée^, ce
joàreme y à; St^âulpice. Le jeudi 1 1 ^ ri prêche lâUl'Ié^ nlàùvnis^
livEe»^.vt le lendemain ^ il lit iftie espèce d« réstffné dé'toutes'
ses ÎBStractions précédentes. Ce joài^^étoit te jour de Ikiolô-^
tiire« M.4^4inckevêe|ue assista à l'exéreiceet donna le salut."
•— vLe mercredi 17, le éorps de feu M. lé'di*c de Riche-
lieu 6eDa.4i!an$porté des caveaux M i'églisé'dè rAssonaj^Oe;
o4;i a àvott été déposé , danseeaot dje l-églis^ ^e 4a Sbrbonbe ,
siépulttàreordiitaivedcspei^sonnes de sa nÉ^ifM^u.'^n service
polenael sera célébré çK^etteoccasion, en S6rbbùiie/pbur le
(a6)
repas de l'ame du duc. Ce service est indique pour onit
heures ^ les élèves de M. ChorcHi .exécuteront des morceaux
de musique.
— Quoique la neuvaine de Tinventionde la croix soit
tesininëe , les c^émonies ont continué au Calvaire pendant
les fêtes de lar Pentecôte, Le matin , M. l'évéque de SFanci et
Tottl a officié pontificaleinent à la messe ; M. l'archevêque
de Nisil>e, nonce de S. S., y assistoit, ainsi qu'un grand
nombre de fidèles et de militaires de la sarde royale. Apvès
la messe ; M, de Janson a donné la confirmation à environ
4o militaires , à la tête desquels étoit un officier; parmreax
étoit un sapeur qui avoit fait, peu .de jours auparavant ,
abjuration du protestantisme. Le prélat a prononcé un petit
discours avatit et après la confirmation. M. Tabbé Martin de
Noirlieu a prêché sur le respect humain. Le soir, à trois
heures, on a fait les stations qui ont été suivies paroles mi-
litaires et par différentes congrégations. C'est M. le duc de
Rohan qui a prêché, aux stations , et quand elles ont été
terminées, M» le n^nce a donné la bénédiction papale du
haut du Calvaire. Le nombre et le recueillement des miii-
^ tairez, le concours dçs fidèles présens, les instructions et
exercices de piété, tout a contribué à rendre cette journée
édifiante. L^ cérémonies ont été «terminées par une proQ^t^
sion en l'honneur de la sainte Vierge^ et par une exhorta*'
tion de M. Tévêquè de Nanci. t
— Le 4* afnniversaire de la fondation de Vaaeociaticffi de
' la Propagatiçn de la foi ^ a été célébré le 3 mai, à Lyoa»'
dans plusieurs églises. C'est là, comme on sait, que VoBeo^
ciation a prisi naissance, et qu'elle a acquis plus de dévelop-
pemens. Un grand concours de fidèles se sont empressés ée ,
profiter des grâces spirituelles, que deux pontifes, Pie '^U eli
Léon XII, ont accordées à l'association. Il y a eu un grand
nombre de communions,, et des discours ont été prononoés
sur l'objet de^ l'association et sur Tétat des missions iDintai-'
nés qu'elle est destinée à favoriser. Ces pieux exercices ont
dû se répéter le même jour dans les diocèses où l'assoôtatson ■
est établie; d^es mes9es ont été célébrées à Paris dans diveiises
églises, à des, heures. marquées, et les associés ont étéânvités'
à s'y trouver ^t à y prier- pour le succès des missions étràuK
gères. La Gcusedf^^mwferaeUe cfa Lyon remarque quele joqr
raême^ où on cétebveit dans «cette viilece pieux anniveMite*, -
(37 )
' oh y à têtu réiourdiesante déclamation d'un journal de la
capitale contre' une œuvre si édifiante. Le journaliste de
Lyon a donne quelaues jours après un très-bon article en
réponse à cette diatribe, qui est apprëciëe à Lyon comme k
Paris par tous les hommes sages.
— "Si les actes de religion et de piétë nous toiichënt vive-
j6en|t , c'est surtout quand ils partent de ceux qui sont en-
tourés de plus de dangers. On voudroit persuader aux miU«
taires^qué Ta pratique des dev/>irs du chrétien est incompa-
tible avec leur profession , on fait briller à leurs yeux le
&ntôme du respect humain pour étouffer dans leurs coBurs
les sentimens de religion qû y àvoit gravés une éducation
sage. C'est donc une nouvelle joie pour les fidèles de voir ces
sentimens se ranimer dank une profession honorable , mais
Sériileuse. Le 16 avril dernier, à eu lieu dans la cathédrale
e Périgueux , une première communion de onze soldats du
5* léger qui est en garnison à Périgueux. Le lieutenant-gé-
néral commandant la division et son état-major, le colonel à
la tête du régiment , assistoiént à la cérémonie. Les jeunes
soldats av.oient été préparés avec soin par leur aumônier, et
l«S chefs ont donné pour cela toute sorte de facilités. Instruc-
')6ons, retraite, encouriigemiens, ricri n'a éïi omis. La céré-
ihonîé du 16 a commencé à midi et a duré près d'upe heure
et demie. M. Tévéque a bien Voulu la présider et a célébré
la messe; le prélat a adressé aux communia ns une exhorta-
tion touchante. Après la messe, les onzj^ soldats et deux au-
tres de leurs camarades ont reçu avec édification le sacre-
ment de confirmation , et le soir ils ont assisté aux vêpres
et au salut. M. Tévêque leur adressa encore la parole pour
les exhorter à l'a persévérance et pour le^ affermir contre les
propos et lés sé^ductiôns' dii monde. Il leur cita l'exemple du
chevalier 'Bayard; et d'autres guerriers pleins d'une foi vive
et généreuse.
— Le chapitre et lé diocèse de Nanci ont perdu, sur la fin
de l'année dernière^ un ecclésiastique distingué par ses ta-
lens, M. l'abbé G)st'ér, issu d'une lamille qiii a fourni plu-
sieurs sujets remarquables dans lé clergé et dans les emplois.
Jean-Louis Côster, ^n frère âlnéj étoit Jésuite, et est connu
Sii une oraison funèbre du roi Stanislas et par une autre
u Dauphin. Il devint depuis grand-vicaire et chanoine
théoiogài de Verdun , et est mioit' pendant la révolution.
(=.8)
«Celui çlont non» avoas à parler ea ce iiicuç«i(t, ÇigUber^'
fitienDe Coster, étoit ne à J^ançi )p 4 jivr;il 1734,, et fit se»
. études tlie'ologiques à riiniver?i,l« dç Strasbourg, oii ij prjt
tous SCS grades jusqu'à celui de docteur en itiéologiei eu
1756. On sait que cette université ëtoit dirtg;^ par les. J^
suites. L'abbé Cùsler fut aussi licencié eu droit çauj^Diqùe
et civil à la faculté de Nanc^, (Imt il avoit suivi les coi|rs.
Ordonne prêtre en 1758, y dpyint peu après curé dePemi-
rerooDt , qui ^toit alors du dioçièse de Toul , et qiji est aujour-
d'tiui de Saiat-Dié, et il occupa cette place pendant vi,agt
ans. Son oraison fun^l^re du roi Stanislas, pronoucéedapt
l'église du çollçgc dê&, jésuites, le 1,5 njai i766,dcv,ant le
cardinal de Çhoiseul, arçheyéqije de Besan^n, fut ^mpri^
imée, et fait honneur à son jtalent. Slanislas fut rbomme
de la Proviclence , et mérita de l'être : tel est Je double point
de vue sous lequel l'orateui' envisageoit cet ^excellent prince,
rë de l'abbé Cnsler une Oraison funèbre de 1»
s Lectinslta, prononcée à Yersaitles. Eu }1^\'
'évêque de'Terdun, appela l'abbé Costcr a'upré*
i fit successivement grand-vicaire, cbanoinc, pr-
yice-eérént de l'ofiiçiaUt^ et syndic du d'OC^.
! Roi le désigna pour présider les assemblées d»
trois évêchés et du Clermontois qui dévoient se
tenir à Verdun. En 1,789, ou l'élut député du l>attl^gé de
Verdun à l'assemblée nationale^et il y fut secrétaire en 1.79Q;
Npu; n'avons pas besoin de jirc quil siégea toujpurs avec
les amis et les défenseurs de la religion efdè la monarchie.
Il adhéra à YExposilîon det principe» des é vaques^ et sigpa
presque toutes les protestations c(h, pgté droit. Qn assure ,%u'4
se<)oudoit quelquefois l'abbe Rojow dans la ^ré.dactjon dg
^^midu Roij qui paroissoit à çe^te épçquÇiJjçi^ de rinyaT
siqn des Prussiens en 179a, il fut nommé un ,dos .<?"fWJ|::
skîres pour l'administration du territoire occuge par .(^
étraneers; mais leur retraite inattendue l'exposa, aU» pl"«
gi'i^nds dangers. Ce ne fut qu'avec peipc qu^l parvipt k
sortir de.Wapce. Il se rendit 9 Rome, oii l'abbé Maurf, qui
avoit été son collègue à l'assemblée constituante, raccuéilli,t
et le fit professeur de théologie au séminaire de MoMefiasT
cône. Des temps plus doux perqi^ent à l'ab)^ Çfoster c^ irf-
venir en, ^cànce. Il eiit part a l'orgapisatiou di^ diwèsf d«
Nanei «mç.H. d'Osmond, fut fait c.hanwne.fln i?oaf,,4 ^
mort doyeii du chapitre lis 25 octobre xi2S\ dàps sa qaati*e-
vinétnlQiuUiné ânixée. TliÀ)togien instruit, toge directeur,
prédicateur distingué ^ Tabbë Goster joisnc»t à ces avantages
UTie '^été Traie et'un «zèie vif. Un débit neurean' et une -voht
pleilie et sonore ajoutbient au mérite de sa compositioti , et
sps sermons , qui sont restés înanuscrits ', attirôient toujouins
la fouie. Son atta/chement à ]a cause àe la religion et de la
monarchie ne s*est jamais dédienti/et il y a sacrifié sans hé^
:siter sa fortune et son repo?* En i8l5 et iSi^? ube épidémie
«'étant déclarée dans les hôpitaux à ta suite dés désastres de
nos armées, Tabjbé Coster, alors âgé de quatre-yingtsiâng, pe
tiaian^a pisint à aller exercer son ministère auprès des soli<
dats^et il })assoit les journées enlières auprès des malades^
■s'efforçant d'adoucir leuR sort ,et de les préparer à une fitf
chrétienne. Dans Ids derniers temps, il étoit supérieur del^
maison des orphelins, rétablie dc^puis peu , et il a contribué
de sa bourse et de ses soins à la restaurer et à la soutenir, il
ar>laiisé;de:préfoiEids regrets dabs sa famille et parmi ses amis^
©ri ètoil bu'oh à dÙ ti^ouvér parmi ses manuscrits des mé-
ihciiires qù il àvoit rédigés sur hss travaux de rassemblée coq-:
«tituapte* ]i)eux autres Coster sopt cités dans la France Uuè^
txtires Joseph-F^ran^^is, auteur d'un Eloge de Charles^ IIlj
duc dé Ltôrrainèit^ Gharl^-Nicolas , avocat et négociant à
Kâiibi , dont les ébrits sdât indiqués dans ce recueil , tomes l
* ' • *
NOUVELLES • POLitlQDES.
I^f^is^ Le Rôi a efifectaé le vo;^'a'ge dé Compiegrie^uê nous 4Tons an-,
Âdhicé dâiis tiii'de nos numët-os précédens, et est revenu' à Paris îc
'^^i-a ■ft«iiilfe"royal<B â été teçue à Compiègne avec une grande .^^-'
monstration de joie, et leur bonté et affabilité ont fait yivenient re-
gretter leur dëpart.'Cet enthousiasme s'est aussi manifesté à St-Quen-
tih el à l'a Pcre, pendant lé séjour que M"« la Dauphinc y a fait,,]
— Le 2« régiment des carabiniers à aussi a se louer de la bonté de
M*>«Ia Daupl^iae, qui lui a fait l'Lonnèur d^attacUer les ck-avattct« à,
^h ëtendàVd par le^ mains de JV|"*«Guster, épouse du di^e colonel de
ce beau régiment. Celte térémoiiie è eu lieu le *: mai à ï*ont-i-
IVlbual^OÎi, et à été iln ôujet de fêle pour tous les habitans
clroitV '<^ai n'ont pas inâ^^ué de faire Water leur ânàoùr \
Ci lei pnnces.
d<j ifèt
poiir le
Koi .
r
\
f5i>
M. Paiii de Cb&leàttdouble^ âoulr> directeur dé U eaisse d^amortif^
j^menr^ ne redouter pa< fhivestigatioh de la chambre , ëtifait obser-
ver (jue lé capital a gagné par ces ojp^rationà au lieu ^y perdre, qu*U
lailoit en outre proléger un peu les poVieàrs des 3 pour loo, dopt les
41 as. sont porteurs de 5 pour lôo et ont abandonné Volontairement
un cinôuième de leur reTe^n , les autres sont ainfortunées viclime*
de« époliafions k^folutiotiiiàires. M. de 'Là Bourdonnaye lui répond* ■
et préf^end que. cette justification ne ûât. que proclamer hautement
lïnjusttce. • « •- • ' .
. Le' fàintttre dev-feianees tâche de se disculper. S. Exd. reproduit
les calculs de BJ. Paul de Chàteaudpublje. Il faut acheter, dit>il , lea
lentes an liieiiréur inarch^.'Le changèmeùt est impossible dans of
ibotneiit-i^i, et tevtt ttni'iifV>ût pas voulu, éonyertir acquièrent-ils ua
droit, exclusif k l/amortissement? ^, .* '
M. Hyde de Nfeutillé appuie 1^ ^ropd^tii^n , et renouvelle les ar-
^wmen» de M. |G. Perrier. Il attaque la. bonne foi du ministre, et
dderit ilè^ tO^ts iqué ragiotàge produit eià t<'rance. , ,. .
On demande la clôture, m. B. Con^latat à*y oj)posé. Là ch'aftibré
fënbe 4â diicussion à'uâe fdi'fe Uiajorité , et elle décide aussi V.^^*
forte majorité que la proposition -ne séria pàs'pfise en' considération.
Le i5 mai. M* le ministre delà guerre communique à la chambre
un projet de loi tendant à autoriser le gouvemement à acheter U
«Mferne de la GourtilUj »L^ .|M^p]^a{fM «l^nandent 4oo,ooo fr^
S. Ex. se rend ensuite a la' charâbre des Pairs.
L^ordre du jour est la discussion 4u projet de Iq| de fiffaji^oe^ p^ur
iBsÉ^. M. Agier,.dans,un discours fortétendu, traite. d'iine infinité
d objets; il se plaiât de toiit, des finances, de la marine , 4#4V[rm^^ »
du clergé. U pa^le de Jésuite;, de coîigr^gation , d*ui^e^ pubsMice
:(|lte;'l<
gàraé-des-sceà(ù:t^li!u répoticl;Sur1e seul point du décpuragem^Q^ di
l:itmééi et àvi nombre* des ofiiciers démissionnaires,, que 'liora^ir
nvoit pris textuellement de'cerCijiîns^oçrpaux çopyainqm d*err^r.
S. Ëxc. lui oppose le déiionibrement Skit par lé Monitfur, et qui poHm
lé taombre de dix-neuf cents démission^al^es; et m^me de,t;rois m.iUe#
velon 'les variantes dues & quelques copistes, à quaranfe-cinq^ a -u*
M. de Bcaumont prétend que nos institutions sont demeurées in-
complètes, e;t peint fort en noir la situation des propriétaires. Il veut
apoluion des bourses ,
Ipoùrvoîr tes accordera la faveur. L*oratenr
diverses économies » point de conjsdi d'Ej^at;^ V^f
ou fixées de maniéré a i]e''|po&vorr (es accorder a
réclame une loi sur rorganisation^ municipale et le Code p^n^l miU-
de'
1'
chi^mlreii&se' laiA^ pas influencer par le ministère , mai^ 4u'eî^ij^7
tlucij«0 un cotitrftire soii adminiétraftion. Td. Nicod de Ronchau^ fa^t
rtmftr()aer raccroissemélit de nos revenus, et repl'ésente nos &ua^ii4^
«fi fort bon éfàt.
i ' î-
.'..
Samedi ao haï i8a6. (N- 1399.)
4^ la, itafionde M. Pàbfti de MaccaHhy à la awr.
[ll'Arlic!.. Sujudi ■
\jt troi^èqie dimancbe de can^i
le discours pricédeat, et a indiqi
celui .<m'i' çoD^vençoit. tl s'est pi
preuvrs de [9. religioq s<(nt «olid»)
tpiiQi, tandis qut itf, di^eetious 1
M» ^ un e:|A[Ben «q peu «Uenti
it, dp MaccïTthy « exppsj q.aatn
y4if >Wi , les prophéties qui se «01
«q#, ft qui les^mblent plutôt à uoe Histoire précise qaa
uii# prédictipii dp l'avenir; les ^)il^acIeg, soitceuxde l'Hoin-
miç-Ôjeu qui comnia^doit à U maUdie et à U mort, toit
«eux ^M apâtrcK et des maj^r», et ees mirgcln qui OAt
converti te ig^upde.i la svblinùté de 1» d^ctpae chnEtteaBi)
qn^ parut comipfi t)p ptufe lumïoeFUx au milieu de» t^ne-
Ër^s du paganisme; «u&a» la sainteté de la nfnrale cbv^
ti^onequi, pan^ U déprayalioa unÎTetwlle, enfanta le»
plus étonaantes vertus, et, soumit des passions jusqu'aton
LB dompta blés. Coflimv Dku peut «eut ^évoU l'avenir et
jufktArrompre lc« luis de la nature, comme il possède wul
toat|S science et ^ovfa sainteté, une religion qu> réunit ces
cv^ct^res et qes preuves est la seule religion divinfl- Seroît-
41 possible, s'est icFi^ l'orateur, qu'une relises qui a prédit
M marche 4 travers les ^iicles long-temps avant les évipenaen*
et d'une to^nifUie s) précise , que les ge'u^rations qui vpient
ft'aç<)pmptir çe$, prophéties en sont frappéesi d'^onneijwnt j
quVne religiou qui, loin d'être l'eiclaVe kks lois de U BA-
tfire auxquelles tout le reste est soumis , fait plier ces lois et
prodigue les. miracles sur son passage; qu'une retgion qui,
s'élevant jusqu'aïuc cieux, plane en quelque sorte au-dusr
sm de l'esprit humain , se joue, pour «iusi dire, d^ns lespro-
fi>nde)irs de la Divinité, et revient ici-bas chaire d'uA ficé.-
fW de lumièrffi^-i>qur éclûrt^r la raison , la subjuguer sas» U
ciH|ttedire, et bu proposer ua corps de vérittt8i,*uWi««»,
Zbflte XLf^III. L'Anù de la Religion et du Roi. C
( 34 )
mais iiëes si étroitement e% si bien prouvas que la raison
n'y peut refuser son assentiment; qu'une religion, qui non-
seulement nous détourne ides vices, mais nous commaiiide
les vertus , qui nous dëfend-toiit désir, toute pensée capable
de souiller rame , qui nous engage à répandre nos biens
dans le sein des pauvres, que si elte ne nous fait pas un
précepte de la perfection des anges , nous en fait du moins
un conseil : seroit-il possible que cette religion ne fût pas
!♦ ouvrage de Dieu?
' Quelles sont actuellement, a dit M. de Maccarthy, dansr
son deuxième point, les preuves- de l'incrédulité? Cbmtme
elle ne croit rien , comme elle n*a point de doctrine ^ elle né
cberche point à établir, mais à détruire, et tout se réduit
pour elle à des objections. Pour les prophéties , on a dit
qu'elles ne s'étoient pas accomplies ou qu'elles avoient été
fabriquées après coup. L'une et l'autre difficulté n'est piw
soutenable. L'histoire de la religion et du nionde montre
l'accord parfait de l'événement avec la prédiction. Piiisque
les Juifs possèdent et révèrent les prophéties comme nous et
qu'ils sont les, ennemis les plus déclarés du christianisme, il
est impossible que 'les prophéties qui concernent J.*C. aient
été faites après l'évè^nement. Mais, dit-on , les Juifs n'àu-
roient pas crucifié le Messie, si les prophéties qui l'annon-
cent avoient été si claires; ces prophéties existent «Hco^e ,
elles font partie du livre des Ecritures qxie les Juifs possè-
dent. Annoncer d'avance- un tel aveuglement et une telfe
ingratitude , cela ne peut être que l'œuvre de Dieu. M. de
Macçarthy a renversé de même les objections contré le» ifti-
raeles. Arrivé aux mystères, coiiiprenez-vous, a-t-il dit,' ce
qu'est Dieu ) ce que vous êtes vous-mêmes? Comprenez- vous
la nature de tous les objets qui frappent vos yeux , d'une
fleur, d'un grain de sable? Dirtez-voûs qu il peut y avoir
des mystères datis les choses naturelles et non dans les dho-
•ses surnaturelles ? ce seroit un véritable délire. Peut-être la
•morale de l'Evangile vqus paroit trop pure ; elle comprime
les passions généreuses. Ainsi, il faudra désormais s'adresser
à'ia volupté ponr rendre les époux fidèles, à l'égoïsme pour
•obtenir des actes de dévoûinent et de courage, à la cupidité
pour produire de» Vincent de Paul et des Sœurs de là cha-
rité, àkl^orguèil et à l'ambition pimr avoir des princes ver-
tueux et. démens tels que les uôtrcs. , Pourroit-ojqi assez s'é-
- V ( 55 ) . ,
teoiier de tia^lbliis dtts i accédâmes qui se éont donne:» (pofur les
doeteurs^de la vérité, et qui ont prétendu qd-il n'^ avoit ifi
yërité ^wDJ men^ooge-; qui >8e sont présentes cbmme les modè^ i
ïes'deitottfe vertny et qui oiif^utenu que la vertu et le vioe
étoieat lavmâîie chose ; qui ^se sbbt appel'ës'les orac^ de la
sagesse^ et qui ont conôln que rhômoi^ ëtoitr^mbia'ble à la
bête? L'orateur a fini en paraphraisa.k)t ces paroles^ujjsaume:
Epcmuemnt incogUatiombus suis, ùbscu^Uùn estmsipÙBnê
corforvm'; dàmsapientea se esse cUcufraj siukifil^ti'^imt* '
' . Jje imardi de la troisifème * semaine , aS février; Tôrateur a
parlé sur la gloire des saints^ et a montré que ^'soit ùar l'é-
lévation de leurs sentimens, soit par rhéroiimè die leut
courage^ soit par rexcellence de leurs œuvres, 'ils ont pasâé
tout' ce que le sièele offre de plus grand et de plti» illustre!
MJ de Maccarthy- a traité ce beau sujet avec datant d'ame
que de talent. Le mardi/ il n'a' développé que les deux pre-
mières parties; le surlendemain, jeudi, il a fait* voir ^ da^nè
une brillante énumération , que Août ce que J'antiquité
profane a eu de plus illustre parmi les législateurs, les phi**
tosophes , les écrivains , est fort au-dessous des héros que la
religion propose à nos homrmagei. Il a terminé ce dernier
discours par un magjiHfiqfte talneau des services que ia' reli-
gion ia rendus aux sociétés modernes et à- la Frbnce en par**
' Le' qûatrièine dimaricUe de carême-, le texte du discours
étdit pris deqes mots de T Evangile : NoU esse increctulus, sed
fideUs. Après avoir convaincu les* incrédules' de^ folie-, il
faut encore les com vaincre de 'crime. Us ont dit : Si nous
sommes dans l'erreur. Dieu pourra-t-^il nous punir parce
que nous nous serons trompésrll faut leur prouver que leur
erreur, loin d'être innocente, est criminelle autant qù'ih-
sensée. Leur' erreur est criminelle dans la cause qui l'a pro-^
dtiite. N'est-ce pas le dérèglement du cœnr qui cause le^té-^
nèbres. de l'esprit. Ce n*est qu'après avoir abandonné la
vertu que Ton en vient à réduire le vice en théorie, et qu'on
cherché à 'saper Ba^thodiquement les fon démens de la'mOT
raie et du devoir; Oui , la dépravation du cœur a précédéi
^aveuglement de Tfôprii a suivi; Ne voitK)n pas dans la cor-
i;tt{>4ndance privée et dans lés coufessions publiques • des
cHefii de' l'incrédulité quelle fut la soarœde^leiA's erreurs?
Si^teU forent lès maitnas^^ que seront les/dMciple^? Ici , l'o-^
( $ô )
I '
i^Um wx 9imdi9 k la çfn^ckmt dm mr^diiiès » et (lem; de^
mmdrà^té })it pur hov^eur pour le yiçe, par amour dailcK
wû^^^afin cte devenir flu^ di^sinWras^éi; «I plus, ckaite^
fu'îii QQ^ «aooué la jou|; 4a r£vangile. L!errMir 4a l'inoi^
wU ^ da plus une rébellion ouverte aontro^Diau.; ii^ëm^
Itlk dire ; a Je aa veux pas toujouns tvfoâbler devatil: la DiY>
iMtfi» cttte ioiage a qualqua «)bo«e d'humiliaiit ; Qi^'om ne ea
fl^lt^ pas 4e m^épQUvaajteyc par. las menaces de Iltfittcnidft
m'ébr-aolar perses promesses, je brave les miea et je rjenanoe
avi^ autres; ou je nierai que Pieu existe,, ou je divai/qu'il
nfirdQit poiot se méter de mçs peos^. Mes. votantes «èvoul
llTèglç de mes devoirs > mes pçacbaos seront mes seules Yet4
tyia* y> Mai^ Terreiur des incrédules est surtout crimioeUe en
P.e qu'ils pir^obent Une eloctri^e douoe à l'oreille de, tous lei
WçAét9iUy une doctrine qui encourage les forfaits, tendii
diétmire la loci^é, et iroit jusqu'à, anilantir le |^nrè bu*-
main. Vor^teiur s'.est borjné oe jour4à à tnaiter ca premier
' ^pppçons, dit-il > qu'on allât proclamer sur une. plaef
pMbUque quie Dieu ett m mot^ la. vertu une obimèi«^>ii'<«4
ll»lirlalité m rêvie; que l!faomme ne doit avoir dfautr«'fi|leii
<{i|ie lui-^même, d.'autres.v«rfc<is quiB sea passions, d^autre asv*
p^ffin^que le néant ^tom les c<!iea'rs<toupablesae se jriiyQuiti^
roient-ils pas de cette doctrine, et à quels excès ne $a.&vcft^
jKnfntHUsi pas, (S'ils pou^oient espârer l'iaipuoité? .£b bien !
)M n'e^ point une. supposition ^ c'est une trop funésAtr n^an
lité. Bêlas! elle a été préchée a» manda, aette docbanè^
iPUDce de tout mal* Aussi. quels forfaits îjaouis épôuTAotanl
IK]^ sjiècl^î ce ne tont plus desciimes (ordinaires^ cpialqua
«b^e49 féoope i^t de i9onstvuè«ai s'est emparé des baaaiiMS^
x^ tribunaux retentissent d'indicibles borreurs. Là na)biM
a«t ^n^r^éa d^qso^^ qu'elle a de plus légitime et de pi]s^aar>f
ci^é*^ I>a$ scélérats «onsommés êx4(^t»nt.a;Kef sang^ftoid iea
piui noirs attentats et paroi^nt ensuite devant la justiaa
tiifieç U langa|[e de rinnooeôcé etde.rboonem^^iet bracvant
juaqu'à la mort la justice divine .^ntre. las i»«ioS'da laïquaUe
ib ionjt^ tomber, savent faife, ub dievnitfh seandale du jupn
(8n
«baitJ^lMfanJMi «W^Mm qliî ont dll à k iÉ«teilltld«>^.T«i
OMiltiei Bè SQBtfpoiiM m repntenUris de l«Di/vinilé;ceMltt
Ittaj^tttà'detoli pouvèir; ^tet <rJ9l»ntës dei^eDt ètvèMloiày
liMdëoiâéd»0»nila jAaiice; fibertë èntikès libmé jti«l«1à
4â:;KotÉice> iroilà'ton.bûiiy ton but, tts dr<Mt&; pour Wi
l'iD$iibonl|Àaiî« sera uimcte d*an gëatfreux courage, et là
révolté un deTtsir* O phHofiopfaci ! queltes calamités tout aér-
€in «k^otre 'bodebe ancc oes.paioresl nous l'aTOos tu, et la
rëyolutioD n'a ëté que rapplication de ces maximes. Ici.,
Jft. yM^ dç IM^aoçaitby a retracé rapidement les maux et
T|» çjTfjyi^ ,4^J9^ .nous avons étônni^ le mot de. lie même as>;-
mk^kmmjéce^fTQjtXs y ces trames , ces Complots, qui tea-
dolent à 'Spuieverser I^ Etats et qui n^oot échoué que parce
gy^lfiL Proyideoce a frçippé degrapds ooups« t,*Qrateur fi,tfi^'
f5"44ssl»cDijç^.parw
Tfrsets.du psaume ,400 : Px^mêti, t^t^omsjeifyctm est nfPFn*
Jje mardi de la quatrième «eôiaine , 7 mars^ Je^ s^}f ^ ^V
discours (îtoitlâ, suite de celui aujâaJcdi de la deu;f ièinç st-
maine. ïi'or^teur ». présenté la cônfcssW côiiuDe uà îugç-
m!iênt 011 Dieu ejterçoit sa justice ainsi que Jia mJiséric^Qrde; la
jpénitent est à la fois te juae qui instruit., i'àcc^sa^r^et If
t/èmo\n^ I/e ministre', qui-tit^ot, la place de Dieu , e^t ^n j^uge
ami dû CoiwaUe , un juge qui porte en même temps uSf
sèùXçti:^.û*aMàluÛQji pour }e -pécheur et un arr$t de^c^rt
j>Our le pécné; le pénitent ex^ute, lui-même t^rfêtep de-
thiiaant Iç péché dans son cœur par une douleur ^érit^Jbijk.
Cediscours a fini par une .{>arapË^a>|e:dû mUettr^^ :
. X<e jeudi, le discours étoit su/le jubilé et étoît cnçoj^^.^w
Je. ion simple d'une instruction familière, où le ^lept df
jWateut sembioit se cacher poû|r ne laisser voir qt^ç.ic^zi^
at là charité d'un digne ministrîp. « ' , .
. ■ f » 1 1 ' • f
. ^ . I . 1
ï<OUVÈtLES ECCtttStASTlQÛES. 1 t' î
_ PjjRia. Aux évêques qui ont souserit 1' ^ ,0 . ^
dn \o avril , ou qui ont adhéré % la doctrine de cèiMsqfpté^
il faut ajouter les nosn^ des prélaU qui suivent ( M. raesha^
(58)
£irtqueId*Atisck et MM. lesévégueS'4eGaliars<ydbDi^e> de
^kit-FkMir, dé Seez , de Valence, dé Bayonne ^ de Luooa y
'de*Meûd«:, du Puy^, de.Beliey/de Gap y d'Aire, de 'Saint-
Claude > de Taxbes, de Yerdùn , de Frëjus, de'€hâlon&,.:de
•Përpignai», d'Angouiême, de Nanbi ,:dD (Siartres,^de>Tdb^
les, de JLimoges et de Viviers:- C'est' donc 25 ié^eques à jam>-
dre auat 3o notnmés daps notre . n*^ <i sii , et - aux. 1 5 iadi^*-
<{uëS' n^ i a>i9 ; «a tout, 70 cardinaux , archevêques où érh-
.ques« -• » V .«j. "..'••vl.i
^^ — Vb de nos journaux <juî affectionne sîngiilièréhient Ip
"clergé, et qui le gourmàiide tous les matins en ihvoqilànt la
tolérance Va ^^surtout pendant quelque temps, dirige ses lai-
teries stir* le diocèse de Nanci', et parbtt poursuivre spéciale-
ment le digne et zélé prélat tjtiî gouverne ce diocèse. Quels
♦»-jfc' torts de M. de Janr— ^ — * ^*- j-..-..:-.^ :^:^i^«^
et de l'être encore
pi^viïices pour y ra
d*avôîr^rocuré dé iiombréus^/missions^'^son diocèse^ d*a-
vbit, daijs ses lâandémens ; signalé le danger des. doctrines
•tterverse^ cionsigûées dans' plusieurs feuilles bîen'connùcsv
En vWaS pli^s qu'il n'en Fallèit pour irriter les chi-étiens du
nçlt malheur cette mission réussit au-delà .de toute espés-
rabbe. Ellèf 'procura- l'étaWissement de deux astociations,
l'une d'hod^mês, l'kt^tre dé femmes, qui comptent, la pre-
IfffçW 'onze cents membres;, et la seconde treize cents cin-^
quatiÇéi'C'ëst peut-être la lin liotiveau grief ^iix' yëùx de
ceux qui n'approuVénfleà' associations que lorsque la reli-
gion n'y préside pas* Cepetifdant les associations fomiées â
Nanei^n^OK^ pas montré mokis de charité que de piété : celle
d'hommes fait apprendre des métiers aux enfans pauvres, et
les arrachej ainsi à la mendicité et aux désordres qui en «ont
la suite. L'association des dames nourrit, entretient et in-
struit une vingtaine d'enfans abondounés. Dçux bibliothè-v
ques, composées de bons livres, sont ouvertes aux associés,
ai les loges des francsrmaçons produisoient de telle? œuvres ,
W^TÛ^^tionneln^SLuMi ^jàs assez dcncené à faire fumer
eô' léut honneur j mais de^ prêtres et des dévots sont tou-
jêtrrs suspects, même lorsqu'ils font le bien : s'ils prient eht
( 59 )
ftemhle^ ils^coipspirent; s'ils répandent des aumônes , «'est
dans de» vues,jperfide8. Tombons sur ces hommes dangereux ,
. tournons en ridicule ces missionnaires importuns qui nous
fatiguent par leurs prédications continuelles. Hélas! depuis
plusieurs mois. le diocèse de Nanci, a vu dakis ce genre des
choses déplorables ! Toul et Lunéviile ont ouvert leurs portes
aux mission naires.^ Pont~à-Mousson , Château-Salins^ Vie ,
.Die^uze^ Baccarat^ Thiaucourtv Gerbevilters^Blainonty quinze
.petites villes, ont été visitées par eux. Dans ces différentes
missions y celle de Nanci comprise, près de six cents mariages
ont été bénis, douze abjurations ont eu lieu ; des haines in-
vétérées ont fait place à des réconciliations touchantes, des
.injustices ont été réparées ^ et des chrétiens, long-temps éloi-
•Ipés des sàcremens,s'en sont approchis avec ferveur. A Lu-
.néville^ entr'^utrès , uii la mission vient de se terminer, mille
hommes de plus qu'à l'ordinaire ont paru à la table sainte ,
.et ,un grand nombre ont commencé l'œuvre de leur réconci-
liation. A Yic, le tribunal fut, pour ainsi dire, en vacances
Smdant la mission-, qui se donnoit aussi simultanément à
ieu^ et à Château-Salins, villes du m«me arrondissement;
plusieurs fois les juges ne se réunissoient que pour la forme,
et ne trouvoient point de différends à apaiser. Dans toutes
.ces missions, des associations ont été étsiblies pour soutenir
l^.biçn qui s'étoit fait et encourager la pratique des bonnes
. çeuvres. A Jiuinéville, le brave et pieux prince ,de Hohen-
lohe, marchant sur les traces du roi Stanislas , dont il ha-
bite le .palais, est aussi, comme lui, président de l'associa-
tion établie en cette ville. A Nanci, à Toul, à Vie, à Pont-
à-jIMousson, à Château-Salins, les personnes les plus distin-
guées de ces différens lieux sont à la télé des associations.
Les gens de bien verront dans ces résultats un moyen de ré-
tablir l'ordre et de favoriser les vrais intérêts de la société ;
mais c'est pour cela même que se plaindront ceux qui ai-
llent le bruit, le désordre et le scandale. Ils ont grande rai-
son d'en vouloir à M. l'éyeque, qui , pendant toutes ces mis-
sions , toujours en mouvement, échauffoit tout par son zèle ,
présidoit aux communions générales et aux plantations de
croix, d(Hinoit la confirmation , et prêchoit en toute occa-
sion avec autant d'ardeur que de facilité. I('est-il pas tout
sipiple de noircir autant qu on le peut un prélat si pieux et
si dévoué? ne sera-t-il pas bon de le calomnier dans l'occa-»
C 4o )
Mon ? Aussi y «rèft>fidèle k «ette tJUctiâiiè > te j^Mrnël yStè 'Miat9>
êcfOùêm vue A-t4l«CGmëM. l'^véq«lê'dë'Ka«^^Var)4èè;
à propçii dhiti tUBodemètttt où il «nfibâcèit i}tie iès f^ôdUfH^
de sbti secrétariat étùiènt dèstitiës téÀt etftiët^ k Ûèé éèik^H^
]»ies« Cétoit, il fent l^avou^, li^e gtWde ^nehëriè i)tié û^
taxetr d'ATarice «in évéque du ctttàlitèlre de M. dé HifêtÂi ,
3ùf , Yw^éé depDiiri, k rèt^ pliis de ia^dèô fV. d^iié lëéèki
es pauvres i uil prëkt qbi fait ifti si iibme ttsàgë de èdte j^à-
triittoirie pouvoH espérer d'échapper afti nioitis à té cénsbf-e
^Hmn le rapport de la cupidité; Uiie i]à^âllreùrëifi*9e affikiiè ^^î
éclata l'imoée dertiiène à Nahci , ë èiic'oire ^r^i de ]^étèjite
pôttrtHduitl^ M. tVvéclUe à la barré du Cen^iiêuiièiirtéP, SI Ht
décision prise dans eétte affairé parût à qûel(|tiëà ^yéHe^l^
reffei de ia précipitation , il n'en tst pas iâàiàB vitài ^d^élkr
fut le résultat de Sii mttiS de i-éflexioriS; ëncbiie là ^udétice
du prélat aVoit-^llé pris toutes lès mesurés pbilr ehVelbppër
ce triste érètiemeât dails le plus pfdfbiid ^ëtéi , et céldî qtii
l'a divulgué étoit celui-là méiiié ^lii déVbit lé ^iu§ obsérV^
un rigoureux ^ilfeiibe. Dernièrement^ lé rtiêhie jburttàMaS-
nonçbit k ses lecteurs Uiie disseiisibn qtii veridit d'éielétéi^*
Pom^-à-Mousfi^t entre Taùtbi-ilé ecclésiastï-qtié et l'kîitbi-l^
civile : il en trioniphbit d'ëvaneè. iPar malhetir, ifc inaii^é He
Pont^à-Moussûu , étonné d'apprendre cëtré disctti^de délit îl
n'avtMt aucune eobnbissaticé j est venii dissipéf^ ^t *\ift^
lettre ibalcncontreuse, l'agréable rête du bèn joui^batisTé, ëb
protestant qu'il n'y aVpit pas uii ihot de vrai daiis son rééit,
et que la plus parfaite hatrobnlé réffiioit dànS là ville étatVe
les deux autorités. Il j auroit, dans de telles mésa'^ëritûfeS ,
de quoi dégdùter les calomniateurs^ et bn ne cbhtïôît pis
surtout qUë les lecteurs dé ce jotirnal pul^bt éti^c* eniibrfe
dupes de ses fausses allégatioris, après qu'bn l'a si sdùvêdt
convaincu d'altérer la vérité, de déguiser et d'énvéniniè^ Ids
faits > et de chercher à flétrir les hommes les plus utiles ^*k»
plus tespeetables,
— ^ Lé inardi 9 ffial, on a fait, i Lyon, là tràïrslàtibô
dés restes de Tarcbevêque Jubin. M. de Pins, àï^cbevétittl?
admi
Jean
clergé
!e pan^g;^i^uc îful prononcé par M. Tabbé de Lup^i Lp
tsftHrps dé t'év^ùé \ élc réûfern^é datis le tbinbëaù Stitî^dé
\-
/
(40
d*ô& il avoit été ^ré, et qui est réScouvert par un autel dt
màmé.blaHI: sur lequel e'it*f(ràVë rinkcription' suivante \
Sancii trehtdni cotpiU et îumutùs. La procession est rentrée .
enWite à l'église priniatiale. tJné^ grande à&luencé dé fidè-
les àvoit pi^is part à là cérémonie, et des troupes ayoient été
envoyées pour maintenir l'ordre. La gazette de Lyon ap-
pelle Tât-cnevêque du noiii de Jùbin; c'est sans doute Ge-
Ddih'^^iiî occupa le siège dé Lyon de 1077 à 1080; voye^-
Vffistoire ecclésiastique aeV\eixvf y XiYte&'G^ eil^Z. -!
— Xies journaux qui se sont (élevés contre le choix; qu'a
Faitie.Bf»! de M. Tévéque de Strasbourg pour être le pré-
cepteur ^e.son petit-iilsy ont témoigné surtout de rinquié*-
tude sur.les sentimens politiques du préhit.. Ce qui touche là
Pranc^ etsuf quoi on^'aurpU du aexpUquer, dit un de ces
jou^-i^auic ;. c^est son adhésion à toutes les.doctriries.de ta
Charte , mqu amour éclapré pour les institulions géndj^usesp
sa foi da^m les bienfaits du gouvernement représentatif 9 **f
vœv^four la durée prç.^èreae la monarchie constitutionnelle^
êon Qj^posUion ausf réactions religieuses eipôHtiçues^Xai peine
à çjÇQire que la France partage toutes les ^i^qui^tu^es du
ioujçnaUs^e, et qu'elle «oit fort tourmentée . de $avjoiï:,fi
M. i*^évêqUe :de StrasDourg a ïa foi dans les bie^T^faiis d^
gouperne^neni représentatif II faut conyenir que cette nouy
veile yerju qu'on eacige d'ijUa évèque n est pas ip^quée tr^-
çlairemejQt oa^s rËvangile ni méine presçri]te^{)^f (4 Charte,
àai^t rau) n'en fait aucMne ifiention dans i'i^pUre-^^Tîf9|9-
th^ oi^ ii déduit toutes les q^lltés d'un éyéque , et de sainljs
jpv^ats se sont illustrés sans Cje.npuveau symbole, qui sen^f
me aujourd'hui tenir lieu dé tout;, et aùquelle /c^(2f^4f^
aéhâis'^ Vair , d'attaçter plus d^importapce qu'a?> ^y^'^^P
de ïlicée. Il faudroit (l!âiiîeui:ç eiçpliquer ce ^ymjbple \ppîiti-
^ùè imaginé par le ,\jQurnaiyis;te ;. car chacun eptend.lçi
liharte à sa iQ^nièrè,,chacun la tire à soi t et /les plu^ gra^fu
ennemis de la royauté. y. prepnént des ariiae^ .pour l^ço^^
battre; ce que, 1 un appel» une institution généreus» rf^xiX
l^fe, là Conduite qu'il' a tenue dans son diocèse, tout cela
suffit ribùif ra^iiyet hs bbns esprit» sur son compte. Que s^îl
ftùt aokohim^nt aùlte chose à MM. dés JûAaiè, nous pre-
pon^ la liberté de Içur indiquer un discours que M. Tharin
prononça le 4 n^^i aSâSj à Besançon, pour une Dénéiiîo^ '
tion de drapeaux. L'orateur ^étoit alors grand -vicaire dé
Besançon , et son discours ^ qui fut prononce dans b ca.the~
drale, fut impriinë depuis à Besançon» et quelques jour-
naux en citèrent des fragmens. . M. Tbarija y prësentoit
les motifs les plus pressans pour exciter les militaires à un
courageux dévoûmen't à la religion et au Boi ; il leur disoit
entr'autres : ce A la vie et à la mort vous serez dévoués à ce
Boi le désiré de qui nous tenons nos institutions et notre
repos', qui jamais ne désespéra de la France ni de lui-même,
et dont le cœur, si grand dans le malheur,' ne formé dans ta
prospérité que les vœux les plus lardens pour letrîdmphe dé
sa religioki et le bonheur de son peuple, comme pour la
gloire de la monarehie et celle de Farmée. » Si M. Tharin
parloit ainsi de nos instUiitimis dans une circonstance où
rien ne Tobligeoit à s'expliquer à ce sujet, on éSffoûdéà
croire que le prélat n*est pas un ennemi violent de des mêmes
institutiûfbê , et il y a tout lieu d'espérer qu'il ne t'ravikHlerâ
J)as à renverser Touvragè de Loiiis XVIH. Peut-être n*a-t-îl
'f)as>ncoté une foi aussi vive que le journaliste qui lui a
'adressé urid verte semonce , inais il est difficile qu'il puisse
résister loh^-temps aux éloquentes homélies dé Ce'doùi rë-
dactëtlr , à la profonde sagesse de ses conseils, à la ^ôufchan**
modération de son langage.' Ta ât de raison et dé bonne foi
né peuVtent manquer dé faire à la longue une forte imbrès-
àion sur 'lin esprit qui a quelque droiture. Déjà on lui a
foùrui dernièrement un modèle de rétractation , et on lui a
proposé pour exemple la courageuse franchise de M^ le duc
Matthieu de Montmorency j' seulement le journaliste a où-
-blié'ou dissimulé une chose, c'est que M. le duc Matthieu
se faisoif honneur dé penser en tout point conime'M. l'évê-
ieU l'idée de ce choix; un td suffrage peut corisblet rfe quel-
ijufes iitaprobations^*t taême dequelqtîes injures.
-— L'église cattolique d'Angleterre vient de pev^'^e unç
dé ses colonnes, M. Jean Miinei*, évêque de Ca^tabalja et
vicaire apostolique du district du, milieu', Ce. prélat .étoit né
à Londres en 175*2 ,* et fut long-temps. jDQ^ssionîiaifjç ài*\Viïw
(43)
cbesler. Il fut sacré ëvéque en i8o3r^ sous le titre de Ca8ta->
bala in.part,*mf, C'ëtoit un prélat pieux ^ .savant^ zélé et'
actif. Il eut grande ps^rt à toutes les affaire^ générales^dès
catholiques anglais^ et publia beaucoup d'écrits sur des cho-
ses àé circonstance et sur.des points de controverse. Il empe*-
cha^ en lygr, un bill qui eût été désavantageai aux catho-
liques ^ se déclara fortement contre le schisme et les eitcès de
l'abbé Blanchard, et fut, dans ces derniers temps, un des
plus chauds adversaires du veto;, il étoit uni sur ce point
avec les évéques d'Irlande dont il fut quelque temps Tagent
en Angleterre. Ses ennemis mêmes ont rendu justice à son
mérite et ont loué ses connoissances; m^is ils t'ont accusé de
trop de chaleur et d'exagération. Depuis quelque temps, sa
«anté déclinoit d'une manière sensible. L^année dernière / le
i^'maij il sacra pour son coadjuteur* M. Thomas Wâlsh,
président du collège d'Oscott. Ses derniers momens ont été
marqués par des .acjtes d'une tendre piété; après ayoir reçu
les sacremens de l'Ëglise en présence. de plusieurs fidèles, Il
dëdara qu'il pardônnoit à ses ennemis, et demanda lui-
même pardon à ceux'<iU'il autoitpu blesser.- C'est dans ces
seiAimens qu'il est mort le iq avril dernier, à Wolverhamp:
tor^, dans le comté de Stafford, où il fais^oit sa résidence..
ISciM» parleçQivs , dapis une notice plus étendue^ des actions,.
deb services et des écrits de ce prélat^ dont la mémoire seiw
ckire à tous les catholiques zélés de son pays.
V
/
»0
NOUVELLES ÏJOLlTiqUES.
Pabm, Ce qui s'est A4ssé le i6, à la cUambte, montre coroUiei^ te^us
ceux qui aiment Tordre et le' repos sont despotes it seconder le mitiisn
tène dans les mesures qu'il prendroit pour arrêter Texcès du mal.
miisieurs journaux s'escriment, depuis ce temps y. en faveur de la li«
l^eH^, de la presse. Il est tout simple que les auteurs du désordre aienl
horreur du remède. Si nous ayons la censure, on! «(aura assez qui ea
en^ çaiise. Oq npos. parle de la plus précieuse de nos libertés; mais à
^i;^ profite-t-el)e le plus? \ une cinquantaine dVçri vains qui vciiieffi
arpir le droit de tout dire, et qui insultent- )purn0llement à la^cli-*
^ion et à U monarchie.' Jo^ ne pense pas guc toilt fut perdu parée
^njtonlespriveroit de ce funeste. pri.vjlege.
— S. M. a donne , dans son dernier voyage, à Compiègne , au pré-
Cet, nu sous-préfet., jau maire.ct à MM., les curés de Compiègne, 1^
siomme de 9000 fr. pour Jeues pauvres, et à IWi^r TcvêqueBoop fr.
pour les sbesoins du diocèse.
(44)
. — r S* Wt. a ^igne donscr ïo<>o fr. «i .ia;fiil>rk|«»t'de Kêtti^lb de»S<iiilt)^
Jean , ^ TarLci » çl M»« la Daupbine , 5oô fr.i % ,. . > ' -
— M. le Dauphin a Visite, le i6 cïè.ce mois .là pri.8on')dc Siaint-
Llfc^flrè,"ét'tt exlritiiné tout nvec U t>liis grande «itliçntioti: '
•^M. la Dauphin et M^ la Déuphifae 6ht Visirë, le i') ^M' iH'-
^aaft d&rar^ d« Iviolnphe^ fie TEf^ite. M. te Dauphin- a accordé àorn
'quvriers présent une Aoiiimê de aoofr* !f ^ '■.:.!
-^S. A. R. M** la Davphine.a honore de s^ yiiil.e, le Ql tle.jce
fnois, là mahufacture royale des glaces à §aini-)jot)atn , et fe tOimlf
tfèChauny, déstimèe 2i pt](I if* lès' glacer. Lé Co'nednV^ âès pétsôhti^à^
iu plus haut td«f^, là grâce et Id fcohté fiô^féhiinte de U ^riftcMéè »
fÎDsi que «Q.niQni6cenee> Ie»^répQro!tils faits pbif Jes ad«ièiftràtmirii
les ouvriers, et surtoyt )es attentions de M* le préfet) outpfQCttr^ik
CCS d«*ux enurnits'uB teau jour ^e fête, dont^pn gardera encore long-
temps \e Souvenir:
-*- BiM. Franconl ont *ti l^bon^eurde^réjtCntéi' à B^atéllc, U tS;
^.Mgr4é duc deBordetux^ le petit chenil qu'ils àvèient été châi^
df) dfèfi^'iRx. pour S. A' H. Le. jeune ptioce. la monté i.eJtB/Mt pin*-
•ieurs tours de manège avec assurance. MAnxiiQi8lSLX.E a isuivi l'eiem-
pie qe son frère. ^ k-*
— Pat ordonnancé de S: M., ï*ittrfportantc ijpllectîôh 4*âtitî<j[tfffei
Ij^yntie^ites) réunie ^ Livourneparlës^ttede M. Sirft, ét^aéifujite
par. le Bosi^^er^ âjjtititéé aux; antiquités oWentalrs are^bes^ eici>;tpaÀjiê
trp^vfnt à'Pa(ti«, ei foritieront une division du musée rbyal àa,k4m .
yre> sous la direction de M. Ghanipqilion , si avanta^etiseiueilt cpi^o^ui
par ses travaux sûr les hiéroglyphe^. Ce même savantLy donnera un
cêtit) d*ârchéologrè'iégyptrétine. Uhé autre divisibh rertfcrfttera^féfc
aAtiqaités ^ecqytl» totnaiftCs et dtr mo^ett ég*»^ M. le bèteté^è CMèkt
en -est chargév . \ ^ : a >^
— Le général GuiUeminot doit partir spué peu pour CofisU^^
nople.
— M. Arthur Ruinart de Brimont est nommé conseiller référen-
daire à la cour des comptes.
— Llnfant don Miguel vient d'écrire one lettre-, où il désarcue
toutes les démarches que certaines personnes pourroient faire en son
tiom. L'eiiipereur d*Autriche « dans les Etats auquel il se troutc, )ui
a eonfé^ là grand cri»i)t dfe VorAre de Saint^Etiénne de Hongrie.
•^ M. GévaudaA , adfninîitràtèur dés messagerie^ «t Ai^cien député ^
eét décédé k Pûrii k Tâge de quatre-vingts ans^ Oïl se roppelle quelles
lil>érauj( Ta voient porté k la chambre-, mais n*a voient pu lui donflèr
le talénl dé présider. ^ /^(^^
' -^Defs plétistes, espèce de secte parmi les luthériehs, s'éloirtil:
àion%rés en Alsace, tk deux d*èntr*eux a Voient été condahiné«,^r
H tribunal dé policé rorréctioniiélle, à quelque! mois dé prison et >
tinfe améliif'é. La cour de Colmar a cassé ce Jugement, se fondant »tir
le libre exercice des cultes en France. M.' le procureur-général Véét
pourvu en cassation cbntre cet arrêt. ; '
— Un incendie vîé|it de conf<umer le liçH du village dé Villemér
(Yonne), Jtial^ré les cflTorts extraordinaires du régiment dés cuiras-
(45)
9ic?« fie U Rcifie , ajr4i4 ^ f^ tAt# If* If Q»9'e 4(f ^nlf-lkrit « iiip
colopet, «^t 4e Jn «^mpuNH^ws de» pouiofiu M^ If |iréf«t j est Atrivé
au^i pr^ <if temps «f>r&. 0« «PViçrit cWs M- Outre^Qii, a^Utt»^ me
.fctppir à Bepoei. S'il a «voit ^ gagné fout-^-lvit len Mocèei en
Bioim jaérUoit-it quelque témoignpge 4e greUiude p«ar le eourife
q{i*il avoit mooirë en alUquaat de firont lei Jécoitea ; aiiiii oïl loi
4i domiié u# l^apqiiet fplçodi^e,. i«a totUcripUon o*ët4»it pas de aS u»
3QeeiitMoes , coiome pouv le noouoieot du général Foyvmaîi de ni §t^
«par t^e^ et il faut recoupoltiteifqMf «i ce tarif est un peu cher» d*iin
jwtfe côU on ne ihhivoU tr^ régaler eelui auî a si bien «uivi Us
ftr«PCs.de riltustre Gll^l^otaiy* et qui a eeproUuit dans son .pIaidojr«r
4ottte réoergie d^ Opin^Ms r^n4^$ du profturenr'géaéral.
— Uq mistral virent a fait de grand» re^egDi » pendant six|ourap
dans le département des Boucbes-du-Bh6ne. Une gelée a encope ajonlé
à ^ désastre
. -T-lfa séance' d^ la chambre de# -cominones du la mai a proeoré
bdailf^p fU r«»seig««meji4 sur raeeroissement de la mwine ant-
glaise. • .
— 4«fN soifsciiptions p«ur les qiivriers en détresse t^éUyoienl défk ,
nn Aagl«terre« h i;6oo,oooir.
. -^ Lft nouvelle de U prise de MJMolenghi est maintenant hifri de
tout doute. Le manqiie des vifTes et l'inutilité des eflerts de Vemiml
HiaiMis pour' ravitailler U pUcci» déterminèrent luiit-cMils bomoes à
liMr^i des efforts pour «e rendre maitrei d'un hri occopé par dûê Ana-
2>«s , et pour frayer ainsi uo« route aMx. aulrvs babitant afin de-serlir
dt la plAce ; mais ils n*oot pu réussir dans leur plan. y«elqucs-ii«a
%nii pu paavenir à te sanvcjr dans les montagnes; le rette est mert en
«QwMC^ni 9VM cenurage. Jl n'y ^ eu que cent ninquanla fcoiinwi df
prîfk- mais trois miU^ femmes; pIsisieuBs d*entr'ell«s actnient dé*
tfwtes ou ont été noyées.
1- Un ;traité de paU vient d'èlre eondis entre lei Birmenf ei ies
AngleM. Ceuifci y gagnent quatce proYinces» et le rot d*Âfadait
p^yer «5 milUoM de francs.
CIlAMBIii; DES Pà1K3#
dépenses mioistûrielte^ du pro-
duit de la rente de plusieurs imnieubles app^rteoapt à r£UI,«. et IV
dop^e k .9|5 yoix contre a^. MM, le'comte Roy, le ni|irquj;i 4^ Mar<-
boit et le. ministre des finances ont parlé sur le projet.
' \ CHAMBRE pf;^ JJ^ÉPI/TES. •
Le i($ mai, ^n re|)rcnd la du^ussi^'n .^r lie budf^et de iS».^. M.
C 46 )
et Ckarencey étabKt qa*ii n*y a rien à faire en France pour la mo-
narchie , si on ne ' comnienee par y constituer la société. Il re-
<:herche ce qui garantît la dur^e de Tordre social , et le trouve -dans
les principes religieux communs, dansées corporations, protégées
Ïiar les Anglais eux-mêmes, dans des institutions - promises depuis
ong-temps. L'ot-atéur s^élève contre la centralisation, les progrès de
la clémocràtie, l^ versatilité et les contradictions du ministère',
Tagiotage. Il parle contre plusieurs associations, se déclare pour
la liberté de la presse , déplore le mauvais usage -mi*onr a fait de
là septennàlité: enfin 'il ne vent pas' refuser le budiret, mais il y
rédamo une diminution* de lâ - millions M. de- Saint-<^hamans
espère un ebangement avantageux dtns nt»9 fonds et propose d'in-
troduire au budget cet article-: xt A compter de la publication de la
présente loi ; ia moitié d^s fonds de Tf^mortissement sera employée
âurachatdes» 'cinq pour cent au-dessous de paif et le reste au ra-
chat^ des trois 'pour cent.' »
M. de Lezardières trace un triste tableau de' la misère publique ,
faute de débouchés. Il s*élève contre Tagio^age, et voit Tesprit pu-
blic , se >dété|jàrant. Il nous faut la Charte. La religion catholique ne
peut fleurir qu*à Tabri des institutions libres. Tout est isolé ea
France, même le clergé. La centralisation est aussi attaquée par cet
orateur. Les ministres d'aujourd'hui n'obt ^às répondu aux vœoxT, ils
ont désuni les royalistes, et en conséquence il faut leur refuser les
moyens de rendre le mal peut-être irréparable*
' M. le 'ministre des finances lui répond : la bourse a été sacrifiée à
la propriété, les. grains sont à Textérieur à un tiers- au-dessous .<de
leur valeur en Ff ance ; la loi des douanes "sert à diminuer la -cul-
ture des céréales, seul moyen à apporter au soulagement de Taçri-
culture; le ministère a suivi tous les conseils de la- chambre sur. ce
point. S. Exe. fait observer que la construction des hameaux comme
des édifices dans les villes pronve la prospérité du pays; que la
Charte est plus que jamais exécutée, et qu'en preuve toutes les me-
sures prises par le gouvernement ont été adoptées^ par les chambres ;
la religion est libre et la France considérée à l'étranger/ Les institu-
tions départementales et communales sont fort difficiles à -établiri
S. Exe. termine en disant- que le rôle des minii^tres n'est pas un râle
trop séduisant, et qu'ils céderont plus facilement au dégoût de pa-
reilles fonctions qu'a i'enivrement au pouvoir.
Sur une interpellation de M. C« Perrier sur la censure dont on nous
menace, S. Exe. dit que la liberté de la presse est peut-être dégéné-
rée en licence , et que s'il juge que la censure est nécessaire , il n'hé-
siteta pas à la proposer. Le centre et le côté droit se lèvent en signe
d'adhésion. Une vive agit4tion se prolonge dans toutes les parties de
la salle, et le bruit des conversations se prolonge long-lemps. On a
peine à entendre M. Bourdeau qui parle contre le projet et contre la
centralisation.
Le 17 mai, l'ordre du jour est la cuite de la discussion générale du
«udget de 1827. M. Leroux du Châlelet lit un discours en faveur du
projet; il 8*élève contre la censure, et dit que si les journaux ne sont
pSiaTlibres , on verra renaître lés écrits impies, les Pfaùis Jaunes y les
(47)
4
Minerves, etc. (i). En tout cas, il faat en laisser l'initiative au Ro<4
eîe
' M. Reveillère ne voit qa*une seule chose.de bien stable, au mi-
lieu de la mobilité des partis , des métamorphoses de Topinion et des
tâtonnemens de l'administration : et qu'est-ce? le budget. L*abus
des richesses fictives et Texagération du mécanisme administratif, ou
on vcrroit plutôt décomposition que centralisation , sont les causes
c|ui empêchent tous les efforts de la chambre , et font que toute amé-
lioration de^""~' ■ '^^' ^*--' ^ j— .. -— I
flatteur aux
des fonctionnaires
dans Tardeur des entreprises et la multiplicité des constructions > la
surabondance des valeurs en circulation, et Timpatience de se dé-
barrasser de capitaux factices. Il est cependant charmé de pouvoir
voter un troisième dégrèvement. Revenant h Is^ centralisation , il fait
envisager la lenteur de ses opérations , Timpossibilité du ministre
de faire tout par lui-même , et par là Tautorité de la bureaucratie.
M. Labbcy de Pompières ne voit plus, dans la loi des finances,
qu'une loi de profusion des ministres, une loi de gêne, de privation
et de détresse des contribuables. II fait beaucoup de plaisanteries,
et demande compte des deux dégrèvemens annon ;és , la suppression
du traitement des ministres d'Etat, dii conseil d'£tat,'la diminution
de celui des préfets, directeurs-généraux , etc. M. Texier de Chapelle
Êarle en faveur du projet. H. B. Constant trouve les réponses de
[M. les ministres nulles. Il adhère à tout ce qui a été dit contre
eux et contre leur administration , et parle longuement contre la cen-
sure, qui paroit Téffrayer singulièrement.
Le \S mai 4 suite de ta discussion sur le projet. M. de Clarae pro-
libnce un discours en faveur du projet. M. Humann revient sur la
guerre d*Ëspagne et , dit plusieurs choses désobligeantes pour le duc
de Beliune. La chambre accueille ce discours par des murmures ré-
pél.^s, et M. de Bouville, après que M< Foucault a parlé en faveur du
projet, venge Tiliustre maréchale Cet orateur déplore ensuite les
malheurs de la propriété immobilière., trouve le dégrèvement de
rimpôt foncier insufnsant, et se plaint de ce (|ue le ministère n'exa-
mine'^ pas les vœux émis aux différentes sessions dé la chambre. La
clôture est demandée, mais M. de la Boëssière s'y oppose, parce que
Tassertion ' du découragement de l'armée n'a pas été sumsamment
réfutée. II montre , en peu de mots, le dévoûment qu'il a pour la fa-
mille royale, et répond de celui de l'armée. Ce peu de paroles plei-
nes de feu et d'enthousiasme , sont interrompues par des bravos non
moins équivoques qui continuent également après son discours,
et la clôture est prononcée k l'unanimité. •
I ■ . ■ - ■■ ■ '
(i) Il nouT semble qu'il est difficile d'en voir plus paroHre sous k
i^nsure gu'il n'y en a aujourd'hui, où l'inônclatinn est portée à son
comble. , (Note du Rédacteur i)
> ( 4« )
M. Fabbé de La Mennais pubija , if y a sept ans , ses J^éflexi/ona s^
Vétat dt l'EgUstf avec des Mélanges i^eligieux et jthilovophi^tfes ^ <\u\
éi.oient des articles insérés précédem(nefit dans divers journaux. l| j
avott vingt-neuf-articles dinérens , et Tauteur y joignit^ ies pen$4c§
détachées. Nous annon^mes ice recueil toode XXlI, no>653. M. de
La Mennaiii vient de faire paroitre en 'ce moment un nouveau yo*
lume de Mélanges; cç sont |>our la plupart deis morceaux insérés dan^
la Bibliothèque des dames chrétiennes, dans le Conservateur, dans^ 1<
Drapeau blanc et dans le MémoriaL il y a en tout une quarantaine
de morceaux plus pu moins étendus; nous indiauerons, entr*autres^
cine réponse a un protestant en i8ai, des réuexions sur un arrêt
rendu en 1819 par fa cour de cassation,' sur les causes de la haine
3u*inspire à certains hommes la religion catholique , sur le suicide ,
e Forgueil d^ns notre siècle, sur l*associalion de Saint-Joseph, sur
l'observation du diipanche , sur V Histoire véritable des momiers de Ge-
nève, une Défense dé la vénérable compagnie des pasteurs de Ge"
nèï/e, etc. Ce dernier écrite dont nous avons parlé n^ 104S , étoit sup-
posé écrit par un protestant, et parut' en 18:^4 î ^^^ protestant y fu-
rent tronipés , et la vénérable compagnie elle-même en fut dupe
quelque temps. M. Tabbéde La Mennais avoue aujourd'hui cet écnt,
qui est uqe réfutation' très-piquante de la conduite et de la doctrine
des prote^ans de Genève.
En généfai, on retrouvera dans ces fragmens la vigueur et Télé-
iration qui caractérisent Tauteur. |1 y a d^utres articles (;(ui excité-
Tent du bruit dans le temps, entr*autr£s ceux sur l'éducation et sur
deux projet) de loi. Il y en a aussi quelques autres qui sont tout-à-
fait politiques, et dont l'auteur i)« sera sûrement pas remercié par le
içinistère. Le volume est terminé par des pensées diverses : ce sont
pour la plupart -des traits rapides, mais qui portent coup, et où Té-
tiergie de Texpression se joint à la profondeur de la |>en8éc.
Fables de Phèdre, traduction nouvelle, avec des notes, par
M. Masson (a)
Cette f radqction est d*up jeune professeur dans TAçadémie de Pari%
qui paroit avoir fait une étude spéciale de Phèdre, et qui ri^profjuil
heureusement en plusieurs endroits sa simplicité élégante et sa préci-
sion expres;4ve. Il a joi&t des qoies pour Tinterprétation d^ pa^agef
<|[uî ofiTrirpient quelque diifict|lté, ou pour i^appeler dp^ notions d'ius-
toire et de géographie.
Les Extmits 4^* auteurs grecs annoncés n» 1219, se vendent 6 fi;.»
et les Lacaniennes , 1 fr. 5ô cent. A Paris, chez Brun«b-La|i)be « jçt ao^
bureau de ce joiirnaL
(i) In -8*», prix, 6 fr. et 7 fr. 5o cenL fr. de port. A> Paris, au bu-
Teau de ce journal.
(a) In- m, prix, & fr. 5o cent, et 3 fr. firane de port. A' Purit,'chet.
Brunot-Labbf, et au bureau de ce journal.
Hkkcrsdi a4 Kxi 1896. (M* ix3o.)
Dec journaux «t des pamphlets nous réjiiteiit saQ> ccfoe
qtte leifliaUUrefst veaduau clei^, qu'il favorise ex cl usî-;
vfunept tes coagrégatiDas , qu'il &« laisjie mener par MouU,
rougç. Cet iag^qieuses plaisuutcries se reproduisent $ou&
toutes le« formes, et fioitseDt peat-être par faire q.uelqiMf
dupes. Lç fait est que le clergé a de justes sujets de plaiotet^
sur différens objets d'administration; sans affecter cette op-
pO^tioD hoslile qui att^ue le iniuistère sur tous les points,
il voit avec douleur dps acte* et de* tnetui'es maDifestentent
contraires aux intérêts de la religion ; il lè« vpit et il réclame-
Lo Me'moire qui SPiit est l'ouvrage d'un homme plus distia-
gui encore par sou lèle que par le caractère dont il est re-
vêtu; on a bien voulu nous le communiquer, et nous avons
Cru utile de lui donner de la publicitét
a Danssfl circulaire aux préfets, eu date du iSjuin i8a5,
Is ministre de l'intérieur s'exprime eq ces termes : a J'ai rs-
p jeté des subveptioDS ou secours pour à/es collèges, pQur
jf des oorporatiqqs religieugejs, pQU[ des muiti^es, des école*
» ou des sociétés littéraires , etc. , parce que les collèges ua
» peuvent être soutenus que sqr lès fppas de l'instruction
s publique o^ sur ceux des communes ou des hôpitaux , et
S qifç les rétributions ou secours, telf qu'ils éloieot TÔlés.
» pour les corporations qui en étoient l'objet , n'auraient pu
9 çtrfi stipulés que sur les fonds des'affaires ecclésiastique*,
» «u, selon les cas, sur les fonds dn communes ou des hoir-
> pices. u
.» ^on-aeulement le miqistn de l'iotériaur rejette te* sub-
yeBtions accordées par les conte ils-géuéraux aux.corpc^a-
tions rdigieuses, mais eacare celles votées ca faveur dff pi^
TtimeXJkF^ni. L'Anti de la JUligion et du Roi. D
\
\
( 5o ) . , . .
tits séminaires , des associations destinée^ à propager les bons
livres , etc. , etc. ** r
ii> Oa ne peut que s*afQiger. d*un tel système de la part
d'un ministre du Roi. Les conseils-généraux et les députés
des .4^partenieBs s'en plaignent comme d'un abus de^oiir
voir, et toutes les personnes sincèrement attachées à la reli-
gion, qui en ont oonnoissance, expriment hautement leur
étonnement. -
3> Lorsque les établissemens ecclésiastiques ne ^sont utiles
qu'à la commune où ils sont situés, on conçoit facilement
que les conseils^générâùx n'e puissent pas disposer en leur
faveur des fonds départementaux ; mais lorsqu'ils procuretot
des avantages réels à un certain nombre de communes d'un
même département, rien ne s'oppose à l'approbation des
votes qui ont poUr objet de les cr&r ou de les soutenir ; au
Contraire, la loi du 17 août 1833 àutoi^ise les conseils-géné-
raux à les secourir s\ir les fonds facultatifs. * '
» L'article %2 porte : a les consell's-généraiix de départe-
y> mens pourront, en outre, et sauf Tapprobatiôndu gou-
ji verneraent, établir, pour lés dépenses d'utilitédépart'emen-
yy taie , des impositions dont le montant ne pourra "èxfcéder
» cinq centitnes, etc*. » Dans la' tjuestion présente , tout ée
réduit donc à savoir si les établissemens ecclésiastiques' et
religieux ci-dessus désigné» sont utiles aux-départemens;
car alors les subventions qui leur sont accordées par les
conseils -généraux doivent être rangées parmi les d^emes
d'uiiiité départementale ; et, en les votant, les coBseils-^é-*
néraux se renferment dans les limftcs du droit' cjui leur est
acquis par la loi du 17 aoûti iSas; Il est vrai que l'articfe 2a
porte ^ siauf l'approbation du gout^rnement j mais , dàtis* la
circulaire du 18 juin 1825 > le ministre de l'intérieitriiovis^
apprend luî-mênie' qu'il ne peitt 'rejeter arbitrairertieiit de
«semblables votes, ce Le chapitre dés fonds faeultUtifs V ditm ,
of) laisse une jplùs grande latitlidc'aux conseils -gçnéra'idÉ',
•» soit parce qu'il -dépend d'eafx de les votèr^ cm êé ne pafe
» les voter en tout ou en partie , soit parce que leurs- vôteS
» sont obligatoires, toutes les fois qu'ils ne s'appHqueot
» point à une dépense irrégulîère • ou qu'ils- X<^^^èdent
y> point les fohds disponibles , ou qu'ils ne laissent point en
» souffrance des services obligés/ »
» D'où vient doric que , le ministre recette les votes, des
p
' (Si)
tohjteils-eëdëraux de défMirteiiiens , lorsque , sur les fdnd^
AfétAtartifs , ils accordent des subrentions aVibc petits sémi-
tiaires- et aux Boviciats des corporations religieuses qui se
dévouent au soulagement des malheureux ou à l'instruction
de la jeunesse et de l'enfance? Ces subventions devroient-
elles dcmp être "rangées parmi les dépenses que le ministre
appelle irrégulières? Elles ne sont pas irrégulières si on doit
• les mettre au nombre des dépenses d'utilité départementale ,
|nti^:{ue celles^i sont autorisées par la loi de 1 8ss ; or^ qui
peut rafsotinat>lement révoquer en doute quc'de telles sud*
venlîdns n'aient ce caractère d'utilité? Il faut, de toute né-
- céSslté^ en faire Taveu, ou dire, i° qu'il est inutile à un
département d'avoir un petit séminaire, et par conséquent,
âès-p^étl^è&, une religion, la religion catholique, la seule
véritable^ celle de l'Etat, celle du Roi ; i* qu'il est inutile à
utf' département qu'il existe dans son sein des corporations
réligCè^es ddnt lès membres se dévouent avec un jcèle infa-* .
ti^blë^Â'iervice des' malades , des. pauvres, des insensés,
des malhem*eux,.6u à l'éducation religieuse de l'enfance et
de la jeunesse, l'espoir dés familles, de la religion et de la
France/ '
-^ »Le ministre de l'intérieur 'ne peut nier que les secoun
'^^Jtéi^^ur les pwits sémiïiaires né soient des dépenses d'uti-
lité départementfLle , ssitis se mettre «n opposition avec lui-*
même; dans sa drouiaire citée plus haut, il convient que ,
dftûS la situation' actuelle des choses, rien ne s'oppose à ce
£[^e'iés*'donseils- générait vêtent Eut leS fonds facultatifs
dèis 'i^tibventîons pour ii^boti&ti^etipn dès édifices diocésains;
<kmé les édifices diocésains, c'est-à^dîre-, les évêchés, les
séminaires et ie» petits séminaires sont des établissemens
d%tie 'Utilité départementale, et pai* conséquent les secours
vota en leur faveur des 'dépenses d^utUfié dépctHerhentale .
' » Combien ne pburroit-on pas citer d'exemples à Tappui
X d'util assertion si incontestablement vraie! Les conseils-gé-^
nériflku:!^ peuvent voter des secours aux anciens employés des ,
préfectvirea (circulaire du 18 juin 1 825 ); osera-t-on bien <
aîSHnér ^que les prêtres élev& daiis les petits et dans les
grands séminaires, "qui prêchent aux peuples les dogmes et
la morale de l'Evangila ; qui exercent un ministère auguste
sans leqnèfia religion elle-même cesseront d'exister, ne ren-
dentipasiautant de services à un département qu'un commis
* D »
(4«)
I
fmplçy^ à faire d^|Ei.ëcriti|jre^.4ai|sleâ biireai^ 4We f^^i
ture? La rçligipp ^t.ji^^ m^uï^s, aontiis spnt le^ prjpc^p^^^
appuis vce sout^ellj^pa» le$ intérêts les jd1\^ ippprta^^iif^
^o^rêfslespl^ss^ciéi 4'u'> 4^p9i^^<n^ntr ,
. 3» ]Lies CQDScjil^-g^oéraux sont eiicore auto^s^ ^ iIP^F <l$|i^
^bveutioii& pQiir Tes.hpspîces des euifans trouvés; pf^ te^as*-
|n]^^ns,au fkacerdoc^, qui sont élevés dans les petits sémfqa^
res^ne^ méritent- ils pas. autant Tiniérêt d'uA départei^e||t
' que leseolans du crime rccueiUijs^. dana mi; hpspiçe? Nç iijA
rcndrpnV^ils pas des services aussi ipporfan^j^u^^c^jenf^ni
délaissé^ , n^arqu^s aux y^ux de la société du sceau de V^^?iP^
^inie? Ces obscry^jtion^ justifieffit epcpi^e. le^ yptfs pQ^>|ç%
noviciats descorporatipus religiçuseSf,.dontlj^sm^n»^rç$,^^j
iagent les inisèreschui?iainiçs dans )es.4ÂY<^'^^ b^P^9HF%4'm^
. flépfirteiuenty pu <;»iis^çren^ l^jjfs tr^vaiuç et|e]L^' i(ifl^^[|^7
4uçatiûq de Tenfance qtde (a jeunesse | ^it d^ns.jl/^.i(i)i9^^
«cûi ç)^P^rl^&<^^oipâg&^7 car çes,I^ovici^tspr^c^reJ:lt4^^4|lr^
j^.fiux établisseme^^. cQnBes, aHx corppra^ops rdUgi^Hsasii^
^ ^a^s ^iriciat jies çprporatioqs nq pourroiept pxisteri :, ce
^nt'dpnp des étabUssepeps d'unemtilité départci^entaL^i» r^
les yotesr faits en leur faveur des dépenses d^uiÙité d4pifii»i
jÊi^uJe. ^es. mêmejs :pbser^t^ns &*appli^uex^t ept^ose: ^^x
irojLef. pQ^r tpute as^çj^tipn iç|,to|4t lét^iis^WenVrf*?^,^
bi^£pfi^ s^^tei^dent à ua çerj^ain npwbre^iejîbiï^iqi^u^csfl'^^^
tnême départeisxent; ^es dépenses (aitcspdr l<^ çc^lè^}}^gév^^
rau^ pour les créer ou (e^^^putenir na ^^t donc pi^ flje^/A^
penses itrég^JWrc^.I4'«^.4>iJieiv^ dfi «î^iJpriét^ P^bfiqW
qu'en les ^pt^nt, Içs ppisi^Mr^^^^raw n'^çèdçpl^ pp\j?^ jifls
iQpds (iispoi^iblçs ,, qt qu'ik pe laissent .po^pt en ^o^iffr^fl^çp
les^vviç^ obligé^. Èejetçr de pareil^ yo4e%,, c'p^t 4ç?c>ç 2|giç
ârbiti^reinep-tî c'ei^t insulter aux çpns^)|Tg^néra|\iX(, .;^pf«
trister Içà ,)^pfiQête& pççes de famille, dpp^ (e&nx)itablc^,4^
4^épar|:en^n$ ,' i^pibres de .ces çon^^^i^ jiçi^ii les ojgj^^^ et
lUs intçrprèWy pt enfip^ yerscr un^;^rt;e,4fi dçfave;ur ,et pic
qpnépriiS sur des ^tablissçisens dont rin^ppiçtapçe.e^tt si <i>iei^
sen|;ici d^^s 4opl; le Foya^u^e, . . ,.
; >p Pour jpsti§er ie rejet 4^3 •yot^s.§i.p^e$sftirç§.ptsi.ut}l-.
Itt, pp prétend étçi^Mp.i^pe 4is*in4fop ^.tj:ç.|^ intérêts aij^r
tf fiels ^ les iiatérêts piorau^ d'^un,' à^^Tf^^P^V'^A ^^. 4^^9\^'
mh'çiiidre.^i^ prpfM^rs le^ffi^urs ^(^t^il^l^ Ur<!*^^^-t^
\
1
(58)
^ééireàt ^èacv^t émût VM^càûoù éts Maâs. finultetU»
mtW des intéiéli matë^icds dû département , et ooBipter poar
néf t«» intérêts moraux des famitfea^tde la société? Ici ^ le
tiatla de ia loii montre la fdtiUlé de, cette odieuse restriction.;
ett' vertu du as* article » les coDfséilsMgénéFàux sont autorisés
% employer les centimes facultàtii^ aux dépensés. i^uàUitè
départementale. Gerks, dans cette expi-ession si ffénéralè^
qui n'excepte rien en fait d'utiUté de'parteraentale , on ne
saurott apèfrcevoir aucune trace de la distinction si gratui-
tement établie entre les intérêts' matériels et les intérèls mo-
raux d'un département^ et il est d'aillieurs évident que lors-
Îu'un conseil-général vote des subventions pour un hospice
'énfaus trouvés , il s'ctccnpe bien plus de l'intérêt moral du
^département que de son intérêt înatériel ; iNîent au secours
de i'faumanité malbéoreuse et délaissée ; il a en Vue d'épaté
gner à \k soëiété les brimés et l^yséandales dont les Victimes
-du libertinage deviendroienrt un joui' iea auteurs ^ si leur
éducation étoit abandonnée au hasard; il se pixqpbse eit-
eore de détotimer les nières ilisensibleè du dessein d'immd-
làr des ^nfanà Relies r^àrdent comme un fardeau pesast
et indommade. Ëst^èe là un intérêt matériel ou un intérêt
-ÏÉ^iraV? Oependant le» secoua votéb pour soigner cet intérêt
'^^léot^i soiit des dépenses d'utilité départementale autorisées
'pérr Mrie ministre dé l'intârieur. .
)»On objecte encore qu'il existe un mioîsfteaé des affairas
éceléfliaétiques ^ et'que cest à lui qu'il appartient de soutenir
les '^tablissëmens ecclésiastiques et religieux ^attendu que les
dt^eases affectées à ces objets doivent- être suj^portées , non
jHir lés départemens , mais par le trésor* M. le^omte de Cor-
iiière répondra lui-mrême à cette objeciionr; dans la circu-
laire ^ il s'exprîme en ces termes' : ce Jusques et y compris
D 1 8:75, fine partie des dépenses diocésaines étoit classée, au
:0 nombre des charges départementales^ et, par une conse-
il quence de ce classement, les conseils-géniaux ont étécoà«-
Ji stàmment admis à voter sur les foiids facultatifs de$ subven-
)l tiônsv soit à titre de supplément de traitement ^ soit pour
-b \2t coiïstrufctibn des édifices diocésains* Je- ne vbtt Hen dans
19 la> situation actuelle qtdi doive faire interdijrèoolefaeuHé^
1^ laqf^élle néanmoins <mêSèra ie jour àh le hnàget d» clergé
%'ékra wkBnm de fond» euffufanspôar doter conventiblement
-» touê Us setçiêeê diùàésaine, »
(56)
des fusées; on jette les chaises ^ on profère des huëes^sacrilè-,
ges : les prêtres'; ramherêqiie^ le saipt ^Sacrement, rien
n'est respecté /et le désordre est au comble dans l'église. Le
vendredi on einpécha les agitateurs d'entrer dai^ la cathé-
drale ; des troupes furent stationnées sur la place oii se forma
un liasaeinbleiaiéDt nombreux. Des cris séditieux > dti cbfints
indéoèiis^t des voies de fait^ attestèrent rirlitatian des e^
prïls. Le 8oîi*9 leû agitateurs se portèrent en massé à )>'arche<-
yêcfaé et tentèrent de forcer les portes. DIbhx mis^oniyAit^
qui lerenoient de l-église Saint-Sever furent âBsailHs ^â^s
la rue de Daniète; l'un d'eux , M. Loweabruek, èût{f>éri
si (utneliit eût pas porté secours. Le samedi il n'y «i point
en d'exercice, suivant Vusege des missions. Htf^ést^fMS' d(iu>-
tcox que ces d^sovdres .sont dus à un concert' et à'uifjïlttfe
{reports d'avance. On a arrêté plusieurs individus. .^oi)à
t IVmt de ces déclamations' réitérées contre lies prêtres , dMt
nos ^lirnaux retentissent (chaque jour^ Le VùmUiutionnêl,
qui a parlé v^n peu tardivement de ce» Mènes déptotàbiisd^
ne trouve à blâmer que les nçii^sion^aire^ et 1a poU^e. Que
viennent faire les missionnaires à ^ouen où toult le n^olide^
est religieux? Les missions pnt fait plus de ipal à la religicKi
que les livres impies; c'est le journaliste, qui dit tout cebi,
et quf , après, avoir parlé de tolérance^ de charité^ ajoute
que si i'pn continue la mission pn doit s'attendre à4é^ gral»ds
malheurs. Ainsi; voilâtes, agitateurs a verti^> \ ; .
— » t>eux joMtisaux avoient parlé avec une insigné mal véiN
lance d'un fait arrivé à Nimcs^ et le JoumcU des débats sùx*-
tout sVtoit amus^ c^^ns ^on réoit à pe^rtdro \f^ catholiques^
de cçtte ville sous les plus noires couleurs > et à leùf {>rmi'<'
gner lfi;s ép^thètes et les e^res3ions les plu» effrayantes ; Il
ne parlpit que de rage ^Âe fureur j^ de pocijp^raiionf atro^eê ^
de violences horribles; il sembloit qi^ toute la pôpul^tifAi
4»itholique de Nimes étoit livrée à de$ démons déchaînés. Le
récit dp Journal du Gard apprendra ce qu^il faut peoaer de
ces déclamatioi^s. Yçici ce qu'on lit dan& le à* du. lo nmi v
« La df^mbiselle Sôuchon. fille (l'un taffefawier de NSipes, avôïj
^ÎT» k"5 exercice? rfc Ja mission avec pltfsie'urs de ses amies, et sVtoit
hàx. remai^uer at^tant par m vénération poIl^ les mis$iohttaii*es que par
«es awidùilés «spirre. Jenrs prédic«ition«. Ses c« Apâfgnet ^ f nsirm^
^u*ellc \ou)oit se marier avec une p<ra0an« qui ee pr0feispri:pà9 sjl
religion, lui en firent des rçprochçs, les^^ieU^ kX^xX mal reçus, dér
(57)
^ifhtmïh^9té% tn ég l&c}i««^ ^ope^. àfi oarl et fl*aiili>t. S« M*
lermioatioD fut considérée comme un outrage niit à la religion , ponr
lacfuelle pn se rappeloit Tavoir me naguère donner des marques d une
fervettr peu eommuné.
* Le 23 avril , k quatre heures du loir, il fut convenu qtie là e^*-
rémosie nuptiale» entre elle et le sieur Vidal, anroit lieu dans le
petit temple. Les jparenst le» amis des fûtiirs époux s^étoient pres-
que toQ^ rendus dans la maison.de \k demoiselle Souchon;, lorsqu^up
rassemblement de femmes et d'cnfaos s'y porta, et manifesta, pair
des hnées, son- tndigrfation sui* cette espèce d*apostasié. La jpdtice ,
Jfilbrmëd de ce qui se passoit^ se rendit sâr les lieux < et parvint, Ad
ipojen de quelques appariteurs., à fac^itér Tentri^e îles personnel qoi
manqnoient encore au rendes-vojiÀ. Un commissaire de. police sç
présenta dans la maison de la demoiselle Souçdbn , et invita lés fu-
turs époux à retarder Thèure de la cérémonie , espérant , disolt-il ,
qoe le rassemblemeiit'se dissipr;roit. Cette invitation, trèo-sage d*«il-
UiAs, ne fut poiol écoutée , et Ton voulut à rinstfnt même se «rendre
au temple. Pour prévenir tout accident, on fit avancer nae ^mp^-
gnje suisse de la garnison j, à la tétedc laquelle furent placés quel-
cnc.
eerter de la vérité . et suivre alors Texemple des auteurs det relations
nieiisongères rapportées par le Jpunuil ^hs 4ébaU et le Constitur
tionnei.
» Enfîn, Ton peut attester, sans crainte d'être démenti, qu'il n*a
été lâttcé aucune pierre, que personne n'a été ni froissé, ttt frappé, -
«t qoe. les deu;r. commissaires cle politrë; placés dans let rangf Avea ]4$^'
mwéé^i ^*ént reçu aucun mauvais tvaitv^ment , <fomme on a osé IV
vancer. L'escorte a accompagné les époot jusqu'à Ip pi^rte du ^^''
pie, ou leur mariage a été célébré dans le plus gr.ind calme.
» Le sieur Vidal , sa femme et les invités sont retournés dans fa
vraisoto Ife Tépouz, toujours au mllien de rescorté. La foule s'étant
diesipée em grande' partie, bientôt l'ordre fut rétabli.
» On a prétendu que cet évèneefent avoit été la cause de la moijt
(|*iine fcRiroe. {I est positif que là dame ^ourdie, cousine de la demoi-
selle Souchon , et, comme cellc'-ci » liée par un mariage mixte, ne
faisoit point partie du cortège; mais elle assista le soir aux noces, et
j dansa, malgré son état de gi^eese et d'hydropîsie. Sa mort,.quji
eft af rivée le aS , ne sawroit être attribuée au utisistement des seènt»
(ht 22,.rji^als hhciti plutôt à î'tîbt fiicln^ux où cHe sr trou voit. »
* ' *
I«e Journal dé^ Gard ajoute que le clergé de la paroîase
de» Cormes a refuse de recevoir dans i*dglise le corpi de la
dame B^iurdic , parce que c^tte fénotine noo-f^seuilenient étoit
mariée à un pro|è$tai)t> mais qu'elle avait fait U cèile
Hveo les prote$tans ; n'tal-eiR pas la en effet rompre matûftste-
me*t av(Qe TEgUse ronume^ lie maire de Ttimei a adrafié
9m^Jômnal deê 4^haf$ une rëeUmation que ce journal n*a
pas encore insérëie; la r^ractatiod coûte à ceux qui ne cher-
chent^ pas la vérité. Est-ce qiie l'autorité ne pourrbît pas
forcer le journaliste; qui a altéré des faits à les rétablir? la
loi lui en donne le droit; pourquoi ne s'en sert-on pas? Les
faits qu'on vient de rapporter sur l'affaire de Nîmes sont le
résultât d'une enquête faite par* l'autorité locale , et où on
a entendu la demoiselle Souchon ellemên^e.
— Les pieux fidèles apprendront avec intérêt le succès
d'une mission à Colombey-les-deux-£glises, an*ondisscment
deChaumont, diocèse dé Langre». Cette mission, commen-
cée le 13 janvier, a duré' six "semaines. Les tnissionnaires ont
rallumé le flambeau de la foi presqu'éteint. Des vérités, que
depuis long-temps on entendoit avec indifférence ou même
eïinui , ont frappé les esprits et ému les cœurs. On se portoit
en foule aux instructions, et l'église, quoiqu'assez vaste,
étoit toujours pleine de fidèles, tant de Colorabey que des
paroisses voisines. Malgré les rigucur$ de la saison, les por-
tes de l'église étoient souvent assiégées plusieurs heures avant
le Jour par des personnes venues de loin. Les missionnaires
passôient souvent à l'église une partie de la nuit, et tro^-
voient à peine dans la journée le temps de prendre un léger
repas. Ils n'étoient que quatre, nombre bien peu en prop<H'r
tion avec lès besoins. Les confessionnaux étoient cnvirom^én
d'une foule patiente et recueillie. Les conversions ont 4^
nombi^us^s, et les suites persévèrent. La procession pour la
plantation de la croix se fit avec ordre, et ce fut parmi les
qotables un religieux empressement à porter la croix. L'ex«-
hortâtion du missionnaire fut accompagnée Bon-seulemeat
de larmes, maistle sanglots. Depuis, on voit avec plaisir la
religion mieux pratiquée , et les désordres et* les scandales
beaucoup mjoins fréquens. .
— On nous a communiqué la copie d'une lettre écrite
de Lisbonne , le 28 septembre de Tannée. dernière, par M. le
comte Massimino, et écrite au marquis son père; il lui fait
Eart d'une guérison opérée par les» prières du prince de Ho-
enlohe sur M'^* Fresern, jeune orpheline de condition^
âgée de t4 ou.i5 ans. Elle étoit tourmentée de convulsions
dans la bouche et dans le gosier jusqu'à perdre la respira-
tion et la connoissan ce ; cette infirmité la fatiguoit jour et
et nuit» .^ Les dames Lebzeltern, allemandes et sœurs d'tin
ministre autrichien, qui demeurent à Lisbonne) ont re~
(59)
cueUli. depuis l'enfance M"* JPresern et «es sosur»^ et lui
. donnent une éducation soignée. £Ues ont pris tous les
moyens pour guérir la malade et alloient la faire partir pour
des bains i lorsqu'elles ont recur une réponse du prince aux
prières duquel, elles s'étoient recommandées. Au jour et à
l'heure indiqués par le prince, la malade, ajant.entendu la
n^esse^ se txouva tout à coup guérie après la communion , et
n'a ressenti depuis aucun accident, ce Ceci, dit la lettre, est
arrivé il y a enyiron ao jours^; la demoiselle est maintenant
forte et d une J)^Ue santé; je. l'a vois vue pendant cinq mois
de suite dans un iétat à £iire pitié, et peu de jours avant la
guérisoU' elle étoit pis qvie jamais, i»
— Le journal semd-officicl * du gouvernement des Pays-
Bas', V Oracle âeBrwKeïies a donné, le 1 1 mai, une adresse
signée, dit-on, par un grand nombre des plus notables ha**-
bilans de Tournai , et que le ConatUuiionnel s'est empressé
de reproduire. Dans cette adresse qui, pour le fond des pen-
sées et le choix des expressions > est digne des beaux jours
de 1793, et paroîtroil: sortir B'ùn club de jacobins, on féli-
cite le roi des Pays-Bas d'avoir expulsé les aatelUtea d^une
^ecie' étrangère ; c'est ainsi qu'on désigne les pauvres Frères
des éccies chrétiennes, qui, assurément, ne sont pas des sa^
teintés 'bien redoutabfes,' ni des* sectaires bien dangereux,
(l'adresse,, qui paroît calquéç sur les déclamations du Con-
stitutionnel, parle, avec effroi de rapparition de Vignoranr
tismej -du' voisinage de Saint- AcJieul et des succursales de
Montramge ; de cette. Ugue fanatique dont V orgueilleuse hu-
milité s* empare de la jeunesse pour l'apilirj.^d^n cette ligriè
télégraphique placée sur la frontière pour envahir les Pays-
Bas y etc. Les ToUrnaisiens , dit-on , connaissent l^apostçlal.
de , ces prôneitrs de momeries; eh! n^ est -ce pas apeC' toute
Vaud^cce^ d^une soldatesque fanatique que ces apôtres Hé Vin-
tolérance' nous reproduisent le sot aPeuglentent (^ une plus
sc^ite superstition? Il est impossible de ne pas admirer ce
choix d'exipressions et cette délicatesse de langage. Pour re^ *
trouver un tel ton et un tel style, il faut remonter jus-
qu'aux, bulletins de la convention et aux proclamations du
directoire. Le rédacteur de l'adresse avoit sans doute fait au-
trefois sa rhétorique dans les clubs; comment. imaginer sans
cela qu'il eût pu répéter ces expressions grossières de ^/îm»-
tisme^ àt superstition j d'ignorantisméj de momeries , de soi-
I >.
îiées? erUù |(oiiyerli^lliéift àpplâttdft à éê» dédtfiUlttiéiift tlf^
«ûltftntés ! et un jôvrrnal offièiél li^ técùéille ! et dâh» Utt piifê
tôUt catholiûué , voità cômnië oh outrage Une InstilutiM
thèré à tous les ÈathôHqù^ ! It y à Aam ce pit)fcédé tiiÊë tiè^
feâce absurde et un faonteù^ oubli ^ txmtes léâ ci6n<^6bafi£*
tes. Au surplus, cette adresse cfst fott suspecte ; on fte âôtîht
jpoiiit les noms dés Signataires, et cette précaution Iftîsse àë^
sdfc voir qu'on n'a'^oit pas dès iiôitis fort impoSiïtts à fâit%
connoitre. Noué savons que d^ nlé^rtii dû cOÉséilr intlnid*
Ï^al de Toui-hai ^Voient demahdé lé rappd des Frti^és, €t c'a*
6it të iroéa âé là màjbritëdek habitais. CeA^àsd^tÉtè^dt*
opposer quelqMe cbose à ce ycfcU «(u'on a imagiiië l'âdrMe
oi->déssus. Quelk pauvreté que de reeourir à de )MMreils
3aojem9f et d'emprunter aux annales ddi jacobins iatt latfr
§ai|e et uta ton faits ^^i^ revoter toutes les asMS koiuMM*
"•*■
. NOUVELLES POUXl^^Ui^i».
', pAÏta», s* M* ahonorié de m préfence lasoinéè que i^ A. R»M4iiA«c»
ineheftie die Berri^ « donnée, il j a eu une loterie 4^1 divem ^Tr^fÇf
dus au èriiT^il.des prîneesaes» et dont le produit est consacré chaque
année au soulagement dés pauvi^os.
•^ Le^Roi est parti le aa pour Saîni-Olond. S. M. a été tfécueiilîc
à èdn àrfiTëe par des acelamation» réitéiées^ • * %■
y^^ M>P« la Dauphine a feit don de 3o6 fn pour fenner un éhiliiUsse-
jnent Tcli|;ieux dans U viUa deiloùt^Lalou^pour Téducation des jeR"
nés filles.
— Jtf»« la JDauphine, | son passage à Itam , a laissé une siomiâè de
aoo flh. pour les pauvres.
« -M 9; Ai R. MAftAn«4 diidieiie de Berrt» adïiigné'iaîre nn den l
résilie rojnale. de Sointr Jérôme > k ManeîUe, pëvr l'aîdér à reippUr
cer en marl^re son vieua^ autel en bois donné par le ro;. René» .
-— . Par ordonnance royale du i4 niai, Vadministratiôn de la caisse
'd*épargnes et de prévoyance de la ville de Paris eèt adtoriséé a
iypirét en ^arssè, th'aquè éemaine. Tachai des rénfe^ «ux^uelle^ lei
-déposaoft auront droit , ans termes des statuts et de Tordonuance
reydle d« 3o octpbre l8:^a. Gell^ de 3orde«ux et toutes les ^a^V^^
ont.recu une roéipe autorisation. ' . ;
— La loi sur les substitutions « sanctionnée le 17 pa^p S. M.^ à été
pubKée l'e 10 dans le bulletin des lois.
^-^ Le aâimai, la chanibre dt» pairs , eonstîtuéé en cour {Udiciaîre«
a entendu la Icdnpe dn rapport sur les marché! Ouvrard, par Tor-
faae de. M. le ceipite Portalii. Cette lecture sera continuéet
i (ek)
««a ^Joftf qii*il dotiQQ à am pnfU:g$,éi^t fkeké qu>ii tjit coona d'«
Ïiiw0 la -«mf^ que ^ i. B, fil deriiimineDt daos-U prisou de Sapwt-.
âzare. Nous pouvons le trûpqnUiif or à «et (igurd, |ioa-^e|i|f OKAi H»
visité n'avoit pas ëté anuoncée daDs la maison , mais le prince avoit
même déjà parcouru une grande partie des salles, lorsque S. A. R.
a été V^onnue par quelques femmes détenues.
— M. de ChÀteaubriana déclare dans une lettre écrite an Journal
iks débats, qu'il n*e]^i9te «qcav A^ÛQt kVif^fW^ie de Marie-Tké-
rèse, tel qu*on Tavoit supposé. Au contraire, il paroit que la quête
annuelle n*étoit pas nécessaire , et qU*on y avoit renoncé pour cette
aMi4e->et> loMqtfé M^^ k Daoplitnt eètTennc suppléer à une rts-
ioilfne niOdMiitanément aba«doanée^
»^la réunioB agricole 4e Bovillé aatfalîea» cette année t le<&^in
vrecMni Ce mâoie jour, on vefedra , à Benl>ouillBt , soinantMaiaie
nvtbts et foikante-quii^ze bélier» de pore race espagnole , et quinxe
«esta «Il denx mille kilogrammes de laine.
: .nJ q^ eontinue k s'oocuner Ibàtemçiit ^ k Saint-Omer» dei prépara-
tifs p«or les exercicea q|ii doivent y avoir Ueo.> On y eaicatera -po*
petite gnerre dont l» matthe et les résultats aoat' déià' ûiàb d'à vanee^
«r-;Le cnntMleur, préposé en chef de Toctroi de Tureoiog (Nord)^
a? dît ^ôttl»rit vtk îiitdr deà GreiQsj mab, ayant apprit que 4et tnia*.
seaif«' grées avaient tout récemment insulté le paaillon 4u) Roi et
SiU feu sur des solckits français, il 9*est détermine k se retirer de la
Mnseription à laquelle il avoit consenti.
'-^ Le CoHstUuùonnel yioone irt exiema une protestation de 1» part
de* linéiques Grecs arrivés Hfrni^reraeîit k MarseiAe, eoqtre d^s or-
dfef tfopérienrs qni leur défendent Centrée en France. €*esl la pre-
inière l'ois que des étrangers s'arrogent le droit 4Éé faire nne soinma-
liéii' par hnis^iers pour être reçiis'dadt An** ^y»; '
> «.^ La pMisse de MoVtè»/ Basse»- Alpes) vient de pei^^'Voi» cnré
d^nne manière déplorable. Cet ecieléiiastique, plein de aétte etdO'ClMh-
Hté^, tt -éeé^i-^uvé assassiné d^ns son>proâ»ytère. M. Tabbé Renx pas-
soit penr être' le dépositaire de» ^unrôiiea de quelques personnes hnm-
^Ktrtites: IPassassin n'-A emporté que rsfrgeat. L*a4rteiicf • de: oe doubla
fetfait, qui a 'plongé la paroisse dans nne grands affliition-^ est eneor«î
inconnu.
-^ Les! nonYifclle»' die Btoekèan ne sont ^as encore «atisfaisautts ;
celles de MsAiehester sont meilleures.
^ ^— 'M. -Bering a assuré- dans nn-disccmrs fenn dan« la- obem^re
d'Angleterre, que la marine des Etats -Uni$ faiaeit des progvè» eroia^
sana^ dei manière a loi anur^r sovs peu )e seepM^ |J,e (a n¥>rini( mpr-
chande. '^
essédeil a«i couvens et ses moiaeSf contre lesquels en qrie f^t<
. Gobbetty tout protestant qu il e^t» £iit des observations fori |n()i-
«euici anr cettn ;tixe, dans les . tettc^i, pr^eieusef pour la rel^giofi
eetliolique , et dpmt la treinction e é%i,vn^^pi9 danf f^ io^rufi.
( 61 ) 4
;— Un broesDtear yient de trouver à Rome, sor Ats ^olett^ qu'il
a voit achetés à vil prix^, dix detsins fie Claude Le Lorrain, retwâsta-
tant des épifodes de la JémsaUm déSt^rée. M. Caraccioli y a les graver,
et Guattani Va les publier avec un texte»
> I I II
• 1
CHAMBRE DES DEPUTES.
Le 19 mai» M. le ministre de Tintërieur coramunigue Asseas. pror
Jets de loi, l'un tendant a autorise^ le départemen ti de Ja «Haute-
Garonne à s^imposer extraordinairement qua^fire centimes: -addition-
nels, pendant les années i8a*^ et i8a8; Tautre, tendant à autoriser
les .-vides. d(; Montpellier et Saint-Quentin (dép. de 1* Aisne), à con-
tracter chacune un emiprunt, pour subvenir a. des idépenses locales <
L^ordredn jour est la suite de la diacussion générale fiu. budget de
1827. «MM. de Berbis et Carrelet de;Loisyi rapporteurs àe& commis*
sions, Tùn de celle chargée de l'examen dé la partie des dépenses, et
Tautre de celle chargée de Texamen de la partie des recettes, résu-
ment la discussion sur le budget, et persistent dans. leurs .conclusions*
Le i«' article ainsi conçu : « les dépenses de la dette consolidée* et
de Tamortisscment sont fî^Lées, pour Vexercice de 1827, ^.lasoinme
de a38,84o,iai fr. » donne à M. C. Perrier Toccasion de fai#e>dei
questions sur les 3 pour cent à M. le ministre des finances ; celui-^ci
ny répond pas^ MM. Labbey de Pompiéres et Rcboul font, qiMqiieA
observations sur la dette consolidée $> sur les à pour cen^yla. cosnver--
sion>des rentes et l'amortissement. - .••
L'article I" mis aux voix est^ adopté. •
M. Fournas propose Vartide additionnel suivant : « A di^er de la
publication delà présente loi , la moitié des fonds' de Tamortisseagient
sera employée au rachat des rentes 5 pour cent , toute» les foif
qu'elles ne seront pas au-rdessoui 4u pair. » M. de Saint^Chanwins en
propose Un autre dans le même sens. M. Fournis di&velopp^ sa pro-
position* M.. Leroy» membre de la commission. de«surT^iUance>/M
répend et vote le rejet des amendemens. M. de Saint-Chami^ns re-
nouvelle les argumens entendus a plusieurs reprises pesant la dis-
cussion, et s*élcve surtout contre Tomnipotence du mi^slre.,M. de.
Kergariou tâche de persuader qu'il y auroit désavantage réel à aban-
donner le système suivi par la caisse d'anvoi^ûssemeçit. . . -<i.'. '
, qui se plaint .
d'Albi, sans avoir été entendti, et celle de M: Etienne Paris, des-
servant de la commune de Poislay, qui téclime en faveur dtes fabri»
ques des églises une loi exceptionnelle sur la prescri^iAa.^iie^ahkre
de la dame Poiïcy, religieuse bénédictine de Ve^uilles/ qwi- de-
mande^ au nom des religieuses de cette m^e ville^ queJeiu' modi^
(65) ■
que.pennoiy «oit^ugmeptce» «tt renvoyée à M. ieinim.Ntre Jtes aJBai'
res ecclésiastiques, et celle du sieur Oudotte, pour demander, la
suppression de la loterie, est roRToyée à la copimisstoà du budget.
Là chambre reprend la discussion sur les articles additionnels pro«
posés par MM. Fournas et de Saint-Cbamaai. M. Basterrèche parle .
en faveur de ces articles. M. le ministre des 6nADces, en réponse à
Quelques objections, fait observer qu'il ne a'.'Mçit pi us. d'augmentation
ae caf^ital ai pour l^s 5 .ni pour les 3, mais' au contraire, d'une di-
minution au-dessous du pair, et que celle-ci est pour les 5 de 4 à 5 fr. ,
et pour les 3 de 8 à lo fr. ta plus grande surveillance existe sur la
confection du grand-livre. Les agens sont respfonsables. S. Exe recti-
fie quelques faits avancés sur le compte de M. Gorvetto. Il f>rouve
qu'on ne fait que plaider la cause de quelques renliers. Le ministre
reproduit ensuite les raisonnemens qu'il avoit développes à une
séance précédente, M. C. Perrier profite encore de cette circonstance
pour attaquer. le 3 pour cent. Après une longue intériocution entre
mM, Hyde de Neuville, C. Perrier et le ministre des Gnances, les
amendeméns sont mis aux voix et sont rejetés.
Le ;2a mai ,.suite de la ^liscussion sur le budget , nommément sûr
Fârticle 3, ainsi conçu : « Des crédits sont ouverts jusqu'à concur»
rence de 676^932,^21 lr«| pour les dépenses générales du service de
Texercice 1827. Liste civile, i5 millions ; famille royale, 7 millions. »
La chambre l'adopte sans dls^cussion. On pajtse'aux dépenses de la
jusf^içe, dont le service ordinaire réclame. i6 millions. M. de La Bour-
flonnaye demande la parole , et avance que M. le garde des-sccaux.
protège ie crime et V assassinat. Après des murmures et des cris II
l'ordre, M. Le garde-des-sccaux demande qu'on écoute M. de La Bour-
donnaye. Celui-ci fait alors part d'un mémoire qu'on lui a remis ,
d'où il résulteroit que plusieurs assassins de la Corse ont été mis en
liberté par ordre de.Jil. le garde-des'^sceaux , et ont .reçu àc^ passfî-
ports pour passer^ à l'étranger.
^ M. le garde- de^sceaux répoud que l'état des passions d'une par-
tie des habi,tan».de cette île ne permet pas l'exercice absolu de Ijor-
dre I(^gal établi en France j que la tranquillité âe l'île étoit mena-
cée par' un grand nombre de Corses poursuivis pour avoir excjcé
dea vengeances homicides, et qui s'étoient retirés dans les bois. S.£xc.
redrôi^e également quelques f^its avancés par M. de La Bourdonnaye. .
M. Mestadier laisse de côté l'affaire de la Corse , et fait un. grand éloge
de la manière dont la justice est observée en France. 11^ voit^cc^
pendant un malaise , dont on doit le germe à la révolution , qui a
inspiré un goût démesuré d'av;incementj la profusion des grades, dca
déclarations, des promotipns de tout genre, y a contribué. M. Hyde
de .Neuville parle contre le grand nombre des cours et des tribu-
certains départemens, leur état .continue d'être ailligeant. Il parle des
dét,enus pour dettes et réclame une loi en leur faveurj fdit des éloges
de Tarmée, de la magistrature: mais s'élèye contre b* censure. ^
— •^
M. de. Bûufilh: -parle sur raiiniaiftrattoii d« k Jostnetf. M. é»
Cambon se plaint de» entraves qu'éprouye an eonieii d'Etat la iiqui'^
dation de rindemoitë* M. le gaHe-des-M$eaox loi tèp^d cfoe fpM
demier« trois causes relatives & l'indemmlé 6nt ét^ iugéeif.
ta chambre adopte }«» deux premier chajgiitfea oe ik )usti$c , m-^
voir : pour administration centrale 866,3oo fr., et pour les miolstreA
d'État 300,000 fr. L» diseussion s'établit sur les dépenses du eon^ell
d'£f at , portées k H'Si,5où fr. M. Bacot de Romans demande que les
attributions judîciairesdu conseil d'Etat soient mieux fixées, rinddr
pendance de ses "membres assurée^ M. lo gai^e-des-sceaot établit
dans un long discours que Tordonnance de 18^4 a satisfait à tir)itl c«
qu'on poUToit désirer.
"•^^
Koas aononcerons brièvement quelques ouvrages qui ont rapport à
l'éducation, et sur lesquels nous ne pouvè^ns dir^ ^ue
Ces ouvrages sont :
peu de mots*
Nouveau Cours de rhétorique Jhançaiie , pAr M. Villiers-Moriaipé (1 ).
Conçûmes religieux et monarchique , ou matrèrei de discours Jhançafs'
et lutins pour là rhétorique , par M. fiodin (2^.
Le Livre des prodiges de Julius Obsequens, trtiduit en/ritnçais avec
le texte en re§ard, et accompagné de remarques, par M. Verger (3J.
Elémens de la. GéogMphie de la France, rédigés d^apr^s un nùupe^^u
/y/a/i^ parP. Â. B. (4).
abrégé de hs Mythologie , ou IntroducHon taix cours d*histowt d /^ •
sage de la jeunesse chrétienne (5)»
■
Le premier de ces ouvrages pqroît rédigé aveie méCh^e^ et Ir^
exemples sont choisis avec discernement* Le Conciànes est digne d<s
son titre, et les sujets sont tirés de Thistoire sainte et de 1 histoire
de France et sont dictés par un bon esprit. La traduction d'Obsc-
2uens est suivie de celle des quatre livres àts sentences de Dyonisiut
àton. Ces deux ouvrages manquoient k notre littérature. Lés Elé^
mens de It^ géographie de la France offrent dans leur brièveté ce qu'il
y a d'essentiel à savoir sur ce sujet dans le premier Age. V Àbtégé' de
mytltologie est accompagné de réflexiom Judicieuses sur les égarement
du paganisme, et paroit rédigé avec sagesse.
1) In-ia.
[3) In-ts^ A Paris 9 chez Delalain*
5^ In-Y3. A Paru, chez Everat,
i]/In-ia. A Mal'seille, chez Masvert.
y) ln-i8i ptix, 1 iV. âo c«nt. et ^ fr^ iranc de port. A M^lf ,
chè« Vatiackere.
Samedi 37 MAI i836. (N* is3i.)
Plaidoyer de M. Hennetfain dans l'affiiire de l'ElùUe,
jiuVi't/e pièces justificatives ( i ),
Ce plaidoyer fiit prononcé pav M.
i5 avril dernier, en réponse bus
MM. Berryer et Bernard parlant pour
la Ghàlotaîs, Nous en donnâmes «ne ai
ment snccincte dans notre n° 1 2»o. Ce
d'êti-e imprimé avec (juetques pièces,
de la répatation comme des principes
commeacê par rapprirler les faits de la cause. Dan^
son n* do aj janvier dernier, le Courrier français avOit
fait un éloge exagéré delà Clialotais; l'Étoile y répon-
dit le a février, et parla du procureur-général comme
d'an magistrat -^/e/o M qui avoit traîné ses jours dans
t'ignoiÀinie. ha. fAXOiWe se crut insultée, et attaqua les
rédatteurs de V Etoile; mais l'un des liéritiers, Itf. le
comte de la Fruglaye, qni prit M. Berrycr pour avo-
cat, ie renferma dans les bornes dei la sagesse , tandis
?;
affaire des Jésuites et renouvela contre eux les vieilles
calomnies de la .haine et de l'esprit de parti. M. Hea-
nequin aVott donc â embrasser plusieurs objets daos
sa réplique^ d'abord la tjiiestï on principale étoit dc
savoir si l'article de l'Etoile constituoit le délit de di&
famation, et s'il étoit permis d'accuser la mémoire des
tu^rts. L'avocat montra qu'il n'y auroit plus d'hi»-
tdîrepossible, s'il étoit interdit d'énoncer un jugement
sur les morts. L'histoire est-elte autre chose qu'une
suite de jugemens snr les p£i-sonnages ? Quel intervalle
i3),In-8", pril, I fr. 5o cent, et i fr. 80 cent, fraac de port.
ATarit, cttCE MéqnignoD-Havanl j et ru buiMu (I« ce ionmal.
Tbmé XL FJtl. VAnû de la Btligion et du RoL E
v^
( 66 ) ;
sera nécessaire pour sNbxpliquer librement sur ceux qni
ne sont plus? M. Hennequin a examiné qi^el étoit sur
ce point l'état de notre législation. Enfin ^ il est arrivé
aux Jésuites dont il lui étoit impossible de ne pas par-
ler, *puisqu un de ses adversaires Tavoit^appelé sur ce
puisq
terrain.
Là, M. Hennequin s'est reporté à l'époque où la
Chalotai3 se ^orta /pour accusateur des Jésuites. Il a
rappelé les causes de l'orage qui éclata sur ce corps
religieux. Le parti philosophique préludoit à ses atta-
ques contre la religion par ses eflfbrts pour renverser
une société célèbre^ il se servoît de tout, des troubles
• de l'Eglise, de la jalousie des «jansénistes, des préven-
tions des xaagist^^ats. Des écrivains modernes, RJ. de
Lally-Toljendal, M. Lacretelle, ont reconnu que la
destruction des Jésuites fut une affaire de 'parti. Il est
impossible de n en être pas convaincu, quand on voit
dans les monumens du temp^ avec quelle passion cette
affaire fut conduite. M/.Hennequin a réfuté plusieurs
allégations de M. Bernard j il s^étonne surtout que ce-
lui-ci ait pu dire qu'en 1761, le clergé se joignit aux
parlemens contre le^ Jésuites; assertion^' «i contraire à
Ta vérité qu elle suppose une ignorance absolue dé
l'histoire ae ce temps-là. L'avocat a, ensuite discuté les
Comptes rendus de la Ghalotais, et après y avoir signalé
des preuves de partialité, il a montré, par la conduite
et par les écrits du procureur-gérféral, qu'au fond il
se soucioit peu des constitutions des Jésuites, mais
qu'il vouloît affoiblir le clergé , lui enlever l'éducation
et favoriser des hommes avec qui il enti*etenoit des re-
lations étroites. On sait que la Ghalotais est auteur d'un
Essai sur l'éducation ^ qui a mérité les éloges de d'A-
ïembert, et on a même prétendu que l'académicien
n'étoit jpoînt étranger à cet ouvrage. Or, cet Essai y a
dit l'avocat, expliqua parfaitement l'esprit des Comp-
tes rendus. Oa a voulu faire croire que la disgrâce
qu'éprouva ensuite le procureur - général étoit une
V
%
( 6? )
ve)>gcancÊ des Jésuites 3 mais les Jésuites^ proscrits, déjà
.depuis .quelVmes années^ étoient saos crédit. La dis-^
gr&ce de la Cbalotais fui la suite des divisions et des
troubles qui éclatèi^nt en Bretagne. Ses démêlés avec
le diic d'Aiguillon^ ses propos indiscrets^ son esprit
d'opposition au gouvernement 9 voilà la cause de son
procès. Nous ne croyons point que la^Cbalotais fut
entré dans an complot avec les étrangers, mais nous
croyons qu'il avoit des liaisons étroites avec un parti
qui dès-lorsy travailloit à opérer une révolution. Il ne
prévoyoit pas sans doute les résultats des efforts de ce
parti, et s il eût vécu, jusqu'à la rév^xlûtiojn, nous ai-
mons à penser qu'il lauroit eue en horreur.
Telle est la substance du plaidoyer de M* Henne-
quin; ce discours a droit d'intéresser nos lecteurs. La
solidité des principes, l'exactitude d^s faits, la sagesse
et la modération du style qui s'anime pourtant quel-
quefois, quand l'orateur a à relever d^s tox'ts ou' des
eri*eurs graves ^ la franchise avec laquelle il prend la
défense d'un corps estimable y tout recommande égalè-
nient cet écrit. A la suite se trouve la réplique de
Mv Hennequiit au âisc6ui^;âe l'avoc^^t du.Koi. Enfin .
on y a joint plusieurs pièces, la bulle de Pie VII, en
1814, po'ur le rétablissement des Jésuites; celle dé
Gténieuti^II, en leur faveur, en lyôS ^ la déclaration
des. Xésuites, en i^ôiy sur les ^maximes gallicanes; la
lettre de l'assemblée du clergé de 1 762 , au roi , en
faveur des Jésuites; des i*emontrances de la même as-
s^nblée au rpi sur les arrêts par lesquels les parlemens
avoient entrepris d'annuler les vœux des Jésuites ; l'avis
des évêques assemblés en 176^ sur l'utilité, la doc-
trine , la conduite et le régime des Jésuites de France ;
une lettre de dix-neuf magistrats du parlement d'Aix
au chancelier sur la manière dont on avoit procédé
dans ce parlement contre les Jésuites, la réponse de
Henri IV aux J^emontrances du parlement en i6o3, la
dernière déclaration des évéques d'Irlande, un extrs^it
(68)
des Métnoires' de M ; Servah^ et des niâtes. Téales ces
plèces'foi'tifient le l^làidoyer et montrent que si les Jé-
suites ont des eitdemis, du moins les papes et les évé-
qties savent leur rendre juslice.
]NOUVELL£S . ECCLÉSIASTIQUES;
^ Rome. Le jour de TÂsoensiôn , le 'saint Père tinbchapell'e
papale^dâtis l'église de Saint-Jean-de>Latran. Après là< messe
sC]4énnelie> S. S. se rendit à la galerie aù-de^us du portail
et y donna la bénédiction^ solennelle au peuple rassemblé sur
la placé. Un r^iipent autrichien y qui passoit par Rome en
revenant de Naples> étoit rangé sur la place en grande tenue
et reçut la bénédiction papale. Après la cérémonie^ S. S.
alla encore entendre une messe à Sainte-Marie-Majéure, et
prier devant Tautel de la sainte Vierge de la chapelle Borg-
hese. > . »
— Là îeibe de Sardai^hè ; veuve du roi Victor / et ses deut
filles ont (Quitté Ronie le 6 mai pour se rendre à Modène.
Ces princesses ont fait-une visite à S. S. avant LeuEr déport.
•*-^'Le elergé rdmaîn à choisi pour son cameilingué an-
nuel HL Alexandre Testai chanoine de $ainte*Marié in casr
nt^tn^K et chapelain de sa S. S.
^^ Une mission, donnée à Terni par M. Gaétan Bônànni,
éyêque de Norcia, assisté de' deux chanoines de Ternira dis-
po^ les Hàbitans dé cette ville à profiter des grîlces dtfjilbiié^
Le 17 àVrtl /il y a eu une nombreuse procession gémérale;
présidée par l'évêque de Terni , et où àssistoient le clergé et
te peuple. On a visité quatre églises marquées pour gagner
Vindulgence.
— ^Dans des fouilles faites récemment par. ordre du prince
Camille Borghèse, da.ns un de ses domaines, près de la. voie
N<^entane y on a trouvé , entr'auties curiosités, deux 'beaux
tombeaux de marbre des premielis chrétiens. Dans Tun est
représenté le bon pasteur sous la figure d'un jeune homme;
sous sa tête est un agneau, qui a entre ses épaules un pot
d'ube seule ahse. Ne pdurroit-on pas ici, dit le journaliste
iti^ten, reconnoltre'une double allusion a l'agneau rédemp^
i
tem-^jet au.sacri^oe journalier (k« durét^ns. (i'tufrf tO|n^-
\)e9LU repr49f^^t^ aussi d'un côté Notre^eigneur sous la fipfire.
d'un jeune homn^e y guérissant un aveugle en lui toucÇfn^
\e& yeux > et d'un autre côté le sacrifice oAbraham. .
^pAJLis. Il y a quelque chose de plus révoltant encore que les
^remens d iine multitude aveugle ; c'est l'impudence et la
mauvaise^ foi des écrivains , <jUi excusent et encouragent sei
excès. M. l'archevêque de Rouen ouvre le jubilé pour son
diocèse; cela paroit fort naturel et fort légitime. iV appelle
des ecclésiastique» |K>ur multiplier les instruttions dans cette
cirçcmstanceiinportante ; vous crayez qu'ion approuvera son
cèle, point. On crie, on échauffe les écrits; des geasy qui ne
veulent point de. i^eiigion pour eux, n en veulent point non
plus pouv les autres. Mais, Messieurs^ si ces e:vercioes vous
déplaisent , personne ne vous force à les suivre. Laisses-nons^
à nous autres gens simjdes et paisibles, la liberté jde prendre
part à ces instructions et à ces cérémonies. J^ous n'allons pas
vous troubler dans vos divertissemèus ; laisses - nous vaquer
paisiblement à nos pratiques de religion. 11 semble que cela
est de droit naturel. Aussi la municipalité de Rouen a pu->
bIié,le.so mai, une proclamation par laquelle elle se montiie
résolue à prendre des mesures sévères contre les agitateurs et
rapélle les lois qui défendent de> troubler Texercice des cul^
tes., Cette proclaïqation est signée j. Picard adjoint, en rab«>
sence du maire, ft est approuvée par le préfet. £h bien ! la^
municipalité à tort, suivant un journal très-sage et très-im-
partial. Quelle est, dit-ii , la cause du titmble ? ,les mission*
nairesc donc. ce sont eux qu'il faut renvoyer. Je vouitroil
bien savoir ce que diroit le journaliste, si des royalistes trop
ardens alloient porter lé, désordre dans son imprimerie; se-
rpit-^l d'avis de supprimer son imprimerie ? et pe réclameroitr
il pas le seçqur^ die la force armée contre les perturbateurs?
Est-ce donc que le libre exercice de la religion mérite, mpin^
de respect qu'une propriété particulière ? Mais le§ mission-
naires vous déplaisent; en ce cas n'^aîlez pas les diercber,
et laissez ceux qui les aiment profiter de leurs instructions^
Les ecclésiastiques qui prêchent à Houen ne sont pas de^
inconnus ni des vagabonds; ils ne sont pas venus d'eux-mê-
mes k Rouen , ils y ont été appelés par l'autorité ecclésitisti-
que.. Est-ce à M. l'archevêque de Rouen ou au. Conatitûiid^r
^/q9'il appartient de; juger des J^esoini^ du, diocèse et de d^
(70)
eider s*il doit y avoir un jubilé > et si ce jubile doit être
accompagné d'instructions? Eh vëritë , tout cela est assez clair
pour quiconque auroit un peu de bonne foi; mais que di-
rons-nous de , celle du journaliste qui , dans l'article même
oii'il parle des désordres de Rouen , se plaint des usurpa-
tions du spirituel sur le temporel ? Les usurpations du spiri-
tuel dans un moment où on lapide les prêtres ! Excellent à-
propos ! aimable plaisanterie ! Autre idée ingénieuse du Cojv-
stUutionnel : c'est que ce sont peut-être lès Jésuites qui ont
excité les désordres de Rouen ; en effets cela est trèf^yraisem-
blable, car on eonnoit leur prodigieux crédit et leur exces-
sive influence sur les manufactures de ja ville. De plus^ dans
la soirée du 1 8 , on crioit , dit-on , à bas les Jésuites / et ce cri
ne pouvoit partir que d'eux ou de leurs amis. Quel excès de
déraison ! Au surplus ., il est remarquable que le Courrier fran-
çais ^ qui n'est pas accusé d'un excès de zèle pour la religion
catholique , a blâmé les désordres de Rouen : Ceux à qui les
sermons ne plaisent pas ^ dit-il y doivent se garder de trou-
bler ceux de leurs concitoyens qui ont du goût pour ces choses.
Ce ton est assez méprisant ; mais il révolte moins que les rai-
sonnemens hypocrites de^'autre journal , que ses froides et
barbares plaisanteries ^ et que la lâche impudence avec la-
quelle il vient , après une émeute, justifier ceux'qui l'ont
excitée, et blâmer ceux qui en ont ^té victimes. Et ces gens*
là nous parleront, des chrétiens de la Grè^ë et de l'étendard
de la croix, et des malheureux prêtres de Missolônghii De
bonne foi , qui peut croire que le sort de leurs frères , en
Grèce, les touche beaucoup, quand on les voit sourire aux
insultes qu'on fait près d'eux à des prêtres leurs compatriotes?
— Les exercices et instructions pour le j^ubilé, qui avoient
cessé à' Rouen le samedi , ainsi qu'il est d'usage dans les
missions , ont repris le dimanche et les jours suivans ; seule-
' ment le toir ils avoient lieu plus tôt. Il n'y a eu aucun trouble
dans les églises ; on faisoit asseoir tous les hommes. Dans
l'église Saint-Patrice , quelques individus ont essayé de faire
du bruit, mais l'ordre s'est bientôt rétabli. Le lundi 22,
comme on craignoit les rassemblemens d'oj^vriers> on a dé-
ployé un grand appareil de forces ; il y a eu4e soir, sur la
place , des rassembleniens nombreux avec dès clameurs et
des huées ; la troupe les a dissipés. Le mardi a3 , les exerci-
ces n'ont point été non plus troublés, et les rassemblemens
i
(7«.)
dans la rue du Grand-Pont ëtoient peu nombreux. M. Tabb^
Lœvenbruck est miexix, mais cet ecclë&iastique a couru de
«grands dancers dans U soirée du 19. Il ëtoit entouré de g<en$
furieux qui l'ont frappé et qui cherchoient à Tétrangler,
lorsqu'un garçon boucber est yenu à son secours. On Ta fait
entrer dans une boutique où. on l'a enfermé j^squ'à ce que
la force armée vint le déliyrer. Il est remarquable que
M. Lœvenbruck est le même que M. de Montlosier avoit
désigné dans son livre comme un chef d'association et comme
iin nomme dangereux. Quand les beaux esprits dqclament
contre les prêtres, les gens du peuple se chargent de mettre
les écrits en action. Il est tout simple que des hommes gros-
siers insultent et frappent ceux qu'on leur présente commeir
des espèces de conspirateurs et comme des ennemis.
— liCS habitans de la petite ville d'Apt viennent d'avoir
une retraite pour les préparer au jubilé, ils en sont redeva-
bles â la sollicitude de M. Tarchevêque d'Avignon. Cette re-
traite a commencé le g avril, et a été dirigée par MM. Cha*.
non et Benoit. Les instructions se faisoient deux fois par
iour, des chœurs de cantiques cbantoient avant et après
l'instruction. Le peuple, affamé de la parole de Dieu , assis-
lise paroi
pouvoit sumre a l'^tnuence des tidcies. ues per-
^nnes-Iông-temps éloignées des sacremens revinrent alors à
la religion, et n j eut une première communion faite à
l'âge de 57 ans. Le 3o du même mois eut |îeu la commu-
nion générale des femmes, qui dura plus, d'une heure et
demie; quelques jours après, celle des hommes ne fut ni
moins nombreuse ni moins édifiante; le sous -préfet, le
maire, les juges du tribunal, les avocats, les notaires, don-
nèrent l'exemple. La rénovation des promesses du baptême
offrit un spectacle touchant par l'empressement et l'unani-
mité des ndèles à renoncer aux vanités du siècle. L!église
étoit illuminée et décorée avec magnificence. Enfin , après
plusieurs prières et exercices pour demander à Dieu la grâce
de la persévérance, la retraite fut terminée le 4 mai au
soir par les adieux des missionnaires. On atiroit voulu re-
tenir ces ^lés ouvriers, mais une indisposition de l'un d'eUï
ne leur permit pas de prolonger les instructions. Ils quittè-
rent la ville où ils ont laissé de précieux souvenirs, et que.
/
-*- f. «1
leur prëseuce a en, quelque sorte chaKg<fe. La rflirioo y esi
iapectiÉe,:$4»' pratiques y'sont fidèlement smiiesy KS piébX
Cantiques ont remplacé Jes chants jffofa nés. Les exercices
I^ochaind du jubilé soutiendront sans doute ces heureux
rfsukst8.j 'et ob espère qâe les mimes missionnâiie» mien-
anmt !a|cette occasion confirmer leur ouTiaee.
— liés exercices, du jubilé se font en'PiéniMi't avec «ri
concours et un empressement bien coiiàolans. Les Souverains.
en donnent l'exemple. Le roi et la reine , qui sont en ce mo-
ment à Gênes, après avoir terminé les trois visites d'émise»
Îirescrites, ont voulu «j ajouter une qua^trième , qu'ils ont
^itê avec là même piété exemplaire que ies précédentes. A.
Tunn, M. Rej, évêqne de Pjgnerol, dont on connolt lé
zèle et le talent pour la prédication , a commencé le i5 avriï^
dans l'église magistralle de Sainte-Croix, des exercices spirf-
tueken langue française. L'onction de ses paroles y attira
IX auditoire. Un afEbîblissement de voix avoiC
it d'interrompre ses discours ; mais il les a repris
i la grande satisfaction des ptrax fidèles. Le
aptibliéun très-beau mandement pour an uon-
à son diocèse. Ce m^pdement, oix respire une
..cile et surtout une tendre ^étà, oSt« une in-
struction développée; nous regrettonsde ne pouvoir «i citer
qù un côiirt passagç : ^ . .
«Quip^urroit.ïins.aïenglemenlouMii. fatie, ne ptâ profiter de
rhçureuse occasion non-seulernenl de rentrer «D grâce avec D;euv "
mau encore Ae Satisfaire entièrement \ la. dette immenje que le
nôrrtbrc oD'l'énorinité des jiéchîs anroit pu faire cenlr.icterî Sun»
parltr des&iHa.ardiiiAirci, toujauri trotv fr^naentea pàr^i leseobu* -
d]Ad«io,eb! tiiieJBcrim(so''W<'eai|x l'inpièti^ iiVtr«"e pas enfan-
te) diiiH ce !ièiA( n^alheprem? Dn philosophisme impur et (aeritège
aeit iDlroduit dars lu monde, ce. poison f«UI circule en secret dan»-
tontes lei veinés du corps sbcial; partout il a dëpbié des ^mts d'ir- ■
religion , d'indépctidailce et de dbrruptién dont le dïVuloppemenl
efiraie U raison, di^cwcerle Veipèrinnce.-ébrqnlc les Btats, Ait la
douleur de l'Eglii». le tivnd.ile dci peuples et h dimt^alion des amex.
Dfs maxime) U'impiélë , une doctrine de libertinage «ffoiblisBCnt lés
principes de la foi et précipitent l'homuie dans une d^olunte iocer*
tîtiide ba dans un doute injorieui, quelqutfois même dans une ré-
volte ^«uverteMiatre tes vérités les [idps auguitfi et les plus iucoDlei-
bd}|«i>..L« r»MMv huaiaioe, toub^frduns une sjOrte d'enfance par le -
l*é<;hé ofiginel, a cru pouvoir -^sc .pAt,%tt_ du tuteur Hl<i'3i''i.' qu'une
iniséricorde in'Rnie lui aï.oit accordé ilana lj religion : elle s'e*! «nian-
cipéè elIc-môiDï el' a vouili in.tn.her louie leule. Hëliis! diions-lc ■
\
c'75);
àstc ÛÉatYkiié , i\ lui «et arrivé te cpii âHrivc à lotis Je* ^infant qufiiHll
i|f Amâwneatfla nain qui Ies\8oistient,eUei«tè 4ôiRbée à chav^uc,
|^« ^ tojMaiS^p. efforts, pour 9e«ond^il« sahs seccMjra, oDt été liia^-
9»^4* :PFv^^*- «hMte.0. Ou! qu'il e$t, grand aujoqrdliui le nombre dç
ces enrans de tous les âge^, de tous les états, qui veulent marcher
tcrtrt îgtii^l dé ces docteurs imprudens qui semblent ignorer que, dans*
l*<3ftAré du salut, sans la |bi h raifon kumaine demeuré éteraelle-
^^t «u mftili^ti C«it sur «nx.qae pèae .cette effrayante maléiUo*
'CIQ9 portée .contrç «eliû qui maitcbe s^ul et croit pouvoir se sufBre à
lui-même, vœ soU. Oui, N. T.'C.F., <;'est de ce» hommes raison-
nei^rs qui croient que Tâgé- et 'les années leur odI donné assez de lu-
«ierès pourse passer de cdieàde la religion, qu'il a été dit que tors
iifiéii|eqAi*iU«uroient.yécu pendant. qM ^iède^ sans la foi ils ne sont
que d^ enf^ns^ etqu^one mort ét«rn(cUe sera leur partage, pueroea-
iwn ànnonM morietur. u ' ' ' . . ' ' ^ *
•• " ^' \- ■. . •
M éxkte «n ce moment ^ en «Allemagne, plusieurs jonr-
"* "^ * ont assez de * "^
>n , celui qu
^ principales
thoUquéjpaUiéfATM. Lkbermann^ grand-viçaire de Stras-
bourg; "§? Jùurnal Uttéraire pour les ecelésidsHçUee j par
Mi de Besnaïd j à liahdshut, eh Bavière; 5* Journal lUté^
fttihe' ciâi^koUque ^^SLV M. de Kert , coiitinuateur 4e VBtatoù^
de la TêUgiondix comte de Stolberg, à Munich; 4<» VjÉmi de
là PeUgion'j par M. Brenkèrt/sous-r^nt du séminaire de
Wttrtzbourg ; 5^ le TViomphe de la croix j par Bernard Wa-
gaef, à'<Fr»BcftW:-s3tir4erMeitt;^ 6* tes FeiiiUeede Palme,
pul]éiée$dam la même vilté par Jules tkenînj^aus, protes^
tant Converti; 7*» le Narrateur Rhénan , pûUië à Coblentt
i>«r M. ©ewcitâ , chanoine de TrèveS ; 8® le Moi^ ^Utéram:,
par M. Smet^, à Cologne. Les journaux d-Autriche ne s6nt
ÏMfs 'Compris dans cettlî liste. Il est remarqfuable qu'Un cé-
lèbre liltétàteuï* allcmiand., M. Guillaume de Schutz, pro-
t^^ant , rftidant à Dresde^ vient d'insérer dans un jourari
allemand un article intéressant »z^r le retour à lajbi oathcn-
àque. Ce journal est Y Homme c^étàtj publie à Offenbach,
pijès Frandfort-sur-le-Meih , t)ar le docteur Pfcil-Schifter,
conseiller de ]|égation. M. Schate y. dit , ^ntr'autres : « Le
prbtestânt cherché à acquérir des partisans, non par zèle
pour le' salut des, âmes ^ mais pour augmenter son parti /et
renverser, s'il àeipeut, le catholicisme. L'Eglise romaine, aU
contraire y cherche à convertir^ parce qu'elle est persuadé^
que la voie oii elle marche est la seule qui conduise au salut.
; \
'-• •( 74 )
I^ protestantisme soutient que chaque homme a le droit de
choisir telle religion qui lui plait; la conversion nlest point,
dans ce système, une affaire de conviction ou de 'devoir,
mais de goût ou de préférence. Pourquoi donc ce Soulève-
ment quand des protestans se font catnoliques? )) La décla-
ration de M. le bafon de Sehutz peut donc être regardée
comme sa proffsssion de foi , et nous serions heureux de pou-
voir annoncer prochainement le retour d'un savant aussi
distingué dans le seiq de l'Eglise romaine.
— Il y a dans ce moment, en Angleterre, quelques prêtres
espagnols, qui y sont un objet de scandale par leur conduite
ou par leui's écrits. De ce nombre est un sieur Blancb, qui
vient de publier un livre sous ce titre : I/e préservaûf du
pauvre homme contre le papisme , adresêé aux Ixisses plassea
de la Grande-Bretagne et de Vhiande, L'auteut y a mis jsoa
nom et ses titres avec une espèce d'inipudence : Jçseph Blçmco
Whiie^ maître es arts de l*unw^r^ité de SéçUle,y Uçeneié
en théologie de Punii^ersité dOssunàj chapelain - prédicat
teur du roi df Espagne à SépiUej ancien recteur du colfége
de Sainte-Marie de la mênpe ville j çxanjinateur ^nocipU du
dioicèsede Cadix j etc. etc. Et c'est up tel homme qui vient
crier coptre les papes et contre le papisme! Mais pour rendre
sa défection plus persuaisivé encore , l'auteur fait dans, ce
livre sa propre' histoire. Il avoit demandé, à quatorze ijns,
à être élevé pour Pétat ecclésiastique , et seS' parens ayoïent
accédé à ses désirs. Il fut ordonné prêtre à vingt-cinq anjs, et
remplit dans plusieurs places les fonctions du ministère, et il
apprend lui-même qu'il fut pendant dix ans un fourbe, ça
continuant à remplir, par des motifs d'intérêt, les devoirs
du ministère dans une religion qu'il croyoit fausse. Il quitta
enfin Séville, fet vint à Londres, ne croyant î^^ rien ; mais
ayant entendu chanter une hymne dans une église ariglir*
cane, cela le rendit anglican. Quelques-uns jugeront pèut-r
être que c'est un trait de prudence au sieur- Blanco de s'être
attaché à une église qui*a de bons revenus et qui, donne dç
gros bénéfices. Quoi qu'il en ^oit, ce M^ Blanco se ][$r4tend
doué d'une mission extraordicfs^ire ; le voilà qui s'adressa
aux basses classes de la Gj^ana^ '• Bretagne et de Vlrlajid^
pour les ramener au christianisme. Quelle autorité imposante
pour détromper les catholiques que celle d'un homme qui a
centriste tous ses ps^rensj^ qui a porté, dé son aveu , la désor
( 75 )
lation dans le cœur d'une mère^ qui se représente, lui^
comme infidèle à son pays et à sa religion , à son roi et à son
Dieu! L'admirable missionnaire qu'un homme qui a exercé
les fonctions sacerdotales pendant dix ans sans y croire!
l'excellent guide pour -des chrétiens! Nous empruntons ces
réflexions à un discours d'un catholique anglais , M. Enée
M'Donnell, dans une séance de l'association catholique an-
glaise du 3i janvier 1836. L'orateur y raconte fort plaisam- .
ment l'histoire du sieur Blanco , et a beaucoup fait rii^e l'asr
sociation aux dépens de cet étranger, l^e plus comique de
tout y dit-il , c est que cet homme , qui a &it si lon^-temps le
métier d'imposteur^ se présente aujourd'hui pour ^e exa-*
miné avec serment. Le serment de Blanfco , combien cela in-
spire de confiance ! Il accuse lés catholiques d^enseigneV
au'on peut manquer de foi atfx personnes dé religions dif-
férentes : ce reproche va bien dans sa bouche , lui qui ^pen-
dant dix ans 9 trompoit Dieu et les hommes! Qui peiit ré-
pondre que ce fugitif ne se joue pas de l'église établie en
Angleterre comme il s'est joiié autrefois de celle établie en
Espagne? qui*peut nous répondre quelle est aujourd'hui la
religion de Blanco, ou quelle est cql le qu'il aura demain?
Dans le reste de ce discours , qui est fort amusant; M. M'Don-
nell répond d'une manière aussi gaie que solide aux repro.- '
ches et aux i^cusations d\i prêtre espagnol contre les cathor
liques. Nous,. n'en citerons qu'un trait. Blanco, dans son
livre, déclamoit contre la confession : Je ne veux point, di-
soit M. MDonnell,' justifier la doctrine et la pratique de
l'Eglise catholique ; mais je suis obligé de dénoncer à tous
les zélés protestans un fkif de la nature la plus alarmante ,
c'est qu'il existe dans l'église établie des confesseurs ou, des
gens- qui en ont le titre. Voudroit-on nous ramener le pa-
pisme et l'inquisition ? Il est permis d'en avoir peur, quand
on voit dans le Calendrier royal d'Angleterre, à Tarticle de
la chapelle de Saint- James j un ecclésiastique anglican,/
Henri Fly, désigné sous le titre de confesseur de la maison de
S, M, M. M'Dpnnell plaisante sur ce reste de papisme', assez
bizarre en effet , dans, un pays où on crie ^ foit contre le
papisme, et où on le voit où il n'est pas, tandis qu'on ne le
découvre pas où il est. Depuis ce discoui^s , ce pauvre Blanco
est l'objet de plaisïinterieS'Continuelles de La part de plusieurs
écrivains et journalistes anglais.
(.76)
NOUVELLES POLITIQUES*
Paiis. Le hw', en allant à St-Gloud , a suivi la nou^dle route qui
part 4le 'l'Arc «le tri^niphé «t aboutit a la:Huette, en traversant la
plaipe dç Pms^» A cet çipplacernent, qui. va être transformé en un
)ardin couvert d'habitations élégantes, S. M. a été complimentée
par M., le niaire de Passy. Le Roi lui a témoigné sa satisfaction et a
fait' remet Ire 060 fr. aux ouvriers.
— iLà 'chambré des pairs a enteiiiiu, dans la séance du 23, la 6n
du rapport de M. le comte Portalis. L'impression en a été or-*
donnée;. lî^e t4*^ jchambr« a entendu le réquisitoire de M. le procuT
reqr-!géAé?al. i^'impre^sion de ce réquisitoire est ordonnée. Qn dit que
le réquisitoire tend à montrer.qu'ij n*y a point de preuves pour in-
culper les pairs. - - * ' '
— La société des bonnes-lettres a remis Téloge du duc d*Enghien
au 3o avril 1837, parce que les pièces çnvoyées n'ont pas été assez sa-
tisfaisantes. Le prist sera une médaille à*àt de i5oo-fr.. f,
— ^ 'Un journal a voit annoncé qu'on s'exer^ôit dans des séminaire^ \
an métier- des armes, au maniemcïnt du* fusil , aux marches et aux '
coiitré'^arçhes.. Comment pent^on avancer de pareilles absurdités
quetl'oi^'sait bien n'avoir pas le. moindre fo^d^ipept?
-;^; 9ii autre journal a cité dernier eipent c^i^m^ un exen^pfç d'in-
tolérs^xyce. catholique, la conversation de deux femmes. qui, par là,
disoit-ôn, a voient troublé, à Nîmes, un ministre protestabt appelé
auprès'd'ûnè femme nialadé j.tel est au'moiiîs'le récit ^de plusieurs pro<
testam devant le iribunal de police municipale, dont le juge est un
proteatant* Ces témoins pnt mémeiajouté.que ces fenimes se sont tues
a la ^première invitation, par^ ^ucjujjque^ià elles avoieat ignoré la
présence du ministre. Aussi lé tribunal les a renvoyées delà plainte.
.«<— Un membre a. proposé , dans la chambjé des communes d*An>
gleterre, qu'on priât le Roi de donner ordre aux consiib anglais,
dans les pays catholiques , de faire parvenir au secrétaire a'Etat tout
ce qui concerne l'exercice de la religion protestante dans ces pays*
M».,Canuing mpntre l'absurdité d'une telle motion» «h annonçant
que^ si| «lie étqit accueillie , il demanderoit à son tpur çju'on lui fasse
.paiiyenir toui ce qui concerne l'exercice de la' religion- catholiqMe
dans les pay? protestans.
— Le tribunal supérieur de fireslau a rendu son jugement dans
l'affaire des associations et des m'éhées démagogiques. Des 28 mem-
'bref de Tassociatièn détenus à CopënîclL,'tous sont condamnés à une
détention plus ou moins longue. Ces associés sont des maitri^ , des
candidat^, des étudians. Ceux qui.avoiept des places ne pourront les
recouvrer. Les associés prétoient un serment par lequel ils s*enga-
gcoient » assassitier les ennemis de l'association. Qn sait que cette
(
( 77 )
association fol découterte en 183S: plusieim meiobres ont éU jirré-
lés etr punis dans les divers Etats aAlleniagne* / ,;
— La -Porie' Tient d*acceiftet ^ultimatum de' la Rtisme, Hn-qr*-
donné, en conséquence, d'évacuer la Moldavie et la Valachie, la
mise en liberté des députés de la Servie rçrtenlM depuis i4(3i-,.êft de
leur donner satisfaction. Elle a enfîn consenti à envoyer un p|ém^
potentiaire aux frontières russes , pour conclure un' arrangëmtHl dé-
finitif. - - ' •. ,1: . : .1»
— ; Le 23 janvier» les troupes co^ombieniies ont pris p6sséssioiiVpaf
voie de capitolafion /de Callao. Une amnistie générale forpie uh cfës
principaux , articles de la capitulaUon. Les officier!*, ft^hètidntiâires
publics et autres, p.OQ^ont.e|recluer leur départ dans «les'bàtrmétis àt
transport britannique.<t». aux frais 'dés «odépendatis, où rester en Amé-
rique, s'ils le préfèrent. Le gé^^a^ Bodil a^est efTectivement eiiibar-
qu^ a bonldu, vai^eau anglAÎfr /e i^ntofi».
CHAMBRE bïîS DÉPUTÉS.
Le.33),,n^ai,.SLnit« de la. idiscussipn JW, le budget de, la justiceL
M. R. Constant insiste beaucoup sur riDampvibilitc.duicoo<ejl<i^Etat.
L'exemple de fancien régime , ni celui de Tan 11 , ne nrpuveroit
rieîri., et encore. moins' délui de 'IVinpire, règne du desplotnme. Mais
fiur la légalité, la nécessité d'*un conseil d'Etat, msûlr amovible; cat>
«ans cela la r^sponsal»ilbé ministérielle 8*écroule.£n dutre ; ce corps
ne donne que des avis, . ^T- .
]M[< Bacob deKomans soutient que le Conseil d*Ettft ne dpnhepa^
seulement des avis, mais prononce aussi dès )ù'gemensi -^ » i-.' •
M. Cuvier répond que les attributions du cénseild'EtàClsdhf fiiiLéé*;
que .ce conseil exerce conSbie urî arbitre donné pitf là1of;'ées déci-
sions, ne concernent pas les droits'acquis, .maiï dts intérêts qui doi^-*
vent se défendre envers Tadministration'. Cette 'fdrme. dcï gouverbe^
ment existe depuis des siècles. M. le coiûiti'issaire du ^Oi vrchfc-énsukè
à rinamovjbilité, qa*il croit impraticable, vu ki respcinisaililité des
ministres. M. de Lézardière pattage ces séntimeas, de^méméjMi àc
Bouville, qui cepentiant souhaite qu'on fixe les attributions, <iKlwi«>
iii«{trâtives ou judiciaires du coQseil d*Etat. Le chapitre ést..aulaitô(fc
min aux voix et adopté à uhe presque- ûnanimikt^, ainsi .qufl liés troif
<lcrniers chapitres de ce budget sans la moindre discussion., Vèici.. les
résultats : coun et tribunaux, i4)^i«6aofr.$ indemnités tepponires,
1 1,5 14 fr. ; dépenses imprévues. 18,000 fr.
(78)
Là'^faam'bre passe à la drscussion du budget des affaii'es ctralig'ère^.
M. le ministre des affaires éttangères d'emaiide la parote, répond aan
différentes objections faites contre son ministère , et prouve que les
dépenses étrangères s*élevoient, avant la révolution, de 7 à lo mil-
lions» indépendamment des consulats. Les traitemens dépendent4^
temps ,^des lieux et des circomtances , et pour représenter le Roi de
France, il faut le faire avec dignité. Les fortunes particulières ne
permettent plus» comme avant la révolution, de suppléer à t'insuf^
fiance des traitemens. S. Exe. a donné, pour cette raison, séparé-
ment les dépenses fixes et les dépenses variables. Toute amélioration
possible dans son ministère sera faite. La réunion des affaires com-
merciales au ministère des affairés étrangères, et la multiplicité des
affaires particulières f rendent Un plus grand nombre des employés
nécessaire. La conduite du iuihistère, par rapporta Haïti, aux Greci
et à l^Espagne, est aussi développée par S. Exe. , et lavée de la cen-
sure qu'on en avoit faite. M. Labbey de Pompières reproche au mi-
nistre de nombreuses augm^tatipns dans ses dépense».
M. Boucher revient à Taffairc de la Grèce. M. C* Perrier Timlte
et demande connoissance du trai^ fait ayec TEspagne. Il s*élève en-
suite contre presque tous les ministres et contre la chambre elle-
même. M. le ministre des finances lui répond. M. Alexia de Noailies
critique aussi la conduite du jBijpîitère yis-à-yis la Grèce ^ et déplore
les malheurs des chrétiens dé ce paysi
Le 24 mai, M. Sébastfani parie en faveur des Grecs, approuve la
reconnoissance de Tindépendance d'Haïti, blâdae Tintervention dans
les affaires d'Çspagne, témoigne ses craintes sur Tagrandissentient de
la Russie, et finit par voter une allocation de 3oo,ooo fr. demandés
dans la séance précédente* par M. de Noailleâ , pouf racheter, des
chrétiens captin. M. Diidon justifie la Conduite que la f'rance a
tenue vis-à-vis TEspagne et la Grèce. Il trouve que tous les moy/eus
qu'on prend pour favoriser la marine des Grecs nuisent à la nôtre ,
et craint qu*on ne soutienne Tinsurrection des Grecs qu§ pour légiti-
mer. Us autres . insurrections qu*on médite M. B. Constant réclame
contre cette dernîjfere assertion. M. Hyde de Neuville n*est point
effrayé par T agrandissement de la Russie. L'orateur s*élève contre
ceux qui', osant se dire Français, ont fot|droyé Missolonghi; il forme
des vœux pour la cause des Grecs et vote pour la proposition de
M. de Noailies. M. C. terrier attaaue M^ le ministre des nnancesjur
les réponses que S* Exe. a faites aans la séance de la veille. Le mi^
nbtre lui répond en Ibant une loi votée par la chambre, qui satis-
fait aux questions de M. C. Perrier.
. M, Mééhin s*étonne de ce que la France n'a pas été indemnisée
par TEspagne , comme TAngleterre et Ics) Etats-Unis. M. de Puymau-
rin^ippuie la proposition de M. de Noailies. M. B. Constant la sou-
tient aussi. M. le ministre des finances voit dans cette mesure un
empiétement sur la prérogative royale, et s\xr l'adminutration .
MM. Bacot de Homans et SébasUani pensent voir ici une exception
)k la règle générale dont a parlé M. le. ministre. L'amendement mis
aux voix est rejeté j et la chambre^ après avoir entendu MM. de
(79)
Puymaurin et Gantier sur les agens diplomatiques^ adoj^te les dé-
rmses du ministère des affaires ëtraixgères, dont la totalité s^élèye
9 millions^
Le 35 mai. Tordre du jour est la délibération sur le budget du mi-
nistère des affaires ecclésiastiques et de Tinstruction publique. Les
dépenses des affaires ecclésiastiques sont portées à 3a,675,ooo fr. , et
ceues de Tinstruction à i,8a5,ooo fr. M. de filangy approuve Taug-
de.meotation proposée par le gouvernement en faveur des desservàns
nos églises de calhpagne ; il apporte des moti& fort graves poar obte*
nis un traitement suffisant et stable pour tous' les. desservàns, parle
aussi, en faveur du haut clergé, et venge tout le clergé en général des
insultes qu^on lui a faites. > M. de Cambpn parle dans le même sens
et voudroit .deux millions 5oo,ooo fr. d'augmejatation pour le clergé
inférieur. M. de Vatimesnil laisse de c6té la question de la dotation
du diergé, et répond aux observations faites en faveur du clergé in-
férieur, et démontre' que. leur état a été^ amélioré. M» Agier s'élève
contre Tultràmontanisme .(]u'il signale comme le grand mal de noire
époque.
M. le ministre des affaires ecclésiastiques prend la parole , et ré-
pond par un excellent discours aux deux reproches qu'on fait au
•clergé, d avoir un esprit d'intolérance et de aomination, et ensuite
d'être inffuencé par l'oUramontanisme. Quant au premier grief,
S«'JExc. déclare que les doctrines du clergé sont celles qu'il' a profes- '
sées dans tous les temps, et qui ont r^u l'approbation générale. Le
-.ministre entre ici «n quelques détails sur le tond de ces doctrines, et
en vient, à la congrégation ^ qu'on accuse de dominer le clergé. Ici
Torateur donne toute l'histoire de la congrégation , qui date du temps
de la persécution. Si plusieurs jeunes gens sont parvenus à des places
même assez distinguées, c'est qu'ils joignoient à une piété solide un
véritable talent. 8 a pu se trouver dans «eUe Wngrégation quelques,
ambitieux, maiVS. Exe. n'en a pas connu ; au contraire, elle n'y a vu
«oue des jeunes gens qui étoient la consolation et l'honneur deMeurs
familles.
Le prélat réfute ensuite tous les reproches, qu'on fait à cette so*
cîété de dominer le ministère : tout cela est inexact. S. Exe. venge en-
suite l'association de la Propagation de la foi ; ces sortes d'associa-
lions, au lieu dfe produire le plus léger inconvénient, font le plus
grand bien. Les missions étrangères et celles de France sont ée^le-
faits
gouvernement , et la tolérance et la charité sont les compagnes de la
foi. Les protestans rendent eux-mêmes témoignage à la piété et à la
charité des évéques. En un mot, M. le ministre répond à tous les
griefs élevés contre le cl erçé. Le prélat de6cen4 de la tribune au
milieu des marques d'adhéfion et de satisfaction de toute la cham-
bre î plusieurs membres vont le féliciter. M. de Bouville , qui lui suc-
cède a la tribune , rend hommage à sa sagesse comme Û son talent.
iNous donnerons plus tard le texte du discours de M. d'Hermopolis ,
qui a été imparfaitement rendu dans la plupart des journaux.
s
(go)
f^<e dès Seûnts , où Abrégé de t^hi^toir^ des Pères, des Martyr* et OÊttrew
saiiïts, pour tous les jours de l'année , ai^eo des gravures (■}.
' ^ • . ■ , . . ' . . : . . V
Nom ayeins âéfà sept livraiA<)ns <le ce recueil , ({ui , coitt'me oià \m
stiit , est ,eonçu sur le même plan qoe la Bible de Boyaumont. (Vt>y«K
les n<» 1 142, 1 1';^ et 1190.) Chaque -vie des saints est aceompâgnée
d'ane gravure fèlatFve à Thistoire du saint. Les quatre dernières 11^
t raisons soifit <;elies d^atrtl ,de ittai, de j^ini et de juillet f ^l«s reii^
ferfàent des vies miéressanCes, celles de^ saint Francdift- de f^nk- *^
M"« Aearfie ou Marie de^ rincarnation , de^idèle de S^ttàrîngen , èe
Cafherihé de Sie|ine, de «aint Jean Damascène^^ de Pieyre' de Tn«i»-
taisé, de èaintJean NeDOtnncètie , de 6ern«rdin de Si^û^ ;f de sttibt
Yve», def saintPhilipprè Nérl^et piosienr» auti-es. ■^"" '-^ y- •
Il ért çtertaifa que cet ouvrage est terminé. L^impression 4tt ^ ft**"
vail des' gravures sont également à là fin ,-clt on peut êé piipcaver dès
ce iBotnettt noti-seulemetit. les livraisons que non» atfnqo^ons,' maïs
même celles qai suivent. Ainsi , les souscripteurs ne seront pliin ar-
rêtée par la crainte de voir Touvrage «tispendn on nnnrcfaaat avec
trop de lenteur» et l-*éditettr a pri« laèàge précaution de n-annonocir
son «iifreprisfe' q<i*aprè9 Tavoir préfMirée* a lotsii» pendant pluÂeun
moia. C'est le même qui a donne réditiou complète deê€Sutfres de
saint xFràtvçois de Saies, dont nous- avons irenda compte, et qui ii
raérité^d-iiktsttCs approbations^ ' ; '
Le cômeil royal d*in«trtictioB pabliaue a décidé que VJbrégéidm
P'ies des Saints serott mis au nombre ues livres |»of rea? à 4tr« placés
dans les bibliothèques des collèges. Une circulaire a été adressée mil
recteurs des aéiidéinies^ pour leur notifier cette décision ^ et pickur les
ÎAviter 4 elfï dDUner côaaoissaboe à chacun des meoFbresde leur aca-
démie et leè engager à êf conformer. '
Poésies ocrées, suivies de réflexions historiques sur les fites et s^
la messe ^ par M. Trécourt, in-ia.
Je crpis. que ce volume est une seconde édition de cepi qui est
annoncé no 987. 11 se compose de deux parties : la. première e^t nn
recueil de poésies sur des sujets pieux, des traductions d'hymnes et
de" proses , des prières en vcra^ la seconde partie renferme des ré-
âexioiu histor^ueç et morales sur les fêtes de TEglise et sur les cé-
rémonie» et prières de la messç. Tout cela annonce dans Tauteur (n
connoissànce et la pratique de la religion. Il y a> parmi les réflexion»,
beaucoup de morceaux tirés de nos meilleurs, prédicateurs et d^autres
écrivains religieux. M. Trécourt, oUi n^aspire qu*à éùre utile, ne fait
aucuue difiiculté de prendre à de bonnes sources tout ce qui rentre
dans son plan. Cet homme estiçiable est un ancien consul, dans le
Levant. Nous avons cité, daps ce journal, qùelques-unçs de ses poé-
sies, eutr'autres sur la naissance de^Ms^*' Le duc de Bordeaux.
■'■ ■ ■ L ■ " < ii M ...- ■■■ I., I ■ ..1 ■ " Il ' ■■ ■
(i) In-4**, prix de chaque livraison, 7 fr. et 9 fr. fraàc de port.
A Paris M chez Biaise, et au bureau de ce journal.
URacHXDi-Si MAI iSsfi. (N* laSa.)
'■ . ' ' . ' I'.'. <'.'■■ ■ !■ ^
Discoun de M. tMque ttHermopoïkj à la chamhre det
députét. , ^. ^
Dant l'impouibilit^ où i>oi
ainsi que nous l'avions «iidoi
diicoun de M> l'ëvêque d'I
aS, nout en reproduisons le«
Son Exe. , développant les
tifiuie, et faistot justice des
dont elles sont-le prétexte, s'e
^ a EÏoD , Messieurs , «e n'est ai aux peuples, ni aux magï*-
At$,Di aux princes, qu'il a été dit : Allés ^ anteignez touteg
le» nation» j c'est au collège apostolique dont saint Pierre
étoit le chef; c'est à leurs successeurs, je veux dire au corps
des premiers pasteurs, aux évêques unis à leur chef le sou-
verain pontire , que ces immortelles paroles ont été adi^^es .
lAais il. n'a pas été dit non plus , par le Sauveur du monde
aux pontifes de la. loi nouvelle: « Ailes Kouvcr»^'' l^* terre,
» les princes et les rois oe sont que vos lieu tenans. Si leur
» autorité compromet le sort de la religioB qui vou^ est con-
v fiée, déclarez-les déchus de leur couronne, » Ce tangage
n'est pas celi^ des livres saints. Nous avous apfiris de l'Evan-
gile à rendre à César ce qui eat à César, et desaint Puul à
respecter les^>iHwance« étaolietj et à observer les lois, non-
seméinent par crainte, raais encore liar conscience.
» n est vrai, d'un côté , le magistrat, le priuce comme
le peuple, sont soumis à. l'Eglise, dans les choses spirituelles;
mais aussi, d'un autre côté, le pontife, le prêtre, le lévite
comme le simple fidèle, sout soumis à l'Etat, dans les choses
civiles ; et c'est ainsi qd'on doit entendre la maxime : f JS-
gliie est dans fElat.
D D'après l'iastitution divine, le pontife ne prononce au-
cune peine dans l'ordre temporel, comme le magistrat n'en
iuflige aucune dans l'ordre spirituel; et le ponti^ n'a pas
plus le droit de déposséder le mt^strat, que le magistrat
d'excommunier le pontife
Tbme XL WIll. L'Ami de^ta Iteligion tt du Roi. F
» S'il n'ezistoit mi'une seule puisMnce^ la spirituelte éffi-
nimaiit le temporel > alors on pourroit dire qu'on vit sous
uqe ei^pèce de théocratie. S'il n existoit pari^î nous qu'une
seule puissance /là temporelle dominant lé spirituel, la
France ne professeroit plus la religion catholique, qui est
pourtant celle de 3o millions de Français ; car la pierre
filndamentâle dfe Tédifice, le cctetre d*ùdit^y est le ^ntife
romain , qui est lé ^hef de l'Eglise entière comittè| de Fépiv
cfogat. Ainsi , Messtieurs, que lés d\eui^ autorité rèkent Ibci*
jours ùuies peiir le bonliéur cTommun des peuplés, tft èe la
FWpce en pahiculièrs et c'est dette alliaDce vërttabléliitat
saiiâtev qui eofiseiTt?ra toujours et la tnonafchie> dl la Mli^
gion de saint Louis...... .r . : .
< D Mais, peut-être I cet esprit de dominatioif et d'envabiss
f ' ment du dèf^ &e trouve daiis des inflaénces secrètes /daj
]e ne sais quels ciute mystérieux et mystiques , dab« 'ui
' sorte ~dc gouvernemeht occulte qu'on 'ne voit pas , et qui
cependant est partout; en un mot^ Messieurs, puisqu^l faut
rappeler par son nom , dans la àôngtégatiôn,
yf Craignons de prendre pour une réalité un fahtdm'é'qtii
s'enfuit, et qui s'échappe de mis mains à mesure qu'on vent
ie saisir. Oui, Messieurs, iï existe, depuis vîngt-sbpt 6u
vingt-huit ans , au sein même de cette capitale , une réu*
nibii pipij^e qUi , depuis son origine, n'a pas cessé* un seul
jour a exister^ j'en parle avec d'autant plus de désintéi^5se-
meut; que je n'en ai jamais ét'é mem*Bî-e; J'ai "même téfusé
d'en faire pairie , quoique la chose m'ait été plus d'une fois
proposée : non que je p'aié toujours été rempli d'estime et
de respect pour elle. J'ai même /contribué à y faire entrer
des jeunes gens , soit sur leur denckande , ^oh sut celle de leurs
familles , et j|.e n'ai jamais eu qu'à m*en féliciter. Maisjexer-
ç|int alors le ministère public dans une des églises de 'cette
crand<; cité, j*ai voulu rester parfaitement libre , conserver
xîndépendance qui , d'ailleurs , est flans mes goûts , et en-
iîn ne connoître d'autres liens^ que ceux qui m'attachent h
mes supérieurs ecclésiastiques et à mes fonctions.
» Voici forigine et Thistoire de cette tant redoutable con-
grégation. ' ^
' » Après la cTiute du diftctoîre , un grand capitaine afrive
à la tète dés affairés. Sous sa main, plus ferme et plus habile,
la Ftanoi té^e» H la niligioÀ coîiçoit d^ eipâRanoes: Ce-
I
.T«?»
jytirffM, à dette lipoque, beaucoup de» ëglifie» perQmiaWde
ré«i» VféMHent pft& ouvertes au cuite ^thplique. Il ue s'exer-
^i^^nfiif dans qiidques églises pertioulières , et notauiHkeot
dafts ceUe é^^iie^ dont ^et oiura sont teinls encore du Baog
de^deusc ceots prêtres ; il s'exerçoit aussi dans plusieurs ora-
toires priviés. (ies jeuaes gens qui arrivoient à Paris étoient
en géftéral dépourvus de secours efficaces de la rel%îon ; alors ,
4i& pfêtre,. vénérable par son âge et sa longue expérience ,
jQDU^t et exécute le dessein d'en. réunir quelques-uns arri-
Wi de uos.pnoviiices, et cela pour ie» maintenir dans les
•SflatinMns naligieus qu*ils avoient puisés au sein )de leurs fa-
milles ^ oit pojurteffurei^ inspirer s'ils a voient le malheur 4e
n'en mint avoir. J ai vu cette association dans son enfance.
£0 iaiat prêtre les reoevoit chez lu^ dans un oratoire fort
modeste ; là il .célébr<»t ^n leur présence les saints mystères^
qts*il ùisoit sitivre d'une instruction appcopriée à leur âge ,
à kuns besoins ^ à leur situation présente et à leur destina^
Aion.futttie dans le monde. Point d'engagement, point Jle
ptomefise^ point de serHiens , point de politique , point d'ai^
Jtres .liens q«e 4:eux d'une charité toute fraternelle , oui tour^
4ioit'À rédificatioQ et au bonheur de tous. 6' est donc une
association purement reli^euse, complètement Ubre et^ro-
ioiita^, Bienl)6t le nombre de ces jeunes gens s'accroît ; il
faut Us partager en deux divisions ; elles se réunissent cfaa-
jouaeious les quinxe jours. La police connoit Thabitaition de
;{0e ▼^nétable «mi dèJa jeunesse, et }ainaîs»elle n'eut la pensée «
de l'inquiéter.
. a> Cependant le{>ieux fondateur, chargé d'années, alla
«eoewoir dans l'autre vie la récompense de son zèle. Alors ,
oet^e congrégation passa dans les mains d'un homme qui , à
iieauaoup d'esprit et de connoissanoe ; joignoit les vertus les
.yiu» . dou D es et les plus conciliantes, le cœur le plusindul-
ËDt, le caractère le plus aimable; d'un homme à qui
. le:oardinal de fiausset n'a faj& dédaiffné de consacrer une
notice historique^ d'un homme dont le nom est connu de
plusieurs d'entre vou»^ M. l'abbé Lcgris-Duval. Jamais^
prtee ne fut plus sage, plus pur, plus éloigné de toute es*
pèoe d'àiitrsjpie «t de cabale. Sous sa direction , la congréga*
tion continua de marcher ,dans jqs mêmes voies jusqu'ei#
^^99 ^ppcrae de sa mort; le même esprit, qui est unique-
aMnit et 0DB<n«»ive|nettt un esprit de, charité et de bonnes «u»
Fa
(84)
vres , n'a cessé de l'animer jusqu^à nos jours ; elle fait giotrtf,
en particulier^ d'avoir compté paimi ses membres ce nôbie
duc cher à la France par ub^-nom qu'op peut bien appeler
national, non moins cher encore par la touchante candeur
de son caractère et ia pureté de ses vertus,- et qui a emporté
,dans la tombe les regrets de son Roi et, de sa patrie.
)) Il étoit fort naturel que des jeunes- gens , qui seconnois*
soient %l se vojoient souvent , finissent par s'estimer et s'ai-
mer réciproquement, et qu'en conséquence iU aient cherché
à se rendre utiles lek uns aux autres. D'ailleurs, Messieurs,
parmi ces jeunes gens , qui profeiisoient hautement et prati'^
quoient la religion, -il s'en est trouvé qui<joignoient à une
piété solide un. véritable talent. J'en* ai connu plusieurs de
ce genre ; dès-lors est -il étonnant qu'ils soient arrivés à des
postes assez élevés , sous un gouvernement surtout oii 1^ car-
rière est ouverte à tous les Français? Sans doute la capacité
est le premier titre pour tons les emplois; mais sans doute
aussi la piété n'est pas un titre d'exclusion : l'apôtre dit, non
qu'elle s'oit suffUante, mais quV^ est utile à tout. Montes-
quieu , qù'oû ne soupçonnera pas d'un excès et dévotion ,
a dit ce qu'uiffe religion , même fausse,* seroit encore le plus
)) 1^/ garant qu'on pût avoir de la probité des hommes. y>
"» Qu'il se soit mêlé dans.les rangs de cette cotigrégation
quelques iutrigans, cela peut, être ; mais je l'ignore. Que
quelques-uns aient pris le masque de la piété, cela; peut
être encore ; mais je n'en ai connu auovHt oe.x^'CaraeâKei'
et ne sait-on pas que, dans tous les temps etpartout, ou a
vu l'homme abuser des choses , même les plus saintes? Mais,
au contraire, j'ai connu beaucoup de ces Jeunes gens qui
ont fait la consolation et l'honneur de leurs familles , et qui,
au milieu de la corruption de la capitale, ont dû à la con-
grégation de se, conserver pui-s de toute mauvaise dodrine
et de.tout écart dans la conduite^
» On prétend que , dans 1^ jours qui ont poéeédé ou »iivi
la restauration, il se forma une association politique pour
préparer, favoriser le rfctour si désiré des Bourbons, et éle-
ver autour de leiifr trône un rempart de dévoûment et de
fidélité; c'étoit un contre-poids peut-être nécessaire à d'au-
tres sociétés qui se remuoient pour un autre but , comme
nous en avons vu des preuves mémorables. Mais je 'n'en ai
jamais iÇ0nnu assez ni 1 esprit ni les moyens pour avoir le droit
\
(:85)
ii,ÇvYpM8>ea eatretanir , j'ignore complèUmeut ce qu'elle att
âev;énue ; mais ce que je pui» dire avec yénié y c est qu'on
ne doit nullement la confondre avec celle dcmt je prends la
défense.
. D Au surplus y n'existe -t- il pas sur tous les points du
royaume des aoiuétés vraiment secrètes ^ dont Torigine , l'es-
prit^, les statuts sont un mystère voile au public? Cependant
je ne vois pas que ces sociétéB fassent jeter des cris d'alarme
k la France entière. >Saps. doute l'autorité les connoit, les
surveille,. et tout est t^'anquille. Pourquoi donc tant de cla-i
nxeurs à propos d'une «association toute religieuse?
)>0n s'ioi^gifte, mais la clii:>se est incroyable , qu'il existe
une congre'gation qui est comme une espèce de filet étendu
sur toute la France; qu'elle pénètre et domine partout;
qu'elle distribue tous les emplois y assiège les dépositaires du
pouvoir et 1^ conseillers de la cou^pune, qu'elle;préside, en-
fin à nos destinées. '
j> Messieurs y qu'à cette tribune on attaque les ministres
et leurs opéra^tions, je le conçois : c'est une espèce de droit
public parmi nous ; mais qu'on les accuse indistinctement
de se laisser conduire y égarer , dominer par je ne sais quelle
puissance occulte y .qni cependant trouve ie secret d'aboutirN
jusqu'à çiDç, c'est là ^ Messieurs > .une accusation à laquelle
(je dois ledire). je ne vois aucun fondement. Qu'il me soit
permis de m'exprimer ici s^ns ilétpur ; si quelqu'un des mi-
nistres du Roi devoit être sous \e charme de cette puissance
•lagique , ce seroit probablement celui qui , piar ses fonctions
mêmes, devoit en être le moins à l'abri, le ministre des af-
faires ecclésiastiques et de l'instruction publique. Eh bien!
Messieurs, j'ai.beau revenir sut les aqties de ipon administra-
tion, j'ai beau sonder ma conscience et m'interroger moi-
même, je déclare que je n'ai jamais senti le joug de cet em-
pire mystérieux.
;d Depuis vingt mois environ que je suis admis dans les
conieils du Roi, j'ai été dix £ois dans le cas de remplir la
plus grave comme la plus redoutable de mes fonctions, celle
de présenter à Sa Majesté des sujets pour nos sièges vacans.
Or, j^peux bien défier toute congi^égation quelconque de
sue prouver qu'une seule de me$ propositions m'ait été-dictée
par elle.
» £h! Messieurs , vous le savc^ aussi , les nominations les
(86)
Judiciaire et x^iilitaire , sbiit pi^posées kù Rot dànssôti tsàû--
seil. Là lès choix sont di^eùfës avec tibe ^ètè lôf^itiàKtë,
et chacun j parle avec une entière liberté ^ dont jarÊfàti ûé
s'bCTefnse le cœur iioble et loyal flu prîticc ique rtous Atàtii Ui
bohhew d'avoir pottr Roi. Je le dis h^titenient, je n'jr *i Ja^-
;nais remarqué les traces de ce qu'on appëtte l'itifluèhce éé
là'cbn^rëgation. /
V On veut trouver là preuve àe cet esprit dé domiteatibil
et d'envabissemeht danà des associations qui se sdnf fbi;méèft-
de toute part^ sous prétexté de foonnés œuvirefe^ ét^'qui lié
iont^ dit-on, l^e des moyens trës-pùissahs, éH en quelque
sorte universels ^ pour lùéttre le clergé à la placé dé tout.
3> Cherchons encore ici, Métôieùrâ, à çleméler les app^-^
tences de là réalité.
)) L'esprit d'association ^ <)<l^s là nature hutaainé. Lt
type, de toute association est dans la famiile. L'honlme sent
qu'il est peu de chose quand il est seul';, et qu'il e^t souvent
très-fort en s'assbciatit avec ^és semblablels. La folMésse eét
dans l'isolement : c'est l'iiinioÀ qui fait la forcé. Encollé au-
jourd'hui , toutes lès grandes entréprîses^îommerciales , agri-
coles^ scientifiques^ littéraires, comment se forment-elfes?
par des assodatfënâ. C^ihmènt siaint yifiCent4éFaiUddttJ|
pu fonder ces établissenicns admirables qui èxiirtent encore^
Îmr des associations d'aines pieuses et généreuses y pt'êtahil
'appui de leur zélé, dé leur fortune , aux inspirations dé ^
haute sagesse et dé soh inépuisable charité:
TJ Le même esprit d'^assbciâtioii se perpétue dans cette ca-
pitale. Combien d'étàblissemens utiles et précieux ! combien
d'oeuvres véritabléinent chrétiennes^ comme celles des en-
fans délaissés , des orphelins, des petits savoyards , des^H-
sonniers pour dettes, et d'autres semblables! EUeà existent
sans que personne ait song^ jusqu'à présent à en coft:cvotr
là moindre inquiétude. r>*
{Lia suite au numéro ptûcfuâh,), '
NOUVELLE^ E'CtLÉSIAStïQïFES..
i*ARis. Celle année, les processions de là Fête-Dieu, flont
\
y
les Dt^^ràtifi ctoient, ce semble, eocore plus magnifiques
c{u'wp%Y#ieBt jamais été^ n'ont pas seulement été ^ontra"^
nées comme Tannée dernière; elles ont ëtë^ la plupart , Itb^
aoltmient' emttèehées par le mauvais temps. A St-Germàia-
TÂiixerrois^ la procession s*est faite dans l'intérieur.' Le Roi,
ainsi que toute, la famille royale, ac(^ompagné de toutes las
K on nés de sa cour,, la «sui voient en grande pompe, au mi-
d'un concours immense de fidèles. Ils ont entendu tes
Vépi-etf et le^salut , et sont retotirta& ensuite à Saint-Ctoud.
Quelques paroisses qui avoient . pr^vu le contre* temps et
étoiepi^t sorties de bonne heure, ont fait leun stations. De ce
noiàbre est eeHe de Notre -Ikime; à 9 heures et demie,
M*' l'archevêque donnoit la bénédiction du saint Sacre^
inent , au reposoir de la place Dauphine. Le développement
de cette cé£émonie oITroit un coup^'œil édifiant, et fait re-
gretter que celle de Saint-Geramin-rAuxerrois n'ait pasep
tteii. • *
-*- lies exerdoes dé la mission , ,i Rouen , ont encore été
troublés, le ^4» dans plusieurs ^lis^t par des. pétards «t
des lîifneui» infeetaotes qti'on m répandues. Autour de la
cathédrale, tes rassemblemens m'ont pas été plus nombreux j^
iàais où y a remai'qué. beaucoup plus d'effervescence ^ etlea
excès auxquels on ^^ livré ont été plus graves que la
î«wur précéctent. Des toielres. ent.ité laneées contre les trou-
pes, qui se sont vu wligées d'^onployer la force pour dissi*
jpér les mutins; mais il pàrott qu'a la jBn tes perturbateurs
sont reiitrés dans lé devoir. IjCS exercices de la mission , de-
^uis le d4^ se sont passés partout dans 1^ plus grand câline ^
(fi(t sont fait espérer qu'ils: ne seront plus troublés.
— Une lettre -circulaire de M* l'évéque 4e Bloîs^ auJ:
purél et dêsseryans-de sou. diocèse, leur annonce les disposi-
tions qu'il jk prises pour faciliter aux fidèles les moyens de
|;agner le jubilé ; il ^t utile de faire connoitrë ces disposi-
Bons qui {^bùrrôient sans doute s'appliquer aux autres dio-
cèses |>|& les besoins ne sont pas^ moindres que dans le diocèae
lAeBleis:
* -Noas ne pcuvioni asitei; bénir avec von» le Bîeii père des iiiisé-
rîcprdes, de^ fruits abondans de pénitence et de salut, que la grâce
extraor&ialre da )ubi(c a dé)^ produit^ d^nsut^ grand nombre de
6dèles de vos pnroisscf ; et Toiljk, que , daps «a horM- fn^poSiabl^ il
/
I
(88)
vient encore, par une nouvelle concenion <lu loiiverain pontift^
'àjoaiter à resperatice' que' nous ayons conçue de voir ces fîcuits tà
précieux et si'contolans s'acctfoltre et s'ëtettdre dans tctit letron**
peai» confié à vos 9oios. . .
» Sa Sainteté, touchée .d^ Ia difficuité' qu*oii^ rencontroit pa^ Ul
disette de prêtres diins notre malheureuse église de France, pour
disposer tous les fîdèîes à cagner le jubilé dans Tespace de six titois
consécutifs, dont une partie seroit peu favorable aux. initrucfioi»
qui doivent y ppréparer, a daigné, sui^ la demande de quelque évé*
laissé à chaque lidèlc l'espac^ de six mois ou continus ou avec lAfer-
ruption, pendant lequel il ait* la faculté de gagner la grande indul*
geace en remplissant les , oeuvres prescrites. .^ .
. » Mais Sa Saîntité d*un autre côté, consultée sur le partage ide
sentimens k IVgard de la réunion de la communion du jubilé au
devoir pascal, a 'fart savoir positivement que son intention était
qu'outre la communion pascale on en fit une exprès pour )e jubilé.
» C*étoit non^ealement d''après ce qui 8*étoit pratiqué au jubilé
de 1804 dans ce diocèse, uni alors h celui d'Orléans, ^t dans d*ao>
très diocèses de France , mais d*après ce qn*avbit fait aussi un sièdc
auparavant, dans le jubilé de 170a, le grand évéque de Meaux,
d'aecord sureinent en cela avec les évéques de ton temps, qte nous
avions cru pouvoir permettre anx fidèles de gagner \p jtti>J44:.par la
confession et la communion pascales. Nous n avions rjén trouvé
dans la bulle du saint I*ère qui nous oblige|it U lui donner une
interprétation différente de celle qiie de respectables évéqiiiss <^
réglise de France avoient donné* k des Jt>ulléa semblables de^^ièi.
augustes prédécesseurs. L'intciprétation .que nons adopt^ofis nous
ofiroit d'jtilleurs le double avantage de rendre le devoir paschal
plus pressant et plus important encote à remplir cette fois par sa réu-
nion avec le jubilé, pour tant de pi'cheurs ^qui étoient depuib long-
temps sourds à la voix ordinaire de rË^lise , et de ne pbint jRiirc
succiéder au travail de la pâque, déjà si -pénible pour nos. chers coè*
pérateurs, à raison du petit npmbre où il se trouvent réduits, un
travail non moins pénible pour- le jubilé.
» l^aiuténant, si d'après la répoUse Aite au nom de Sa Sainteté ,
qui ^ pour objet , non seulement de faire cesser toute di;versiié de
fcntimens, mais de ranimer encore la foi et la piété des l|dèle^
envers le. divin sacrement de nos autels, 011 Tapteur de toutes I<^
grâces daigne se donner lui-même à eux , nous nous voyons obligés
de vous rappeler à de nouveaux travaux pour le jubilé, à l'égard
des personnes que leui ferveur pour s^afsurer le plus possH^e le
gain d'une indulgence si précieuse n'auroit pas portées a faire une
comipunioii particulière dans cette intention, outre celle de la pâque,
nous pouvops du moins, en vertu de la faculté qui vi^t de nous
être accordée , vous procurer quelque relâche par la suspension àvk
temps qi|e xious avions assigné pour ip gagner. ^ •
/
pour le faire recommencer au mois d'octobre juaqu au derniex jour
de Taniiée inclusivement ; en ayant loin seulement de ne rien taira
perdre aux fidèles des six mois que le satot Père veut que chacun
ait pour gagner cette indulgence extraordinaire, et de leur réserver
l^our èela autant de jours depuis la reprise du jubilé jusqu'à la (iu
dt i^Minée,iqae^ tous- leur en aui^ retranché depuis son interrup-
tion jua4u'fMi.(!>}t^teiBbre exckuiTement. »
.^ Les nouveaux sièges dëtachës de Cbainbéri sont enfin
pourvus y et les ëvêques en ont pris possession. M. Alexis
Billiet , précédemment grand-vicair^ de Chambéri> a voit éXé
nommé a Tévêché de Saint-Jean de Maunenne ; après son
«acre^ il est allé à Turin, et au retour, il est arrivé le
1*' avril à l'hospice du Mont-Cenis, accompagné de M. Té-
vêque'de Tai'entaise. Les deux prélats ont reçu dkns ceX éta-
b!is$einient des tépnoignages de respect. Le conseil muq^icipal
de Lanslebourg ée rendit sur la montagne pour complimen-
ter M. l'évêque de Mauriènnè qui , le inême jour, alla cou-
cher à ïlitodàne , et y f^t coniplrmeny par trois membres du
conseil 'de la Ville de Saint-Jean. De lendemain , le prélat
partit pour le bourg de Saint-Michel oii il célébra la messe \
de là il fit son entrée dans sa ville épiscopalë, et' fut' haran-
gué pair )es diverses autorités. Deux chapelles' avbient été
éiè^ à dîiKrénfes ifiàtafnceS, * et Mt: pitliét f arrêta à Vutle
et à rauf restant ^ntre ensuite dans son 'église, il eu prit
possession avec les cérémonies accoutumées, moE|ta en chaire
et prononça un discours très-touchant. Après le Te Deum,
4« prélat jTut conduit à Tévêché oii if reçut le clergé et tbiis
les corps. La ville fut illuminée , et chacun se réjouissoit (^
vofr rétablir un siège si ancien et si avantageux pour le pays.
'M. Martinet, qui s'étoit séparé de son collègue, à Saint-
Michel, s'est mis en route pour sou diocèse. Nous avons vu
que le roi de Sardaigne avoit également provoqué le réta-
blis^inent du siégé de Moutiers ,en Taren taise , supprimé
en i8oi.( Ge diojpèse, privé d'évéq^e même avant cette é|X>-
que, par suite de la révolution, vient aussi d'en recouvrer
uh. M. Antoine Martinet, àiicién chanoine et grand-vicaire
de Chambéfi, nommé à^l'évêché de Tairerîtaise et pi^éconise
-à Rome, est arrivé dans sa ville épiscopale^ le i6 avril, et
y a fait son entrée avec tous les honneurs dus à sbn'carac-
( 90 ) * ^
Xii^» Uoe nombreust payaicade étoit ûllâe à sa neacôatre » ftt
)tn principale» autoiilés rattandoient 4 rentcdb de k yiUe.
Apt^ avoir ëtë covBpHmenté par dtes , le prélat s'est rè^r^dtu:
de ses habits pontificaux , et , accompagne d*ttn nombreu^r
olergé , s'est rendu processioi^nelleinent à une ch^fpelle ai
l'entrée de la cathédrale; il j a doone sa béoédiction aux
aiaistatiSy et est allé à Téglia» Sainte^liarîe, éa^ïe outé de
Moutiers et le supérieur du petit séminaire ont pi^toonoé dé»
discours. On a ensuite conduit M. Tévêque dans sonpajiais,
tftiè soir^ tes babitàni; ont idunâtiné irârs itlàidttiiS;
NOUTELI4ES POLITIQUES.
k *
iPABif.. S» M. Tient d'accorder )e paod cordon de Tordre àfi SaÎMt-
• Eipfit an prince de Polîgnacy ainbassadeur h. Londres» en récom-
peaie de sei services et dé sa fidélité. \' ^
>
— 5, M. a fait remettre 600 fr. pour aider k réparer les runi«8 df
Téglise , paroissiale de Phalzboiirn^, Toate la famille ro|ràle« ip san
cété, s*|^t empressée de attntribuer k cette oeuvre*
«» M. le préfet de la Marne a reçu de S. M. la.sommi$4<: 1090^.
pour les réparations à faire k Téglise de Vitry-le-Français.
•^ Mfr le Dau|ihin a fnil remettre i Mi le préfet dU'iVde-CSlIaii
Sup ir.^ destinas à secourir les veuyes^-el les orphelins df ^ueiffif^
marins qui ont fait naufrage dans la baie d^ËtapIes ; et une sommç
égale au maire du Bourget, arrondissement .de Saint-Denis-, pour
concourir à la réparation de Téglise de cette commune.
— M»* la Baophine a fait don de 3oe fr. pour un établissenl^Qil
religieux à former dans la ville de Mon^tuçon (Allier), et destiné t
l'éducation des ieunes filles,
«— Le gouvernement a 'accordé nn secours de ^1800 fr. an diocéae
de Lyon , pour les prêtres âgés et infirmes qui n^ont pas repris de
fonctions depuis 1802.
-r-M. Bellart, procttreii»^énéral » est gravement malade ^ et ^fi
état inquiète tous les amis de la religion et de la monarchie.
-^ M. d*Harangnier de Qoinoerot « conseiller à la ep«r regra^S 4fi
Paris, vient d^étre nommé membre de la commission 4l^ secours et
pensions de la maison dn Roi.
( 90
-^ On .annonce que la police eerr6«tionn^ile va faire justice ini^esr
ftamment de ciuelques-iHis de ces petits Tolomes m-$9, pleins de
HiensoDges et uc personnalités grossières.
— Le ebangeur Joseph est mort le a6, de mort naturelle, et ce->
pendant, le jour même» par une coïncidence remarqtiable , Jes •
aeqk Italidlié , sc^ It69asdjfi# , fini nabi )a peine i/elént crime; m:iW ils
se'^ont cfotifessës et sont tUoKs èàtûs les -seniiitiens Ifs plus sincères dis
ir^llgfon et de repentir. ' .
- .«^ iyést àrtort^ à ce ^u^il paroilty qu*ttn journal protendoit. il y a
q»4>!lqQes jduri, cpite beàooelip ile femiUw émigroient 4e i'Alsace
p<li^r les Etats-Unis.
-r- La cour d'assises de ftiom vient de renvoyer Jean Clans, det-
aerrant de la commune die Tremouille «Marchai (Cantal), de 1 accu-
sation de xpeurtre sur la personne de son frère. Le jury avoît déclaré
l'açciisé nçn coupable.
^ Quelques joortiatix étrangers oikt paflé du réHbllséeukent de
l'ordre dé Malte, datis une tille dei Etats romains. Ce qui a donné
lien II cèf bruit esi; sans doute la peffaiission que lé lieutenant de Bla^
giâtêrè a'-teçue de résidéf à Fèrrai«6.
<■•/••■ ' -
•^ On éevitdc ftonfc mie les Bébau^ le Cowjrier français et le
CùnMtkutàmnel, sont prohibés dans le^ Etats du seuvcraih pontife.
On parle anssi de VEtoUe; mais i4 parolt qu*à son égard le fait B*est
|ns exact.
' j^ Le celônel JPabvîer». ^vec quatre cents hottiiM de troupes ré^
Îj^éë9%t^èciàïes^ yàent de tenter une ajtta^e sur Tf^greppnt; mais H
]n*a pas^ réussi , dit- on ^ par imprudence , et presque £oùs It» Orect
ont périf
-^ On élevé dans ce moment a Odessa une statue à fa mémoire de
^; le duc de ftichelicu, qui, comme on sait, a beaucoup contribué
Il là' prospérité de cette ville. ▼
#^ •
*- Oa assure que la dissolution du parlement anglais doit nraen^
. «Aviron cent soixttite-dix nouveaux membres dans ia chambre des
'comm«nes4
. . — - Les Anglais viennent de remporter une grande victoire aux
Indes , et k paix a été conclue avec l*empereur des Birmans.
— Un vaisseau iirrivé en Angleterre anitionce que le gouverneur
Ae Batavia a été forcé d*ouvrir ses ports à toutes it^ nations , et qu'une
'amnistie générale a terminé les insurrections.
— M. Brown a inventé récemment une machine pneumatione ,
propre à imprimer aux voitures un mouvement d'asçensioi^ sufl^
Vantées Jes. plus raq;>ides.
v
(9^)
' ' • ' -^
• '1 ;
CHAMBRIS DES DEPVt^S.
I . . 1
;» •»
Lfie a6 mai , suite de 1^ discussion «ur les . chapitres ç(a bu4g<^ cTcr
mÎDititre des affaires ecdésiastiqaes poyr 1^27. M. Labbey dé Pom-
pières^ qui pourtant déclare que, dans les. bu<igets,< Partiel e des
- culte? a été pour lui l'arche saitite^ s'élève contre ce qu'il appelle
le luxe des orn'emens é^iscopàux^, et par conséquent contre r-aogméli-
tation d'e'nviroA 3 millions. La chambre adopte le i.«' ehapitrey ad-
ministration centrale , 34o,ooo fr* Le chapitre a est tntitolé : 'tratte-
ment et indemnité fixe du clergé t aS millions 295,000 fr. M. TiéTéqti*
d^Hermopolis prend lu parole, et répond au second. reproche qu'on
fait au clergé, d*étre animé d*iih esprit d*ultramontanisme. M y a des
principes généraux dans TEgli^ que toutes les nations catholiques,
suivent égalemeht ; elles ont les mêmes dogmes , les Mème^ sacre-
mens, et reconnoissept le pontife romain. p^ur.leur chef si|prjèo>e^L>e
préambule de la déclaration de i68a professe expressément .cette -doc«
trine. L orateur parcourt ensuite Tlustoire de cette déclaration,» et
> rend compte des abus Ou*on en a» faits avant et pendant la rëvqlu-
tion , et surtout sous 1 empire. C'est pourquoi le jeune clergé pour-
roit ne pas aifoir le* même respect que nous pour nos> -vièiltes mazi-
uies. On les enseigne cependant partout. Le jeune clergé^sOvsert des
'mêmes livres; et le -seul làoyen de faire recevoir généralement nos
maximes , eVst de faire voir que ce sont des opinions parfaitement
libres, ^u moids les trois dernières. 11 en est une sur laquelle il «k'est
Ïiermis d'élever «penne controverse. C'est ici que le ministre sign^ile
es écarts d'un homme de' talent. Ensuite , et sur l'interpellation d'qn
député du côté' gauche, S. £xc. vient aux Jésuites. Il n'y a p4s un
seul séminaire dans leurs mains ; il n'ont aucun collège royal, pas un
seul collègc^communal, et pas une seule pension particulière» Il n'y
a que sept petits séminaires sur quatre-vingts^ dirigés par ces hommes
si redoutables. Ils y ont été appelés par les éyêque^ j niais <^es éyçt-
ques peuvent les révoquer. Napoléon les conserva assez Iqpg-temps;
aujourd'hui quelnues evêqùes lés appellent, et il s^e trouve, dans
toutes les classes de la société, des hommes qui désirent leur confier
leurs enfans, parce qu'ils les croient très^capablés de les élever dans
Jes bons sçntimens religieux dont ils sont eux-mêmes pénétrés, de
leur enseigner la littérature et les sciences, de les former aux bonnc^
• oeuvres , et d'en faire des citoyens qui devieùneiiit rornfiment de la
société et. la gloire de leurs familles. / .
S. KXc. trace le tableau de l'instruction qui sera donnée dans 1'^
cole des hautes études ecclésiastiques. Il parle, de ce qui concerne le
mariage et les autres actes de l'état civil. 11 parcourt ensuite, en'
peu de mots, p6ur y répondre, les vues préseutees sur la dotation et
rorgauii<ation plus complètes du clergé. £n6u, S. Esc. termine en
représentant qu'avant les effroyables bouleversemebs de la révolu-
tion française on se permettoit aussi, de^ violentes déclamations contre
. . ( 95 ) ;
)e clei^é;^ aloYv au»i on s'attachoit.at» ]9)'âiRD«hK abus ttù sacerdoce ,
i^t Ton ne -voiilûit p<s Toir qu*il *&btoit dei prêtres et des éTéqpès
v<^iiétabl€$. *
Ltk ckambre accueille^ avec le même empressjpment que la vçiUc ,
)e minisire descendant de la tribune;
Plmieurs amendemehs , proposés par MM. Dandigné de Resteao,
Bacot de Rocnans , de' Cambon , Reboul et Dapare, tendant à aug*
raenter le truitement du clergé inférieur, sont retirés par leurs au-
teurs on rej«tés. par la chambre. MM. àe HcrbU et de Mayneuf ont
trou«^q%e ce -changement n^est pas encore possible à présenl. M^ Ca-
simir P^rrierprofite de quelques expressions de TAs* 1 évéque d'Her-
mopelifr pour attaquer la congrégation; Les murmures de la' chambre
seBy>lent indiquer, qu'il les a mal-entendu|es. La chambre accueille
de la même manière cet orateur, quand il parle de Tétat civil et des
misaîons. Le chapitre a 'est adopté, et successivement sept autres
ebapitres^ qni s'élèvent à 7 millions .4o»ooo fr.
Instruction publiqàe. Collèges royaux et instruction primaire ,
i,S35,ooo fr. ii* Giil^t souhaite que le^ jeunes gens apprennent si-
multanément les ,sciences et les lettres. IVL Bonnet de Lescure de-
mande* des renseigtlemens sur le résultat du to^ti émis par un grand
nombre dé' cohséils municipaux d'Être aflfranchii de Tiraposition pour
les boùrseè' communales. M. Curier déclare que Tadministration s'en
occope.'Ley^hapitte' est adoptée ' '' ■ •
Le 37 mai, la chambre^entend plusieurs rappqrts sur des pétitions
d^un intérêt personnel. On y remarque celle de M. Marchand, avo-
cat à Strasbourg, qui fait des observations sur le Code d'instruction
criminelle, ll.dèmaridë que les jurés soient pris à tour de rôle, pu
du moins que les préfets soignent personnellement les listes. La
chambre passe à Tordre du jour. £lle renvoie^ aU contraire , au mi-
nistr^.4e rintérieur une rëcl!imation faite par M.' fè, ^naire d'Her-r
manville (Calvados) pour rétablissement de dépôts dé méndicil;é.
L ordre du jour est la délibération sur le budget spécial du conseil
royal de Tinstruction publique. La dépense s'élève à a millions
300,000 fr. M. Reveiilère s'élève npntre la rétribution universitaire,
et sui'tout contre certains abus des concours généraux. Il signale en*
suite plusieurs chaires du collège de France, qui font douille emploi
avec celles de la faculté des lettres, dont il croit le retranchement
nécessaire. M. C. Perrîer revient sue les sept petits séminaires dirigés
par les Jésuites, il ucun établissement , selon lui, ne.devroit rester
rntre leurs mahis depuis l'arrêt de leur dissolution : l'augmentation
des séminaires dépendroit du choix des évêqi^<t. L'orateur crie an
(l.'tDger; mais il e^t interrompu par les murmures répétés de la cham-
bre. M. Tévêque d'Hermopblis prend la parole,' pour juftiRer d'a-
bord ce qu'il avoit dit la veille , c^ne la société étoit àlfectée d'une
nuâadie^indéfinis'sabte. Oui, les esprits sont véritablement malades :
non que nous soyons à la veille dé grandes complotions et de révo-
lutioné nouvelles; mais l'agitation est partout, elle n'est pas raison-
Bée, on prend des fantômes pour des réalités.
N.
X
Sipj^ ^g9^ à iip.'pa^ régandre aiu: obwvftUotts à^ cet orafeçiJif:; «aif
puisqu*on a mal interprété ce silence; S. Exe. dira iàvec Ir^bchÛM;
qae les ^ens de la congrégation sont ,uni<]u<^vMt des Hein ()'e chi-
titéf/attirne\\t,'\ji\le8'aa)i jctarie» gens. On^ne'^etit^ieti eooi^rç
qui soit défavorirble à la congrégation de ce qae Mfi^'a pa^voufu
ciolitraoter, conune pirtlé«iier, ide tittoveaux liens. £Nap»iir irifmfc ans,
die n'a nihi •(icuae aitéraliion , et comptok to«4<MM» am nombfere dé
Ms. membres ide« ^drames de; grand nïériiev et surtout: nn' p^rsoilnaM
^rtbnli un noiti ober à* la France. Celite! coûg^égatida- nr^a Men ae
commui! avec cette association qui n^exisbeplns, et dont ie^iit ^toit ,
h ee qu'il paroit, de favoriser ie retour «i d^fêdei Boarlbans. S.-fiâe.
w fera toujours un lionne ur de djéfciidre la con^régattoir acttiJttte,
4fià n^jezerce aucune in^eBce surle goutertiencnt, au les éiréqàà$,
sor le» miitsionfi et les séminaires. Un seul lioniBie «oroit pn a'vok
UB« inflfjence sur les sémikaÎRea par sdm tadend;; autis u^ .^«-nnjiei
sont bannis de renseignement. Les é^véques- fiançtSf ont. peurié ^ /Bt
les évêque^ angli^is :vc>^ ^^ joindre à eux; Oa ne peut^ ^H^ P^"*
d'un séipinairç dajis up département sa^is uoe ^torisatAon spédale
ilpi. i^uvernemeot. Quant à la société jadis proscrite^ le$ artltsoQt
ii*eu ébmaies pas à délibérer à^cet égard.
. . NT. C. Perrî^r mbtite àe nouveau à la tribune. Il est çncore plein
^ d'inquiétude; les ministres euX-mémes luttent contre rWoiciafSoA
polUique dont ils nient, selon lui^ rexisténce. Il assure qnë le clergé
ne pèi^t avoir ^instruction entre les mains que par une' loi. U ne
faut^ à sou ayis, parler que de la Charte seule, ue nouvéuàx mur*
mures itaterrompëctt son discours. M: Pardessus fait obsertet qDre rien
n'a été fixé pour les 'instiCîtteurs , et que lé Roi avoit le (trolt de
faire unç ordonnance pour l'organîsàtioii des petite séminaires.
Itf. Guvicr répond à M. ReveiUère. Enfin , le chap^. a f st tifioj^é ,
et si}| autres chapitres succçs^yement. tes recettes nponten^ k a nûl-
Uons 7ô3,7aÇ fr. ^ .
he QQ rn^î, la chambre . (entend dîlïér^ns ràfiports sur d^s pcpjeti
d.e.Joi qui tiendeot^ autoriser iies .villes 4« Saint-QjiieBt^ dt de Mar-
seille à contracter des ^mpru^t^, et le département de la Haute-Ga-
rofine à s^inaposer e&traordinairemen^.. I^^s commi^ons jp^roposent
Mdoptio^ des pro)ets4e lois.^ .' '
Ii*ordre du jour est la délibération sdr le budget du mj^ktère de
l^intérieur, dont les . différées chapitrer s'élèvent à 91,200,000 fr.
JiL, L^bbey de Pomplères s^éi^ve éontreee qu'il appelle les anoma-
ties^du ministère de fintérieur en particulier , dont il veut £minuer
le traitement à cause de son inertie* L'orateur critique lé nombre
dés directftTrs, '<* «ombré des hôtels occupes pair S. Î^Sc. , la dlrcc-
\
tLon cënéraU de )i| police» les dépeiues secrètes , les impôts , lei
'dc;nliiiTiôns.
i* *Riiycv<olQrdp«ftf« que lei articles 3 ot 4 <le la loi do 17 iubmi
_ .1 swfiiseot pottr atréttr 1» licence de le preste. Dans Tétat préseof
des cboses, il ny a Vien, selon lai, qui appelle la censure. Il pense
qu'il faut de grands évèneoieiis , de grands désordres , des périls , des
cnses , pour la rendre nécessaire, et il trouve qu'il n*y a rien de cela.
M. lie niatatre de riatérieur Toit dan« ce dtseours , d«b «ne dis*
cusçliqD' 4lr Iq buAgei; mais une instraction dont S. Bac. -tâcheni div
tirer profit. Il y auroit deux responsal^tés si on rétablissoit la cen-
mure et si on.ne la rétablissoit pas. Il &agit non de coups d'Etat, nain
ide FejLëcb'tÎDn d'unie loi , dans des circonstances graves qni e^i^nl
«éeltmmpti Cet tes. lagitstioin , Tirritabilité des esprits , excitée» p9t
j«f9tl9ns gQl|lrlm4^• p^Mvent Hw coaapter panni ces circonstances.
A'-.^^^f >t»|9^mjs pj^r y^$ ^aple^ einplpyces k fine autre séance par le
ômutre des finances ; Si la censiirc^est jugée nécessaire âa repos du
-]»ayft, éné sera n^tablie'; mais si ccT rétablissement n'est point {ugé
«éeëisâlre, il n^aoro point lieu. '91. de Bonville p.irle confère la ees-
mmmm^ifkL, 4 ses «via, porte avec «lie /quelque dîiase d'arbdtrtitsr, et,
.|MWC^!^çi«sé4«f9^t4*qdie;^)|;.iM4 r^g^rcU çfMnme pernicieuse à Vï>t»t»
Hf ; Mlchin s^éljèfre à- sott tmtt, mak contre4a censure dramatiqjve et
OTîiftnQ la.polfee, qufil «egardt eomme une institaliou a«ssi nuisible
tfaCinykiî\e/ |f ^ CUdscl t|^ Gpus^rgpe demande si la police ne peut
M9 .^^péchcf la nropagation des Jivres impies et séditieux, q^ui, se-
Jon Texpre«sion ae. la commission, inondent non-seulement les*viUes,
mais ausslites Campasn^s, et y produisent les plus Junestei e2^(s.'ViDgt
cbtkseils f^énévail« en' ont «étii<iî^né leurs inquiétudes. L'orateur par-
^oenuri onauite toute L'J^sioire dé laiHbaetté* de la presse, et dépeint
4.M>r. fllfffj^ \^h^^U i|(p)s, doctrines i pépies çt d^f caloip^les journa-
HaiWf, lï ironye lu iWcoiîJ^a de n^'er des évèneiiiens de-Kouen,
âontle souvenir lui viébl; nàiurclleiliV'nt . et réctarÉe^^h fcrminant,
une loi qui mette un frjein à la licence. M. B^ Càhstant reproduit les
«observations de M. Ro^cr-Cellard, tâche, ensuite de trouer MM. de
villélç et de Corbière 'en contradiction avec eux-mêmes. Il ne voit
acHztine amalogie entre une irritation éphémère et le9 circonstances
grssi^s qtsexi^e Ia loi. Ënlln il termînte en faisant une peinture <*trés-
«eÉabruAJjq de l'aïa^ir de^M^FraiiMiyce qMÎ Iwi attire qu((}^|ucs mw-
nivves,; ainsi q<^e ceri;9^es dilutions tou^t-^-C^it pier^ppi elles qu'il se
l^eip^t «n finissant. '>
• M. le minisl^ de l'intérieur attitihne la vé^mence 4e quelques
expressions à là chaleur de l'improvisation. li explique ce qu op doit
entendre par circonstances graves. Il ne faut sans doute pas, pour le«
4» remeai^ a leitet; et c est pour pasvenir a ce.butquc les lois
.ont été £m^* Ce n'est pas pour eujL.qae les. ministres en exigent
réxécuUon^ Ils ont prouye qu'ils ne crajgnoieiit ni la liberté ni mène
t^
(9S)
l^^ahu» de la presse. Qii*oii les attaque justement on infustere^t.. Ils
ont aussi leurs moyens de se défendre. Mais Tordre social petit être
«ooipromis ; et si les écrits arrivoient k ce ^oiiit de cotapeomf ttre le
rrpos public , il faut avoir r0toor8 à . des mesures qui les pré-
viennent.- . . » ».
.1 >
BibUothèque choisie des Pères de l^ Eglise erecque et latme^
ou Cours d éloquence sacrée^ par M. rabbë Guillim (i)« ^
Les tomes IX et X de cette importante coUectipn avoiént
parit cet hiver , les* tomes XI et. XII viennent de parottre.
Ceux-ci sotat entièrement consacrés aux œuvres de saint
Jean-Chrjsostôme , un des Pères de l'ËgKse lesphis céièbrës
par ses vertus, ses travaux et son ëloquence. Le tome XI
commence par un discours préliminaire sur les éditions et
traductions de sai nt Jean-Cb ly sostôme. Les œuvres da graod
évéque soât rangées sous trôi& titres : foi ^ espérance et'%;Aifr-
riic'. M. l'abbé GuillQU a pensé que cette division.^ quoique
peu usitée,: renfermoit toutes les matières sur ^lesquelles
s'exerce le ministère de la prédication. Les tomes Xf cft'Xil
isont .entièrement remplis par ce qui regarde la foi en géné-
ral et la loi naturelle; la foi révélée doit être l'objet des
morceaux suivans» ce qui montré que l'article de saint Jean-
Chrysostôme tiendra une grande place dans cette collection^
On n'en sera pas étonné si on fait attention à la réputation
du saint docteur, aus$i bien qu'au nombre , au mérite et à
l'importanéb de ses ouvrages. , , ,
Nous avions dit un' mot de la livraisoh précédente dans
le n**'ii90) et nous en^ avions parlé précédemment n®' 1017
et Vu 5. Cette entreprise se suit avec exactitude; elle est le
fruit d'un long travail et d'une étude assidue des Pères. Le^
discours préliminaires qui accompagnent presque chacune
des livraisons suffiroient pour montrer combien M. l'abbé
Guillon a fait de recherches et médité loçg- temps son
éujet. ^ /
Il .' I ■ 1 . 1 ' I ■ I I I II ■ . I ■ , ' I >, I 1 1 1 1.
(1) Sixième livraison composée de a vol. XI et XII, prix, 7 fr. le
Tolumê et 8 fr. 5o cent, franc de port. A Paris , chez Méqoignon-
Havaird; et à la. librairie ecclésiastique d*Ad. Le Clere et compagnie ^
.«n bureau de 'ce journal.
Samedi 3 join i8a6.
(N» ms.)
fU,
i^Mbi
I "1 f
tt=
Siâle du
de Mi féifiMe c^HémuipoUai à ia chambra
■ des dipwtéÊ. '
7» Mais Toici une œuTre d'an autre genre mx\ ^^.ûix htvSx \
dans tout le royaume, qui agite partout lelbèuple^ qui est :
une innovation parmi nous et qui semble aV|ra^ été imaginée j
pour faire tomber la France aux pieds du sadMto>e. Je veux /
parler des missions. ^fe^ ^ - /
i> On semble croire que les missions intërieu^ei^^onppMife
chose tout-à-fait nouvelle. Cependant, en ne remcmtânt qu'à
deux siècles, on trouve des faits contraires qui sont iif con-
testables. ^
% Après les sanglantes et longues guerres civiles qui avoient
déchire la France depuis François 1*', on s'aperçut aisément
qu'elles avoient' fait de profonds ravages dans la foi et les
mœurs publiques. Alors la Providence, qui semble avoir
toujours des desseins particuliers de miséricorde sur notre
patrie et des ressources toujours en réserve pour ses besoins ,
suscita des hommes puissans en œuvres et en' paM>les qui
contribuèrent efficacement à relever la foi, à ranimer ia
piété dans le sanctuaire, et à guérir les'plai^ envenimées d^
fa' religiojQ comme de l'Etat. Ces hommes ne sont pas in-
oondus : ce sont César de Bus, fondateur des prêtres de ia
doctrine chrétienne ; le cardinal de Berulle, fondateur des
prêtres de l'Oratoire; OUier, fondateur des prêtres de Saint-
Sulpice; Eudes de HJfLezerai, firère de l'historien, fondateur
de la congrégation des Eudistes; Bourdoise, fondateur d'une
petite congrégation dtte de Saint^Nicolas. Tous ces person**
nages et letu^ premiers disciples, commencèi^nt par évangé-
User le peuple de la France, par être de véritables mission^
naires.
Tt Le plus célèbre d'entré eux est saint Vincent de Paul,
qui , aux vertus d'un saint, jbignoit la tête d'un l^psiateur.
Il fonda non-seulement les Sœurs de la dbarilé^ C]tehrf«
d'œuvre du christianisme, mais tnee/t^ une asftoesaÉw» de
prêtres sous le nom de cùngn^gation deaprê^'ee de kt nmmtm^
dont le but primitif étoH d'^angétiser les peuplei des cam^
TmmXI^FUL l/AnU delà J^ligionet duJioL G
/ .
[
1
( 98 ) . ■ .
tagie&s JUhistoire atteste que saint Vincent de Paui; fté^
fui-iliéme ou par ses disciples, donna durant sa vie sept cents
q^i^siocrs. I^li^ ta«d) «Ag^ zèle s'éaosrëa i&ussi èmx»' tes ^ilUst .
Vous pouvez lire dans rUatotJre . de Çossuet que les prêtres
de la mission s^^a^^ rendus à Metz, Bossuet, alors attaché
a^c^£^piû'e il^^eUe^ viilie^ iSt*9m§4i^ àr«a$di^;ih!tk «ûnifefr^s,
et^ le» seconda de sp« ^èle et d^ soq. âoqiience« .\ 'ii '..- .< : i • I .
,,n Ûa^ait ausS)i que Fé^elon fut. envoyé d4ns( ta/Srawnil0iïfi
et dapSile.jP^it^ipQUr y reiiiplii;iin:«^blahlefa^Pfttalât|;.«l^,
que par sa dpuceur si attrayante et ses intdul8ântc8>i«e]:!<J4i%il
ils|^,CAiiçil^ato||S'A9ç;Qq9Uit'&«; . •.; .! .».;');.:». ^'f.'v> <.-
y^So^^ ji^^ift XJV> .ow. vit |4usi«aD^ «wficfiiup^/&ïttdf r4«fc^
missloos 4ip^4^aiji^>j l<9fê!^'iisy mai%<|ui»entid|}^ett;9 xmonrfi^
Spéciale, ils appeioieiit des miasionnaires étrangers. U'«tiiiJ^«|;r
de, ii\êi»€! sous. X«Piû$^.X'V. ; Sfoiifr Jt^OD^einr/oitas. eoiQ€tii^;ileiL «e-
cfieils de pieujs, capliques^ à l'iiâa^<^'de6 miteionsi, >infirMn«i5 Ui
7,a pju? cU; o^ojt ws. Et qui n'ft fa^»enttuUii|»wier dlô«^.
P. Br/id£^iïlf^,.doflitM. Vîçix, ^fm attoic r^tetttirdWfr4eft'i|M5Pri
idoces, viai 4deipç^fiomne un tpQAercetSWceHe «ii^£aUi
^; Mes^pws (^ les m^ême^ <;ausesr 0n^. :pk-od{iit (paim^ )9qiu$' l^ft^
mf àies,e^t$. /Auj.titilipu ^d^:9QSj.tQi»<p!^tesL«évpi»M^aliii«^>:*
def cet e&û.y^b{^;djé|3f)!rdeWi#»4 (d'impiiétési^lii4e<:i^ifilèâ>j^f
4$:|ctrines corruptrices',, e^ii pi^^tntntipkvt&uti, «ymeiki;»i^ià^|Ufif
et . tari jusqWaual priAei;(^ dq U ivii^ miorâliejde la n^ticwn^ ;^>
déposé dans les vâ|^%,Hiu^ co^pif^oaUl'des ^mnt^ dk> (iiii»$9iuTt«
tion; ejt^ de eaor.t. . - •,.>:; '. t -• : .t i 'i-. /■;•.• ' '■•( -'^ .U > i ;->£fî
};?> jQoç^t)i^ift'd'^is6$ 'Ont ââ ipto^*»t««fp«; v9vtmii i^^lejM^,
p5^j:purMI)3i»?i5 plusieurs' c^qtEée» »égiM>itf ^Ateiadiffià^**^»
ittç^tdLl^ ^ àfiLx^i, ,^3Li\Um. n^on^' Mpiiâ:4>ibf udalf i>,.ïl IWUpM>iiff%
lapguen» ^t.4«^,^QUX' iî^wdres. Yi^^
velles missions. .o'iïiîi
j ^^ I|a . Bi'filW»* ; <^ep«ij§^ Jfi, rostwratJAt*), -eniô^/J^Ut ^r^.Uè^-
gt^^ iwun$p§;.*%p*[ dl^BiSte campagnes ^n^fd^wsmpjté»»»
r^éi^e, i#^ ^pjîiji^ ijipli!^-^ les ph>s?|)iopiUe*^ia9» Vow q;Ml4l»ep»
éç^rji^,d«vJI«W j;P«ir quelque* fpftrolas^iftdàwr^ljes ,i j>oi*ç ^fiwri
im«$,iU|ipivÙe|; yêm^V&^ souv^ejort^ e»agéréSf^:!cl!Ç|q*i 1#* wI^î
SiWS.AJttt)é^J*ip/lg»tqî4»i»S^ te t^^'
''^Ss^'ffi^îc&iiJétîfe/'dÀ A^'riésr\MbÀï^ffi^fVlei.
\
' X 99 ):. ,
4^lffM8fft>c<iisa0f«ft<par la religion^ de ^rfuids sekndfllet réph-
*^iQi^,dMtm^j' liîÀ y^uH du Seigneur pltM respectés! ^ des
9U^^€t pltts abotfdftiitca, des association^ èkaritabins' éta-
hlJM^s.poitr le soulageoneiit des makdes, des prîsobnicrsvde
UeftftobQo abandôDiiëe ! tels ea oat été universellensiities
préf^ieio; effets.
» Je dois dire, au reste, que jamais un mÎ6sionx>aiie ne de
fffémû^ nulle part sans y avait été appelé, auterisé'|kir le^
•4veq\iei diocësatna et les pasteurs des lieux.
)» A. niesure c^i^e le clergé ordinaire se multipliern et qu'il y
^A^ra ùo itombre suffisant de pasteurs /on poun-a voir dinii-
AiMi' wièiceasivemijînt ces missions^' qui, aujourd'hui effraient
q^qt^ esprits &x vërite bien susceptibles.
n Quoi qu'il en soit ^i ce- n'est pas ici une npu^eauté^ c'est
plUdiâttUne cbose«qlie les siècles pass^'ont-l^ue, je ne dis pas
4»a9^ /âlairmes , mais avec joief' et comment donc y trouve-^
M€ni^09r un syn^tôme de cet esprit d'envahiisénient et d'u*
sudrpatioo?<^^v*»k..wu.^i. : • . \
• I ^ Dans le cours du dernier siècle, il se rencontra des téÏA-
iW]^ trop ardens qui poussèrent les maximes. gallicanes aux
dernière csttrémibes^ On vit des jurisoonsukes qui , dans lenr^
nerïis^ s'écaiitècent . dé Texactitudc dulattga^e théologique ;
4li»KnagiÂtmts qui,,, emportés par Un ^èie outre, pour TautcMité
royale, laissèrent apercevoir je ne sais quelles intentions
vagues d'affoiÛtr le Iieîi*de runité>::au n^quer de nous^ jeter
dans Le schistke.
<<l» Cette' espèce de' liberté v«iigieuse qu'^oo^proclamoit fut
j«^iâeiUlU[i..ayeo d'autant plus d'empressement ^> qu'à cette
4po(;juity vous le tANeP^vin désir inquiet d'innovation et
mlBdépqadaneo coihineniçi^il^ à agiter toutes lea tètea-; cette
e&arvfisèenoe générale 'Sema^m&^ott dans, le sjrstètna politi-r
^^ulé'C<>mmQ^ danS' l'ordre religieuse. C'est alois que parurent
ëetfo' nMétitiàde innqmbrable. d'écrits impies ^ s^itieua^
^iiiv^répÉÀdus sur fointe lasurfaee de la France-^ préparèrent
Àt%Ei drandt eatastrc^he appel^éci par e^Dceileiice ia r^polùiàm^^
iaquèue émt .déjà» onnsomniée ■iaris leS' esprilS' qu^ndeile
iidbtadsaisks choses^ j .^ . /! - .' > i
: t)^4}iiSàk'sivàHktiL?> Des fahrieaAeiin)de«cmstihitiotis semet^^
tni datis^ Vcspri^, non-'atulenifent déiproposer des çkanaè^
laiéila^lilfll^'ttiâisrdt^rofbadre le cléri|e> iont entier, de lui
émtmn wat oenttitulton icivile qui poéQ[>it ttleiiitt à ses
'■i
■4
■ ( l'OO )
droiU Iel:pltis sacréi y notamment au d/oit kKxyntMuMlr
qu'il a de régler les matières de disciplinfe^ et de eonsenrer
dés r^kpports u^essaires avec le siège de R4me. ïl'est au nom
de nos liberté que fut proclamée cette Cbililititution d.e dé6n>
astreuse mémoire , qui attira sur ceux qui c'y refusèrent la
plus épouvantable persécution dont il soit parlé dans ritis-
toire de TËglise.
D I Je demande si une pareille cpunstitution , korriblemenit
féconde en tant de violences et de calamités^ en vertu de
laquelle on condamnoit tous les jours les évéques et les prêr
tres à l'exil ou à la mort, e^ que pourtant on àvojt couvel^e
du nom et du manteau de nos libère religieuses ; étoît bi^
propre à faire chérir et respecter ces libertés, et si cen'éllôit
pas plutôt le moyen' de les faire prendre en kornsur.v ^
yy Cependant Pie VI est enlevé de' Rome, on le tratne
captif au sein de la France , et, malgré le régime de* b ter-
reur, il reçoit les plus .touchans hommages de la vénératioa
publique. Il expire à Valence en bénissant de «a mêiù. pa*^
ternellè le sol même otiilétoit relégué. Croyez-vous 4)ue les
souffrances et les^vertus d'Uh pontife si vénérable i|<e dûiènt
pas faire sur le&esprits.une impression profonde? Croyez*
vous qu'en s'atlachant ainsi a sa personne sacrée , on ne dut
pas se détacher des niàatimes qui' a voient amenée d%^fiiils
excès.? - •; ■ -■.'''■ -■ '•. .'■.''.., /< ■»
• » Ce n'est' pas tout y au- ^moment oil^ il fut qiùesttdn tle re-
lever l'église de JFrance de ses ruines, et de. rétablir au mi-
lieu de nous un épiscopat légitiîde,; celui qui présiâoît aux
destinées de la France s!adresse au souverain pontift. Alors
paroit un acte solennel d'après lequel notre' é^ise est bou"^
îeverséé toute entière. Le concordat de 1801 nefut^^èl-efFèt
d'une, dietàture passagère dont le Pape crut devoir r invesfir
afin dé remédier aux m^ux presque irréparables del^église
gallicane. U n'en est pas moins vreîi que é'est ie pkis grand
acte depui^nce pontificale qui ait été Êiit dans rG|^ise de-
puis dix^huit siècles , -qu'il est une dotation complète de
toutes nos maximes et 4e tous nos usages. A mon a^s, oe
fut un ctief-d'œuvre de ^sagesse, parce que c'étoit le seul
moyen de guérir.>tous nos maux et deTessusciter l'église; de
France; mais> encore mue feisi^ oe m'est. q^'eu foulant aux
pieds nos usages et ndsiibertés que ce concordat apusTétaUlur^
» Tout cela , Messieurs, n'a ^laissé ^aùjourd'tnui aaminli
( lOl:)'
ùt^retèioa dans nos «ipriu» nous qui avons vicu août le
lègue de l'anjcienae monarchie ; mais ûkudroit^il s'ëtonaer
oue tant de maux^ causes par les excès des parties, de^noa
libertés^ eussent laisse des impressions protbtides dans un
clergîS .encore jeune qui n'a connu ces libertâ que par l'abus
2u'on eu a fait^ et par le mémorable et salutaire exemple
u sacrifice qu'on a été obligé d'en faire pour relever la toi
catholique parmi nous?
y> Ce n'est pas tout encore ; dans l'irresse de sa puissance ,
Bonaparte veut s'emparer de Rome et du. Pape; ille traîne
en France et l'y retient captif pendant cinq ans. C'étoit tou-
jours au nom de nos libellés qu'il prétendoit fonder son em-
pire non-seulement politique^ mais sacerdotal; ^^ pour mei
servir d'une expression qui , bien certainement > est sortie de^
sa. bouche, U était à chepai sur les quatre ar^iolea. .Etoit-oe
bien là epcore le. moyen de les faire aimer?
. D Messieurs; je crois entendre une voix s'élever du milieu
de cette enceinte, poui* me dire: Vous êtes partisan* des maxir
mes/et des libertés de l'église callicane, nous le savons ; ce&
maximes sont enco^ chères à 1 épiscopat français et à la plus
grande partie des membres du second ordre du clergé, voua
nous donnes l'espoir, assez légitime en apparence, de voir
ces maximes triompher et se perpétuer dans leur intégrité,
comme nous les avons reçues nous-mêmes de nos pères,
jtfai» n'est-il pas un obstacle iDStttiaontable.i la^lM^Mi§ation
dé ces saines doctrines? N'avons^ous pa^ au miÈeu de noua
une sorte de société qui veut s'emparer de l'instruction pu-
blique et nrésider à tous lés étaolissemens d'éducation en
France, ann de diriger exclusivement et à elle seule toute
la jeunesse , et de lui inculquer des maximes contraires à nos
libertés? N^avons-nous pas enfin au milieu de nous ce que
nous appelons les Jésuites?
3» Je. né suis pas à cette tribune pour approfondir tout ce
qui concerne cette célèbre société. .Quelques momens et
GUélques paroles ne suffiroient pas pour cela ; il faudroit
des. heures et des volumes entiers. Je me bornerai à quelques
réflexions sur la part qu'ils peuvent avoir aXijourd'hui. dans
l'éducation de la jeunesse.
:» Il existe en France 38 collèges royaux , plus de. 3oo'col*
lèges coinmunaux , et {4u» de 8oo maisons particulières ,
institutions ou pensions, -^o séminaires et au. moins cent
bien ! il A'dtt pas un sem eoUëgc n^l , pas tm seiil iîc4l%ft
oommuiial/pas «pe $eule ^>efi^ioii ^^rticMlièr« qui tM^
dtns iet îmaios de ces iiommes si redoutables coBâ^is soùdiè
nom de J^uites. Tous ces établissém(îûs.s6nt exbl:iisive4ftétÉ!t
0IMÎS TautorM de t'upi^eirsité ^ et plus qu moitus sous la d(f^
pendancedu conseil rojal et du ministre dé: ritistrUétidti
publique. Mais combien y a-t-il de grande sélqiliaire^^qu^
soient sous la main des Jésuites; car e^est là {>rincipàl«àilïDt
qu'ils peuYeat égarer la jeunesse; et la iCaçonner à leuï' \à^**
trine? *
A Combien sur 80? I^as un seul. Mais suir 100 petits séilti^
naires , l^essieuts^ il j en a 7.
D Et icomment 7 sont^ls arrivéi? Est-ce avec une buHe
du Pape 9 est-ce de leur propre mouvement? Non , ihy oiit
été appelés par les évèques? 0è quî ont^ils reçudettpM^
^rs spirituels? des ivéque^. Mlais tes évê^ue^ poûrivieût^ls
les révoquer? oui. SontMls date la pleine liépendance de
l'ordinaire? qui* Seroien>i*i|s les maîtres de 1& renvoyer?
oui f et cela est déjà i^r^vé ; dans le diocèse de SoissOhs , pat*
eoBeoiple?
» y oilà donc 4 quoi se réduit cettegrande îafluenee qu^
attrfbuea^K Jésuitiss sur l'éducation : lis n'ont ni plnsni»
moin^ que le)s *sept maisons dont je viens dé paiier ; ^'4s^
maisQ]^ p^ -dés écoles comme nos coUèges. Oii yynaféei^ûé
ks humanités, le grep>l6'l:atia>^ les sciences profanés ; maib
on 9e s'y ocoupe en aucune nktjb^ère d^ tbéologie'; et j« Mifift
sàr que les élevés en sotCiant'sanb savoir en quoi cônsistts Itt
différené& qui «saisie entre nous et les ultiamontains.^^ né
voiç donc pas comment eette sd^^iété seroit si redoutabte'po.ur'
^ nos maximes et pour noS'libertés.
» Voulez- VOUS savoir comment les choses- se sont passées
à leur égard? £«i v«>ici à |peu près iliistoire { en iSoo^ il y^
eut deux ou tro^i pvétres qui pensèrent réellement au réta**
blissement des Jâ»uites. Ils vinrent en France/ et commence
rent par exercer leur ministère dans quelques hospices "de
Paris. Bientôt od jugea à propos de leur copfiei^ une maison
d'éducation. Je crois que la première fut à- Lyon; ifs s'é-
tendirent peu à peu. Bonaparte s'en définit) mais quand on
lui en^paria^ il répondit : Laissea'rtes aièèren apùnt/ ii^
ëHitê monU^ra -çk quelle utUkd iispeui^ent nou^ étftt. "
( to5 )
' »9»JBtt ïa»|i> jtf Bc èanqttdSe coMre »'emparà d« hifr 1i
rendit un décret peor sbpprimer toutes teurt tivn«Ms. Oe
flécFct\ parti bepeiàaBt^'tine nain sipiitssautte, né fàf^pà»
toLétMi, Des réclamalioiM s'aérèrent de foutes paris; on re»-
nntitra fi|ue c'éCoit ^es hommes paisibles et pleins d'une raife
fiftpadt^ pour l'éducation de la jeunesse, l^e conrrouk dt
BoUBinrle s'apaisa. Le cardinai Fcsch les lui denbfanda
même pour les léUblir dans son diocèse ; i4s 4»>ntiDuèreiit
4cuFs fonctions d'instituteurs et demeurèrent aîifêi duranl
troôs années encore dans les diflëretttes mDisqn6X)àiiséH>ieDt
établis ; mais tout à coup Q(ma)^aj|»jenit devoir ne plus leur
pemetibre d'euseignA#; et céft^ Safs, sans qu'aucun décret
dût été rendu 9 ikiioifnk aRPertis de«e s^rer, et ils se Mpk'»
rèrêùt «n tiffet. ! , ^
"» ai kà restanratio», ils accèdent aux vomx'de qudqsws
évêquesqui les apodlent. Tel a iété l'état des choses, tel il est
encore. Je le répète, sur plus de douze cents établissemens
id'instruction pùolique y sans y comprendre les grands éta-
blissemens de théologie, ils n'ont que sept maisons, et c'est
là seulement qu'ils peuvent exercer leat influence. Il se
trouve des hommes qui ne craignent pas de leur confier
leurs enfas^s/paroe qu'ils les" croiept très -capables demies
élever dans les, Jiei|timens* religieux dont eux-m^êmes 80i)t
pénétrés^ de former leur esprit et lepr coeur, et de les pr«)a-
rer à iîevenir un jour ^ornement de la société* comme fe
SQiifjeh et ta gloire de Irfurs familles...:...! ^ \ . *
"iéïtVL plupart d'entre voué ont vu les jours qui ont précédif,
amené et éclairé les effroyables bouleversemehs'dela réVftlu-
tioii française. £h bien f alors on commença à se permettra
de violentes déclamations ibontre le clergé ; on ne voyolt que
son pckivoir politique , et on ne vouloit pas voir qu'il n^avoit
été que le friiit liécessâire de ces temps antérieurs où le clergé,
possédant toutes les lumières^ avoif dû inévitablement possé-
der seul presque toute l'autorité. On déclamoit contre son
ôpulende. Il comptoit quelques membres qui né faisoient pas
iin usage aissex. légitime dq leurs richesses. Mais on oublioif \
tous ceu3f qui réj^ndbieht des aumônes aboixdàntes dk^'le '
sein des indigens^ Âl6rs ^viMti jià réyéloît toutes lés plaies du 4
sanctuaire; on cherchoit dans les âges passés tout ce qu'on |
pouvoit trouver d^anetoStotes scÂnâaleùses, et l'o^ nô'pensoit i
pas que même alo^ iï existott des ^équès vénérables non 1
«
t
4
moin» dier» à leur pèÉiple pur lewFs vertus, qu'ils ^ient
savaos reciHpinaiidamcs pair leurs lumières.
3> Craignons que les marnes causes ne ramènent plus ou
moins les mêmes effets. Aujourd'hui des parères d'aigreur et
d'emportement se font entendre contre le clergé; tout ce qui
pieut hii éti^ défavorable, on le^ met au grand jour. Qu en .
rësulte-t-il? c'est qu'aujourd'hui comme alors les prêtres
soiit insultés, maltraités? On commence par attirer sur cfux
la haine publique; et de là^ Messieuk^s, aux plus graves ex*
ces il n-y a pas loin. Ce n'est pas que je veuille mè livrer à
de funestes pressentimens. Je dis seulement qu'il faut être
en garde contre tout ce qui peut affoibtir le respect des peu-
ples pour le sacerdoce ; que si l'on dépouille le clergé de lu
considération qui lui est nécessaire , la religion eUe-même
en souffrira. : car [il n'est pas plus possible d'avoir une reli-
gion sans sacerdoce qu'une juistice sans magistrats. »
NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES.
i • • ' ■
RoHE. La santé' du saint Père paroit tout-à-fait rétablie.
S. S. a fait, le 16 mai, la visite de sept églises.
Pabxs. Il vient de paroitre une déçla^ration des évê<|ues ca-r
lMiii{ues , des vicàtiFes apostoliques et de leurscoadjuteurs en
jj^ni^eterre. Cette d^laratioi^ , imprimée à liondres chez Keà-
ting, forme un in-8^ de 34fc pages. IjCS évêques se proposent
de dissiper le& fausses peintures qu'on fait en Angleterre de
la religion catholique, et de répondre aux accusations et
aux reproches de ses enneniis. Cette déclaration renferme
d'abord un préambule, puis onze sections ou chapitres dc«it
voici les titres : 1* du caractère général des doctrines de foi
professées par l'Eglise catholique; ^^ des fpndemens de la
certitude qu'a un catholique que toutes les doctrines^ qu'il
^roit comme articles de fqi ont été réellement révélées de
Dieu; 5^ des saintes Ecritures; 4^ de raccùsation d'idolâtrie
et de superstition ; 5** du pouvoir de pardonner, les péchés
et du précepte de la confession ; 6** des indulgences; 7* sur
l'obligation du serment; 8° sur la fi4^1ité au souverain et
robéiçsance au Pape> 9^ sur la prétention des catholiques aux
( io5 ) '
r«Veiiiiii 'de Féglife établie; io* sur la doctrine dû taluf ex-
clusif; 11** siir la foi à gàrdfer envers les hëcétiques. Les
évéques développent leur doctrine sur ces divers points. Cette
déclaration est signée de tous les évéques catholiques en An-
gleterre et ^ Ecosse; savoir/ de MM. Giiiilaùme Pojnter^
ëvéque d'Hàlie^ vicaire apostolique du dictrict de Londres;
PierTc-Bemiqrdin GpUinffndge,;év$que.de Thespie, vicaire
apostolique du district de rOuest;. Thomas Smith , évéque
de Bolina^y vicaire apostolique du district du Nord; Thomas
Walsh^ évêque de Çambysopoliâj, vicaire apostolique du dis-
trict du Milieu ; Alexandre Cameron , évêque de Maximia-
nople f vicaire apostolique du disti:ict. de la Plaine , en
Ecosse ; Rouald Mac'Donald , évêque d' Aerindela , vicaire
apostolique du district des Montagnes , en Ecosse ; Pierre^-'
Augustin *Baines^ évêque de Siga , coadjuteur dà district de
l'Ouest; Jacques Bramston, évêque dlTsiila, coadjuteur du
<listrict de Londres; Thomas Pen^ich> évêque d'Europe ».
coadjuteur du district du Nord /et Alexandre Paterson,
ëvêque deXybistra^ coadjuteur du. district Inférieur , en
£cosse. Nous citerons d'abord la section suivante, parce
tfu'elle nous a paru la plus impojrts^nte et la plus d^gne.^c^
I attention publique dans les circonstances présentes :
SscT. ynu De kfjîdâfté à notre gouvetain et ïe Voi^diss^m^au ftfip^*
.»■ • • • f • - " w'', " ■ . •#»■..
'•%'•■••' , I '». .. '
« On acctve les cslhollqiiet de partager leur fidélilé JBiitré leur
souverain temporel et le Pape.
» La fidélité ne se apporte point aux devom spirituels ,'mais aux
avoirs cû^Zi, aux tributs et oBligations temporelles que le sujet doit
à la personne de son souvenûn et k ranftorité de l'Etat.
» Par le terme spirituel^ nous entendons ici ce qui de sa nature
tend directement à. une fin surnaturelle, ou ce qui est destine à
fvrodaire un efiet surnaturel. Ainsi I office d'enseigner lés doctrines
de la foi, Tadministration des sacrements, Taote de conféver et
d*exercei$ nnç juridiction purement ecclésiastique , sont des matières
spirituelles.
» Par le terme temporel, nous entên()ons ce qui de sa nature a-
pour fin dira:te la société ciuile. Ainsi le droit de faire des lois pouv
le gouTernemept civil de TËtat, l'administration de la justice civile ,
la nomination des magistrats, civils et des officiers militaires-, sont des
< matières temporelles,
» La fidélité que les catholiques croient être duc et qu ils sont te-
nus de rendre à leur souverain et à Tautorité civile de TËtat, est
pariaite et non divirée. Ils ne partagent [iias leur fidélité entre leur
I I.
fttuiTci'aJb ci iiticMn« autre . p.uûswice sur ia ^etre,jifnft |en^|f(<^^«
<ôit ecclésiastique. Us xeconiiôîsàfei^^ dahsYé souy^rain e^ilaïuiV joj^
et tnApotcAÎe, ^«i e«t elitiètmiuit 4Mn<dl6'et tetàleMteiit iiKfrtlMto*
cUii/te4« ftonle. ;autorité ipiftè^ieUe et «oisléaiiBfci^Qe ^u PaiSfL «d ^
TË^isc catholique. lU «léeUrent que ni le Pape^ ni aucun autrf j^-
lat bu personne ecdéûastique de rÉgllse catholique .rQiiiaiue,s : n^a,
<Hi Tertu de soa (S^aractère Spirituel ou eccli&siastique, aucûri droit^
di^eeteibeiit tt\ indirçctettent, aucune furidictibh,' poSésaut^, suf^-*
lémté, préténinen^» ou^aulonté^ cÎTile «lu temporelle icMtr «^
«Q|ri|iniie; ^ fqu1l,«*a aucsm deQÎt de «e mêler» dineotepien^ ni ilidi^
rectesient^ du gouTêrncment civil du jpo^aope uni, oi^ d>p»UR
partie cfe jsa gouvernement^» au de »*6p|)oser en aucune manière a
ce; que tous et chacun des sujets de Sa Majesté retidetit leé aetoii9
<^l9 qui sont dus à Sa Majesté, à ^es=lié^tiei9 ^ seï socceéseukv; ^oa
de «ontrajudre qiii que ce soit à remplir qteique devoir ^iritsmi on
.ecclésiastique pardesmoye^ civils ou temporels. Ils se c^^ien^t^ei^
en conscience à obéir au gouyernemefit civil de cç royaume en tout
ce qui est temporel et civif, nonobstant toute dispense ou ordre con-
traire émané ou devant émaner du Pape ou de quelque autorité de
TEglise» romainié*
. » C'est po«rt{ttOt nous éédaronn, fa*cn fendlnt' robéinamôe. an
P^pedans tes matières sfurûs^^, les ç^thipliques JieiieU^sv^iitiiM-
çune portion de leur fidélité à kur roi» et que leur fidélité ^st en^
tière et non divisée» puisque là puissahce civile de TEtat etTiautô-
rite if^miueUe de TEglise càt}ioIique stmt absoluknèiit diltSntt^, et
que leur divin auteur n'a jamais .eu i'iUUiïtion ^*cllttr|'eifttteiélaB^
sent et s*entrechoquassent Tune et Tautre.
» Hendez à César çé qui es( à César, et à Dieu ce qui eu à Dku. >
— M»', l'archevêque de Tours , qui sç trouvoit dans le
Midi, pôitt- raison de santé; lorsque là déclaration dëi car-
dinaux, àrèhcvêques et ëvéques de France, ses collègues,
relativement aux droits du "^oi, a été publiée, vient de; s'çui'
presser d'y donner son entière adhésion.
— Les troubles' de Rouen , qu'on avoit paru craindre de
nouv-eau à l'occasion des solennités de la fête du sdint^s^rer
ment, nont pas £u lieu. La procession de la càthédtale, k
laquelle assietoient un /graùd nomioire de «j[>ersonnè^" de dis-
tinction, de fonctionnaires civils et, militaires, ain3i que la
f;arde. royale e^ grande tenue, à parcouru, sa marche au mi-
ieu d'un très-grand concours de fidèles ,' dans un hel «ordre
iet avjBC le plus profend recueillemeôt. M. l'arc^évéqvede
Rouen ofiGicioit pontificaiemenl. Un corps de musique bour-
geoise, joint à celui delà gaMe, exécutoît, par intervalle >
4es sym.phonies qui ajoutpient à l'éclat de la cérémonie.^ : .
_/
( ï«f )
->^ ]U| 9smùipm du jubilé» efimmem^ à B««uv*k le jmar
de l'àâceoàût^, ont ^ «anmnéi le dimancbexlé ki T nû«^:
M. l'é^^ifie^e BeattVftk a obténà les^heureux^«!su1tats qu^n
se prô^iettoit ée ces exercices âab$ le Maôdement dôot iibùs
avons dipané un extrait iau o^uméro 1^37. M. l'abbë Leclerc
et Mf i'abiJé Gotodin ont riraiisé de zèle pour iiutrair(e 4»
peuple et le porter à la pénitence. L'ordi^ etinènie ie recueil-^
MflB(»|lttn'ont pàa é%é un teul instant tronbl^. L'acoofd a ëtë
paiffiiit enfre les «cdésiaisitiqtteft et les fonctionnaires civils ,
<jul; assistoient en oùrps aux prpcessipns. Plus de douze cents
personnels; parmi lesquelles on « vu ])eaucoup d'bommes»
coniposoient la communion générale. Ce bel exemple aura
HQC grande influenci^ sur les autres parties du diooese^ aux-
^utflles M&'se propase d*o£Crîr inoessamment les tn<^^ tes--
sources de salut.
-^ Gt&ces à la sollicitude de M. l'évêqué de Beaupis, U
département de l'Oise, l'un de ceux oiji le besoin de prêtres
se fait le plus sentir^ vient d'obtenir, pour la ville episco-
pale; rétablissement d'un s6m'ihaire diocésain , qui sera ^
pleine activité dès cette année, dans les yastes bâtimens de
l'ancien collèjge ; que l'on va réparer à cet effet. *
WOtJVÏLLFâ I^OOTlQtJES.
Paris. S. M. a accordé 1000 fr. , «tSi- A. B. M. le Dauphin 5oo ft,*-,
poiv.le r«cbat et Um r^farations de l,*aiM:ieniie maison, curîale du dé-
parleipepi 4^,rYono«. .
4M- 8. M. k accordé une tomme d« i«oo fr. pour concèatir à ré-^
rection du mooumjent ^ai y m Mret éUpè 4 la mi^moive dn^héroi de
Glostercamp , de l'intrépide chevalier d*Assas. M. le Dauphin a sous-
crit pour 5oo fr. et LL. AA. RR. MS' le duc d'Orléans et MS' le duc
de Bourbon , chacun- pour âoo'fr. <
— LL. AA. RR. Méf' le Dauphin et M^ela^Dauphine, en vi^tant
rhospice de Saiiit-Cloud, ont laissé des marques de leur muniû.ceBce
à rétablissement, et à ieixx ouvriers ^ui etoien( tombés le .inatii)
d*un échafaudage. .^ ;
— S. M. a fait remettre dioo fr. pour les Sœurs de la Providence, à
jBelabre (Indre). . .
— yé;tat de.M. Beilart continue d'être inquiétant. S. M. a daigné
fn'voyer savoir dltnriiodVen es d^ ce tUlcle serviteur. * . •.
-r- t5n journal avoit cru pouvoir signaler, comme un aUt:nfat dp
( id»)
Sami-ilcheul .sur le |»#nniome au flanelles., l^^fiecpUthm à^mk% ccr-
toiiMS Ubënllltë>derwoit cominuB. Lciall TÎentde't^éclaircir |>ar uae
lettre adrenée au rédacteur de la Gazetu du tribumaux. Le U^oÊfât
unwenel, chargé du legs pardcuiier^M. Lesrand-Màise, de Saint-
Orner, fait voir clairement aue la mabon de Saint-Acheùl a été pas-
tive, et mtee tout- à-fait généreuse, dans cette affiâre, et qu*en ce
qni le concerna personnellement, il «i*a, podr employer ses propres
expressions, li rougir ni devant Dieu; ni deTânt les hommes»
— Nous avions annoncé , sur la foi d*un aâitre journal , <}u^il éloit
question de prohiber VEtoile à Rô^e. Nous croyons pouvoir assar»
Ïue cette nouvelle n*a pas plus de fondement que de vraisemblance.
*esprit dans lequel VEtoile est rédigée ne permet pas dfe la compren-
dre dans le même anathèipe que méritent si justement àt^ feuilles
réirolatiêBnaires. / *
- *» Les n^ 93 et 94 du Bulletin dès lois contienhent les ordènnan-
ces. du Roi. portant établissement de. dix congrégations jreligieuset
de femmes.
M. le duc de Rauzan, ministre plénipotentiaire de F^nce.en
Portugal f est parti pour Lisbonne.
— La fondre est tombée sur plusieurs points de la viâe de Roucd.
— Lord Cochrayie est parti pour la Grèce. Il est suivi de deux bà«
timens de haut bord et de plusieurs bàtimens de guerre à vapeur.
— Le comte de Damlay a proposé, dans la chambre des lords
d^Angleterre, défaire examiner la conduite du gouvernement frao-
Kis à regard de la Grèce : mais le comte de Liverpool' a fait sentir
jbsurdité de la proposition. .
— L*eœpereùr d* Autriche a fait remettre une note an gouwnic-
ment des Pays-Bas, pour obtenir la libre navigatjwi du RhiUd- 1^
cour de Londres approuve cette mesure, demandée d'ailleurs par
toutes les puissancet germaniques.
-^ Cinquante-un Egyptiens ou Arabes viennent de débarauer à
Marseille , et se rendent en France pour y peifectionner leur éduca-
tipn. Il y a parmi eux. un personnage de haut rang, chargé de mis-
sions, importantes pour la France et d'autres pays européens.
CHAMBRE DES PAIRS.
' Le 3o mai , le projet de loi sur le canal des Alpes a été adopté a
à la majorité de 100 voix contre a. La chambre a entend^ ensuite
plusieurs orateurs sur le projet de loi relatif à des baux emphytéo-
tiques et échanges pour la couronne.
COUR DES PAIRS.
.1 . • • • • • ,
La cour s'est réunie , le i«r juin, à midi , et a entendu la lecture
des pièces justificatives dans Tafiaire O'uvrard.
( »<»9 )
4
CHAMBHK DES DEPUTE».
• 1 , r
I«« ^oTn^ai, suite de la délibération sar 1e$ dépendes da ministre dé
*:_*.^_î TUt r» n^ ' e^Zi.' -i -i..^ Li »^- j:.^ ^__
plaint yieht des projets
presse , dans, lesquels le mi^istfe ; ne feroit- qu'obéir à rimpalsion
donnée par un certain parti- . L*oratearîchércne ensuite à expliquer
le sens des articles 3 -et 4 de. la loi sur les journaux ou écrits pério-
diques. Un niqttvement 4-inqaiétude n'est pas<une raison suffisante
pour prendre une mèsuise aussi arbitraire rqne la censure; la liéence
n*êst.|>asi teAe qq^oa v^pt, le iàire croire. Il s'élève ensuite contre
ïes ministres; mais il eft accueilli par les mutmures de laehambre.
• ' * - »
Xe chapitre a offre, pour les dépensée des cuTtes non catholiques ,
Hiné 8omme.de 675,000 fr. M: de Pressac réclame une augmentation
de tovy^ôofir,', et le ministre de Tintéricur annonce quTl est autp*
visé èr accepter cette propositioâ , que la chambre adopte. '
_ ,]^^ pohamel présenté des- observations sur le chapitre 3, portant,
|yput',|ies'établissemcins d^util^té publique et les secours généraux y une
som'vhê Àe 2 millions 1 38 ,000 fr. Il craint de* voîp diminuer intemr
pêrtjvement les secours d'usage donnés aux anciens colons de Saint-
"teré^tiïttgué / 'à^àht que leur indemnité légale ne leur soit payée. Le
'cïiéifi^e m i^p^'V y . i vi;*i . ■■'a/,-'' ■, -,.
|Le chapitw 4 * agriculture , haras , cottilherce et' Itt^nufaetures ;
4 JnilliDn$,a!i7,ooo fr. M; de Glarac, qui n'est pas-méWe ïk pour jfef
aonteair^ avoit proposé un amendement , que persoDnen'appuie. M. de
Xiaurenciii »;M* Agier; M. JanlLowitz;M. Sébasliani et M. deNohiÛet
Sarbissent insister sur la- nécessité d'amélioi^r le régime ^es haras.
I. Labbey de «Pc^mpiéres- demande eneore la paveté: mais oik de-
manda la clôture, qui a lieu malgré ^opposition de M. Alexis de
Nouilles, et le chapitre est adopté.
Le chapitre 5 , établiicemens , scientiûqnes ou littéraires, beaux ^
arts et théâtres royaux» 3 rmilliôns 898,000 fr., est auyn adopta sans
dii^ussibn. , , . , t^ .. • . ,
bê^âiàpiti'e 6 , ponts et diaussées, mines et lignes télégraphiques ,
37 ^iWilUdiis 'I ia,ooo^ f^. IfC puboui^g; croit cette soio^me trop forte.
H.Dfahamd trouvée le >^fBÉiM des rivières fort négligé'.' M. Hay de-
niMiâie qu'on recheivflîe W^içpiues de houille, puisque le bois com-
mence à. devenir rtne;^tlf.^'Sëbastiâkïi voudroit qu'on' allouât une
•otnmie ^lus cbn^d^aM' j^t^r leç grahdes routes eh Corse. M. Mes^
taidier s^lève cohtré Vinièràé du miriisUre de l'intérieur, et tirouve
que k semne de a6,M»ob ft\ , pîbnr ce que le budget appelle des oU",
(, <..o ),
vrage$ ntufi , eit trop mcxttqae ^
fiQt ajonter ces 36.000 fr. à Ja somme it 433,000 fr. i ié\k il
ce KTvice; et le chapitre e*t adopté.
Le chapjlre 7, coÉrirbctibiu dSnlf rA^lûMI Àtat la capsule et ■
S-iint-Denb, 3 millioiu. M. dr» Botours critîqne encore U ienteor da
ministère, et demanda qu'on autorise le rvinîstte rtci GnancnJi ffire
hifoBdi) ndeeMnir» p'oar élever en particuUe^ 1^ tnonumétit à« I4
pI«€B Lottii Xl'I.
Lo 3i maf, lui le dé la dl'cnsiioù rar li: bud^t dii liflniitrede'rift-
divieur. M. dcBourriennedeiDaïuiel'iicllètenielil diiLouvr?; W- J"*
ds Noaitle* eet«i île la Madeleme et de T^ro cfe triomphe àé l'îtaite)
Goinme la chimbrfcn'est pai en nombfc siifRsatit pour voter, M.' Hér^
tadier monte i la tribune et demande qu'on Iranjportc U chanibredei
dépotas au Louvre et qii'on fa»e un empmntpour acltCT^^r'e6'^loK<T7
lnellt. M. de Berbii , rapporteur, parle oonlrif ceï empriinl. Lacnatoi-
Imit la Gn deTtent compélenle. etadbntelï cfcap. •;. L(f iAa|î. »'.
qui porte I million ^3,3;$ fr. pour de* tMianx -estr-'iordiitairë*^ la
charge de l'Elat, dam les déparlemeni , promqoe quelq|ue;'demàti^(
tour et contre rdi^cclion de nojiveauK lasarcti, et tue dt^EUiiioB wr
I tlËvre iaunè. £i)fîa, l'article est Oflopté,, ■-'■■.,, -',■.{
Le chapitre o, qui accorde 11 milliQns 834,7 ■> ''*' P""' ^^' Kc/fftrt
géwéran's.iiQX départâmelit dàris le cas die grêtè, d'Incendie ,'diifon-
datJeri ou d'auUts ncrideni, «bmble insuf&ant h' M. de Tli£i!'<^'''Cé
diipitt'e «s( «eptltdatit adopté. __ ..j^.,."'",'?-'';^
.Le cliipirre 10, intituli! dépemes Siei, ou cQmnaunfs ^ p h ia/jffff
diVattemcns, a'élÈve ù ir millioni 8i4,7[i fr., ^.tit àii^ptéf^mm
quelqaei nbiervationi de M. Méchin contre la c'en Irai ita lion.. >'B
cbap,;ii Tue a» milliona 53y,838fr.'poaTdè5 dépeDHi'vtlTiabtcM|)i:-
Cialei k chaouE dipaifedieilt. M. Ouhabiel propose d'accOrdtiti^MuK
conseils giuérani -l* faculté de'voter librement dei Mctton^^-^s^tn-
blùientent publics, H. do Beamcont., rapgiiorteur, paKe- Ati'«tirans
trouvas, dflat le «ombre l'bccrolt de jour enjo:ur, «tltÔAt l'enlHstien
linir» par devâiir impouibl« aiiB'déiûrteiaBna. Il eti trouv«'Ili eatriA
d|u» le rtlfictieinent des lois, sur la paiiihnce paternelle et té'IB»'
riage. Il voudroit qu'on rétablit HaiUgatiowÂi dédaniiiâatM'ffet-
leise. Il deinande qu'on fasie à cet és^rd une enquête pLiflemeU'
taire, dont il vent introduire l'usage. ST. Va liiinislrede miérfeur,
t|Ai reconiloit V mal ,- île voit pas aussi Hiéti le remède. ' L'aiiminti-
tration yeille à cet objet, et une enquête est inutile, et serolt dW-
leora rentraite ans (Iroils.du Boi. M. Snlulin 'demande l!^HgHi<nia-
iaujt(IépeBseBdeï,Io)!ers4«mai«on»j»illl»wr«*,
hserver, que ce n'«)t pat le raumepl dsi.lrtilff
c, Berbis ifépon^ aiii oLjpctiQnn . (Le U> Ih4>l>*
me A}- 4e ^eanmoBk, qus-lof SllfigiÀsset qaJ
idaraUon fuxenf ponî«( cqTrectioauallamMb
i,.ainit çiue.Iu.iUpeiupq powr l^sbreYeti-d'i»
: lUnlétieqi m tvinvf «wi eatièiwawftt «i|4v>
Lo i«^ ivà^ , Foffdie du jmt etàln cKseoHJOB dli. liiAlgèl éo Hmitttt
dit J« guBre^ Le K«r phapUnt. dépensa dfadnûtiiitndda «entnlèy.a.é'
jèTC à I million 7^6,000 fr. M. le gënëral Sëbastiani commene» par
se déclarer contre 1^ griïéteaUoii qu*il. att^b^e. au miiÙJtre « d*aToir
moins k rendra compte de ce qu'il dépense que de Vemploî de ce qui
lui est accordé. I) parcourt ensuite rorganisation ancienne et acluèlie
des armées. L*orateur troute que le nombre ae soldats combattans
est trop petit et les bommfii. acccMoireL irop nombreux dans nos
troupes. Il deyroit 7 avoir au moins trois cent cinquante mille des
premiers , dont cent mille seroient destinés pour la défense des for»
teresses. Pour Iç cas de guerre , jl fiiudroit^à Tezemple de la Prusse,
former une Vé.cerve,qui sèroit occupée, pendant quelques mois seu-
lement | aux exercices militaires. La conscription .est , selon le géné-
ra, i&if impi^t onéreux , qui porté moins sur fa ieunessé que sûr ceu^
dont elk est l'appui'. . ^'
L^Of atenr s^élèiMiiensaile eofltve rirrégoUrité des airaDecnieiis: L'sttfr'
eiepDfté n*a pvesqae phn de droits; cela est eaaseï <le Tiiiqaiétude
qiU vè^n^dans Tarmée. M* U général parle ensuite de Tépée de cenC
duciuante- généraux qui a été brisée, do Tespionnag^, dos-pratique»
pel%ieii«Efs qu'il trouve tr<m» «ombneose» , dé la piété monocale, aas-
(raeltes il attribue desdéuissiqns sans nombre. Le général trouve de
) exagération dans l^unifornie et lu solde de la garde royale, trop dit
marrèchauÉ, tvop dei* lientenaiks^généraux , trop de maréftbaoxnlv»
camp ^>^tet Un drxièiAe peut être défalqué siir le prix de «om les ob-
jets -d'Iiabifle ment, etc«, même dtina la lignes ISn «n mol; rovaCeur,
(fciNS unxloag disoours, critique tbut,^ excepté fangtaietitatiop d'un
minion- p«^r tes places fbrtesi ' •*-;.(
.»> i l . • .1'* •• . , V ■ ' .
Mf;Afit«r;ré(jtl^)Sit ^^igo rinteifu>élatM>a qa*^n avoit fs^îte de son
que _ . _ _ , ,^
ligeant contre ce général; mais les murmures de là cÊâinbré Vëm-
pèchent de continuer, ainsi que M; Humann de lui répondre. Le
ministre de la guerre prend la parole, et reproduit le relevé des re»
gi\tFes.c1^es^4^missionnair^s..Jarpais les réen|;agemens n'qQ,t été aussi
hombrVux gu*pn_r8a$ et i^ô^^Ii'^jruée n'est lui dégoûtée ,..^i jnécon-
ieiite. S^ un ijiili[t(iirc ajYoil dç iusit|5s plaintes à former, il sait qu'elles
seroi^t,ymi^'due^.\Quèîques pommes se sont plaint^ qu*on ri ait ps^
rencl\j )uspèej^n p^^fiifi qu^ils s*attribuent , et ces hommes ^onç pcûtr
1'^^ ,S^5 .^Vi S"^ pbtçnu le plus de. fj)veurs et les 6nt,l<x.|^oia$ méî-
^^^^%^ jSS'^^ï'^^: V^i'^P?*^^™^^' > ^' ^*^ parlent : ^eux officiers ont ^t^
nommes gardes du corps avant d'avoir leMemps de service réglé^ .
l'erreur a été reconnue et Tordonnance cassée. Lorsqu^on' a en a
cb^t?tT„tc tïtteat a été récorapenjé. On a assujetti Tarmée du Roi
trà!r-«hi^Cieii l» PCTtili{0'3v lariéliglon' (f« TËtat les hbn'nctrésqui fut sont
m;'Waii<liyôénlic»enoe« Oft ^'abandospre à TA' raison dès individus".
Le ministre annoKM qyer.l#s' 'parole de M. Agier* ont e«ei<é'rin«*'
dignation des militaires. 11 combat le système de recrutement pro-
posé par M. Sébastiaili. Il donne des détails sur Tétatdes forteresses ,
y
(lia)
dei msnam , tt justifie les dépeniet de ion mniûlère. M. ,Agier 8*é-
tonne que M. le ministre' ait encore; niftpelé une parole qaHl « d^-
Touée. -
La chambre 'renvoie la discussion à une autre séance pour -s'occu-
per du projet de loi concernant Tachât de la caserne de la Coortiit;: ,
roojennant 370,060 fr. Lç projet est adopté.
♦ I
•é^
/
JLettres vendéennes,, ou- Correspondance dé trois amis, en i8a3,
dédiéeis an Roi^ par M. le vicomte Walsh ^1). '
. . . ' .
L$i' première édition dé cet ouTrage a été annoncée i^yéc éloge
dans plusieurs )oumaux; nous en avons rendu compte n^ 1167^ ot
tout en faisant quelques remarques critiques sur la forme de TouTrage
ouvrage
plaisîr
esprit
et sur le plan adopté par rauteoir, nous- avons remarqué avee
3 ne les récits offrbient de Tintérét et^faisoient bien eonnoltre 1
e cette époque mémorable et de cette population, courageuse qui
montra un noble dévoûment au milieu des circonstances les pluf ter-
ribles. L'aoteor a donné toqs^ses soins k cette nouvelle édition; il y
a cinq noàyelles lettres sur des faits qui honorent le clergé^ et une
table «ommaire a^ec détaillée. M. le vicomte .WaJsh annonce qu*il a
eorri|é des erreurs de liens et de datea» réparé des injuAices inv<^
teur remercie ceux qui lui ont adressé des remarques critiques ; quant
aux éloges qu^çn lui a donnés, il peut accepter, dit-il , le titre de bon
royaliste, ^ il est s&r de le mériter; quant à celufi de bon chrkien^
il y aspire et se croit bien loin d'en être djgne.
Nous reviendrons sur cette deuxième édition et suV'^ès additions
qui y ont été faites.
» •
Heures catholiques , ou Prières et méditations à l'usage desfiMes,
par le prince Alexandre de Hoheôlohe; traduit de raUemand sur la
seule édition approuvée par Tautéur, un vol. in-18 de (îoo pages, avec
un portrait du prince, qui se vend séparément, \ fr. Prix, inr
papier fin satiné, 5 fr. 5o cent, et 6 fr. 5o cent, franc de port , et sur
papier vélin satiné, 9 fr. et 10 fr. franc de port. A Paris, au bureau
du Mémorial catholique, rue Cassette, n« 35, et au bureau de ee
journal*
(1 ) a vol. in-80, prix, la fr. et i5 fr. firanc de port . et 3 vol. in-«,
nrix, 8 fr. et 10 fr. franc de port. À Paris, chea Hivert, me des
Jlathuttnf^int-Jaoqttes; et an Bureau àê ce journal.
Hbuchedi 7 *ui^ i8aG. (lï** ia54.)
LETTRES APOSTOLIQlie^, .
deS. S. Léon Xn, qui condamnent k* hecr^a^i). ^
Léon, ëvéque, serviteur des servi te u
mémoire perpétuelle de la chose.
Plus sont grands les désastres qui m -té.'tr^
de Jésus-Christ notte Di*u et Sauveur, plus doifrWl
pour les détourner U sollicitude des pontifes romains aux-
quels , dans la personne de saint Pierre , prince des apâtres ,
ont été conféré le pouvoir et le soin de conduire ce mime
troupeau. C'estieux, en effet, comme étant placés au poste
le plus élevé de l'Eglise, qu'il appartiehf ' de découvrir de
loin les embûches préparées par les ennemis du nom chré-
tiet» pour exterminer l'Eglise de Jésus-Christ (ce à quoi ils
ne parviendront jamais); c'est à eux qu'il appartient tantôt
de signaler aux fidèles ces embûches ann qu ils s'en gardent,
tantât de les détourner et de les dissiper de leur propre au-
torité.
Les pontifes romains nos prédécesseurs, ayant compris
qu'ils avoient cette grande tiohe à remplir, veillèrent tou-
jours comme de boni; pasteurs, et s'efforcèrent par des ex-
hortations, des enseignemens , des déi?rets, et en exposant
même leur vie pouf le bien de leuiS brebis, de réprimer et
dfe détruire ennèrenlent les sectes qui menaçoiént l'Eglise
d'une ruine complète. Le souvenir de cette sollicitude pon-
tificale De se retrouve pas seulement dans les anciennes an-
nales ecclésiastiques, on en trouve d'éclatantes preuves dans
ce qui a été fait de nos jours et du temps dé nos pères, par
les pontifes romains, pour s'opposer aux associations se-
crètes des ennemis de Jésus-Cbrist ; car Clément XII, notre
prédécesseur , ayant vu que la secte dite àes/mnce-mapoJie,
ou appelée d'un autre nom, acquéroit chaque jour une nou-
velle force , et ayant appris avec certitude , par de nombreu-
ses preuves", que cette secte étoit non-seulement suspecte ,
majî ouvertement ennemie de l'Eglise catholique, la con-
damiia par une -escdlente constitution qui Conimença par
(I) CeUfl bulle impiorlante a'a pai encore «lé traduiM «aetament rn Fr*n«.
Ibm« XLF'flf. L'Ami de la UéUgion et du A». H
•t par ealomàie à ce^ aisociatioos seçrèftes tons ksiaauic
4^a«rtre&^ueia[au5 De sigaalbas pas. Les ouvrages que leiua
jUdQt^htes^ ont osé publier sur la rj^ligion etsuj: la chose publi-
que , leur méprif pour Tautoritë , l|eur baiae pour la souvcrai-
mté, leurs attaques coatre la divinité de J.-C., et l'existeocr
même d*ua Dieu^ le matérialisme qu'ils professent, leurs codes
et leurs statuts qui .déiiH>ot]:«ot leurs projet» et leurs v>ies,'
I^KMiffent ce que nous ayons rapporté de leurs efforts pour
i-envet^r les priuopç légHivies et pour ébranler les fondmeiis
de l'Eglise; et ce qui est égalen^nt certain ^ c'est que oea
différentes associatioDg» , quoique portait diverses dénomi-
joations , /lont alliées entre eUes par jkurs infâmes projets. ^
D'après cet exposé., nous pensons qu'il est de notre devoir
de condamner ae nouveau ^ce& associations secrètes, pour
qu'aucune d'elles n^ puisse prétendre qu'elle n'^ paf Qon;i'-
prise dans notre si^t^çuQ^/ipciiitpUque^c;^ $e servir de cepvé-^
tente y pour ipduire enierranv des hommes faciles à ^rçt^per*
Ainsi y A,F^^s avoir pris/l'avis de nos véné^bles frères lea
cardinaux de la saifijkf^^jEglise romaine, de notre propre
ttouvemei^t, de notj^ science certaine etiiprès de inû^es^ré-
flexions y nous défendons pour toujours etso^us les peines in*
fligées daiis les bulles^dc ^if» prédéc^s^urs insérées dana 1^
presente ^ que nous confirmons; no^u^ déf^dons, di^-je ,
tdute» associations tecoètes, tant celles qui isoçtt forméia
maiutenaïit, qUe celles q^^i pourront se former à l'avenir et
eetles qui concevroient contre l'Eglise et t^ute autorité lé'f
gitime ie$ projets que aous venons.de signaler.
" Cest p0;ui:quoi nous ordo^uions à tous et ;à chaque chcé-
tîeii, quel que soit leu;r état> leur rang, leur dignité jMk
leur prof«i5sion , laïcs ou prêtres, réguliei«ou séculier^, sans
qu'il soit nécessaire de les nommer ici en particulier, et,
en vertu de la. sainte ^obéissance, de ne jadaBÂis..se permettre,
sous quelque prétexte que ce soit , d'entrer dans && susdites
soGiiété^v de. les propager, de 1^ favoriser ou 4c les jrec^^ir
ou cftcher dans sa demeure,. pu autre part, de se faii;e ini-
tier à ces sociétés dans qvLclqi^ grade que -ce soit; de soufr-
firir qu'elles se rassemblent ou de lei,ir donnée des conseils ou
des sctto^rs ouv^ten^ppt .ou .ep secret > directement; ou indi-
rectement, ou bien d'engager 4'a^tres^ de les sé4i;Li|^^ de lé$
porter ou de les persuader à se faire recevoir .où initier d^fis
cfs sociétés, dans qu^^ique grade qiie ce soit, ou .d'as&ist^r à
C.'»7 )
kuiv réunions y^ou de ïm <id<r ou éayco'iMr de qu«l<peiii|a«<
mèté^ qwe ee soit ; «il contraire /qu'ik se tieonci^ <fwgilcimf ■
meBtéibîÉti^^deoessooiétiéi, de leois associationft^'riëtûiiani'y
oii atternShtei, sous peitie d'excommunicatioii daJis.bu|iiMle
ceuit qui^àUfont-iâoiltrevenu à -i^ette défense toiuberon|>nMr
fo'fojt mêcae^ satasfSqd^fls^jfsleiit jamais eii être releiiR^ipIt
|tt^^cm^9u^ofi^ 6iM|:é68ëiiii9^'si'ce ir'esi ten 'dan^ëi^^Ai pmA{
•^ (ïon^dtâodtioiis en oukre à > tous et chacun v sous^pes»§ ds
Ué$<k>ninîuiiicdtion réterrëeJii mms et>ànos 6uccesMtâiy<^«
éétAitet k l^êtê^'ae et stvac autres petvonnes que cek.*«oniî
«èrne^j ièK ^'il& en aurent ooimolssauce , m «fuelqafiio -ap^ ^
paHiétit à qes.d0détë8 ou s'est'Tendtt ctiupable de^qàelqtièâ
Obs^de^dëUfé^susnietetionBéâ», •'' >♦ " ' ' '>• ^'' rn-^ici
' 'Nous'Cioiida^tionÀ fi^irtçMit et' ttoèsdéQiairbÉw seii^
«aent'imi^ie et'^bîipâbk fia<^4^efUefceéulbo qot«ntileîrt)dàn#faei
âëBèioiàlibn^ «"engagent à ne rthN^er^à^ipenontie^tteTiciriM^
ga^de' cesiMctes et à fraMseï'deiniort iee^ inetnbvet jdé âetf «»i
^iatiiâ^quiDtid^ébf â& ^é^éï^ti^i^deêmtdéMw^^
Mastiques é^ kJlteB.' N^i«^cQ :»as jién^effisiyiuniicinmè^flpib
regarder t(Hiitfl«^!brili,^]|;^obiigatoire&4ié serment, ctilMb^
dire «m ëtjte qui'dâ>it àe faire e» ttbiÎAe»juBlice^"et(x;àiiaii
>ft^^à^gage 'à ^di^âietiM un âssnBsméî^^ 4'ttë|^iadbollanloqil^
d^'C^ftnL ii[ùi'l'iit^fthsktf^ dtttpOOtpireccliéaMsilwpiCifaaoi^
Wil> doi^ttt^i}6îinûl'treixmt'«e q^i'-est impoKâiltifioiiDià Pm
IsgiOtfvet la «t^JGÎ^y et ce qui -peat'port^ #tt»inile»àlilatB
tta6(j[uillité? Ii^e^t-ilpas indégne eli'miqiue>iiqc)acndrè 9lièi|
àVéïHôin de sémÛâl»)es -aiteii^tii^âbesrd^^ iWfçcfàoihhià
iiëtrain^ ^-àit-aviâÊ^eaucoiipRUe ^^)><!<ql^ili>lieifâht
^i'^éUbidéi^er comme sènàeÊït taïawj pûtdtioqnsibcr|Nirjare
t»lit be qui a éié pr)emm>)flàidétiiiik?^t xiè: i'Cg(isè>^t<nDBl!Pe
les règles de sa tradition. '% Peut-leQutoi4t!er>l.anRikàbciftnt
plutôt là défheilce de ces hom0iesvqùi d^isanlyjsoiiiaeule-
mietit eti^^ecrety ij^is hautement^^uMl n^jtOLMint dcBrén/, t
et^ te publiant dans te^irs' écrits >1 o^nt oejpenàai|tekigor. _^
^nnom Un- serment de ceux'<]Vils adméMient dana }eur sebfeei?
{Lafoiàunnxtmémpràcha'
1 i\
, ' • «II.
Rome. Son Em. M. le cai»dltial-aïaftéStairîyàbrSànseverm^
z'
^ ' ( 1*8 )
esiijnoD^ k M ^^ y ^ FoWâ ^ dâni les Etats du Pape.^ oti ii
étok>li%U a;piwtoliquie. Il éH>it fié àMaples k i3 juiy^t 1764>
et avcûtëté^DonuDé cardioal par Pie Vil ^ le sii^ juUlél}i8i6.
■i JHifLis. .'Les procesMOfis de Toctave ont été aufi^i.heur^u-
sest <)ae celles de >ia fête l'avaient été peu. Les riles étciie^t
sécjbiéès et le oiel était mf^goifixpiè. Le; -Rqi:.> M^'jle JDaiiT-
l^iii^ JNI"^' la* Daupbiibs ét> toutes! L^^persQon^rd^JaiQour,
lé) NaoGey;a8sistoient.à la propes^ioa 'de.Saiptndoud^.qui
ft'èst >£aite avec beaucoup de4.sQleoiiiti$«.i« Pa^^-ta magn^
fipeBcei alloit à l'égal de-lWi>dre<.«t ; du.» recueil lemeut 4vx
altes lès paroisses au.milieu.dè laiipmbr^ûse'popiiil,atioa de
èles^detout fige,. de,tout.sfi3:ej. de -tout tang^ qui s'étoieat
fait un devoir d'honorer Dieu dans la fétequi semble lui
£u« plias particttlièjtfe.; L'art et Ja^nat^c AYoielatrFi valise de
•dUatidatts. romèiiieiit'des orfapclBws qui s.'iélevpient sur les
{iBii]ils:)pnfioipauxide' la- {^àudejcité, Slais on xemarquoit
leutefoiaceuz: du Louvre ^ deirE^Mptedciimédecine} du mi-
E^eiie^dea'affaÂKe» étrangères > 4i» jîiiavc^é dea Inhooens.^ de
kb dtredion. des.'poBtea^fidu Quai aiUK Fleursi, de la rue de
jSeitoey etc.^ etc. AJa vtuei>de.tanA di^seligÎQii/ de chants
iisiiBposansyideufasJli de beau4iési, detatitide.niagnificences
{ftouscft deiatpait^las fidèks;,.et d^ tant ^kjrespcïGtt de la. part
doeauxqui'Kia lesontpçtsy pwtseiia-de la.aapital6.du royaur
me itrès-rclfcélieD') «etisous ies ausptceaid^ fiourbôns , pn se
SCfSitit om^auir plus beaux jours . de> TËglise^ «t l'on étoit
pairtiéjà.te.rappeler. 1^ mot aussi profond que célèbre dp ce
Fiédi^ric qu'on 9L%\kinQmDà&l(Lgrand,, 4is!iJl dit à l'issue d'une
sdiâiBité cafU;K>Uqua^ aSresiatt> oii k 40ardiQal;de«{«iti^|*dpriF
avoitoqffictfeponCifiiajieHieiii : « Lea calvinistes traitant Dieu
ooinme>leur sdrvilèur^, k& luthét^tend^ricornih^ leui^ égal ; les
catholiques seiflsy le itnaâtent ^ Dieu. »
-• *^^ .Dimaucbe dernier, l'église patronale de Sainte-Oene-
.^èi€ a. offert aux amis;4e |a.araligion tui apectacle. t^ijsn «^on-
salan;^. La procession laieu^ lieu avec «0ut Téclat qui cpnye-r
n«itàce grand ; édifice.» JM^' révéquâ'tk; Slanci. portQit Iç
très^saint sacrement.. Toutes les associations formées par les
missionnaires étoient présentes. Une compagnie d'^ite du
i3' de ligne accompagnôit le cortège. De saints cantiques'
mêlés au bruit des tainl:|ours et aux sons d'yuo^ très-belle
musique guerrière , faisoient retentir les voûtes de cette ma-
jçs^tueuse basilique. La^ nuit , éclairée par mille flambeau3| >
\
( 119 )
ilbtiaoit iin nouveau lustre à cette cérëmoni* religieuse. Le
maître- autel', (Chargé de fleurs et environna de lumières, re^-
liaussoit Kéclat de cette fête imposante , dont Toctave vient
d'être cëlébfëe , s*ii est possible , avec une pompe encore plus
brillante.
— Le mois de mai y consacré à la sainte Vierge, fournit ,
depuis quelques années, au zèle des bons pasteurs , l'occa-
sion de ranimer la piété des fidèles confiés à leurs soins. Déjà
plusieurs paroisses de la capitale ont consacré un ordre par-
ticulier d'exercices pour tout le cours {de ce mois. On a pu
distinguer entre elles la paroisse Saint- Jean-Saint-François.
L'autel de. la skinte Vierge, au pied duquel dévoient se
faire les exercices, a voit été orné avec soin. Une .courte ex-
hortation sur un des mystères de Marie, précédée de la prière
du soir, du chapelet et du chant d'un cantique analogue au
injstèrç, et suivie de la bénédiction du saint sacrement avec
lé ciboire, y a constamment attiré la foule des fidèles. Le
3i mai, rien n'a été oublié pour donner à la cérémonie de
la clôture le pliis de solennité possible. M. Tabbé duc de
Rohan a voit bien voulu se charger de prononcer le discours.
La foule étoit immense, et son attente a été surabondam-
ment remplie. Après avoir, en peu de mots , et avec cette
grâce de manières et ce charme délocution qui lui sont pro-
pres, félicité les assistant de leur assiduité à venir honorer
Marie, M. i^abbé duc de Rohan s'est appliqué à réunir en
u*n seul corps les'différentes. instructions qui avoient été faites
dans le oour^ du mois , tantôt présentant Marte à la vénéra-
tion de tous comme la mère du Christ, la mère aimable, la
rose mystique, l'arche d'alliance, Tétoile du matin ; tantôt
l'offrant aux justes comme le miroir de leur justice , la mai-
son d'or, là tour de David , et aux pécheurs comme leur re-
fuge^ la vierge puissante ^ la viciée clémente, la vierge
fidèle; tantôt enfin à tous encore comme Ik force des chré-
tiens, la consolatrice des afSigés, la santé des infirmes, et
en particulier à la confrérie comme la reine des vierges ; il
seroit difficile de repdre ^.vec qujel art l'orateur a su fondre
ensemble tant de sujets divers et répandre sur tout l'aimable
abandon de son improvisation. Des larmes ont pu le con-
vaincre de l'impression profonde qu'il faisoit sur les cœurs ;
mais il a semblé suHout ^c surpasser lui-même dans la para-
phrase éloquente du Sal^e 7v?^'mz. A près le discours, M. Tabbé
( .120 )
de Rohi^D u donaé à Tautef .ni$m« de I4 saintf, Yierge l^
saiut de TocMi ve du. .&aint sacrement > il a enUmnéù.TeJ^èiJia^
f i|. actions de; grâces et, ,a été reconduit prcMCf^puneUemeni
$1 la sacristie. Un grand nombre de fidèle sont alUs Tatten^
dre hors de i^ëglise et lui ont témoigne leur reconnoissanc^
par des acclamations.
' — Nous apprenons que la mission de Toulouse produit
4es effets admirables sur les militsiires de la garnison. Le
dimADchc 2^1 mai^ M. Tabbé Guyon leur annonça, une suite
dé discours sur les avantages du jubilé, qja'il fit.successivc-
^lênt le lundi , le mardi et le mercredi.., Ce dernier jour> lu
g^rhisop toute entière^ ëtat-major et ^Idats ^ .étpientàré^
glise. Les paroles du missionnaire furent entrainantef : le^
résultats furent tels que^ dès 4e spir^ les prêtres sei^ibloient
manquer à l'impatience des pénitens squi vepoient se cbp^
lesser» '-•.,'..''•
: — M. rabbë.Giraud^ grand - vicaire et curé, de Çler^
mont, qui prêcha Tannée dernière le, .c;ai:^me à la cour,
proponça le 9 avril dernier, dans'la cathédrale d^ Clermont^
yne instruction sur l'unité d^^ns la fpi et; d^n^^ la charité^..
Il fit sentir les avantages de l'unité de la foi:, ,^uiJiQ le^
esprits par la croyance de$ mêmes véi^iti^i par ta participa-
tion aux mêmes sacremens et la soumission ans: mêmes pas-
teurs, et de l'unité de la charité qui lie les cœurs par la cor-
respondance des mêmes sentimens. Dans ce discours*, rçfnjStr*
quable sous le rapport du talent, l'oraCeur m^ntroit que W
repos de l'esprit ne peut se trouver hors de l'Eglise et dans
les System e^ qui la comba^ent ou la méconnoissent. Dans
sa seconde partie, entr'autres, il sjgnaloit l'égarement ac*
tuel des. esprits et les hostilités continuelles oun pàrli Aér
tracteur de la religion :
(( Oui,' incs frères V on ne peut plus se lé dissimuler , riiDJ^iété
n>8t point encore* lassée; et après tant de vains efforts et tant de
défaites , elle médite 4^ n^avelles fittkques coûtée le Christ et poutre
ton Eglise;, de toutes parts s'élèvent .des esprits jchagrias,. superbc^s,
indociles, impatiens de tout jjoug, blasphémateurs- de la ma) este au
ciel et des majestés dé la terre, tels crue saifijb Paul prévo^oit qu'il
en paraStroit vers la (in des. temps f de toût«i iparts s*aigùtsent dé»
plumes haineuses y qui, distillant leur Vieuin dans des feaïUss cormp'^
triées, reproduites et multipliées sans fin par Tàbu». dé nos plus, pri^T
cieuses libertés, travaillent sans relâche à ébranler ou a^ltérer U
vraie foi dans le cœiir des peuples. Les uas, plus déterminés, alU-
qnent il découvert la religion daiis sa l)visej ses dogmes, ses ni^s^
èèrcs, fct, dans leur insoleiïtt et ffartchi impiété, oe ressemblent
pat mal a ces blasphémateur» qui déficient Jésûs-Christ de descendre
«c fa croix ; les autres, plus circonspects, et n^osant heurter de front
lies vérités qui les font trembler encore , essaient, à la faveor de
l Ignorance presque générale en matière de religion , de tromper lea
hommes ^r 1 cyrit do sacerdoce et la nature du gouvernement de
tr^l f!i:/.^!'" . ^'ï" ."P*"^' ^^*'''' «^^"" ce mur avancé, ife se ren-
!«.*• k7 • • ^' P',"? ^««'««"«în* <J" cœur de la place ; et ceux-ci imitent'
««bien ces soldats hypocrites qui couvroirnt le Sauveur de crachats*
n/fi^" * ^A*® prosternoient ensuite devant lui.
?» Uét^c^yous,M. F., de ces faux prophètc.8, auise disent envoyés^,
^î LT^P*^ -^^^ ^^^^î?:* P^.' ** qui ponrroient vous séduire p*rîea
ârtificéi» d une Vaine philosophie : Jttendite àfalsîs prophetù. Dëfieî-
vous de ce» allégations mensongères, qui tendroient à vous faire croll-ê
que le gouvernement ecclésiastique peut devenir hoitile enver» \t
gouvernement civil, lui qui en est l'auxiliaire le plus utile et le plu»
redouté. Uëfieï-vpus de ces insinuations perfide^, qui provoquent les
soupçons sur les tntentioiM ^es plus pures et les démarches les plus
tnnocentts. Défiez-vous même de ces éloges affectée dont qoelqiie»-
irnl couronnent la religion, comme ces anciens qui paroi etît àt^
fleurs la victime qu Ils vouloien* immoler. Défiez-vous de ces grande
A^AA-f^^ ^T ^^'®"* des conspirations dans dés bonnes œuvres,
aes séditions dans dt9 aumônes ; de* idées uïtrarfiontaînes daiis derf
Vérités catholiques; qui diffament la vie dévote, pour la pliis grande
^if ïik^' ^'^ chrétienne, et, pour asservir TEglise; parlent d^
ItL « rr^? • «'censés, qui ne veulent pas voir, et s'obstinent à ntf
p^ entendre que la vraie conspiration , la conspiration flagrante n'est
pas dans des congrégations de chrétiens ïpii s^asserabl ont pour prier ,
mais dans ces laboratoires d*anarchie, et céi officines d'impiété, où
» apprêtent et se combinent les poisons qui doiv^^t porter la mort *
att-cœurdc la Véhgion et de la monarchie. Défîcz-voos, cnfln, de-
^n» ces rêveurs politiques, de tous ces propagandistes d'irréligiort ;
aç tous CCS faiseurs Ha r/^ma»« a*^ a^ Ai-i.. ^.-- ^l »lgjinent eiï
étranger
-_-_,i-^ t. ,, '^-T T - ^ — .-.»-«* »* une j/uiic u ii]uii}gence et de grâce
cqmine de 1 explosion des foudres du Vatican, et d'un jubilé univer-
t^Uff ?^ ^ "°t interdit lancé sur tous les royaumes de la terrej. qui
L^M;r^"^/-^ S'^"^« M»^ ^« ,'« ponspilre^es siècles où ils éttfent
S^îil ' iV ^t'^ «"*-«nnés qtt'ils ressui^citent, qu'ils réchai1frefiï,mnii
«tîîl ! i ^' exagèrent, pbèr àvofr lé blaisir de faire péuf aux
Pour
que
■.vous M. F. , a vert/? 4u danger, voué- vous rallierez à ce cri
taisoit entendl-e saint Jérôme dès' le quatrième sièoTè, en sV
V.
dressant au pape Damase : Je m*auache de toutes mes forces à votre
chaire apo$toUque4 Ceiui qui demeure avec vous recueille ; et celui qui
ne recueille pas avec vous dissipe. Quelqu'un est-il uni à la chaire de
saint Pierre, il est mon frère Jans la fou Ego cla,mito : Siquis cathe^
drw Pétri jungitur, meus est. n ^
Ce- discours a tellement satisfait tous ceux qui Pont en-
tendu^ et a paru tellement approprié aux besoins du mo-
ment > que M. i'évêque en a ordonné l'impression, h' Instruc-
tion st donc paru à Clermont; elle forme un in-8* d'une
feuille et demie ; elle est précédée d'une ordonnance de
M. Tévêque de Clermont^ que nous mettrons ici en entier,
parce qu elle esf une protestation nouvelle contre la licence
de là presse ;
« Nous, ëvéque de Clcrmônt,- gémissions depuis long-temps sur
le mal incalculable que cause partout, et particulièrement dans
notre diocèse , l*acharnement avec lequel les ennemis de la religion
chrétienne ^e déchaînent contre elle et contre ceux qui la respectent
et la pratiquent ^ sur le mépris quHls font de ses ministres et quils
cherchent à inspirer j sur la profusion avec laquelle ils répandent,
dans toutes les classes de la société et du peuple, les livres les plus ir-
réligieux et les plus obscènes: la multiplicité de nos occupations et la
diminution de nos forces ne nous ayant pas permis de remplir nos
désirs, en donnant une instruction particulière sur les mauvais li vi-es,
.personne ne pouvoît mieux nous^uppléer que M* Tabbé Giraud, cur(
de notre église cathédrale , ^î Tun de nos vicaires-généraux, qui a
prêché le carême à la coût avec tant de succès. Bien ne peut être
plus utile à notre diocèse que le discours qu'il a prononcé dans notre
cathédrale, le deuxième dimanche après Pàque, neuf avril, Nous
adoptons tous ses principes, et nous permettons et même ordonD9i)s
Timpression de ce discours, et invitons tous les fidèle^ de notre diocdsc
a le lire. * ,
9 Donné à Clermont, le dix avril mil huit 'cent vingt-six.
f C. A. H. , évêque de Clermont. »
; T- La voix d'un illustre évêque a retenti au sein d'une
non^breuse assemblée. Il a dissipé de vaines alarmes, il a
répondu aux reproches; des enoemis. 4u- clergé, il a tracé
l'histoire de cette congrégation si redoutable aux jeux de
ceux qui ne 1^ connoiasent pas ; il a parlé avec autant de
franc]iisç que de sagesse sur tous les points sur lesquels on
avoit cherché à i^earer l'opinioi) publique. Ses paroles , p^lei-
nes de mesure et de candeur, cojxime de noblesse et de vérité,
ont été entendues |iv^ respect, et ont fai| dans l'enceinte
le une forte impression, fin mouvement général d'as-
iment s'est manifesté dans l'auditoire, et les esprits les
même
sentiment
/
- ( »33) '
plus, prévenus ont été frappés d'un exp^si simple et de ré-
flexions si judicieuses et si vraies. Il étoit donc à craindre
que ce discours/ces déclarations solennelles ,. cette bonne
toi, ne fissent tomber des accusations malignes et jdes dér
fiance» injustes. Les détracteurs du clergé ont eu un moment
d'inquiétude ; ils avoient à redouter ici à la fois et l'autorité
d'un grand évêque^ et le talent d'un illustre orateur, et Je
respect qu'inspire un caractère honorable. Il n'y a voit pas
un mQment à perdre pour atténuer l'effet de son discours.
On s'est donc mîê k le disséquer et à le commenter, et à
force d'astuee /et de perfidie, on y a trouvé ce qui n'y étoit
pas; on n'a pas voulu voir ce qui y- étoit; on a dissimulé
quelques parties ^ on en a exagéré d'autres. On a mis les ar-
guties et les sophismes à la place de la franchise et de la
boi^ne foi^^ et malgré quelques formules dont personne n'est
dupe on a voiilu faire croire que le prélat étoit suspect dans
cette affaire, ^ que toutes les anciennes déclamations p é-
toient que trop fondées. Telle est, entr'autres, la conclusion
d'un article du Journal des débats du 28 mai , article plein
d'arrogance et de fiel. Le rédacteur parle partout comme
s'il étoit l'onjane et lé fpûdé de pouvoir de la France en-
tière. £a JPfûnce^ dit^l, '(^si ^n alarine^,.^ I^a France se
plamt.,. La France ne croit pas,.. Et qui a dit à ces MM. ce
que la France oroyoit et ne croyoit pas? <Jui les a chargés
de parler pour nous et de se rendre interprètes de no^ vœux
et aenos craintis?-tie premier venu peut donc venir nous
4onner son Qoinipn pour celle de la France. Quelle est cette
opinion publique que chaque journaliste peut faire d'abord
et invoquer ensuite? Qui devroit être dupe d''un tel ma-
nège et qui pourroit ne. pas. rire de tant de charlatanisme
et de morgue? Ne pourrions-nous pas aussi faire parler la
France, et serions-nous bien téméraires en assurant qu'elle
n'a pas donné de mission à MM. des Débats^ et qu'ils ont
prifr, comme on dit,«ous leur bonnet, tout ce* qu'ils nous
débitent avec tant de complaisance et d'emphase? Non", U .
France n'est point complice de tant de Réclamations et d'eni;
portement. Elle n'avoue point ces esprits chagrins qui abu-r
sent de son nom et qui mettent leurs ressentimens à la place
de ses intérêts. Elle se demande à qui profite cette liberté
effrénée, et elle s'étonne que cinquante écrivains , tous d'o-
pinions différentes)^ se, prétendent tous^ ses interprètes et ses '
V.
/
\
( ^H)
organes. Gomment recon^oitre le vœu public 'de ta Firàncé
an inilieu de tant d'opfnions divergeptesT STils s'accordoient;.
encore passe; mais ils se cornbattent mutuellement^ lisant
tons leur politique à part , ei tous padeA au nom de la
France. Qu'ils nous permettent de croire que la France,
celte dont le vœu mérite d'être écouté , a un peu plus de
confiance dans les paroles d'un illustre évêque que dans féui^
invectives .et* leurs débais ; qu'elle ' n'est pas aussi effrayée
qu'eu jt de la présence de quelques J^uites , de l'existence de
quelques congrégations et associations, et du débordement
de Pultramontariisme ; qu'elle aperçoit des symptôme^ un
peu phis dangereux et aes complots un peu plus reâotîta*
blés y et qu'elle souhaiteroit qu'on en arrêtât 1 effet. Puisque
chacun fait parler la France^ U pouvoit nous être permis dé
l'invoquer aussi , et nous sommes sûrs dû moins d avoir ex-
primé les vœux d'une portion nombreuse et respèti^JÀe dé
se^ habitons.
NOUVELLES POLITIQUES.
. . , . . . . ■ . . • •■*,•- i' '
FAais. S. M. a accordé ^dob fr. et S. A« H. Me^ le duc de ^ordeauj^
lôo fr. àiux incendiés ^e la commune de Villenier (Tonhe^.^ , ' ' ,
— S. A. R. M"»« la Daaphine «e rendra le r4 à Bourge».- , *
— S. A. R. M^iuiu. duchesse de'Berri^a terminé', te '5, aes stisH
iipna de jubilé à.$aint-Clou4. S. A- ^' ^ Vuité quarante^mq égliaflt
et quiitze fois Notre-JDama $ el^, k chaque visitf , elU a: dpiif é 4Q fM^fi
100 fr. pour les pauvres.
-^La cour de cassation vient de déclarer vaUlJTe le serment; prêté ,
en Itî forme ordinaire devant les ftribunadx , quoiqu'il né Fiait pàé -été
seloB le$ formes prescrites par la religion particuh^e du ténroin qui
Ta prêté. •• j • •:. • ^••- ■ , : * •.'."'»
— On trouve chez iNoel , rue de Vaugirard, n<> 34,1e portrait lito-;
graphie de feii le duc de Montmorency, qui se vend au profit d'une
oéiivre. de charité k laquelle il portoît lé plus vif intérêt. Le Roi en à
fait retenir un grand nombre aépreu tes;
, .1-1- On poursuit iavec acti.'vité) • Rouen v les liiuteurs et aeteura dits
^jouhl es qui y ont eu lieu.
— M. Achard de Giermane, procureur- général près la cour royale
dé Grenoble, vient dé mourir. Il avoit été assez heureux pour ren-
dre des services aii feu Roi dè^ ^ôn exil Ji Mitliau , et le Roi s'étoit
empressé de le récompenser de son dévoûmept.'*
. — Un journal des Pays-Bas annonce que Jti;|ouvernemcnt s'eàl
refwé à la demande de la libre navigation du Rhio. faite par FAo-
triche, r Angleterre, la Prusse et la Russie.
— Mi le prince de l^olignac, ambasssideiir de Pt-ancfe â' Londres ;
^picnl 4e donner une fête magnifique i Toccaiion de ranniversaire du •
couronnement de Charles X. Le matin > il aroit fait célébrer un ser-
vice dans la chapelle de Fambassade.
— Le 3t ma|, la session des cham^krei 4* Angleterre a été close. On
ra s'occuper d\ine élection générale. '
, -^ Le fameux radical Kunt, (fil, depuis un certain temps , faisoit 1«
eommer«e de cirage et de blé rôti, vient de nouveau de se présenter
coinme candidat ad parlement pour le comté de Sommerset. Il est ar-
nvé à iPaonton dan^ une barouche a quatre chevaux , entouré a'en-
yfrc^n trois ou quatre miUe personnes. Le genre de négoce auqael il
iVst livré lui attire des sarcasmes, auxquels il répond, ce qui dôn'né
lieu à des scènes tout-à-fait burlesques.
~ Une décision récente de la icour du banc du roi, en Angleterre, •
porte qu^en exécutiou du statut ag du règne de Charles II, la vente
d*un cneval , par exemple , faite le dimanche , est nulle.
— ' Le i«' juin, Tassçciation catholique d'Angleterre a tenu sa séandb
annuelle à Londres, spus la présidence du duc de Norfolk, premier
pair d*Angleterre.
— On écrit de Madrid que les Jésuites viennent d'employer, à Ta,-
c)iàt d*une maison , 3 millions de réaux , que le trésor royal leur a
|iayés, en compensation des Confiscations faites sur eux à Tepoque de
leur dissolution. L*héritier présomptif du trône a pour précepteur
un Jésuite j ce qui ni^ fai^ pas penser qu*on croie à Madrid qua la
compagnie professe des maximes contraires à la monarchie. On leur
a'conâë aussi uÀ grand nombre de chaires publiques, et ils ont répris
dans les maisom nobles leurs anciennes fonctions de chapelains et de
confesseurs. .
-^LeS incendies se multiplient d'une manière effrayante d'ans le,
diicbé de Nassau. Le grand-^duc vient de rendre une ordonnance on
l'en promet une récora^enae de :5o à sîùo^ florins à quiconque domi-
nera des indices certains capables de faire dé^uvrir les coupablef;
•^M. le maréchal duc de Raguse, ambassadeur extraordinaire près
la, cour de Russie, e&t arrivé le i3 mai à Saint- Pétersbqurg. S. ,Ëxc.
a été reçue partout avec la plus grande distinction. On' a même sus-
pendu le deuil de la cour à Toccasiou de sa réception , ce qui n*a-
voit pas en lieu poî^r le duc de Wellington.
— On écrit de Russie que Timpératrice Elisabeth est morte à Be-
lëffje 4 mai, pendant le voyage qu'elle avoit entrepris, et quelque?
jovirs après son départ de Taganrock.
<:OUH DES PAIRS,
> •
La chambre des pairs, formée en cotir, a entendu , les a et 3 juiçi,
la continuatton de la Mectare .dés pièces dans Tafij^ire Ouvrar4. L^ 5
juin, elle a commencé la délibération. .
^2l^•ta. On assure jque. jplus de quarante: mcmbxet ont. parlé à e^H^
occasion.
i
I
•
(,,26 )
CHAMBllK DES DEPUl^.
Le a juin , suite.de la délibération sur le budget du ministère dç
ia guerre^ M< le général Parionneauz répond aiix observâtioils de
M. fe général Sébastian!. Tous les peuples ont des éorps d*élite des-
tinés à servir de garde an souverain. La garde est une. puissante ré-
serve en temps de guerre. Si les dépenses en sont p^is élevées , c^est
à cause de son séjour ordinaire dans la capitale. Ce corps est plutôt
un sujet de noble émulation que de jalousie ; car les officiers dé la
ligne passent dans la garde , comme ceux de la garde passent dans la
ligné. La garde royale coûte moins que celle de Napoléon. L*oraieur
confirme ce que le ministre avoit dit des exercices de piété , qu*on
•voit qualiJfiés de pratiques monacales; il déclare qu*iia ne sont m
forcés, ni excessifs. Enfin, il s*attache à réfuter en détail tontes les
assertions de M. Sébastian!. Celui-ci . remonte à la tribune pour sou-
tenir qiié les ministres n*ont le droit de donner à leur gré au*un tiers
des emplois, même en cas de nouvelles création^. Il s*éleve contre
les aumôniers > qui sont d'une imagination exaltée, et pense qu ils ne
doivent pas avoir un grade supérieur à celui de capitaine. Enfin >
il Insiste sur la formation d*une armée de réserve.
M. le général Montmarie trouve nos moyens militaires an-dessous
de nos rapports avec les autres puissances. 11 veut aussi une -ré-
serve > dont il indique le mode , et propose quelques éconoifties^
^. de Coëtlosquet, commissaire du Roi, entre dans des dévelobpe-*
înens. sur Tavancemeiit , et confirme ce cpie le ministre ^ ]». ie
général Partonneaux en avoient dit. Il céfute ensuite le système des
généraux Sébastiani et Montmarie sur les réserves.
^M. G. Perrier demande Toctroi des sommes nécessaires pour mettre
Tarmée et surtout les forteresses en bon état ; mais il blâme les dé-
penses des hôpitaux, des enfans de troupes et des musiciens, l'état-
major, et surtout le nombre des pfficiers^ qui s^éléve à soixante-dix
mille , lorsque celui des soldats n'est que de cent trente-deux mille.
Il revient aux dépenses de la guerre d'Espagne, et préfère un impôt
de 30 millions de plus par an à un impôt immense prélevé sur une
seule année en cas de guerre. Il -parle enfin de la somme de ^oo^ooofr.
par mois pour l'armée d'occapation en Espagne. Le ministre^ des
finances lui répond qu'à cet égard il y a un traité qui règle la dimi-
nution proportionnelle de cette armée, et que ce traité doit être
exécuté. Après divers débats entré M, G. Perrier et le ministre des
finances, la chambre ferme enfin la discussion, malgré les réclama-
tioni du général Sébastiani, et le «hapitre est adopté.
La chambre adopte également, à la majorité de a35 contre 7,
le projet de loi autorisant le département de la Haute^GaronAe à
s^imposer extraordinairement pour l'établissement d'une école yété-
rînaire à Toulouse. ^ ^
( «a? )
Le 3 jain , la chambre entend an rapport de la commitsion des pé-
titions, par Torgane de M. de Crieufé. D^anciennea religieuses d*Âr*
nientièrcs demandent une augmentation de peotion, et M. Fourgis,
coré k Hauterive (Orne) , r<^clame contre la modicité et la réduction
des pensions ecclésiastiques. Ces deux pétitions sont renvoyées au mi-
nistre des affaires ecclésiastiques et au ministre des 6nancer.
Le sieur Besson , neveu , a Paris, demande Tinfervention de la
chambre, k' Teffet d^obtenir do préfet du Juraia connoissance dei
sommes reçues pour les incendiés de Salins, qu'il prétend s^élever à
plus de 1 million 100,000 fr. M. Hyde de Neuville craint qu*on ne
leur ait pas donné leur charitable destination. M. C. Pemer parle
dans le même sens. M. de Boiibertrand dit qu'on a tout dit, excepté
la vérité, à Tégard de l'affaire de Salins, il explique et justifie ta
conduite du gouvernement On a envoyé un membre du conseil des
bÀtimens sur les lieux, pour redresser les plans, qui étoient défec-*
tueux. M. de Vaulchier complète cette )U8ti6cation ; il dit que les
sommes sont à Lons-le-Saulnier, et qu'elles produi«ent un intérêt de
3 pour 100, en attendant la possibilité de leur emploi. La pétition
est d'ailleurs renvoyée au ministre de l'intérieur. Une pé^tion pour
l'introduction des cachemires en France est écartée par Tordre du
jour, ainsi que celle qui a pour objet de prier la chambre d'inter*
céder anprès du gouvernement en faveur des Grecs. La chambre
. passe à la discussion du budget du ministre de la guerre, malgré les
réclamations de MM. B. Constant et C. Perrier, qui veulent qu*ou
s'occupe d'abord des pétitions, parmi lesquelles 8*cn troqjre une sur
la liberté de la presse.
M» Agier réclame contre la manière dont le Drapeau blanc a rendu
tes expressions du ministre de la guerre à son égard. Il interpelle le
ministre inème, qui, déclare qu'il ne reconnoit comme ofiiciei sur ce
point que le Moniteur, M. Hyde de Neuville demande qu on exclue
le journaliste de la chambre , et réclame même contre la phrase in-
sérée dans le Moniteur. M. le président rappelle la loi. applicable à
ce cas particulier, et observe qu'aucune proposition n'étant faite
dans les formes, la chambre va rentrer dans la délibération sur le
budget de la guerre.
M. de Clarac fait quelques observations sûr le chapitre a, relatif
aux 107 millions demandés pour^la solde de l'armée , <]ui est adopté,
ainsi que les sept autres, concernant la maison militaire du noi ,
Taitillerie, le çnanffoge et éclairage, etc., qui s'élèvent à 58 millions
456,200 fr. Le chapitre 10, des frais de ju^ice militaire, s'élève à
aa4,ooo fr. M. B. Constant demande la présentation du Code pénal
militaire, le ministre de la guerre dit au'il ^st fait, mais que le
changement de ministère a retardé sa présentation. L*oratenr qui l'a
précédé devroit donc faire des vœux pour la stabilité ministérielle.
Cette observation excite l'hilarité de la chambre. M. Hyde de Neu-
ville renouvelle sa demande contre le Drapeau blanc ^^{vlï occasionne
une interiocution assez lonsue entre ce député et M. le président.
M. C. Perrier s'onpose à la demande de M. Hyde de Neuville ,^omme
nuisible à la publicité de la tribune; et, sur l'invitation de M. le
président, rentrant dans la discussion du budget, il répond au mi-
m^trô'dle Ifr guerre y et te plaint de ce <{[ue Su Exiq. n*a pas encore
pris le temps de revoir le code militaire, qu'elle reconnoit avoib
trouvé tout fait. Le chapitre est adopté.
La chambre passe ensuite à la délibération du projet de loi ten-
de 5 pour ioo4>ar M. le président fait rire la chambre. Le projet
est adopté sans discussion, à' la majorité de ai5 voix sur adi votaous-.
L'abondance de matières nous force à renvoyer la séance du 5 )um
au numéro prochain. . •
» V •
AU REDACTEUR.
Monsieur, ié lis dans le nutmérodu 29 avril dernier, de votro feuille ,1^
détails qne vous donnez d^one maniée peu ||rave des procès, que j'ai eu à
isoutenlr à l'occasion du journal la JPrance <ùhretienAe dont il a paru dix vo-
lumes. "Vous dites, dans votre article : M. Niel, qui étoit resté seul proprie-
taire (Su jbaraal), permit d^dbord, etptds il gagna, et il se trouva seigneur
«t mâttre d'un joumaVtomhé , mais il en consetvoit le privilège j etc.
Quand vous dites. Monsieur, que' je perdis d'abord, vous êtes dans refreur ;
4e ]procès que m'avoit intenté le ministère public devant Jle tribunal de pofioe
cprrectionnelje, n'avoit pour objet qite de faire arvéter la publication du jour-
nal pour défaut de déclaration a'uii rédacteur responsable sur les registres de
la police, déclaration que j'avois cependant Êiit signifier à M. le préfet, qui
l'avo^t d*abord refusée, comme Tont fait après moi la Quotidienne et VAnS"
turque. Sur la représentation de mon autorisation du gouvemem^, du cer-
tificat du dépAt de mon cautionnement délivré par l'agent judiciaire du Tré-
sor royal, et de la signification par huissier de la déclaration d'un rédactavr
responsable , le magistrat remplissant les foncticnas du ministère public , avpit
conclu à ce que je fusse renvoyé dç la plainte et mis hors de cause : les juç^
de cette chambre eu décidèrent, autrement, au grand étonnement du palais;
mais ce jugement fut réformé entièrement par la cour royale jugeant aussi en
Solice correctionnelle. Vous voyez donc. Monsieur, qu'il ne «*agissoit pas
ans ce premier procès de la propriété du journal sur laquelle le tribunaf et
la coui* ne pouvoient statuer. ^
Quant aux trois procès <{ue j'ai «us 'avec chacune des trois personnes se di-
sant propriétaires ou cessionnaires les unes des autres, je les ai toUs gagnés
avec dépens f par quatre jugemens solennels rendus par le tribunal de com-
Uierce, dont deux sans appels de la part des deux premiers prétendans, ac-
quirent ainsi foi*ce de chose jugée, et les deux autres dont mon dernier ad-
versaire a voit appelé, furent confirmés par deux arrêts de la cour royale,
fivec dépens.
Puisque enfin. Monsieur, vous parlez de la lettre que j'ai publiée dans deux
journaux royahstes au sujet de la nouvelle France chrétienne qui vient de
paroitre, vqus auriez dû remarquer qu'il n'y a pas de particule entre le nom
de mon 'père et celui de ma mère. Je vous dirai que je n'ai jamais pris de
particule ni ayant ni après mon nom , et je vous défie d*en avoir famais vu
dans mes signatures.
Veuillez bien , Mohsieur, aux termes de l'art. 1 1 de la loi du ^Smars i8aa»
insérer ma lettre dans votie plus prochain numéro.
J*ai Thonneur, etc. Hiel if oint-Etienne,
L
Sur ta station de M. Fabbi de Jtfacca)^
(IJI" Arli>l<-. SuiieU» d« 1^3^.)
Le dimanche de la Passion, H. d« HaccarUiya acheva te
gu jet commence le dimaneke |>rfeMeat, et a presénté le der-
nier crime des incrédules. Si on médite et si on analjse le«r
doctrioe, el le se rédait en une haine profonde contre Dieu,
contre soi-même, contre tous les hommes. D'abord centre
Oten ; n'en aTons-noui pas la preuve dans cette foide de
maniPesles qui ont inondé le monde, où l'on déclare la
guerre & la Divinité, oii l'on signale son existence tsntAt
coinme un (ttoblëme, tantôt comme une chimère, oii, sous
prAezte de retevcr sa majesté, on lui ravit sa puilsaace et ta
providence, où 00 le juge trop erAoU pour descendre jus-
qu'à s'occuper de ses créatures? Combien de libelles impies
oh le crime tremblant s'efforce de détruire l'objet de ses se-
crètes terreurs ! Mais ce n'était point assez ; on a essayé âfmf
néantir le culte de Dieu , on a renversé ses aatels , abattu
ses temples, proscrit ses ministres. L'impiété, dans son dé-
lîre , voudrait la mort de Dieu , et des coaurs corroapus sont
dficides au moins par leurs désirs. lU n'ont pas moins la
haine d'eux-mêmes; ils se ravalent jisqn'à la ccmdiliea de
ta brute, ils rendent leur ime esclave des organes, ils ne
voient en eux rien que de mortel. H'est-ce pas là un sui-
cide, qui tend à pe^re ce qu'il y 3 de plus noble dans
l'homme et à tuer rame pour Véternité? Hais l'impie étend
à tous les hommes l'horrible désir de l'anéanâssement qu'il
a conçu pour lui-même; il courbe tous ses semblables Tors
k tei^e et leur trace dans d'affreuses produedons le systène
le plus désolant, la morale la plni grossière, U deStan^la
^us abjecte. La péroraison de ce discours a été une exhor-i
tation pressante aux inorédules d'abjurer une funeste doc-
trine.
Le mardi et le jeudi de la semaine de la Passion , les dit-
«Ours ont été des instructions tonehantestur l'encbariatû.
^ Ibm4 XLriIl. L'Ami de la Eeligiûn et 4a Hoi. I
( i3o)
' X^ dimanche ^des.Rîi.meaux y le discours a roule sur un
des plus grands fléaux de notre siècle , sur les mauvais li-
vres. Le texte étoit pris de ces paroles de saint Jacques :
Ùngua ignis est... La division ëloit que les mauvais litres
sont la ruine des bonnes mœurs et de la religion. Dans le
premier point, il a peint d'une manière vive et trop fidèle
un imprudent jeune homme s'abandonnant à une lecture
dangereuse. Le malheureux court en aveugle vers un abîme ,
^^ il se livre au séducteur qu'on écoute avec le moins de honte , .
/ il s'enferme seul avec ce maître du. vice, il en dévore. toutes
les pages ; il s'abreuve à longs traits du fatal poison. Corn-,
bien n'ont pas trouvé leur perte dans cette curiosité funeste!
£t aujourd'hui que. plus de trois millions d^ mauvais livres /
circulent dans la société, quelles affreuses calamités doivent
eh découler! Quand on cQrromproit l'air que nous respi-
rons, causeroit-on parmi nous de. plus horribles ravages?'
Qui pourroit compter ces effroyables .productions , dont un
honnête homme «n'oseroit même prononcer les titres? Après
une pénible énumération , l'orateur s'arrête . comme Jatigué
.d'horreur et de dégoût. Dans la deuxième partie, it montre
'^sqiié^p'en est encore fait une fois de la religion çn France , si
\iAg^ ,y ' laisse se. multiplier avec profusion les prédicateurs^
d impiété et«de scandale. Il nomme plusieurs des livres des
chefs de l'irréligion, de ceux que la France en délire plaça
comme les dieux .de la patrie dans son Panthéon. Il rap-
pelle avec horreur ce cri de ralliement dé l'ennemi du chris-
tianisme ; JScrosoTM V infâme^ et finit par la citation d'un
morceau éloquent sur l'abus de l'imprimerie :
a Je demanderai. seulement : Qu'est-ce que la philoso-
phie? Que contiennent les écrits dés philosophes les plus ^
connus? Quelles sont les leçons de ces anrif de la sagesse? À
les entendre^ ne les prendroit-on pas pour unç troupe de'
charlatans , criadt chacun de leur côte sur une place gu-
monde; Cèlui^i avance qu'il n'y a ni vertus ni vices, et que
le bien et Je mal moral sont des chimères ; celui-là que les
hommes sont des loups et peuvent se dévorer en toute sûreté
de conscience. O grands philosophes! que ne réserves- vous
• «''
< , ( 'Si )
pour VOS amis et pour vos enfans ces leçons profitables!
Vous en recevriez bientôt le prix , et nous ne craindrioi^
pas de trouver dans les nôtres quelqu'un de vos sectateurs.
4» Voilà donc les hommes merveilleux à qui l'estime de
leurs contemporains a été prodiguée pendant leur vie et
l'immortalité réservée après leur trépas ! Voilà les sages maxi-
'mes que nous avons reçues d'eux et que nous transmettons
d'âge en âge à ncte descendans ! Le paganisme, livré à tous les
^ga remens de la^ raison humaine, a-t*il laissé à la postérité
rien qu'on puisse comparer aux monumens honteux que lui
a préparés l'imprimerie sous le règne de l'Evangile? Les
écrits impies des Leucippe et des Diagoras sont péris avec
eux. On n'avoit point encore inventé Tart d'éterniser les
extravagances de l'esprit humain ; mais grâces aux caractè-
res typographiques et à l'usage que nous en faisons, les
dangereUjses rêveries des Hobbe et des Spinosa resteront à
jamais. Allez, écrits célèbres dont l'ignorance et la rusticité
de nos pères n'auroient point été capables, accompagnez
. chez no^ descendans ces ouvrages plus dangereux encore
d'où s'esfhale la corruption des mœurs de notre siècle... d
• *
Qui parle ici ? Est-ce quelque prêtre^ superstitieux? Quel-
que missionnaire fanatique? Non,, c'est un des coryphées
même de l'irréligion ; c'est Jean-Jacques Rousseau , de Ge- .
nève, à la fin de son discours couronné par l'académie de
Dijon. Nous dénonçons au Constitutionnel ce passage digne
d'un obscurant. -
Le discours de M. l'abbé, de Maccarthy pour le vendredi-
saint étoit moins une passion proprement dite qu'un clo-
quent rapprochement entre les prophéties relatives au Sàu-*
veur et les faits de sa passion. L'orateur a tiré surtout un
grand parti de ces mots de la sagesse : Opprimamus paupe^
remjusUim, et il a comparé ce passage avec ceux des évan-
gélistes : Peccapi tradens sanguinem Justum.». nihil tibi et
justo ilU,.. innnpcens ego sum à sanguine fusti hiifus..* verè
hic homojustus erat. Ces rapports si frappans lui ont fourni
des mouvement pleins de force et de chaleur.
L'orateur a terminé sa station le jour de Pâque en pré-
chant sur ce texte.: Chrîstus surrexit^ prùnitiœ dormientium. \
Jésus-Christ est ressuscité pour assiu*er notre immortalité ,
et sa résurrection est le gage de .la nôtre. Queb jour plus
( .3r)
convenable pour paHér de nbtre ihinfioiialil^ et de celte r^
suirection qui nous e^t promise? Dans son exorde, l'orateur
à dit un mot touchant sur la mort rëcente de M. ie duc Mat-
thieu de MontmdrènCy; il s'est, dit-il, comme enseveli dan»
le tombeau du Sauveur. Premier point, notre ame est im-
mortelle; la sagesse, la bonté, la justice' de Pieti nous éé-
fendent d'en douter. Qu'ils sont insensés et criminels, ceux
qui) tremblakitau nom de Timmortalité, se réfugient dans
l'horrible espoir de l'anéantissement! Tout a été créé pour
l*Uomme; le soleil lui prodigue ses feux, la terre ses mois-
sons. Par la raison , il fait tout servir à son usage , il dompté
les monstres, il triomphe des flots irrités, il soumet les às^
très à ses calculs. Il remonte dans le passé, embrasse le pré-
sent et s^étend dans l'avenir; il cônnoit Dieu et lui rend
nés hommages. Et cette raison supérieure au reste des créa-
tures, cette raison créée par un Dieu sage, cette raisdn
toute spirituelle suivroit la destruction d'un corps matériel
et s^éci'ouleroit avec cet édifice de boue! Dieu , ^n. formant
l'homme, n*auroit travaillé que pour la mort et \k néant!
Si; sur les|débris du monde, une intelligence céleste de-
DMiDdoit à Dieu : Seigneur, pourquoi êtes- vous sorti de
vôtre repos et àvez-voiis élevé a l'homme une si magnifique
demeure? à l'homme que vous deviez anéantir? Qui pour-
roit justifier iei la sagesse du créateur? Mais sa bonlé ne se-
rqit pas moins révoltée de ranéantissement de Pâmé. L%om-
me ne seroit-il fait que pour souffrir? Plus malheureux que
les autres créatures, il prévoit ses maux, les augmenté par
la crainte ,' les nourrit pair les regrets. Ingénieux à se tour-
menter lui-même, il souffre dans ses amis, dans ses pàrens ;
il partage leurs peines , il rés^nf leurs douletirs , il déplore
leur perte. Lui seul, ^entant d'atance les horreurs de la des-
truction , est pourtant dévoré d'une soif ardente d'immorta-
lité; il essaie dès biens, des plaisirs, des honneurs, des ri-
chesses ; tout le lasse et l'ennuie. Non , Dieu ne destihoit pas
au néant celui auquel il a donné de si vastes lespérances de
bonheur. Enfin , 1 anéantissement de Tame ne peut se con-
cilier avec la justice divine. Quoi ! l*oppnmé et l'oppresseur,
le meurtrier et la victime, auroient le même sort. Tous ces
crimes que nous avons vus, la' religioti croulant avec la
nUMiarcnie, des excès de corruption et de cruauté, tout cela
dépose en faveur de l'immortalité. Dans tous les temps, il y
(•35) ,
• éu des guerres , de$ pa«8ioB6, des désordres , des iniquitâi.
Dieu n'auroit'dooc créé le monde que pour y laisser se suc»
céder, ces scèues d'iiorreury et les terminer par une sceoe
plus horrible sans distinguer l'innocent et le coupable !, Et
ces martyrs qui se sont sacrifiés pour s^ cause ne recevroient
pour récompense que le néant! Non,ceseroit.un blasphème.
L'orateur a fini cette première partie en paraphrasant plu-
sieurs passages de TËcriture : Sçioquàd rgaemplor mei^a vwit,
D^ns la seconde partie, M. de Maccarthy a prouvé la ré-
surrection dés corps. Le soleil jette ses feux depuis six mille
ans, la terre conserve sa fécondité; et le corps de l'homme,
cette merveille de la création, serpit moins durable! t)ieu
n'auroit donné à une ame immortelle ce noble compagnon
que pour p^rpttre un instant sur la ierre ! Cet homme , qui
éleTe des palais et des temples capables de braver le temps ,
qui attacne son nom à des monumens solides, qui laisse
après lui tant de glorieux souvenirs, seroit plus fragile que
ses propres ouvrages! Estril quelque bien que l'ame fasse
sans lui? $on bras s'est étendu pour soutenir le pauvre , sa
bouche s'est ouverte pour consoler, ses yeux ont versé des
larmes ^e pitic et de charité , son cœur a palpité pour Dieu
et pour,s^s frères^ il a reçu dans sa chair son Dieu lui-même,
il a ét^é béi^i et fortifié par lessacremens: non , il n'étoit point
xlejstiné à dormir éternellement dans la poussière du tom-
beau- C'est cette espérance de r&urrectipn qui nous soutient
dans cet exil, qiii anime nos efforts,, qui allège nos peines.
L'orateur termine par les yceux les plus noblement exprimés
,pQur le Roi et sa famille. 11 répétera ces vœux dans la soli-
tude oii. il va rentrer , et il espère qu'après avoir consumé
de longues années pour rendre ses peuples heureux, le Rôi
échangera enfin sa couronne contre la couronne impéris-
sable de la bienheureuse immortalité.
Ainsi a été terminée, cette. station mémorable, oii l'élo-
quence chrétienne s'est montrée ayec tout son éclat. 'G'n ora-
teur célèbre par son nom et ses talens, mais plus reconiman-
dable encore par ses vertus modestes , par les honneurs qu^il
a refusés, par sa piété.pro(bnde,.par les succès, de son mi-^
nistère, a paru devant les grands pela terre avel^ toute Tau-
tôritéque lui donnoient tant d'avantages. Sa foi vive, son
, éloquence pénétrante, l'onction et la dignité de ses paroles,
tout a contribué à l'effet de ses discours. Il a fait etiténdre
(134)
► • • . . .
des yërités fortes ; mais toujoursr~. tempëreès par des accens
pleins dé charitë. On voyoit bien qu'il cëdort à un senti-
ment profond/ et qu'aucune vaine -gloire n'entroit dans sa
pensée. Puissent les iinpfessions qu'il a faites être durables ,
' et puisse la parole divine compter long-temps de si nobles
et de si pieux 'organes ! '
ÎÎOUVELLES ECCLÉSIASTIQXJÈS.
Paris. Le ai mai, jour de la Trinité, le jubilé a été ou-
. vert, à Avignon, par une messe pontificale que M»' Tar-
chevéque a célébrée dans Téglisç métropolitaine. Elle a ét^
suivie d'une procession solennelle à laquelle ont assisté le
clergé , les troupes de la garnison , les confréries et un grand
nombre de fidèles de toutes les classes» Cet immense con-
cours -présentoit l'exemple lé plus imposant de l'ordre, du
respect et du recueillement. Dès le lendemain , par ordre de
M(^', des missionnaires on^ été distribués dans toutes les pa-'
roisses , oii ils font matin et soir une instruction sur la pra-
tique des vertus chrétiennes. L'affluencé des fidèles prouve
avec quel intérêt la parole de Dieu est entendue , et présage
les plus heureux succès à la mission. La procession du très-
saint sacrement a été fait<» le dimanche 28 , avec une grande
édification. Le vendredi â juin , on a célébré dans toutes les
paroisses de cette ville une fête pour la réparation des inju-
res faites au saint sacrement. La ville a été consacrée parti-
culièrement au cœur sacré de Jésus , et mise ,^.comme toute
la France, sous cette protection spéciale. Il serolt difficile
de décrire le zèle avec lequel les habitans de cette cité ré-
pondent aux soins vigilans et aux intentions paternelles de
son vénérable pasteur. M. l'abbé de Maccarthy prêche tous
les jours à la métropole. Cet illustre prédicateur, dont la
cour et la capitale viennent récemment d'admirer le talent,
attire un concours considérable d'auditeurs > et l'altération
de sa santé n'ôte rien à son zèle infatigable.
— Quand on songe par combien de ruines on a acheté la
formation du collège philosophique de Louvain , on ne peut
assez s'étonner du système funeste que suit le gouvernement
des Pays-Bas. On a détruit d'un trait de plume et. avec une
précipitation qui seule indiqueroit je ne sais quel esprit de
( '55 )
haiuect de vengeance; on a détruit, dis -je, nombre d'étar*
blissemens aussi utiles à i'£tat qu'à la religion , des ëtablisr-
temens qui ne coûtoient rien au gouvernement, qui for-
moient des sujets pour toutes les classes , et oii on ëlevoit la
jeunesse dans les principes de subordination et de dépen-
dance les plus favorables au bon ordre de la société. On a
vu disparoitre à la fois le petit séminaire de Namur, Flo-
reffe, dirigé par un pieux chanoine, M. Bellefroid; celui
de Liège, à Saint-Roch, dirigé par Tabbé Morsomme; le
petit séminaire de Gand , celui de Malines que le vénérable
archevêque aiFectionnoit singulièrement ; celui de Bois-le-
Duc, dont la clôture a été un sujet de deuil pour toute la
province; celui de Kuilepibourg , province d'XJtrecht, qui
servoit d'école ecclésiastic^ue pour les sept provinces du nord.
Le crime des ecclésiastiques qui dirigeoicnt cet établissement
étoit qu'on les soupçonnoit d'appartenir à une société célè-
bre. Le petit séminaire de Hageveld avoit été érigé en Hol-
lande, il y a quelques années, par des prêtres dévoués , et
le nom de M. Van Bommel étoit célèbre dans ces contrées ,
patron zèle et par ses services. On a enveloppé dans la même
proscription la maison de Roui ers où Ton vouloit voir une
succursale de St-Acheul; lé collège d'Alost, le Beauregard , à
Liège, dont nous avons raconté la chute et qui a luttélong*
•temps contre des tracasseries renaissantes, les. plus petits
pensionnats en Flandres etenBrabant, celui de M. Cousin^
a Anvers, et d'autres encore. Un autre petit sémiiiaire,, à
Liège, avoit été fermé peu auparavant par la seule crainte
des arrêtés du mais de juin. Tous ces établissemens jouis-
soient de la confiance aeé catholiques qui j voyoient une
garantie pour l'avenir de la religion. La discipline de ces
Biaisons, les études qu'on y suivoit, l'esprit qui animoit les
maîtres, tout de voit être, un sujet de tranquillité pour le
gouvernement. Alors presque personne n'alloit étudier en\
France; aujourd'hui une partie des jeunes gens qui étoient
élevés dans ces maisons sont allés finir leurs études dans les
pays étrangers ; voilà ce qu'on y'a gagné. A qui les nou-
veaux arrêtés ont-ils fait plaisir? Est-ce aux amis ou aux
ennemis de la religioih? Qu'on juge par cela seul. Croit-on
'de bonne foi que la -religion catholique rende les sujets
moins soumis envers le prince? Imagine-t-on que le système
libéral assurera à jamais le pouvoir de la nouvelle dynastie?
(.36)
Tel «^ ie pii^textç MïCi'ct qui a lait aocueillir les^ dernier»
arrêtés; on a persuade à un prkice coofeint'tfu'ils^Cabti-^
rpieiit un mur de séparation entre la France et les Pays-Bas.
On craint Pinfluence de la France et on l'augmenteroit bi^en
plutôt par des mesures imprudentes et par le mécontente-:
•ment qu'on excite. Des Inmiraes de jparti applaudissent, et
je ton seul de leurs déclamations indique le motif qui les
anime ; pendant ce temps , les catlioUques gémissent des pré-
ventions qu'on a inspirées contre eux à un souverain qui ,
au fond , veut le bien ; ils à'affiigent surtout des il'ësultat^
que doit avoir inévitablement un tel système qui jette par--
tout dés germes die mécontentement, qui prépare la ruine
de la religion , et qui par là même afibibiit l'autorité du
prince. Quelle politique que celle qui contrarie les affec-
tions des trois quarts des sujets ^ et qui s'amitse à âever de&
barrières entre eiËx et le. prince ! Les notions les plus com-^
muues et la prévoyance la plus ordinaire devroient montrer
le^ vices ()e ce système* / .
4
NOVV'CLLCS M9L1T1QUES. ^^
. • , • '. '
Paam. s. m. a ordonné que la gabarre la Chevr^ue coït luiie à^ jU dii-
position de M. Fabrè,* pour transporter & Cette, aujc fri^is de TEtat*
le màgnifiqàe musée que cet artiste a formé, \ Florence.
•— M. le Dauphin 'a accordé une somme de 5oo fr. pour la resr
^uration de Të^ice de la commune de Baron (Oise).
-* La chambre des^ pairs continue tou)Gàrs sa disctt8si9n d^ns V^j^
faire Ouvrard, mais rien ne transpire encore de sa dîécision^
— ^ On assure que le général Guillemînot et le diic de Bellune ont
adressé des lettres à la chambre des pairs pour reconnoitre sa com-
pétence.
— La chambre de police cbrroctioanelle vient de condamner les
propriétaires du journal intitulé la Nouifeauté, à un mois de prison
et à 3oofr. d'amende ponrs'éfre occupé de politique, quoiqu étant
purement littéraire. Elle a condamné aussi pour le même motif à cinq
]ours de prison et 200 fr. d*amende , les propriétaires du Ft'ondeur.
Ces propriétaires étoient dans Thabitude de £iire ligner leun jour*
naux par des commis qil*ils avoient mis en caose et qui ont él^ ac-
quittés.
— Deux ouvriers viennent d'être condamnés par le tribunal cor-
reclionnel de Rouen , Fun k deux m6is et Vautre à un an d'empri-
sonnement, pour avuir pris part aux troubles qui y ont eu lieu.
— L'un des principaux cnefs de- la bande Wendel , Joseph Fwe-
reiibold, vient de mourir d^us les pri^oii^ de Ztirich.' Il s'est rç^onan
> >
( i37 )
^'mt des a«attnuf de ravéyer KeHtr, et il a fait des «veux prëoiéux àvvt
une affiiiro.d'fiUt ifuî peut avMrderrapjyoHs avec leé aatrds affâirei
de cette nature. ,.'..-.' »
— On a donné hiIVUnini une f^t^ magi jjpqqc , iCn .téioiûaattce, des
heureux effets qui r^ltént, pour la marine du ^aint Siège, de Tip-,
terTention du Roi dé France auprès dés Btats barbaresquei.
^ CHAMfiliX BÉS I^EPUTÉS.
Le 5 juin ^ suite de la discussion du budget de ia guerre. L« cha-
pitre II, remontes^ â millions 2i5,ooofr.^ est Mopté après quelques
observations' de M. le général d'Abovllle pour augmenter le nombre
des dépMs. Le chapitre lii, service de marches' et transports, i mil*
lion 54^9000 ft*.', est aussi adopté. Le chapitré i3, aHillelrie (maté-
riel),, 7 mftUo^s T^fi^ooo fr.., provoque ui^ l<»i|; discours de M. le
générjil Sébastian! contre le prix des fusils, les manufacture» royales v
f;t>Àt naturel des Français pour ropfKwition
général Lafont lui répond en particulier sur la confection des armes,
qa*il trouve meilleures que jamais. M. G. Perricr prétend trouver
le ministre en contradiction avec lui-înéme, et veut qu*onaoit tou-
jpurs prêt À la guerre. Le ministre de U guerre répond que les be<-
soins sont réels, mais que nous avançons de jour en )our vers leur
«atisfaction. Des forteresses négligées pendant la révolution, comme
LiJlo , on|' dû être réparées, et ont ^traîné de grandes .dépenser.
La France est en état d*entrer dans une latte aueld^nque. M« C» Per-
rier réplique ; mais M., de Berbis , rapporteur» aécli^re *quc la ^sommis-
sion s*est fait rendre. compte de tout .ce qui conoeine le service de la
guerre, qu*elle Ta trouvé satisfdsaat, et le chapitre est^adopté. . .
Chapitre i4- Génie (màtérieï^, 3 millions 775,000 fr. M. De-
laage propose quelques améliorations. Ml le général Sébasliani re-
vient sur les lignes de défense, et le .chapitre est adopté..
Le chap. i5, dépôts de la guerre et carte de France, aSo.ooo fr^
et le chap. 16, écoles militaires^ 1 million, 3ap,Qop fr^, sont aussi
adoptés. lie chap. 18, dépenses' temporaires , solde de non activité^,
traitemens de réforme et secours, s élève ^ 5 millions, ^01,000 fr.
M. de Laboissière réclame Inattention du gouvernement dana Tinté-
rét des défenseurs de la royauté dans les departemens de HOuest. Sur
la demande de MM. B. Constant, Hyde ae Nei;^villè ft C. Perrier,
le ministi^e des finances dit que le général Hoche ^st le seul officier
français en Grèce qui touche sa p'ensfon de retraite. Le chapitre ef t
adopté.
Deux amenderoens en faveur des Vendéens sont proposes succes-
sivement par M. Dubotdéru et Dup^^rc. l^ç premier est . retijré «t 1er
second rejeté après avoir été appuyé p^ M. de Lézardières^' Le ^ânii-
tre des finances avoit déclaré nue le sort des Vendéens occupoit le
ronseil do roi et qu^avant peu iei^r situation serolt améliorée.
]f^
J
( ,38 )
1 Le budget de la directien dcs.poudrc' est également adopté. 04*
pentes, 4 initiions, 136,677 fr. Recettes, 3 millions, 829,858 fr.
' Ijsi chambre se forme en comité secret.
' Le 6 juin , Tordre du jour est la discus'sion sur le budget de la ma-
rine. M. Labbey de'Pompièresy trouva des améliorations ; mais il
Toudr'oit que le conseil de Tamirauté eût égard cn6n aux réclama-
lions de certains officiers, qui, depuis dix ans, cherchent vainement
à obtenir justice. Il s^élève ensuite contre certaines économies qui
tout devenues des charges, fait. un grand nombre de questions an
ministre, et termine par- trouver mauvais qu*on donne des places à
sa famille. M. de Leyval insiste suir Taugmentation de nos forces ma-
ritimes, dont on pourroit. avoir besoin plus tôt qu*on ne pense. Il
propose des moyens d^améliorer Jes forêts, et vouuroit qu^une partie
- en fût exclusivement consacrée à la marine , et que les marins pos-
tent être continuellement exercés.
' M.' Sébastiani signal e^les vaisseaux 2i vapeur comme devant faîris
une révolution dans la marine. Il demande Tavancement par an-
cienneté , critique récole établie à Angouléme, et demande des
écoles flottantes, à Timilation des Anglais. M. Duhamel, après avoir
' loué , comme tous les autres orateurs , la conduite du ministre , réclame
aussi rintroduction des vaisseaux à vapeur. Il demande qu^on amé-
liore nos établissemens coloniaux, dont le surcroit de nos prodoitl
' a , 'selon lui, plus besoin que' jamais. Il s'élève enfin contre la |>oli-
'-tique^ anglaise, et :veut - aussi qu*on augmente- notre/marine. Le mi^
'nistre'de la marine fait un exj>osé de toutes les améliorations et éco-
nomies qui ont été faites. Le gouvernement a le projet d'une colonie
.d'exportation des galériens. Il a réprimé la traile des nègres par un
-graml 'nombre dé condamnations, et les^laintes à^cet égard ne sont
pas exemptes de prévention. Xe ministre rend hommage à la marine
ïrançaice , et blâme la piratçrie - des Grecs, qu'on a trop ménagée.
M. De vaux s'élève contre la traite des nègres.
M. B. Constant réussit, quoique difficilement, u obtenir la parole,
n se plaint qu'on ait retiré du budget le chapitre des colonies f il de-
mande des lois, et non des ordonnances, pour les gouverner; il se
plaint des abus de Tadministration judiciaire en ce qui les concerne; il
Îrhiide enfin la cause des noirs. Le ministre de la marine répond qae
a çravité des évènemens nécessite des mesures extraordinaires ; et
justifie les lois qui gouvernent les colonies. ^
Le chapitre i*!^, administration centrale, 860,000 fr. , est adopté.
Chapitre a, solde à terre et à la mer, 18 millions 600,^9^ fr.
M. Labbey de Pompières monte de nouveau à la tribune, au milieu
I des murmures. Il s'étonne qu'on n'exploite plus les matières dans les
Pyrénées et l'ile de Corse, s'élève contre les cumuls de fonctions,
l'augmentation des administrateurs dans les ports, etc. Le commis-
saire du Roi lui répond, et le chapitre est adopté , malgré les récla-
majions de M. Galiard de Terraube. L'amendement de M., de Puy«
mâurin , tendant à ajouter a millions au budget ,, n'est pas appuyé.
Le chapitre 3 , salaires d'ouvriers, 5 millions a86,3oo fr. , est atKsi
adopté. Le chapitre 4» approyisionnemens , 18 millions 526,397 fîr.^
(<39)
tlont l*cjûguilc ejccUe' las plaintes de M.' de Lafcjttidé, éti-a)outtié ,
la chambre n^étaiif: plus. en nombre pour délibérer.
Le 7^^ juin, suite du budget de la marine. Le chapitre 4 ^t mis aux
TToix et' adopté. Le chapitre 5, artillerie, i million, 533,ooo fr. est
également adopté. Le chapitre 6, construcfidhs hydrauliques et b&ti-
mens civils, s^élève à 3 millions, 600,000 fr.- M. Coffyn Spyns appelle
rattèntion du gouvernement sur les port^ secondaires et surtout sur
celui de Dunkerque. M. Labbejr de Pompicres critique le projet de
créer auprès de Xpulôn un nouvel arsenal, qui lui semble suggéré
par Tamirauté anglaise, pour tenir, en cas de guerre, nos flottes
enfermées. dans la Méditerranée ; Torateur préfère voir achever le
Çort de Cherbourg. -Il blÂme la construction ^dè l'hôpital Clermont*
'onnerre,'à Brest, et rétablissement de marine militaire, au Havre.
JLe ministre, répond qn^il ne s*agit pas d*un arsenal en règle à
Toulon ; mais seulement de. cales couvertes dont reffetest de faire
dtirer les vaisseaux. le double de temps, et la position de Toulon
pour un tel établissement est très-favorableJ '
. Le chapitre 7, chiourmes, 34 5,762 -fr.* Le chapitre 8, h6pitaux[,
I million^ 84,74^. Le chapitre 9, vivres, 6 millions , 674,4^5 fr. Le
chapitre 10,. dépenses diverses, 688,941 fr. M. C. Perriei* demandé
4:ommcnt la marine/ qui se trouve sur le pied de paix, pourroît se
trouver facilement sur le pied de guerre', et quelles en seroient les
dépenses. Le budget de la marine est adopté. •
'. '^On passe à la discussion du budget du ministre des finances. M. Le-
clerc de Beauli eu prononce un discours où il prétend que le syndicat
des receveurs-généraux est contraire aux droits de la chambre , à la
morale et au crédit public, ainsi c|^u*aux lois.
M. de* Vaublânc trouve occasion de répondre aux demandes de
'M.. G. Perrier, sur les moyens de, faire la guerre si elle poûvoit deve-
nir nécessaire. ■ : ' ^ .
Le ministre des finances dit II la chambre que le syndicat agit avec
les fonds oui appartiennent aux receveurs- généraux, qui sont res-
ponsables ae leur emploi, et de Tautorisation qui leur a été accor-
dée. Le ministre, à son tour, est responsable à la chambre de cette
autorisation. Le syndicat empêche que les receveurs-généraux ne
compromettent la fortune publique et la leur. Il constitue encore
comme une forte maison de banque à la disposition du gouverne-
ment, dans les cas extraordifiaires. L'ignorance seule a pu faire m^
connoitre ces avantages. S. Èxc. termine en déposant sur la tribune
les pièces justificatives des opérations du syndicat. ' '
Les chapi^s 4 et 5 relatifs aux intér,éts des capitaux et caution-
nemens, 9 millions, sont lodoptés. * - .
Le chap. 6^ frais de service et négociations, 9 millions, 800,000 fr.,
est adopter après quelques observations de M. de Beaumont et une
réponse du ministre. • . • » 1
Le chapitre 7, dépensés de la chambre, des pairs» 3 mîHiom.
MM. B. Constant iet G. Perrier réclament la parole » mais la disons-
s iibn est Knvoyée. **
'^ Le 8 jnin, suite de la dtscossion sur le budget du ministère dca
fioattces» et notamment shr le chapitre 7, chambre des pairs* 2 mil-
V
(
( >4" )
lions. M. C. PerritT detnândç une, loi pour la dotation de la cham-
hrc des pairs ; il dit qpe' cette ciiainbre, qui pourtaut a reodu de .m
grands service»' cette aimée,. n'«ura pas le teœM d'ex^nainer d^s
questions grades qui rentrent dans la discussion du budget, Tamor-
k la question par M. le président
M. B. Constant parle dans !& même sens que M. G. Perrier qu*il
▼eut justifier, mais il est lairméme rappelé aussi à Tordre à plusieurs
reprises. Cependant il dit des choses désobligeantes pour une partie
de la ehambre , ce qui lui «t^re beaucoup de murmures. 11 nrodlgue
.ensuite des éloges^ accompagnés de quelques restrictions, à la cbam^
br« des pairs, M. Armand d'Abanrourt lui observe .que la chambre
4es pairs n*a pas besoin de it8 élogei.^
Le ministre des finances dit que T expérience a appifis dans d autres
pays, et qu*elle apprendra dans le n6tre, combien il est dangereux
de m^let à la discoBsion de Tune des chambres les actes de Tautre,
soit pour les blAmeF, soit pour les appvbu?erp he budget a été pré r
«enfcé le jour même où la ehambre a été constituée; la loi de^
comptes doit< être présentée ayant le budget. La discussion, dii^
S. Exe sur Tinterpellation de M. C. Perrier, ne regarde en rîen^^
ministres, elle est k la disposition de la chambre. D'après ce qui fesi
passé h la chambre des pairs au moment de resamen de Tamortiise^
meiit, on Voit que cette chambre n'a pas les intention*. qu'on lui
etippose. S. Exe* fait ressortir la contradiction de ceux qui » parlant
aujourd'hui en faveur de Tirr^vocabilité de la dotatiop dÂs pairs ,
trou voient, dans un Autre temps Tirrévocabilité iltégaie. On^^attachè
«ans cesse au budget des questions qui en sont tout-a-rfait indépen-
dantes, Seroit-ce ainsi, dit le ministre , qu'on entendroit rindêpenr '
danced*une des chambres? Les joarnaiis prêchent tous les jours les
•choses les plus contraires aux intérêts publics, «ans rapporter jamais
meut'd^ loyal député. Il trouve que donner dès éloges à une cham-
bre sur tdl ou tel vote, c'est blâmer lamiDoritét M. Constant est coq-
^.eipt de cette explication. M. Sébastiani s'élève contre Tin^uence dçs
l«uille« publiques. Il distingue les pensions sénatoriales publiques et
les pensions secrètes: c'est contre ces dernières seulement qu on r4-
dame. M. Hyde de Neuville reproduit cette obscrvatiqfi. Le ministre
des finances fait sentir qu'il est difficile de faire concourir .P^ç^
volontés à une même chose. Une loi sur les pensions de la pairpe a
été proposée en i8:»3 et écartée j une ordonnance a remédié à |a la-
cune, sans reproduire toutefois ce qui avoit été rejeté. Le chapi^^
. «st adopté , ainsi que les cinq dhapitres suivans , qui s'élèvent à 5 mil-
lions 63^,600 fr.. Le chapitre j 4; service :administratlf du mjnjitre 4i|s
finances, 7nilllions, provoque quelques eritiqueis de H.X. P^Brvier
contre te dégrèvement et contre tés 3 pour loo. Le minintreiuî ré-
-pond par des chiflles, fiiit envisager le dégrèvement de >i9'mWioi|s
( '4> )
eommé atUe. S. Esc. fait st^Blir ri]ii|}nidMi€« de «crtaiocs propoci-
tioor. M. Séba9liaiii 8*élève contre ie nmiatèrf et contre iacBann
brif ; et excite ime explonon de murrauref* L» dûeutsioa est fefnée ,
f|MÏgi»é' les réclamations de -M. C Peixkr, et le d&apître adopté. La
thàmhte diicnte enmite en coiÉîté lectet son budj^t particuUer.
A Ù R É D A C T S U R.
Monsieur, dans un «ièele oùU passion et là mauvaise foi s*effor-i
cent de renouveler et td*accré4i(er, pair toutes sortes de moyens, les
nnciennes calomnies contre les Jésuites ; lorqqu^on s'applique surtout
à les peindre comme tellement dépendany du Pape et dévoués à la
eom* de Rome , c[«'on ne sauroit trop se méfier de Tinfluence que
eeUbe coov nourro^ eieveei? par leur moyen dans le royaume , il est,
ce me semble, très à propos de rapporter un fait qui prouve que V.a-
béinanee/qœ les Jésuites frAuçais ont promise an Pape et à leurs su-
périeurs ne leur fait point oublier celle qu'ils doivent au Roi , don^
ils sont les sujets, et ne les porte point a s'écarter du respect. qu'ils
deirent «voir ponr- les lois » coutumes et libertés du royaume , et
pour les magistrats qui sont chargés de veiller à leur exécution et k
leur maintien.
On se raopelle que , dans la fameuse affaire de la régale , le der,'»
iticr bref d'Innocent XI ayant été si^^pprimé, en 1681,, par arr^t di^
parlement de Paris , qui le considéra comme /abriqué par ceux qui
chefvkoient à InrmUler, le Pape, informé de l'arrêt publie en France ,,
ovdonna au général des Jésuite^ d'adresser des copies 'du bref aux
psovinciaux de sa compagnie dans les provinces de Paris et de Tou-
, fouie y «veo un commaiMlement exprès de le. rendre public, et de pu-»
blier qu'il étcât véritable, afin de répxrer, par cette démarche, Xv^
faute que Ici Jésuites de Toulouse et de Pamier a voient commise ,
disoit-ott , et le scandale qoUls avoient causé par leur incrédulité af^
fectée. Le général ne put s'empéçher d'exécuter les ordres ,d« Pape ,
pt il donna en conséquence ]^s siens aux Jésuites français : mais CQ4
itères I toujours fidèles à leur devoir jt comme sujets du. Roi, montré-,
rent autant de pèudence cette seconde fois que la première. On peul;
en juger par les paroles que M. de Novion» premier préside.nt du
parlement, adressa le ao yjîvL (681, en. l'absence du provincial, aux
supérieurs des maiscms de Paris , qui avoient él^ n^andés ,,avec le çtOf
eareur de la province de France , pour rendre compte de ce au 'ils
savoient sur cette affMre. Le président Leur dit qne c'étoit un îion-
Iwur que le paquet venu de {lome fût tombé jçn des i^ains aussi
retenu jM que les leurs ; tfu'on^ ne surprenait point leur saguse , £t
qu'on ne corrompait point. leUr fidéhté^ et il ajouta qu'il désiroit
qu'ils fissent le récit de ce q«i>s'étoit na«sé 91^ oe sujet.
Alors le Père de Vèrthamon» supérieur de la maison professe.,
ayant exposé le fait » ravocat-généralTalo^, après avoir établi d^ jn*
risprudence des ceiurs du royaume sur la réceptif, .et la ^.puhlication
des bulles et des décrets de Rome, ajouta «p'on n'avoit pas a se
plaindre de la conduite des Jésnites , bien justifiée par les reprochei-
j
î
; ( i42 ) .
qu'ils a¥ oient reçue ^anê un biitet -écrit au nom du Pape; maïs que
comme ils aurqient peut-être peine dons la suite & ne pas déférer aux^
ordres "qui - leur -yiendroient de Rome / s^ils h'étoîeni' informés com-,
bien cet ordre étoit contraire aux lois, du royaume ,nlétoit juste de
les 'Secourir et de les tirer de rembarras où'ils .se trouvoient, pâi?
Tautorité d'un arrêt. L*^vocat-généraI fit ensuite quelc[ues remarques
relatives principalement à rafTaire de la régalé. Ce discours fini, le
premier président, ^après avoil* été aux ayis, dit aux Jésuites que la
C^our étoit satisfaite de leur conduite ; puis intervint Tarrêt par lequel
il étoit défendu aux Jésuites dé faire aUcune chose, directement ou
indirectement , en exécution des ordres qui leur étoient venus de
Rome; et à tous supérieurs , et religieux, de quelque con^régatibn
que ce fût, de' publier et d'^exécuter aucuns' brefs ou bulles -autres
que ceux qui regardent la discipline iDtéri€ure et ordinaire de- leur»
maisons, qu'en conséquence de lettres-patentes dà Roi, enregisti'ees
au parlement , etc. ' - ,r ' • ..••.'•.••»
Il me semble que la conduite que tinrent les Jésuites, dans une!
cii*constancè aussi délicî^te, est, une -garantie a^ez' forte de leur fidé<«
lité au Roi, et de leur zèle à sôuteiiir les maximes du royaume.' Ilsr'
étoient convaincus, 'comme ils Tout toùiours été'depHiis', et comnoe-
ils le sont encore aujourd'hui, que robéis^ance qu'il doivent au soii«
Terain pontife ne s'étend pas jusqu'aux affaires extérieures; et ^ qu'il»'
ne sont obligés' d'exécuter que les brefs ou bulles 'qui regardent'la
discipline intérieure et ordinaire de leurs maisons, a moins qu'il ne
s'agisse de brefs légalement reçus et dont la publication' a été légiti-
mement autorisée ; ils étoient persuadés , comme l'a toujourr été et le
sera toujours Te clergé de France, que quelles que'soient les .opinions i
agitées dans' l'école , il existe pour toous non une opinion*, mairtiner
règle fixe et immuable , ui^e regle'que la religion^ l'honneur et' l'a4
mourpour nos rois ont gravée^dans le cœur de "tous les vrais' fraa-^
çais, à la tête desquels- se placeront toujourô les évéqucs étales ec-î
clésiastiques de tous les rangs; et cette règle' est fidélité inuiolable" au'
Bot, qài tient son pouvoir de Dieu seul, oui ne relève que'^dé lui'poury
le temporel, et ne reconnoît aucune dépemianice étrangèr^dans Vexer^*
cice de ses droits et de ses prérogatives ^ respect et soumissùi^t àùx insti-
tutions qu'il a cru nécessaires pour assurer le bonheur et la pràspéritéi
delà France. Du reste, les Jésuites, aussi Men que tout le clcrgéfran*-»
çads, peuvent défier leprs calomniateurs de citer la moindre contra-t
-vention de leur paH à l'arrêt du parlement que je viens derappbr--
ter, tandis qu'on pourroit citer bien des traits qui prouvent^ cfbmme
celui qui fait l'objet dé cette lettre^ qu'ils ont montré autant de pru-*
dence et surtout autant de déyoûment à 1^ cause du Roi, quelcs Jé-
suites de Paris et de Toulouse en montrèrent dans l'affaire de la ré>!
gale. " ' ' / ' ■• » ^ ' ; • ' . " \ i- ',
Je termine cette lettre, en remarquant avec un auteur justement
estimé (d'Âvrigny), que la doctrine qui affirme que les souverains
ne tiennent leurs Etats que de Dieu , et' que personne ' n'a droit' de
les leur ôter, est 'deyenue un sentiment presque universel, et qu'eUe
est appuyée sur des principes si solides; que tout ce qu'on allègue au
ton traire n'est pas capable tle rébràojer. Les fondemlbiis de 1 obéis-
, ( '45 )
sance qne les sifjets.doiyent & leurs maîtres se trouTent elairement
5 osés dans l*Ecritiire même , la première règle de notre créance , et
ans la pratique des premiers siècles , où i*on n*a point tu les chré-
tiei9 abjurer la fidélité qu*ils dévoient aux empereurs, sur le pré-
texte que ceui^-ci avoient perdu leurs droite en vertu d*une sentence
émanée du successeur de saint Pierre. Les faits postérieurs contraires
à Tusage de TEglise naissante indiquent un usage contraire et ne
IWtoriscnt pas.
Je suis^ etc.
L'abbé de ***, yicaire^généiral.
Ode imitée de l'hymne Pange^ lingua.
Ma langue, chantons le mystère
Du corps et du sang précieux
D'un^^Dieu rédempteur que la terre
Adore à Texerople des cieux.
Unis ta voix aux choeurs des anges ,
Entonne un concert de louanges..
Ail souverain maître des rob ,
Qui vint des nations parjures.
Expier les longues injures.
Par le supplice de la croix.
Dans le sein pur de Tinnocence,
Il nait pour te salut de tous ,
Et , cachant sa divine essence ^
Mortel, il veut vivre avec nous.
Sa parole, aux ailes de flamme.
Fait germer aux cœurs qu'elle en-
flamme
La semence de ses discours.
Et , par le plus grand des miracles,
Ce Dieu, prédit parles oracles.
De sa vie. achève le cours.*
Le Christ, dans cette nuit suprême,
La veille, hélas! de son trépas.
Avec ses apôtres lui-même
S'assied à son dernier repas j
De la pâque, signe mystique.
Il observe 1* usage antique
Long-temps suivi par les humains;
Et, dans cette pieuse enceinte,
A ses disciples, troupe sainte.
Il s^administre de ses mains.
r
Ue Verbe, en ce jour mémorable ,
Change, par un mot tout-puissant^
Le pain en son corps adorable,
Et le vin en son propre sang.
Ce prodi{;c rare et sublime
Jadis opéré dans Solyme,
S'éternise sur nos autels.
Pour le croire, il est nécessaire
Que du chrétien la foi sincère
Supplée à ses regards mortels.
Qu'à genoux Tunivers encense.
Dans un profond recueillement,
Un Dieu qui Voile sa puissance
Son^ cet auguste sacrement. -
Le jour succède à la nuit sombre;
Le rit nouveau dissipe, l'ombre
Dont se couvroit Tantique loi. '
Peuple, ce mystère indicible, '
Aux sens de l'homme inaccessible,
Se découvre aux yeux de la foi.
An Dieu qui forma la nature ,
Consacrons un vœu Solennel ,
Et qne partout, la créature
S'incline au nom de l'Eternel.
A son Fih, victime innocente,
Que notre voix reconnoissante
Offre rhomroage de nos cœurs,
Ëfc gloire à l'esprit de lumière ,
Qui vient de sa grâce première
Lui prodiguer les dons vainqueur?.
■i
I
j
Par J.-B. Clarav db Cxbst-Vollakd ,
Profissseur de langue et de littératore.
^
\
\
cm}:
Histoire de h réforme protestante en Angleterre et en Irlande, par
M. Cobbctl (i).
Nons avons succpssh'ement annoncé la première et la deuxième
livraisons tic çcItc traduction françnî.sc; la troisième etlaquairiémeli*
vraisons, qui formait, la flerni^re «t le complément de .ce curieux et
important ouvrage , tel que vient de le finiv l'auteur lui-même en An-
gleterre, cnntinufnt de démontrer que la pré tcndtje réforme, au lieu
de pcricclionner et dVnrichir ^>^pii^/« d'Angleterre et d'Irlande , n*a
fait, commit par Ion t aiileur», qtie l'appauifrit et le déérader, pour
nous servir des propres e^x pressions -du titre même de 1 ouvrage, sur
lequel nons reviendrons.
Hefutation de quehfues opinions dvancees dans le Mémoire d^i M. de
MonUosier, par M*"« la comtesse de Bradi (3).
Cest encore, pour un manvitis et trop fdmeux libelle, une non-
veNo réponse, que le seul nom de son auteur sufHroit à rendre inté-
ressante, et que nons ferons ànssi mieux coftnoitre.
Dans Faualyse que certains journaux ont donuée dit
Discours prononcé par le ministre des affaires ecclé-
siastiques ^ à l'occasion de sorï budjet y il s'est glissé de5$
inexactitude graves qui dénaturent entièrement sa pen-
sée. Nous n'avons pu 9 jusqu'à présent, nous-mêmes ^
^ en rappoi:ter que des extraits. Nous n'aurions même
pu le donner dans toute son étendue qu* en une suite
de numéros^ ce qui auroit eu l'inconvénient de le mor-
celler. Pour remédier à tout cela, nous avons pria le
parti d'imprimer dans son intégrité , sur un des exem-
plaires distribués à la chambre des députés, ce mém'o*
rable discours, .et de l'envoyer à tous nos abonnés,
avec notre journal.
' ^»*'^"^P^*^W—iii ■ ■' ■ Il I ^ wmm^^^^mm i i ' i iw i i i I ■ ■ ■■■' I I i I *— w^i^^^p^pyi^p»^— p— i I ■ i | I I I i ^^^m^^t^m^m
(i) InS^, prix de chaque livraison, a fr. et 2 fr. 3o c^t. franc de
I port. A Paris, chez Méquignon-Havard ; et au bureau de ce jouitial.
; (2^ In^o, prix , 75 cent. e( qo cent, franc de port. A Orléans, cbez
^ Jacob; et à Paris, au bureau ie ce)onrpal. \
MSRCItKDl l4 lUIN 1816.- '^
r
Suite de» Lettrée ^MttoUçuee de S. S. Léon Xi
damnent te» eaciétée êeerètee.
Voilà ce que nous ayooi mnèti pour T^priner et condam-'
ner toutei les sectes ,odieuses et criminellei. MaiotenaDt,
TJa&ablet Trères, patriarches, primats, archevêques et i^é-
^ues, Qons demandons, ou plutôt, nous implorons votre
lecoiirs; donnes tous Vos soins au troupeau que le Saint-
Eiprit VcAis a confié en vous nommant ëvéques de son
Bpise. Des loops dévorans se précipiteront sur vous et n'é'
pargneront pas vos brebis. Sojtt sans crainte et ne regar-
dée pas votre vie comme plus précieuse que vous-mêmes.
Soyeé convaincus que ta osnstaoce de vos troupeaux dans
la religion et dans le bien dépend siirtont de vous; car
quoique nous vivions daps des jours mauvais et oii plu-
i\Kvn ne supportent pas la saine doctrine , cependant beau-
«joup de fidèles respectent encore leurs pasteurs et les regar-
dent avec raison comme les miihstreS de Jésus-Christ et les
dispensateurs de ses mystères, ^r «ex- vous donc pour l'a-
vabtag;e de votre troupeau de cette autorité què'Dîeu vous
« donnée sur leius âmes par une grâce signalée. Décon-
vrM->leur les ruses des Sectaires et les moyens qu'ils doivent
employet pour s'en: préserver. Inspirez - leur de l'horreur
pour ceux ijui professent UQe doctrine perverse, qui tour-
nent en dérision les mystères de notre religion et les pré-
ceptes si'purs de Jésns-Christ, et qui attaquent la puissance
légitime. Enfin i pour nous servir des paroles de notre
prédécesseur Clément Xin dans sa lettre encyclique aux
t^riarcliés, primats, archevêques et ji tous les évêques de
rBsltSe catholique , en date du t4 s^tembre 1768 :
of Pénétrons-nous, je vous eift conjure, de la forde de
l'esprit du Seigneur, de l'intelligence et du courage qui en
sent le fruit , afin de ne pas ressembler à ces chiens' qui ne
peuvent aboyer, laissant nàs troupâinx exposés à la rapa-
cité des bêtes des champs. .Que .rien ne noiis arrête dans le
devoir oùnous sommes de souffrir toutes sortes de combats
TbnM XLrni. L'Ami de la HeUgion et dit Btd: K
< 'AS): : .,. ..,...■
pour U gioirfe de Dieu et le satut 4es •mei- A^ootsant cesse
derant Ict yeux culuî qui fut aussi , pendant sa vie ', en butte
jt la cuDUi^iutioa des pécheurs j car si nous nous l^issonf
^)»ft»tn pâffaudaie des méchatts, c'en est ïâh He'lï'flarct
de l'dpifcopat , it l'atttojrit^ BubUmc et divine de l'Eglise.
,11 ne faut plus songer à Être chrétiens, si nous en sommte
venus au point ^j^e tj-eRililer tfcvjijil ,1^ ^cpa(^ oi» |^ eju-
Jbaçnes de ]|ios eaucinis. H/ .-un .-j
' . îfjrinces çat^ôÙijues^ nqi très-ctier? frères ^p Jl^}i^l(;ij|^
pour qui nous ^vons uni; iflftlc^bn pai-liç.iflieifîi.noi^s V^gfi
, deinâ^[lôn,s avec ins^ncç de venir ^ ngfre ^f^if^. ^ffijÀ,
vous rappellerons ce? p?^les,que,L^OQ l|«,Qraud.^çqtrf,0F^
d^esseuT, et dont nous pprjpv's, le pom, at^wiim loAi^ftfia^
.li^i être comparé, pdiessoitàiVcpipêrçur ^^li : VVPttf ^
, yen sans cq^ yôus. rappeler (m<t Ji^puj^nçe'roy^lç ne i?iMi*
à pas.seuleqoent élé.,coiifèrçe j^iji; ^uyero^f le.vi<tl)4^
mais, encore et jirincip'lèaiéat poffr pr^tef ifiaiji^,,fqifliç ^
rÇgliss, eu comprimant 1^ tn^uauS' av^c çÇnrngç, àij^f^
ié^éaot Ic^ Jwnnes lois, eO rétablissant ^'aràr^ tiaq^'tptàA,
lè^' chose» où il a ^té ^iiW' 9 hos circpostaûç^ ^]jtiui[^
to^t tçlle^ que vpu^, âvcz'.à'r^grinier ces sqi:iét4s.i|Qçrc£(f:^»
naç'Seiileinçnt pour, dcfupiJrc '^ religion ,ca^liol)qùei.;^|f.
çncçrc ptijjr voire proptV ^drçté «t pqui' celle de. yfis fUJjCte,
La caufe 4e la relijipij est'^ujoutd'tiu.i lçl|^ef)tjyjftà gjOl^
de la sociétiî qu'oq iic peut plq^ 'es séparer,^ çg,^_ 'k^Uif- .<]iU
fout pac^ç de ces associa tîpfis ne sont p^ mojn&^ufiejTtu^q
votre puissance que de la.r(.'tig|oo. Ils ^Ltaqu^nt,Jl'^n|^ef
■ l'autre et désirent les voiç ëgalçpient rçoversçç^» .ct.î'»* îp
pouvaient, ils ne Ijiisseraieut svit>sjeler ai là )vl)gf0n 9\ Vktf
torité rojale. ; ■„/ ; /; ' ,^', . ,.,,„'". '
Teliç est .la pnfidie fle ijjishwB^es aSt|«ci«tu^',q»e,:JW^
|{u*iU 'forment des v^u:^, Wt.^<^ FQ"''^'°i>vei:#er^y.otrOW'r
sance.'ilsï'ei^nerit de yi^aloU^'çlçndre/Ilï.'es^î^u'i dfliBe|>T .
I ' ■ ' ! pouvoir et c^lui dos évSqucs dgû «êtij Pps-
( par les. princes, et qu'il faut tr^ps^j^r ^
i its tant de cette GbairQ.appstotiuuï.^t^ilç
' < çipale j i^uc d(^ ,^v«i|u^' àpp^^liVai piir:^2;«r
! .., ■•,'..", ,1,- ■ -
■ i Uîine sei^l? de Ut rgll^igij gui agtfi^ If ur
il r que les peuples soumis à votre empire, en
voy^t rçjiïTeiier le^ born^ pqsé«^ ,4aR».ies flfto^rt Riistrt^ar
( 47 )
filé à wtoget «ti ditoiiiie mtà la fona* du gouvenBiemeQii
. , ^4iiiâu«n» fiift^^m^ fui prafoiws la muglon «atlMili-r
fOil'i taons Towàdrfssopfi pfiniâilièHUie^t oodes^rUtimft.
ÈvMmAV^ sotD ioeiix tftti aiq^eUént la.lumièf» ttfnèbffe!, ^t
lèi titeibre» iMfiMèksfiT &i efie^> quel avantage auriefr-voiu à
1raÉ'9'|ier4iyaè ilésboiorofa qui ne iienoaDt aueon comptf
éidfi&ieu.m Af» puii$ajiice9 ; qui leur cUtdarto^ la gumr
|iàr'di0i[mtrigiMS ^ dts astamblies secrètes, et qui, tDiil^il
pàiidiafit'IcMit haut qaTib ne Teuleoi que ti; bien de l'Eglise
ià'tésrh sodétéy ftanv^wl Dar toutes lem aetiona qu'il»
cJUicb«iif i fiertef le trouble partout tf i tout /tau vetsah
Cm ho«M»e» tout semblables à ceux i qui i'ap^tce saint Jean .
. f^bi^ia deAe pas doojier TbospitaUté^ et ^u'il ne visut paf
qiiVn ^tie (dana i^ feooAdei qàtre, cbap^ lo); ce «ont les
ntmei^.qile noa pèscts Jtrafloieiit ka jpreiaier^ uds du df$«M>sl«
. Ganle««¥iMis donc de le^i« séductions et des dis^oiurs flata
taùrs qu^ils f mploiesofii pour voua faire entrer dans les assQ>r
aiàtiQiié<loot ils foat partie. Sojaa convaîocua que peraemoe
àle< peut êtle lia i eqs sôoiét^ aaoa se rendre coupanle d'u»
pldbké trèar^gra^e I fermea ToreilLe aux parolea deceu» qid y
pour vous attirer daas leurs asse^ibyea» vous affirmercHit
qu'il ne s*j commet rien de contraire à la raispu et à la sel^
gioiÉ, ^1 que V^m é*y voit et t^j eutendrki^ «ua.de ptur, de
' «tort .ctf d*b«fon^te«^ D'abord ee seitiiqt^nA «mipaUe dont aoua
à^oila pafl^i. et qu>u prêté mme dans ictoi^âdeainferieurt»
' suHt poii'c que voua isoiapreniezrqWil.est44feiidii d'entjner
dàhfioes^einiers giA4^ ^^7 rester; ensuite > quoiaua Lou
i^m% pAs ^coutume df a^fier œ qu'il 7 a de pbia blâaia]|l0
hmnx qui.ne sont paa parveu^ è des ^ades éouoeps^ il ât
cependant nanitole «que laforQe:tstlL'audace de ci^ imdéUk
peralaieusesaVa^oi^seut à rai«o0 du. f ombiv et de Ifaoconi
dm ctixx. qui en font partie. Aimi ceux f^i pi ont pas pané
les rangs inférieurs doivent être cunsidérés cdmaà# les ooi»r.
pitees du même mme, ^ cette 9én%6tit» der Tapétre ^ipttre
aux'Roiaainsi eh. 1) lon^he^ur eux.}.« Ceux qui font oea
. olïbses sont digpeis de mort/ et uouTseulem^mt ;éeua? qui Jes
. font y miai$ même les pcoteeteur» de.ccujp qui s'en rendan'i
ccMaUes^ i>
. £n|ii|^ nous nous adressons avec affection à. ceux qui,
lÈÊàkgré tés lumières qu'il» avoitent rtçues , et c^uciiqu'il^ aîaut
Kl
(
/■ ^
( «^ )
tu part AU doD c<l«éte et «mtent reçu l'JEi|^«ritft ^ ont-M
lit malheur de at laitfer séduire et d'entrer dms ces 'aicociat*^
tionsy soH dans dea rangs' inférieurs y soit dana des degrés
plua âevés. Nous ^i tenona la place de celui qui a déc^Mtf
^*îl n'étoit paa venu appeler les justes mais les pécheurs , Ht
4|ui s'est comparé mu pasteur qui ^abandonnant le reste de
ton troupeau, cherche avec inquiétude la brebis qu'il a
«erdue^nouslÀ pressons et nous les prions de revenir à
J.*^. Sans doute ils ont commis un grand crimes cependant
Hê pe doivent peint désespérer ' de m miséricorde et de la
irflpence de Dieu , et de sop fila JésustChrist ; qu'ils rentrent
daniff les voies du Seigneur, il ne- les repoussera pas, a»b
semblable au père de l'enfant prodiigue, il ouvrira ses brai
poitr les recevoir avec tendresse. Pour faire tout ce qui est
en notre pouvoir et pour leur rendre plus facile le chemin
de la pénitence^ nous suspendons pendant l'espace d'un an
aprb la publication des lettre apostoliques, dans te pajs
Ju'âs habitent, l'obligation de dénoncer leurs frères ','*et
éfiet-des censures qu'ils ,ont encourues en entrant dans céa
associations , et nous déclarons qu'ils -peuvent être rélevés
de içes censures, même en ne dénonçant pas leurs eompK-
i^es, par tout confesseur approuvé par.les ordinaires des lieùxr
qu'ib habitent. ' . ?: -
Nons usons également de la^Sfbe iildnlgence*fc l^teiord^
teuj^ qui demeu|tnt à Rome. ^ quelqu'un , repoutee pêèr lé
Père des miséricordes, étoit asses endurci pour- né paa abân*
. donner ^ccs sociétés dans le temps que nous avons presettt,'
A sera tenu de dénoncer ses complices, et il sera sous le poids
des censures s'il revient à résipiscence après cette épix(iié;
et iKne pourra obtenir l^absolution qu'après avoir dénouée
ses complices ou, au moins, juré de les dénoncer à l'avenir;*
Cette absolution ne pourra être donnée^que par nofiSvnûs(
auccesaturs ou'beujx qui auront obtenu'du saiotSièg^l^^^^^;
Mité de relever de ces 'censures. ' ^ •
Mous voulons que les exemplaires imprimés du ' présent
bref apostolique, lotvqu'iia aeront siaôés de la mEaiu'd'uB
aoliire public ou munis du sceau dHin dignitaire de 1^
4ftté, obtiennient la même foi que l'origiiial. '
Que personne ne se permette d'enfreindre ou de oontrt^'>
dii^ notre présente dikiaration , condaianation , . ordre , d^-
fSoDÊa, etc. Si, n^faiHaoiçs, quelqu'un ^ le pernfettott^ qu/il.
d«fe Hiati;«pAti«» Pierre et Paul. .
,î Donne à- Rome y pr^ Saint-Pierre , l'aonée de Piocame--
tien de.N. S. i.8s5 (i)^ le 3 de» idesde]nari(i3. mait),.
et nutrtf pontificat l'an 5.
B. (Ba^uthblbmi Pagca), eanL prodatàim.
Visa/ D. Testa. Pour le cardinal Albaki ,
Lieu' du plomb. Capaccini ^ subatUuL
. Enregistré à la, siçcriltairerie des breis et publia dans la
forme accoutumé. '
\.
NOUVELIiES ECCLÉSlASTIQUEis.
,Paiu8. Qn sait que M. rarcheréque de Baltimore est parvenu
à; construire une belle cathédrale qui est un des plus beaux
édifices des Etats 7 Unis. Malheureusement il reste epcore.
beaucoup à faire pour la décoration intérieure de Tédifite.
JDies personnes zélées s'occupent en ce moment à recueillir
^, dons pour procurer à cette église umç cloche. Le Roi a
donné pour cela 5oo fr. , et on a réuni, à Lyon^ envirooL
a5oo Sx^' ^aîs . cette sommf ,^^^t euèire qiie la npitié de la
dépense. totale^ on espère donc que les fidèles dontrib^erônt ,
à cette ûèuyré qui tendrait à la gloire de la religion dans If^^
Eiats-IJnis. Les offrandes seront reçues chez M. Rusa'nd ^^
rue Mercière I à Lyon , ou chez le même, rue do Pot-de>-Fer^
à Paris.
— Le diocèse de I^on a. perdu, cet hiver, un j^ieux êcclé*-,
siâfiiqùe, à 'la mémoire duquel nous souhaitions rendrt^
hfnnmagé. Une notice, qui a été lue dans le cercle religieux
et littéraire à Lyon , et insérée ensuite dans la Gcueiie «m-
i^erÊétte de Jjyon, nous met à. même de faire connoitre ce'
fj^^Kneux prêt^. , M. Antoine ^Hecorbet ,. grand-vicaire de
ISgp^j^étoit né àCQjfitairces, village près Néronde ,. daps les
lÉ^tagnes du Forez. Ayant perdu ses paiens .de . bonne
heine, il fut élevé chez le curé de G>utances, son oncle ma- .
(1) Gttte 0Qliej«;{|t.datée^uivan^ rancien usage 4é U, chancellerie
romiipmé/^f comnôençoii les années 'dtê rincamaticniiu a5 marsj
ain^ srrfjWrllJtiitilau r3'bars dc^Paniiéc cootimtK • ' '^ ' * "^ .
r
les Joséphiles. Après ses clasëes^ Il eatfa «n tW»logi#à4'i9»
rsftôif^) et il t(»^k^ set «études ecdéii«$ttqttB»'iu stfttfkMre
SàiAt--Ii<étiëe,<lirké fàr MM^ de Saint ^Sulpide. Il it di»'
posoit à recevoir les ordres sacrÀ, qmdfid' k réf^utftdi^
ëclatu» La cc«Ânté d« Tavenir ne le fit pas recider; et ne Téin-
pécha pas d^entrer dans la milice ecclésiastique. Il fut or-
donne prêtre en- Suisse^ où la persécution la voit forc4 de
se retirer. Bientôt son zèle le porta à rentrer ejn France . et
Fès grands- Vicaires dé M. de Marbctlf le dhaf gèreiSil dé ^i-*
siter les montagnes qui séparent le Forez de l'AuVergtie. (jdt
là qu'il eut à lutter contre des dangers de tout genre. Les
temps étoient fâcheux , des décrets terribles pesoient encore
sur lés prêtres, on les dénonçait, on les envoyoit à Cayenne.
Des prêtres dits constitutionnels épiôient tes démarches des
Srêtres fidèles, et les déféroient à desrautorités impies. Uàh}>é
LecôrbM, habillé en pâ)^san/secâiciiolt lé Jotif et fa{iâ<!^ ie$
^dtftâesla nuit II pensa périr plti^ d'une fbis dfati^ les tkùU-^
tagnes en allant assister lès îiîdiades; uials jatti^is la pélif dè$
dangers, ni la crainte des hommes, pkrâ terri bles'etieoréqi)é
ïei frlmats, ne lé retinrent quand il $'$gis5dit du éalut dèk
imes. Son ininistèré fut très-utile dans ces teUipâ dé déâ^lâir
fion^ et on en ration té des traits toucharis. Lorsque l'orir jôi^k
d'un peu plus dé catméTj Ta^ë^llecorbirt s'ocûupasdé^efi^
de petites écoles éccl^siaâtiâues. M. Recorbét en airigeâ sue-
é(;ssivément plusieurs^ et fut mis k là tête dé la iiiài^èn-iU^
l'AteeUtlère justju'à ce fju'on y appelât lés Pères dé U foi:
On l'etavoya ensuite reuiplïr les fbnotluhâ'de curé â èaitft-
Etienne, et il revint à TArgentière, (^uand les Pères de la fcA
en furent fâdptilséô. tîvté entièrement k ses fonctions, ilde-
ifint néanm'ôiùâ suspect SoUs un gouvemeinent bmbra^érâ^;
ta polibé l'ari-ék et TâineUa â Pârk,o{i-ïI lésta six'seuialtitfi
au Sècrét, à la Forcé. Le eardînal Fesch t^ahiti^ fdriîètiièuï
sa liliierté ; mais U pôlrcé V^h à N^ïibi^ 06 s6U zèlernë tùil
ûôrmit pas d*étre oiîrif. Il el[:éréoit soti mîniitôré d^àfetit^d
dans une petite |»rôissedé là bânliéUé; Séùleméht il étàlt
obligé dé se pi*ésènter fréquemment au édiûiïiissairé dé pô-
fitié. Au bout dé trois ans, on l'affranchit dJ^éétte fc^fvittfd'^;
et on lui permit de se livrer à son zèle à Nanci même, oir il
Î assoit la i^ltîs grandie i>artie de fa Journée au éonféssibnUalf
A restauration init an i son éâf, et lui permit de retour-^
^ ( i5i )
mèr flai6ft^iioi^'d{<(icke^6{| Il fttl atcueilfi avec tbctt i'iâtlrjll
r; liill^^ètif s6ki zèle et seis i^alhéurs. Noinfo^ (^ànoiàe
l^l|^c'ihftfoùôIitaiQe dé Lyon et promoteur du dioié^sé,
11 liit'GKkrgé delà 'direction spiVitueIk du petit séminaire f
Îdirfgeôit aussi Ié6 enfans de la Providence et la cdnfr^rle
es S^ihts-Mairtyrs, et s'occupoit de plusieurs autres boniiès
ésii^tei. Livré mX fonctioils au ministè^e9 il trouvôit 6n-
^re du temps pour répondre aux consultations et rendre
tài|!é services au prochain. Sa vie active et laborieuse tî'e
èôiinois^oit point de dëlassemeiss. M. de Pins^ ayant étS
làéteiné âdmtniiftttateur du diocèse , fit M. ftecorbet premier
Stànd«^vjcaire. 'Placé, sûr un plus grand théâtre^ accablé de
éteiïhy la pai± dé ècù ame ti'eh fut point troublée; c'étoit
là même niodestie et là m(;me aifabilité. Dans ses dernière»
tiùnéë^^vSeS travaujt i^émbloient s'augmenter à mesure que
VfEls forces diminuôient. Il se trouva mal à la dernière retraité
^^tof^lè, au ïnôis de juillet. Dès-ioi-s ses infirmités prlredl
Tfti Càràëtèré inquiétant ; piais jamais on be surprit en lui
Ht aitieHutAe^ ni impatieticfl. Toujours calme et seicîn, il
i^it'd'tin eèil âéc les approches de la mort^ et ne demanda Ji
^leti (]U*TTnë entière conformité à saTolônté. C'est dans ctt
EletiSei^^diâpôditions que le Véi'tuëux prêtre a terminé sa câr'^
ère lé i5 décembre , dans un âge peu avancé; laissant de
Idto» i^t^s parmi $t^ coiifi^i^ et ses amis^ et surtout parmi
at x)dn nombre de fidèles <J[u'iI dirigeoit avec aulani dé kk^
j^è^e que de dotrceùf. ^
*ii- Il f àrut,'il y a deuisc ans, une Bélatîon^de deux itra--
puiè8' sut leur séjour aupHs des sauvages, inriâ dont nous
tîîhdltàfes compte n® loio, tome XXXiX. Cette Relation $é
^'mfk)soit de dcujt écrits, dont Fun étoit du Père Viqccni
dé' Paiil ; ' religieux Trapiste , envoyé aux Etats-Vnis en. 1 8 j à
pàut y &iré nn établissement. Ce relfgieux passa quelque
ténipi à 'HâHifàit et chéï les Micinacs^ sauvages de la Nou-^
Vèlté-îfcès^e , contértis autrefois par les Jésuites, tl. estimé
cfû'ily a environ douze cent cinquante famiileé catholique^
f j^andueâ'dans la Nouvelle-Ecosse et dans les environs d.vi
cap Éretof). Il pssa plusieuis années près du cap Breton ^ e^^
iy fendit utile a'u3^ cSftholiques^^u payk , qui manquent d^
e êtres. Le Père abbé de la Trappe l'a renvoyé dânà ces côn-
W ^Msiiérées pauvres fidèleé. ITnè lettre éciite par le Péri
Yftnîeitt X un de ses amis doûAe de^ détails de sèn voyage.
J ' X
^ 'm
( »5a ) .
Cfi religieux s'étoit embaroué If .7 avfil iSsS^/ayfK: quali^
de ses copjPrères, sur la eâSarre du Roi laP/^dent^^ m^
une voue d'eau força le D^timeut de reveuir en Franyee; Ils
'repartirent de I^ochefort le \6 mai, sur. la gabârre /a J>i*-
\ran€e\, et' arrîv€;rènt à Saint-Pierrenle-Miquelon le jLO.juin.
Ils étoient trois prêtres sui:.le bâtiment ^ l'auniônier de Ja
'station et deux Trapistes. Ils disoient la messe tous les di-
manches et jfStes ; fa^soient tous les jours la prière du matin
et du spir^ et de temps ep. temps le catéchisme £^ux matelc^
et aux mouâiies.' Les religiè^ passèrent huit jours dans. Tile
Saint-Pierre^ qui est une petite tle de deux lieues ^de tour
avec un lissez bon port^ et o^i se trouvent environ une ceur
taine de fainilles françaises occupées l^.la péciie delà mon^e.
Ils furent accueillis par 'SU. l'abbé Olivier^ curé du, lieu, qjyû
lés logea pendant leur ^jour. l«e ^8 juiu, ik repartirent si^r
la Durance pour le cap Breton, oii ils débarquèrent le di'^
Ils y visitèreqt les ruines de Louisbourg , wcieune capitale
de rlle royale sou$ les Français, mais que les Anglais ont
détruite. On disitingue encore les fondations de. qu^ques
édifices et remplacement de. l'hôpital ^dç. l'église > des fpirtsL
Il ne reste plus qu'qne quinzaine de £3(^iiles le- lo^ du
havre. Gîs bonnes gens,. cathodiques et proteatans , accueil-r
lirènt les missionnaires , et l^ej^r apportoieiit jouri^ellemcBft
dès provisions. Les religieux c^ibjr.erçnt I4 çc^es^f ;||j»|Qi%.!H||t-
maison en ](>ois qu'on a élev^ ^u milieu des. décombres ; ,W
habitans s'empressoieut d'y assister. Le â, juillet j. le JPèjoé
Vincent et ses confrères s embçirquèrent . si^r une çhalcmpe
qui les conduisit à Descousse, d'oii ils se reqdijrept^r terre
à Afishat, à doqze lieues dé leur établissement. M. Hùdon^
ciiré' d^ lieii ej missionnaire des îles Madanie, vint à : leur
rencontre. I^ Père Vincent sefélicitoiit de se retrouver avec
ses sauvages, qui l'ont reçu avec joie; il se proposoit de
{casser l'hiver avec eux pour bien .appreiidre leMr làngiie et
es instruire à fopd de leur religion. LesMicmacs sont. bons
et dociles : ils sont ignpr^ns , mais ils respectent les prêtres.
Le Père Vincent, peu ^près son arrivée, a administi^Jeç sa-
cremens à la nVère d*un des cîiefs, qui les a reças aijec beau-
coup dé piété. On'n^ous a çommuniiju^ sa lettre^ qui est
d^tée de 1 Ardoise^ au CQpBi^on^ 1er 26, qctol^re^^
peut nous intéresser doublement et comme chrétiens et cpipmç;
Français,, puisque ce p^j^s i^ôus appartenoit aûti^efois. L'A-r
^êA^fnt eiiàée à rAiM|l«tctrrje par h traité d'Utrecht, et prit
dèfir^lot» le nom de NpuyellerEqqsie.
1 .7-7 Le^sëmiDaire des Mis«ioD8-Etraii|gère6 a reçu plusieurs
lettres d^ niiasibQDaîres (fa'il a epvoyéséQ Asie; ces iettreadoi-
,veot être ioipriixié^ dans le recueil que,publie'/à Lyon, l'ass»-
;oii^tîon de la Propagation de. la :(oi. KpusJious cont^terons
d'ea :donne9b la. substance. M. Pécot réfutoit par. des fait»
jin rapport fastueux de la sbciétë bibliqtie du canton, de
Ya/ad \ et môntroit le charlatanisme de ses missionnaires^ et
rinanité de leûrk efforts. AC. Marchini , procureur de» mis*,
sipns italiennes en Chine ^ se moquèit aussi des traductions:
de la Bible faites pour la Chine y mais qui n'ont pu pénétrer
daos cet empire, et qui n'y pourroient obtenir aucun résulr
tat, tant elles sont inintelli^bles et ridicules! M. Frender-
IpEisjt, évêque catholique et vicaire apostolique; du Mal^ar ,
eçrivoit dans le même sens ; ce prélat, qui oomptoit sous sa
J'urjdiction 68 églises et.i 37,000 chrétiens indigènes^ aVoitpcis
es précautioninécessaires pour préserver le ti^upeau confié à
ses spiosdes distributions bibliques. M.OUivier^ parti du sémin
imre il y a quelques iannéâs , réndoit compte de ses premiers
travaux; ilavoit été envoyé au Topg-Ktng avec M* Jeant^,
£t.avoit' visité plusieurs chrétienté du ps^ys.i II y en avoit
ùiofe'qm n'avoit pas Vu de prêtres depuis vmg-^cinq ans; le
jikiSiiîdnnÉii<e^ né put y pasâiî' €0xé ^bult jours , et fut toilché
dêlsk simîilicité^t de la ftrvèur des habitans. Il rapporte de
ces chrétiens et de quelques autres des traits édtfians de foi^
de prêté et de charité. M. Jeaptet, aussi missionnaire au
Tong-*Kiog, donne des détails pleins d'intérêt sur la maJa-
die de M. tiuérard, évéque. de Castor ie , dont nous avons
déjà annoncé la mort. M. Jeantet avpit demeuré, depuis le
mois^ de| septembre i8âi , avec ce prélat, dont il a pu appré*
cier la patience, lé courage et la vertu. Assiégé d'infirmités,
le respectable évêque travailloit encore à son miniiaftère, visi-
toit les chrétiens, prêchoit, ^dministroit les sacremens. De*
puisse mois d'avril i8flâ, il; ne put v<^âfffr, et resta con*^
stammeat à Tho^Ky , province de Xu - Ngné > oii sa vie ne*
fut plus qu'un martyre continuel. Un uicère, qu'ilavoit à
la cuisse, et qui le tourmenitoit depuis quin^ ans ; s'agran-7
dit et lui causoit des douleurs cuisantes*. Sur ses côtes, uft
point continuel iùi ôtojt duelqUefois la respiration ; deter^
ribles élancemens le privoi^ntdK repos jour et niât. Trois
V !
C i54 )
cinq autres plaies doulottrtUies qui ttie taisMiMV f/hsà à^eifè-'
««i»e$.U|[ttttgièfte*«ytiik^ et termina , 1^ 18 juiti i9^i r^ne
xh •éprtmVée' par àt toogue^' lotifftàfH^s. S& fë^igttâtilâiH'^
Êùiï tsp^ranœ en 1)ieu Ploient admitubiés àti miliai dé^^âKfc
mauiK» lift dësûlflUon des chri^ti«nà fut ejcttêteè', treht«^àiiè
de travaux leur atoieot appris tout (^e que Valait le trêièi'
qu'ils j^ordofènt« Les pr^dicationsdu digne éréque, ^ eJccffA<-
]^les> ses courses , sou 'dévoûment , ses soiirs poui* les fiSMei.
dont il étûit châtié, tout avoit contribué à lui CM^iiiet
la r«speet et U confiauce. On nouspar^ontiera d'étt-ë t^v^tm
Mt an prélat Si vertueux et sur un si courageux tDissiofr^
naire^ dont la méméire nous est pétsonnellenient dbèt^ét
auquel nous avons eu autrefois des' obHgafioi)^ IiApioHa^
te&. M. Jeahtet réstoit seul dans \è Xti'^N^hé dû la ttii4
aèra^ëloit extrême^ Des inondations extraordinaires avôièèt
détruit las récoltes ; cette dëtressè a produit de^ Voleurs qui
ftaitehem par bàifides/et qui/^rt^'de la teneur' puhKqUè
et de là foiblessa du gMiverncfineiît, pillent ou fànçonnent
i(S^ Tillagesrentîers^ Ce surcroit de éalamitéd âjôutojt «nedi^
amxeaf barras et aux inquiétudes dM missionnaires^ M. Bou^-
èhor étrit de Tîle de iHjio-Pitiattg, oà il est chargé dVnvU
rdn 13O0 chrétiens; les Européens tfui 5e trouvent dané cette
lié font beaucoup de niai par l'exemple de fcUr yie îîôci^-'
oieuse; du reste, trois missionnaire^ protesta ns, qtii résidétit
dans' Tile^ n'ont ni infliiencd 4ii crédit: Le missionnaire âè
firoposoîa de se- rendre à Siani pour y visiter son fenpérleûi-,
e vicaire apostolique, qui se trouvent s^ul dans là miésiod.
Il vouloit aussi aller prêcher dans le rojaumè de Ligor, où
M. Pécôt ,,mort l'année précédente , étoit allé et àvOit trètiv€
les dispositions les plus favorables. Le roi du pays lui av(^t
fait promettre de revenir ou de lui envoyer des imissl^i!ltH>
uaires; M. Boucha souhaitoit remplir t&Xe (H-omesse, et kp^
prènoit avec 'ardeur les langues- du }iajs. M. Tab^rd, jeûna
mîsaioftnaira , qui est eii Cochinchihe 1 peint le triste état de
eette mission , âffoiblie par la inort d^ M. l'évèquè éé Y^ten.
Î'ar ceUéde*]^. Jarot, p*o-vicaire, et, en dernier iJéu, par ceift
eM. Thomassîn , anrrivé récemment dans^èettècbntf^e. Il exf>
Cso-la besoin dis reeavolr quelque renfort, d'autant plusqiié
^ GageUn ,^ ton oonfrèrè^, né jouH pas d'une bonîief nàntél
lit^dennères lettres «ont de M. Rëgèi^au ; ca jeune mî^iW
çmy
-^fàtaéinmént^t sa» tràvatist;» qùftdd un« dydonnaiicç du k<^
yiif^ r^pâodre j'alarme iïanA ta ipission. tL jfMt<obiii|^ ^^y^
i;eii»&ait{iiet^^^, 4lu mdM d^a^mil iSafr^ il m trouvott àSjn*»
awapars àtUftéint une 0€M»4ioti pour se fttkûrt à MAi^ilie i»t]|
à If «cao.
I II iHiw it y ■ • '
I •
^ NOUVELLES POLITIQUES.
. I^ABÎSf $r)^. yjient <Je f4re présent à IV'glise parot9«îaU de Saint*
ôermain-rAuxërrois d*ane tres-belle garbiture de caodeUibrei du
aualKe ptéà» dp ImaUfir, et4'ofKe €i:oix de sept pieds. Ces ornbmens.
çe^tln4^s,4Hl œfiiirer^tel fie cette ég^ûe, sont en bronze dQré d*uaf
exécution reniai;qiiaîble» et sortent des at/eliers de M. CbqUfiktrGatf
iîen, fabricant de bronze du Roi, r^e du Pot-de-Fer, p^ S,
. — Lé Koj a accordé nn secours de aooo fr. aux iaten^és du bourg
de Saînt-Plerre-ÉgUsc. . :.:•,,
^..-r- M. le Dauphin a accordé 5oo 6i,%^t ]\f . le àa^ de .Beui'boii aoo ,
pjourle^ incendiés de Villemer. . , .
^ On fait de ^rand^ préparaiiij, à Beuiige»» pdur la réoeptlpn de
M"** \% Dauphinc. . ^. »■
«^ M. le duc ac Hiviérej» gbuver&eqr de.Mé' le difc de Jtordeaux^
se rendant aux eaus^ (le Suisse, e$t, pass^, \e.^ iuin» 9 Lyon ^ où Ha
^e^u lou^lés hçnneurs dii# aux fonctions élevées auxqj^elles il a i^U
appelé. - ^ ' .., . '•
! -p- On 2^sure que «ur i4st yot^n^'dont se composoit Isi eour dc;f
pairs, 00 ont voté pour «une pi^s aintple instruction et $a eoOlre^ ■. •
; -^ M. Raj'nouard a donné sa déaiissi^n de seq^laire perpétuel dt
.l*Acadén>îéiVAÇaise.^ . ' ' - m
-^ L^ tribunal de police correct iqn^e}lç a condamné d^ux rédae^
teurs du Corsaire, MM, SaintMorys et Lepage,.à 5ofr* d'^rnémie et
aux frais , pour avoir inséré de la politique dans le{V journal sans'en
à'yoir Tautorisation^ ^
— Le tribunal de, police correctionnelle de Rouen a condamné Ie9>
nommés Gumand et Cl^arlf» Pay^cn ^ six. mois d'cmiirisonnement, à
loo, fr. d'amende et aux dépens, pour avoir participé aux troubles
de cette ville. «Quelques journaux avoient annoncé qu*il y avoit eà
d«» dlieLf SI Toicciuibh' de ces trdtiBles ; mais cette assertlbli' VÎenI
d^étt« démentie.-
"^M. I^ntï Bàhcale de^ Issarts, Ptin des membres U^ plti^ tonrdr
it^t de la contention, et qui depnis n'n cesié de 86 montrer fidèle
à tàf monarchie légitime ainsi qu'à la réligioiL, tieût de mourir k
Cfenfadfii'-FëMnd, daii$ la tdiis g'raiids sentiftieu^ de piîétë. Il aV^ib
i^iK|^âVtie déH ^^otitentlôiftiei^ <{[Ui', pdr une dé eeë siftgularîfés dbtff
le»tët6lulion4 bffrertfc sottt^ftè dés exemples «avoient été f^its prisoilir
aiers par les Autrichiens « et échangés contre la fille dé Louis _XVI.^ . ' .
•
•^ Les joumau:! de Fraacse ti dm Féti^ittger iOAt^ ?MMf4i» 4k, éU^
Mires canèét par des bragei, dont les •^mptômerfaisbieot m^e oraûir.
dre des tremblemeQl.de/l«rre. Les feuilles belgeis font mention en
particulier d'on météore en forme de globe de fen , qui a paru le
91 mai dons la proTÎnce de Ifainvut, et qui^ aprèt en avoir parcodrn
une partie ^ est venu tomber sur une ferme» sans cependant ncMn
le feu nulle part. . • / \
— Les détachemens des troupes de la garnison de Lyon qui ont
escorté les processions dç la Féte-|>ieu , ont apDU<jué au soubgment
des indifjens les rétributions que les paroisses et oient dans Tusaged*
leur- offrir à cette occasion. ; . ! i > «-
— Les feuilles anglaises sont remplies d*anecdote8 à l*occsision des
élections. On remarque cependant que le cri point de pttpismê ne
s'entend preèque plus> et que plusieurs candidats ont parlé en farenr
des cathoKques.
•' -^ Les journaux anglais parlent d*un projiet de loi pressé an
' congrès mexicain, d*après lequel rétranger quiVoudroit ste faire na-
turatiW devroit être ou du moins se faire caibolique.
— On a découvert à Gubbio, en Ombrie, u^e loge de carbonafi.
' — On parle de mesures sévères prises par plusieurs puissances^
à l'égard des pirates ^rcjcs dans r^rcnipeL
— ^ Les journaux de Lisbonne ^démentent If s brutts'de tronb|ctétt
Espagne et. en Portugal, accrédités par plusieM'* jôurpanx de Pàtîi
-* L*4uteur ou plnièt Tinstrument du famenx^Afemiûâv à cotuuùèr*
ta revenir, à ce qu*il parole, à la charge. Oq, annonce à Tavance» el
atee empkase , la suite de ce Mémoire, sou« le titre de Benonciéclbn
mux cours ttfyaUs de la prétendue cen|uRiiion des Jésuites et de tk
congfe>égation contre la religion, le trône et la société, dentilt âoii^
les plus zélés défenseurs. Cette inooirelle. cbîmère^ ns stani|ijttca pas,
cbioinc otf Dense, de mériter de non veaux èàthonsf aimes de fil batt^
des feuilles libérales, et de faire de noMvelles dupes dans. leurs 11^
leurs: £n attendant, M. de Bonatd, qui ne laisse Jamais* pa^sdr^liii^'
grandé'circonstance poUlique sans prêter à la religion et à la monar-
chie rappui de son ancien talent, va publier s^s Jlfj/iei:mns mt im
Mémoire à cofuuker. *
COUH DBS PAIRS. '
; .1 ■ . . . ■ I .
La cour des pairs, après avoir consi^cr^ un grand nombre Jesé^->
ces à là délibération sur Tafiaire des marchés de Bayonne , a ^-endli^
le 10, un- arrêt par lequel ell^ ordonne, avant faire droit, « ^e.pa«
H. le chabctli'er,' présidené, et par tels ^e MM. Us pairs qn^^l IfA
plaira commettre pour Tassister et pour le . reroplaper, s*il y a^Uj^ii,.
en cas d'empéçhéipent , il sera procédé à un supplément d instruc-
tion, tant sur)à plainte du sieur Poisspn , pour fait d^afrefl^tijuin àrlbi^
traire par le lieùtenant-généiral ceinte Guilleininpt que sur les f#ita»
do procès 'au lond. »
.•!.•<•/ » *
( ^^7 )
/* '" ,
eSAMBIIX DBS DEIHUTECk
.' ■ ■<
l^.^.-fuin, mtte- de la df^eiriiiod . s^i* ^^ budget do miaiftre dei'
Mlttetti';<lt^ Hyde de ' Neuville réchnte eoétriR là réddciion dn pro-
rès-VeVbal,^rà il ciKHt qaW a 'oublié'de meiilîeniier rotdonnaifce
dont f e jBmîâtre a psiûé la yeille,' fe^atHc aux pensions de la cbam-^
Jire vd^,paîrt/JU< pir^si«ieiit lit le- proeèt-Terbalcpii en fait mention.
VQfateur dlésire^icoquoltre^ rflid<>niiance. Le mmistr« dés finance»
dît que ce u*est jias une ««t&miumc«^ mais une décuù», et s*élèTe
éontre des investigationj sur dea meiurei que le Roi prend dans sa.
générq^té, et qu^ sont hors de la compétence de la çhambrje. S. Ekc.
kftnonce ensuite que ^ut ce qui a rapport aux pensions des pairs es(
aourois aux bureaux de la cbambre deS pairs elle-même. Al. njdede
NeuVille ignore ce que c*est au*une décision qui nVstpai iine orékfnr
nonce; ks ministre lui répoila; et lê-cbi^itgement qu*il'a proposé est
oi'donil'^; ;• - ^ •••• '' ' •■■••:• '' "• '-. '■ ' "^
^On passe alla discussion du cbajpître 8 des 8oo,oo'd fr: pour la
ebambre des aéputés.' La ebambré' adopte 'publiquement ce chapitre
qu^eUe avott examiné la veille en comité secret. Elle adopte aussHo
clhap. i'5,' enregistrement y timbré et domaine, lo millions oa8,3oo fr.»
et-létlMpitrei 6, forêts, 3 millions 6^9,000 fr., après quelques ob-
serYa^fOfi's de M. dé Bucelle contre raugtnéntation du traitement
des gatrdes, auxquelles M. de BeuthiUier,- directeur-général, a ré-
poudu*'" '"'"'•''..
Le-chapUre 1^7» admintMraUon de» douanes, 25 millions 4^0.800 (r,!
OtiHNvtifrre Adopta'. > . ' .
GlmlijPfcr^M^^^^ iuMim^i'^o niiHions'9|^S[,^o fr. là
e<Miqnuiîon>proposèit une réducttoil é% i44>9<^ ^^* sur-le tatitéHcl de
cette administration , réduction que MM* de Lapéyraçlè et Duté'rUt^
detefinânces Eut remarquer Taugmentalion des recettes comme né*
ce^itatitune augmentation dans les. dépenses. M. dé Berbis réplique
et la réduction est adoptée. M/ de-Pressac demande <{ue, conformé-
ment à la loi de 1816, la régie emploie dans la fabrication des ta<^
bacs cinq sixièmes de tabaes iudigènés sur iin siiiième de tabacs exo-
tiquei. 'M.'.Ben(»st.lui:répoodv et le chapitre modifié est adopté.
Chapitre 19 /des postes, I SI millions». 570,59a fr.
M..Pubourg se pldint de quelques irr^ulaiités daiM Je .service du
midi. M. de Gères signale en particulier Tabus des diligences, trop
charsées* M. de Vaulchier, directeur «général, jpréten4 qu*il ne saur
roit faire plus d'améliorations qu*U |ti*cn fait, a moins quon n!aqg«
mente ses dépenses. M. G* Péririerse plâit à lui rendre uit témoi*
gnage fiat^eur et consvnt à une augmentation ,. ainsi que M. de Gam-
bon. Le ministre des Qjuauces rei^çxcie ces çrateurs, (je leur bonne
volonté et dit qu'il en profitera une autre an née , ci; qui excite Thir
larit« de la chambre. . . . ^ .
Chapitre aç , loterie, 4 millions , .83^695 £r. , '
.M» B. Cdpstant s'clète arec forcé contre la loterie, comme ten*
dant des pièges à la dasse la plut pauvfft et. U'.fiAus facile à corrom*
pre. Selon lui, elle existe pour la spoliation, elle subsiste parla d^
^ptiop , 441^ f^bpiOi^ ^ I4 r9|lpQ»,fM»,aiifei<k q« A i'»«Mîi»^. Vki^-
S^r.P^Wfr.fift j^iUtt à M, p. :Çpfi9lAn^:ftQHiy 4e4iM«dens9» aMifM^
Ar. Çers^^v^q |i*f ivpi,( qfi'nn il||p6t,y9lol»^irlt:,:|(?t:1^^c|Y«jP^^^
l^9pt^.. 341(81 ^fiel^clmp. :^| ,Mn mU«ir«« 9la «^iUi9f|i;/4o4^2^|^
t'C2lkap%QÉi^ Uicali<)ns aa|X4'ecei^ei|rft>géR^paoxi f iti}llon^'tao,^y00'^
iAicontitmisiom' propose Wn Y^ratftetietaiênt' de loo^oèoi^; L6 mtgiifw
«ve ;des 'fin^néef s'y. 4pt»<>^' 'LèraWpbrtMiv^ té* «éMtiëitt; |^^aii|iid««-
jncotesb reieté «ft le ehapHre adopté. " n > \ ,; » > . -. ,
' Le châ|i: â3 ^ remboursetpens et festilutîoçs » $ mil lions'âdb^oço jfr^.^
«|t adopta. Lé crédU tot;d rec^fîé^ G76 mUliQns,|^S^,iS^| Jr;^ f;^
l^àalement. ' ' \' '
;, JLiç ^O juifi» lu içlvimbr^ i^t4nA pBf rogWie fle.Mn h fttfXit
lier Dubourg on rapport de la commission des pétitions. Qfl» y |%t
marW 9PPf^ .4«f prinoipuuj. feabi^nfi- dfl ^aj^i^a^,. iquji 4ejp^«dent
i^ntç loi r^pv^ive dw U c^^lp^pie de^i McU^nnwes 'piiMi^'- M* U
Sfn4rM 4lÇ (* ^oës^lèrc «*éJè^TCj k <Ç^W^. Of;oaBioip;,.-ç<3ti*tffot%^{N*H«
^e lïi pr^^. Jfne liberté saq/Un^^te n'e^^l pf^K ae^o«;Aiii^r.oojaift(iT
fl()le.4Lvecla.8pçiAbiiiti). A rin(pl4carif< poh tique la.sujc^l^ lj<Lt|«éT
vfùieç religieuse» Cetitç intolérance. r^ligieuf^Q; ne.se t^o^iie paA^da*
it^qoesvn&oralesi fil}c, outrage Jes feipm^s, elje* a^f^qi^me^lM |)p|^lr«ft
fojqae sur les marches du sanctuaire, elle ne souffre pus pour.lii^-M»
Im çittXèlib^xti 4^ cuUe au'efU/éclative pOMr eUe*ip4in^^Ytf^.H>n.t
d ostentation. L'orateur s*elève ensuite avec forcd^M^^irç^^^^upf
iourna^x etr^d^n^e l«reByoi.dCiiihfii4tiUoi9.(à 1^ I04S ai| i|»i> yfc rftde
Itin^riciK et au président du çR»nsei|. ]!^. £. <^09stant upi^ùiLi^l^
^infi% 4e U p^fc^. que fiions les fieu\Wç^*ql4ées,par,|e;i«iiM»t|^ir.biàw«
la oensurt qui, pendant trojs^ans» > a^ryi 4'^#iU^ir<».à iïIimppMMMr»«
çt fut le «cand^^ de la f^a^cf^ ^.pr4,ten4.q^e («^kç |^ ^?io4»^Mg
tfivolution onjl} comB^n^ p^r Ift: TÎolajtiop ,4fi M-Ufwsrté 4^ J^ppiç^i»
LHnlolmnpf^Deligieuse el; les aA^quejs c|ui^ ^n (^u\ m U J^i^fSifiÊ
«ttribue àla.mfirçhe -façillante des pûai^r^»/;^ U^^* xi^9Î^i\(^49
trjbuncr ^ \çR journam^i-de PW».ont tanlj di^^^n^^» ç*t^<p«frt«
qp*il a est pas ppsfi^))e d^avoir de$.}6»rm^^^i\lïit^^fi^,p^qv'^ci^. V^
r^lcpr ^rwi^e p^r 4e gr^dft élog^ 4^4 im&atLtçi^mp^r : r j. y .. > » .V*
M. F^rdesMiw déclara <|Q^it. a ioombaCbiflagôèi^ la iMi(li>fr ib»M«n|M
par la pétition dont il s'agtç, niait:i(fimi|^jip4i'i(?|iee lui «a '«filit l«o>tt(
'flOB evreor. n €roit qw'il j «nécessité d^ordodner iesreft^oif fràùq^
•fb, œ que ikit la chambrei ; • • ^ ' ^ •> - •• '
• Upe'péMtîon de M. Piotry, ?i C}iààvigby ÇTtenbe), 'dvâiiâhSte '(^tié
Toh' appliqué le bénéfice de h loi db 27 avril iSi^V aux crfmnjuûés
qui ontft«}dé])ouittéc8dé^eûr^éJ^lhe, ^fesbjtère où aut^^s prOpriiô-
tës. EUOstécaftéc par Tordre du jotir d'après Fiçs explications de M. d^
Mijrrtiçnac qui ra]j)^6>ic, Ik' cette o'c(^sî6|it; )^a fêg\slàtJo.n éh vigUeut
snr icec objet. -Une nutre pétition de M. Potani^ tenfdatit à supplie^
( l«i> )
K ^.,,.^'^9rwf^ uoc^^WiçmAiMi folpa^MijfçPPfr M 4iArt»i^0B
((u ff^pnnmfi^ çjibhV'J^ ^« H^ pl^f^^ vp^m aY^, q«t ién|jiiiii«ii4cAtfr
On reprend la discussion for la loi des ûmmi^t, pis» 1» titrées ;
if^^9iftQri4é#. pour, r^^^çice 1027. ..•.., > j '
.I4 f>«r«rplii»i| dot dfODtS'd'oiregiftwtieBe» (|e ' UiHkwV *<}» (^dfe ,
d^jpotbèqifet^ .d« pM^« -»porti tft de po^t d^araw^-, des àit)ïtê d«
4D9M«9}<oe9 contributions ibdireettt» des ppsC«fytl«s' létedei, d6l
nîQitfM^^ el droit 4e garaaiif I dee taies des bveiiets d'tavetition»
des drçii^ dUblis sij^ les' ^ouri»9q^ 4 d^- dcoits. (le véri^tiofi 'de
S
les'^ desjdrçjts établis pour les ^rais ip ^i^ite qhç^ 1^ pÛArfniîçifnii
des rétributions {m posées sur les eau& ipuiéralfs, etç,, dfs r^df vail«
c^ st|r les mines^ des ré(ri^utlonA en f;fveupdçi*miiver9i(^a d^ laxei
îvffQ^os pûni* les digues^ fitc,, 4e^ dr9iM 4q p^agç » fHi MH^unei ré^
pVrfic^ sur Içs ]Lsraé(ile>(.
. Mi'Pulertfe T^A r«ii49 le droit de poi^ d^ansea plus difficile à 6b*
tenir, et propose un amendement en censéqu^ee. M. Rebont i*y
oppose. Le ministre des finances fait obserter que cette question eit
de la compcten ce de radmînlstratîon qui va s'occuper d*une loi à ce
aujet^ et lameudemçnt est retiré. M^ Ti;|içr de la.Gbapyellf prppgpe,
en fdripe 'd*am(>.ndcment , un imp^t sur les tissus en lain^, quijc^tr^
îeté, ninsî ({d'au autre amendedicnt de M. de Burofse cn £4V^Mr. 4fi9
eaui-de-vie. M. Durand d'Elcourt ca propose un en faveur de b
laftèxeoforte , mais la chambre n*est pl^s en nombre pour délibérer.
V Ler^ jâin^ snite de la diicuss!<iAi sur la loi des ânances. |1M. Tnt
fls^eoitrt et> Poteau-d*Hsncarderie «ppuient Tamendemept prpposé
lêfvàiHt par.M« JOureçd d/fiicburt. M. de Lastoors s'opnose U tohs cc|
i«l4ftde^MM)paHicttUeW»' M. Sé^astÎMif ki nppuie. M. Doscals da
BéaiU deinaftdft en outee utw Avenii j»oop les pi<qtiêtte^, qui est re^é-^
té#«llM» ftpuiUédeFoaftiMM» Ri«ift-d*et Petou demandent |a dîmii
«kfitî49'4e iifppâtaur.i?«id»e*'llf. dé 'fiou ville s'y oppose. Le minis-
U^dfaîs. fi^anoesi ne cfdSttpaa des eliaii^men's c6nV\eiiables dans uA
lOanMI^KUidégoiteAcsil.' Le gouvernement profitera, au reste, an-
tai|t?i|i»4i iponcta , .des «^bseraatipns «^ne differens membres ont fait
enie«»flM o Aa c^panibre. M. Dvouilket de âigales propose qtielqoeé
9»éijiaafations dans le régime rd«»tabbeif. -M. Henqfa de |a ViUemar;
^pMérdeiveofle peue Jcs commones fe io« prélevé par le Tfésor ^r leA
ectjM^. L'prtiobi est adoptée ... .''■"'[ ^
Artttfè'f.'Cs cooÇfibvtiûh fôiicière, la cop tribut jop pjçrsapn^<|
niobillaîre , lès contiribtftiotis des porter çt fenétres'et des {atep^^^
M. le comte Oaparc propose un amendement pour exeinpter de.rim-
péAdesr porte» çt isiiétvcrlfs maisons' dont le reV^u est aa-4essou^
de 5o fr. M. Mcstadier trouve aussi cet impôt exotbitani po'ur le
penne |ç5pQ|»d<ia^i;apf.qd9p9f;it^'«#j( pat Appilj^ . ^
r.
(i6d)
If. "Bcnatl de létoire propose 'et dérélôpte itn amendeoieBt tea-
dent à réduire k 4 GeAtimes les i6 centSmet de U contnbution finan-
cièfê. L*oratear trouve le node de dégrèTement proposé par le fini-
Yemeiiieiii plus utile pour les riches et la capitale que » pour les
pauvres et la province.
nétrea^Ai onéreux aux petits contribuables, {^'orateur annonce q«e le
gouveriftement «'occupe d'améliorer les contributions en gévérsl. '
M;"^ LaMob» profère à tout la diminution des droits' sur la con-
sottnnaliion. M.' ^Lastiaint aperçoit , dans la mesure propôaée par le
nrintstè^, qu'fliie croit pas heureux dans ses ^conceptions, la pensée
d'une, diinmution' de droits d'éligibilité dans un moment où il y a
tant de mecontèns. L*amendeinent de M. de Lastburs serôU encore
plus nuisible. <M. de, Chabrol réclame une grande part du dégrève-
ment pour le département de la Seine, qui en suppoHe une si grande
'dalis lek conti-ibutfons. Le minisjtre deir finances combat les différtiaj»
amendemens, et termine en signalant la prospérité du pays et Tad-
MsniUratîbn'paternelle du .goavernemént. L'amendement de M. ^e
Lastours.«st re)eté.
t /
I I
M. Tabbé Çaillàu , missionnaire , auteur de Vlntroductiom à la^Uc^
ture^ëeé Pères, dont nous avons rendu coibpte n® iai4y a été honoré
da bref suivant :
> r
« Léon XII , souverain pofeitlib, à sontrèt-cher fils A, B. Gaîllau ,
^ttt' et bénédiction apostolique.*.
». Très-cher fils, j9K>i|t avons. reçu le livre que vous av» mkaur
... . . Jccléaastîqnci. Nos^cupati
dues n*ont pu encore nous permettre d'en parcourir que quelqùoa
passage^; mais çc| premier couQHl'Geil a sum pour nous convaincre
3uè Vexactitude Vj trouve ji^unie à Térudition. Nous vous félicîtotta
un travail, qui .gcfit .être si avantageux. an public, et nous vous rd-<
roercions de I hommage que yous.noos enavesfait. Quant ans grâce*
spîril|ieiles que vous nous .demandes, au nom de votre aupérieor,
pour les prêtres des missions de France , nous nous émpreèsons de
vous les accorder aVec joie» selon la teneur et le rescrit apostolique»
annexé à cette lettre. Recevez, vous .et vos confirèref , comme un
gage de notre bonne volonté et de notre charité paterhêÙe', la l>é-
nédiction apostolique que nous vous accordons. <*,,..
>» Donné & Rome, à Saint-rPierre, le .4 mars 1836, de notM pote-
tincat le troiiiti^c.
* G. GASPAarvi , Salaire c/e S. S, pour les hUreslàtines, »
Samedi 17 juin i8s6. - (]i* 1357.)
- Dans les temps de révolutton , on loit souvent sortir
de l'obscurité ties liommes qui, poussés par un secret
insliact, s'élancent hors des ran^sj on diroit qu'ils
viennent. répondre à l'appel de la Providence et qu'ils
se sentent destinés à la célébi'ité. Ils se font suivre de
la foule et ils obtiennent par leuv seul courage une in-
llucnce que rien ne sembloîl leur promettre. Tels ont
été plusieurs chefs de la Vendée nés dans une position
commune, et qui ne se recommandoieut ni par la nais-
sance, ni par les ricbesses, ni par une réputation an-
ciennement établie. Tels furent, aussi plusieurs des
cliefs des Chouans, particulièrement dans, le Bas-
Maine; on vit avec étonnement de simples paysans
montrer une pénétration, un dt'voilment, une con-
stance qu'on n'aurôit pas «oupçonnés en ei^. Seuls,
quand tout trembloit autour d'eux, ils sonlinrent la
lutte contre un gouvei-nement victorieux et se décla-
rèrent pour une religion proscrite et pour un trône
abattu. On les piésctila dans les journaux du temps
comme des brigands qui ne sa voient que dépouiller les
passaus, piller les diligences et égorger les voyageurs.
Les révolutionnaires ont soigneusement accrédité cette
opinion injurieuse, et beitucoup de gens l'ont adoptée
de confiance, parce qu'ils étoient éloignés du tbéàtre
des évënemens et ont confondu des homm.es pleins
d'honneur et de courage avec des assassins et des vo-
3bnU XLf^in. L'Ami dt la Religion et du Soi: L
\
\
j («6a)
l leurs. M. Descepeaux vient rétablir les faits ^ né dani»
le pays même I il a pris tous les moyens pour connoltrô'
la vérité. H a parcouru tous les lieux , interrogé les té-
moins, rappelé les souvenirs, recueilli les moiodreft
détails. Ses lettres, écrites avec simplicité et caudeur;ji
.annoncent un observateur curieux et attentif qui ne
songe point à ebloitir par des descriplions pompeuses,
qtii ne fait point de Tbistoire un drame, encore moins
un romun, mais qui expose fidèlement le résultat de
sva recherches, et qui n a d'autre ambition que d'être
^rai.
M. Dcscepean^ compte trois époques de la c^vouan-*
nerte, la piemière période renferme rorigine des
Gliouans eu 1792, et ce qu'ils firent avâut le pas<«
sage Jes Vendéens dans leur paysj la deuxième pc*
rioJe commence eu 1794^ quelque temps après la
destrucliôtrde larmée de la Vendée, et va jusqu'à la
pacification de 1796. Durant la troisième époque, les
insurgés portèrent le nom de mécontens ; ils privent les
armés en 1799 et les déposèrent eoi 1800. Ce fut li&
ïo août 179a que l'insurrection éclata pour la pre-
mière fois dans le Bas*Maino; on avoit réuni à Saint-
Ouen des Toits, près Laval, la population des parotô->
ses ^^nvinonnnntes pour eilgagi'r les jeunes gens à
ailir pour l'armée. Des admiulsti*alcnr^ cxhôrloieïit
s jeûnes gens à marcher pour la défense de la pa-
trie, comme on parloit alors. Les jeunes gens du pays
paroissoient peu disposés à se rendre, à cet appel,
quand un d'entr'eux s'écrie : Point de volontaires,
nous n(f marcherons que pour le Hoi. Bientôl'les ad-»
ministrateurs, les gendarmes^ les gardes natian?iu*x,
sont culbutés et ctia&sés de l'église où se tent)i( li réa-*
iiion. L'homme qni venoit de se déclarer si courageu-
j^enirutéloit Jean Chouan, contrebandier. Son nom
db famille étoîl Goltcreau; le sobriquet dfe Chouan
avoit été donné à son grand-.pèrc à.cîvusc.d^ ses habi--
tudcf ^solitaires, et se transmit dans sa famille. Jèaix
10
(.165)
tvoit pcfrda ion père étant fort jenne ; sa mère
étoît restée veuve avec quatre fils et deux filles. Les
ÙWsé hômmoîent Pierre, Jean, François et René, et
faisoient la contrebande du sel ; le deuxième étoit lo
p)u$ liardi et le plus habile. H s'étolt fait connoltrié
avant la révolution par son intrépidité daus ce métier;
il fut poursuivi , s'engagea , déserta, fut arrêté et passa
deu^r ans en prison à Rennes. C'est là que des ré*
flexions plus sérieuses le ramenèrent à une vie plus ré*
jt^lîère, et sa conduite ne se démentit plus depuis.
Une dame, propviétaire dans le canton, lui confia Ja
surveillance de se$ biens.
Ce fut dans cette situation que la révolution le trouva
tt il se déclara contre le système des innovations. La
confiance qu'il inspiroit fit qu'on se rallia à lui quand
il eût arboré l'étendard de l'opposition. Il devint na-
turellement le chef, et il en montra la prévoyance, le
courage, l'adresse et la discrétion. Il rendit service, à
plusieurs royalistes et prêtres du pays, et on trouvera
dans la V' Lettre de M. Descepeaux le. récit d'un ec-
clésiastique que Jean Chouan ayoit conduit à Grau-
ville â travers mille périls, pour lui donner les moyens
de passer en Angleterre. Ce récit est plein d'intérêt,'
et montre dans Jean Chouan autant de tact et de pru-
dence que dé résolution et d'intrépidité.
^ De retour dans son pays, Jean Chouan^ proscrit par
les républicains, choisit pour principal asile lejiiois
de Misdon, paroisse d'Olivet, à deux lieues de Laval.
Là il réunit quelques hommes déterminés avec 1< squçls
il lujtta conti*e les révolutionnaires sans jamais se laisser
décourager par la grandeur du péril. Nons n'entre*
prendrons pas dç le suivre dans ses expéditions avcn^
tûreinses où son génie fécond en ressources, son ia^
trépidité et son sang*froid obtinrent des succès étpfi^
nairs. Il jçioignit Tarméie de la Vendée à Lavai et la
sfûviiàG|ranvilW, pnif dans sa retrait^. Jl parvint à
1*
( 164 )
s'échapper du désastre du Mans où sa mère périt,, et
H. retourna ^u bois de Misdon.
La deuxième époque de la guerre des Chouans , qui
fut la chouannerie proprement dite, ne commença. pas
immédiatement après ce désastre \ il y eut un moment
de stupeur après lequel Jean Chouan courut le premier
aux armes. L'insurrection rayai iste du Bas-Maine çom*
mença vers le mois de mai 1794 ^.t forma six divisions
Îui prirent le nom de leurs chefs. Quelques braves s'y
istinguèrent par leur constance et leurs exploits;
parmi eux, brille surtout Jean-Louis Treton, dit yam^e
d'argent, aussi recommandable par la sagesse de sa
conduite et par la noblesse de son caractère que par
son dévoûment et son intrépidité; Taillefer joignoit
aux vertus d'un honnête homme toute la valeur d'un
soldat; Coquereau, Moulin, Miélette , se rendirent
célèbres par des actes de courage extraordinaire., La
famille Cottercau fut la première victime de son dé-
tournent; pierre, l'aîné, fut pris et exécuté à Laval;
' les deux sœurs payèrent aussi de la vie l'honneur d'ap-
partenir à de tels frèr^^s. Jean Chouan, blessé dans
une rencontre, mourut dans le bois de Misdon, eni
se recommandant à Dieu et en exhortant les siens à
lui rester fidèles. L'auteur n'indique pas l'époque pré-
cise de cet événement qui paroit avoir eu lieu dans les
mois de juillet ou d'août 1 794.
M.'Descepeaux s'attache à montrer l'esprit qui ré-
gnoit parmi les premiers Chouans. Jean Choukn étoit
très-pieux, et surtout depuis son retour de la Vendée
s^' conduite fut toujours exemplaire. Dans. les momens
de tepos , il occupoit sa troupe à de longues prières ;
il nous faisait chapeleter tout le jour j disoient ces bon-
nes gens, et cela nous otoit les mauvaises pensées.
Pierre Chouan, l'aîné des frères, étoit surtout un mo-
dèle de piété, et sa mort fut digiie de sa vie. L'au-
teur discute drfns^sa Lettre VI les reproches que l'on
•a-faitf ^ux* Chouans ;i| est' prouvé, -dit -il, que Jean
L
( .65)
Chbu^n n'a'pas une seule fois fait passer un prisonnier
parles armes; tant qu'il vécut^' ces exécutions n^eu-
reat lieu que lorsqu'il ne put les empêcher, et on l'a
vu pardonner jusqu'à trois. fois au même homme.rL'au-
teur raconte, de lui des traits admirables de magnani*
mité, de clén^ence, de patience et de résignation 9 sa
mort a quelquie chose d'héroïque.
Il est peu d'ouvrages plus attachans que les Lettres
de 'M. Descepeaux. Elles renferment des faits peu con-
nus et elles éclaircissent une partie importante do
l'histoire de notre révolution. L'auteur n'est ni pas-
sionné ni enthousiaiste, et la sagesse des réflexions,,
l'exactitude des récits, les sentimens d'honneur ,et de
religion r qu'il montre partout^ attachent vivement.
Nous n'aurions qu'un reproche à faire à Fauteur, c'est
d'avoir bien rarement assigné les époques et les dates
des évènemens; peut-être n'eût-il pas toujours été en
lui de remédier à cet inconvénient. Mais j'avouerai
franchement que la lecture de son livre m'a singulière-
nxent intéressé 3 ces exemples dé vertu, de gi*andeur
d'aïue, de dévoûment consolent, quand on les compare
avec upe époque si féconde en crimes horribles. Qui
ne^ seroit touché par exemple de l'héroïsme de cette
mère chrétienne, M*^* Hunean, qui va assister à la
mort le meurtrier de son fils, le con<sole, Tencourago
et lui procuve un prêtre?
Ce premier volume a paru il y a déjà quelque temps \
le second paroitra sans doute bientôt et n offrira pas
moins d'intérêt.
NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES.
Pabj^. Nous sommes arrives à un temps où on intervertit la
sig.nification des mots les plus simples, et où l'on; donne
^ux choses les noms et les épitbètes qui leur conviennent le
î
moins, cl dontremploi n'est plus détex^intf xitt? pafl'^sipf^
de parti. ITo journal qui ^ depuis quelque temps^ fait u^
rude guerre aux congrégations et associations pieuses, a
imaginé dernièrement d'appliquer aux Jésuites la quàliuça»
tion de ëectaireê. Ce lii^nie journal' trouveroit sans doute
trèsTinauvais et regarderoit comme un acte d'intolérance, si y
«n parlant des.protcstans y nous laissions éishapper le npm de
seciairea. C'est une singulière secte que celle qui fait pv»^
fcssioo d'un respect profond pour rEgliac et d*un grand
fêle pour, la pureté de la foi. C'est upc singulière èect^ q^e
celle qui a donné à la rcligioQ des apôtres et des martyrs, et
qui a fourni tant de courageux missionnaires qui sont alléf
.|M>rter la conuoissance du rrai Dieu aux extrémités du
monde. C'étoît donc un sectaire que ce François-Xavier qui
• conquis tant dldolâtrcs au christianisme, qui a parcouru
tant de vastes contrées, enduré tant de travaux, évangcKsé
tant de nations. C'étoicnt donc dos sectains que ces Jésuites
Ut ont vei^é leur sang pour la religion dans les deux mon-
cs,efi Chiçe, au Japon, au Canada, ches les sauvages de
i'Améiique méridionale, C'étoicnt donc des sectaires que ces
prédicateurs infatigables , ces instituteurs de la jeunesse,; ces
directeurs des consciences, qftii encourageqient tant de bon-
nes œuvres, pfropûgeoient la piété, faisoient aimer la^li-
gion par leurs discours et par leurs excmplcss. C'étçit donc
tin sectaire que ce Bourdalciue qui faisoit entendre là vérité
& l'orerlle des rois, qui confondoit les pécheiira par la'sévé*
rite de ses accens , qui faisoit la guerre aux passions et aux
«^ déiiordrcSi et qui ramenait dans les voies de la .vertu>des
âmes long-temps égarées. Appliquer le nom àc sectaires. h
ces vertueux et estimables pei*sonnages, ce sçrpit montrer
qu'on n^ connoit pas plus les principes, de la religion que
les règles du langage, et qu'on est aussi étraiiger aux no-
tions du goût qu'au sentiment des convenances.
— M«' l'ardrevêquc de Tenus vient de publier un Man-
dement pour la publication du jubilé dans son diocèse. On
* retrouve dans ce Mandement, comme dans tous ceux qu'on
a publiés dans cette mémorable circonstance, et que nous
> avons fait connoître, la même supériorité de lumières et le
wd^Vsm ^fnï de^eharit4.;qtti sont \». propre de l'épiacopat
îr#04lûS| À we des époques les plus graves de TbiMoije ^q
^'i^if» |^_ç»Ae, k uoç «poqufi .^ù U mal semble parvenu
(»67)
i «on Êtfogicy tt eii les remèdes semblent n^tvoir jtnitii été
ftm iiéeesaai>cs e| plus difficiles :
i , '' ' . ' ■
« Mais quel e9t clovc» s*i'cric M. l'archeTéque , le Imt qne e^iinlas
bovmes ^e propoff'nt? A lç$ entendre, ÏU nVn ont point d^iutro
que de fti'fcnftrc les liherfës de noire «'g!i«e..MaÎ!i qui aonge |i les
\ioler? fi<f-ce à eux d*aiMcurft que TEgli^e a confié le foin de itcs
iftlércfs? Où -sont leurs titres? Où sont les preuves ilr leur mission?
<jOm s&nt !«• garanties qu'ih nous donn<.nt? Eti quoi! ee 8f>nt ffs
mêmis boinrot^s qui ont ii cruetJeroent déchiré l'£gli*c ,. qiù. Uii ent
arr.ictié tant de soupira, qui lui cnt fait fermer tant de larmes, qui
te portent uujourdnui pour ses déienseurs! Ah! loin de leur confier
■•a eaii^e, l'Eglie le^ repousse avec indignation. '• '
p M(Ms ils veulent éclairer les gouveroéiuens et ]tf*otéger le tr6ee
confre les prétentions de TEgli^e. Qu'ils laissent donc aux roi^ 1/b
foin de se dcfcndre eux-mêmes. Certes, ce nVst pas de la part de la
religion que les rois ont à crainire; on sait as«rz que ce n*est point
elle qui a hrisé entre Irnrs mains le seepfre du poMvoi.r, liinis bfeti
<es mêmes homnes >]ui aûcctenl maintenant pour eux une ^i tendre
•ollicilude.
p Enfin, disent- ils encore, ils Tr^lont réformer le« abus,. Mnii
Tabus le plus criant ri*cst-ce pas de révéler les moindres scandales du
«anetuaire, fie tromper lot peuplos, de Us corrompre ]Mir la icnilda*
lieusi| profuMon des mauvais livres , de Icnr inspirer le dégoût de U
religion et le mrpris de leurs pasteurs? Cependant q^ucls sont ces abuf
contre lesquels ils sVlèvent avec on zè!e si plein d amertume? Quoi
éonc, N. T. C. F. ^ menaçons-nous vos biens, tos fortunes, votre
l-epoii oii votre lih<^rté? Sont-ce les honneurs qu'ils nous envîttit?
Sst-èe notre pouvoir ou notre crédit qui leur faU ombrage? Sonl-ce
nos richesses qui les irritent? Mail il semblé qu'en tout cela, qouf
ne joutions pas de si brillans avantages, et nous ne nous en plai«
gnons pas, car notre royaume, ainsi que celui dé notre divin Maître»
n'est pa» de ce monde. L'honneur qtie nom briguons,, N. T. C. P.,
c'est comme le grand apèUre, d'iTtrf pos 9erv(teun en J4>U3'Chrtsi;
)o crédit dont nous sommes jaloux | c'est celui que peuvent nom
donner^auptès de vous notre zèle et nos Tcrlus; pour les richesses,
nous n*en voulons point d'autres cpie vous-mêmes.; c*est vous, H non
pas vos àitnsf/ue ftouschetchons, et^de hon cœur nous abandonnont '
tout le reste pourvu que nous aoyens assez heureux pour sauver vos
emes,
» Quoi qu'il en soit, N. T. C. F., nous n*irons point ezngéref
les torts de no? ennemis; nous aimons a nous pernuder qu'il y a cheé
eux plus de prévention que de haine , et nous croyons <prih ont été
témoin* de trop grands désastres - pour vouloir Ifs ramener |)arroi
nous; mais sans trop y penser peut- être, ils repousscroient dans IV
bimeles peuples abusés, et en frappant les pasteurs ils ne panquc-
«eient pat de disperser une seconde tois le troupeau. »
•^ À lis d&Unttion im ^Téques d'Irlande que qous wHhm
( .63 )
* ■ *
dontiëé deraîèreifnent ', on peut en joindte une doan^e ,^l y
a deux ans, par les professeurs du collège royal de Saiàt*
Patrice, à Maynooth , établissement formé , comme on sait^
pour l'éducation du clergé catholique en Irlande. Cette dé-
claration parut à ToccasioD d'une discussion qui eut lieu
au parlement d'Angleterre sur l'éducation et renseignement
du clergé catholique. Elle est datée du 2 juin iBs^fc, et si-
gnée de cinq professeurs. Cette pièce a trop de rapports avec
l'histoire ecclésiastique de notre temps pour être omise :
a En conséquence d'allusions qui ont été faites récem-
ment et d'une manière publique à l'éducation domestique
du cleirgé catholique, nous , professeurs soussignés du collège
royal catholique de Maynooth, nous croyons devoir à lia
religion et au pays de déclarer solennellement que^ dans
nos places respectives, nous avons uniformément inculqué
la fidélité à notre gracieux souverain , le respect pour les.
autorités établies et l'obéissance aux lois.
» En nous -acquittant de ce devoir solennel, nous n'a-
vons été guidés que par les principes invariables de la reli-
gion catholique , clairement et fortement exprimés dans les
passages suivans de saint Pierre et de saipt Paul :
» Soyez donc soumis , pour l'amour de Dieu , à toutes
sortes de personnes, soit au roi comme au souverain , 6oit
aux gouverneurs envoyés par lui pour punir ceux qui font
le mïil et récompenser les bons; car c'est la volonté de Dieu
qu'en vous conduisant bien vous réduisiez au silence les
ignorans et les insensés, agissant en hommes libres et en ser-^
rviteurs de Dieu , et ne faisant pas de la liberté un voile pour
votre malice. Honorez tous les hommes, aimez vos frères,
craignez Pieu, honorez le roi ; car ce qui mérite des louant-
ges est que , pour plaire à Dieu , nous endurions les peines.
Quel sujet de gloire auTez-vous , si , commettant le mal,
vous souffrez pour, cela? Mî^is si, faisant Je bien , vous souf-
frez avec patience , c'est là ce qui est agréable à Dieu. (Pre-
mière Epître de saint pierre, cb^p. 11.)
» Que chacun soit soumis aux puissances supérieures ; car
il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu , et celles
qui existent ont été établies par lui. Celui donc qui résiste
aux puissances résiste à l'ordre de Dieu , et ceux qui résis-
tent attirent la condamnation fur eux-mêmes ; car les princes
( '69l-
ne sont point à craindre pour celui qui fait le bien , mais
pour celui qui fait le mal. 'Voulez-vous ne point craindre la
puissance? faites le bien, et vous serez loud.... Il est donc
nécessaire de vous soumettre non-seulement par la crainte,
mais aussi par devoir de conscience. (Ëpître aux Romains^
chap. 13.)
» Nous ne pouvons mieux commenter ces îextes que par
ce passage de TertuUicn : Les chrétiens savent qui a contétë
le pouvoir aux empereurs ; ils savent que c'est Dieu , après
lequel. ils sont les premiers en rang et ne sont soumis à au-
cun autre. Ils savent que le polivoir vient de la même source
dpntil^'tiennent'la vie. Nous, chrétiens, nous demandons
pour les empereurs une longue vie, un règne prospère, la
tranquillité domestique, une armée brave, un sénat dévoué,
un peuplé moral. (Apolog. chap. 3o.)
y> Nous provoquons Tenquête la plus sévère sur la sincé-
rité de cette déclaration , et nous en appelons avec confiance
il la; conduite loyale et paisible du clergé élevé dans notre
établissement et à ses efforts' pour conserver Tordre public ,
comme un témoignage de la pureté des principes inculqués
dans ce collège. Ces principes sont les mêmes qui ont tou-
joHucs été enseignés dans rÉglise catholique; et si quelque
changement s'étoit opéré à cet ésar4 dans les dispositions du
clergé d'Irlande, ce seroit que 1 obligation religieuse est ici
fortifiée par des motifs de reconnolssance et confirmée par
un serment de fidélité dont aucun pouvoir sur la terre n«
peut dispenser.
r>. Signé. Jj, A, Deleihogue , docteur de Sorbonne; profes-
seur émérite de théologie en Sorbonne et à Maynoolh ; Jean
M'hàle,» professeur de théologie dogmatique ; François An-
glade, professeur de morale; Jacques Br6wne, professeur
a'Exîriture sainte ; et Charles Mac'naily, professeur de philo-
sophie. 2 juin 1824. y>
Deux de ces professeurs, MM.'Delahogue etÂnglade, sont
Français. Le premier est sans doute le doyen des docteurs de
^Sorbonne, et prit le bonnet en 1764. Il étoit, à Tépôquede
la révolution, professeur en Sorbonne, et se retira en Ir»*
lande ^ oii il est resté. Le docteur M*hale est aujourd'hui
évêque de M)aronia in part, inf, et coadjuteur de Kilfàla.
/
( lyo )
KOUVKLLES POLITIQtJfeS.
Paria. Le Roi yietU ct*MCct>ruVr à la ville de Utimm la «OiÀme it
95»ooo fr. pour concourir à la rciitauratioii de lVg1i$e de SatiîU^êtiir,
•t 6o«ooo fr. pour ouvrir une coninuinicatiiin entre la plac« de
t'H^frl-de- Ville et la place Royale de cette ville» communicatioa
dont S. M. avoit reconnu clle^iiièintî l^l(ilité lors du séjour c|u*ctto
fit k Reims.
» S. M* a accorde 600 fV. et S. A. R. M"« b Dauphine 3oo fi%' ftiix
fecendiés de Recologne (Doub^).
— S. A. R. M ADAM* , duchesse de Bcrri» a envoyé soo fr. aux la»
éfndlir't de Saint- Hierre- Eglise.
— - Mv Ve cham^rlier a d^^ign^ If. le marqu» de Pasforct» le eonf^
de Porlalif, le comte Simroii rt le g^nécal cgrotc Réli^rdy pour prft-^
C^dcr au supplément d'instruction sur Taffaire des comptes Ouvrard.
— M* le duc de Noaillcs-Monchy, capitaine des carde*» a donne
hier, à la division de la compagnie de Rivière, un uincr de bicnve*
nue, où la plus franche harmonie a pri'fidt*, et où les nom^ de R{*
vi«r« cl de Noaillés ont été chantés avec des Iransporu d*i]tllêgrcsHO,
— » M. le* f;arde-dcs*sceaux s*«sl rendu à Bourges, pour y recevoir
M^t la Dauphine.
' f^M. Destoncluss , préfet ,de -Sieine-et-Oîse, vieni de àtowrie k
Ptris d'une attaque d*apQplexîc , cl^ns un Âge peu avancé.
*^ Le )iiç[eme&t qui condamne l*antcuc de r«iivrage J^nâ^tMÊOu,
W9»ntt et /fhilosoohique , à six mois île prison , a été couGrmé par Ift
cour royale de Paris. La cour a ordonné -de plu^ la suppression, dti
Mémoire qiic le condamné avoit publié pour sa défense.
•— Les obsèques du célèbre compositeur Wéber ont en lien à
londrfi. Comme il étoit catholique, il a été enterré avec beaueoap
dit tolenmlé à la chApelle MoQr&eldai.
Mm' Lct étectijons se ccntinuent en An^etcrre. A peu 4*csfl0pliéAc
jffi». Ici ancicna membre» dii.parlemem foi^t/^4lv»*
CSABiriUiE BES PAIftS«
le 16 ittin, le projet de Uii var divers échanges; dlenB les eWtelec
evoîcnt été adoptés dam L» siéenc« du Sq mai» a été adapté lu*
anéoie k la majorité de 81 voix contre «5.
M. le maréchal duc de Trévbe a prononcé Téloge funèbre in
M. le maréchal dnc d'Albufera.
La chambre a reçu la préfentation des projeti de loi ado^itéi par
( »7» )
I;i cliMnbre des dëbutéf^ relallvemenfc aux emf/gnnUÛnf fi^h9é$
$ain(-Qu«nlin et «e Montpellier» et « rîmpMttioii e»t.raordi0air«
yotie par le- département de 1^ Haute pafqqn/r. Elle a f^gal/eoifiil
reçu le btidj^et de 1837, ciu^elle a renvoyé hnmëdiatemrnt h une con*
jni>5ion composée de MM» de Marboii , MoUieii, ViUqinaoqr^ d€ l^it-
aaçy de X.^viSf.d*berbouvlUe et de Narbonxke*
CnAMBBE DCS DEPUTAS.
■ le i3 juin, suite de Ta délibération sar ^article ^ iHet. Ci
(rrcefle<), et notammrnt »ur Le projet de Ici relatif au «b'grève^
ment. M. de Brantnont trouve te di'tsrévcment 1/guI en lui*nième»
mail injiHtlc dan« 5oh m^cuion ', puisqu'il irra ca'c|ur »ur une répar-
tition faite en 1821, et pleine d'iiu^gililé^. Il voudroit t\»v. le di'gr^*
veui4*nl se fit sur leè contributions dirt^ctes., et qu'un redressât lel
îniustices dont plu^îi^urs provinc«*s si^nt d«'puis long-temps les ^icti*
lues. M. de Villùlc le deniandoit lui*nicmc en i8i8< M. le mini-tr^
des nn.ince<( dit que c*est rinégalilé même dont 00 se plaint qui ïm
engagé à f.tire po'tcr le drgrèvemcnl sur les centimes additionnels.
La rccliricution générale dis impôts e.«t d*uHC diflicultc anr tout le
monde sent. Depuis p1u.<«icurs années, on travaille K y remédier^ mais
au fur et à mesure quVm avance, les diâlcullcs augmentent, Copeor ,
dant les travaux continuent.
. Il s'élèye une petite discussion entre M. le comté de Prebsao et
^]d. le président, sur le retard mis a une proposition fiiite par le pre-
piicr le 17 mai , et comiituniquée leiS )uin a la chambre. ]V&. le
Comte. paHe ensuite dans le 9<^ns de M. di; ,Beaumonl, et propose Ta*
mcndrment suivant : « Les 18 millions 638,000 fr. de dégrèvement
feront répartis, au marc h* franc, entre les quatre contributions fon-
cière, personnelle ) mobilière et de3 portes et fenêtres. u,M. deVil»
K'Ie fait observer que cV^t cela même que le miniftère propose; ce-
penriant ramendcment est apf^uyé. M. Carretit de Loisy le combat.
M. de Cambon le propose ainsi : a Le dégrèvement pottera sur les
centimes, mais d;ms une é^iilè proportion du principal- de chacune
des qu.tlre contributions dont il s*agit. « M. de Prcissac approuve ce
changement de rédaction.
Le ministre des Gnances dît qu*il eiiste des inégalités entre les-
centimes additionnels imposés aux contributions directes; que le
gouvernement veut faire disparoitre ces inégalités, et que ramende-
ment ne fcroit que les consacrer. On ne veut point dio^inuer Timpét
. des portes et fenêtres , qui cependant est onéreux. Si Paris et les
grandes villes ont besoin aélre soulagées, c*est que ces viiles qpt des
impôts particuliers fort considérables. L*octroi nuit beaucoup à la
prospérité des campagnes , parce qu'il diminue la consomntatioh. La
justice réclame un dégrèvement général , comme en Angleterre. LV
ttendement est rejeté. M. Calemard soutient le dégrèvement pro-
f9êé, M. Boyer-Colard , qui n'obtient qn*avec peine la parole , repro*
duit les observations de M. Bébastiani. U a trouvé la reponie du mi«
( ^J^ j
niêtre. coDlbs^ et. ped'>aii8faisâDté.''S. Exe: a préféré ladimiittitioa
des électeurs à la diminution des iinpôls. Les articles 3o et 4o de U .
Cbarte s'oppèsent • à cet échange^ que. tout le monde n^acceptera
' Le ministre des finances rt'pète ce qu'il a dit la \eillc à ses contra-
dicteurs. 11 me semble, a-t-il dit, que vous ne voyez pas les r<fsul-
tats de la mesure que vous attaquez j car les droits politiques auST
mentent, dans notre système, en raison de raccroissement des sacrt-
iiccs que le gouvern'euient' impose. Le ministère veut ramener les
trois contributions au point où elles (:toient lorsque la Charte fut
donnée. S. Ëxc. fait ensuite envisager que le morcellement des for-,
tiincs e&t fuoeste à la Charte, et s'élève ensuite contre' la* manie 'd^
porter toutes les difficultés devant les cours royales. .
La clôturç est prononcée malgré M, B. Constant, et Tarticlceat
adopté.
L'article 5» le budget des recettes, évalué, pour 1837, k U somme de
016 millions 608,78^ fr.. Test également après quelques observations
de Mi Labbey de Pompières, qui n*avoient pas été appuyées, pour
affranchir d'impôt les loyers au-dessous de 3oo fr.
L'article 6 dpnne la facul^^ au ministère des finances de créer dea
bons royaux jusqu'à la concurrence de ia5 millions. Une ordonnance
du 1^01 pourroit cependant accorder une émission supplémentaire.
M. Reboul parle sur cet article sans être entendu, au milieu des
conversations particulières. M. C. Perrier s'étonne que le minbtre \
qui naguère parloit du pléthore du trésor encombré d'argent , de-
mande une somme aussi considérable. Il demande le retranchement
de la' seconde partie de l'article. Le ministre des finances répond, k
regard du premier point, que la chambre n'a voit pas fuit de fonds
pour uii ancien passif des caisses de i25 millions. Quant à la nou-
Telle ('mission de bons royaux, elle peut devenir nécessaire pour
satisfaire à des besoins imprévus, et ne pas dépendre des préteurs. '
M* Cambon s'élève contre ce dernier, point j mais Tarticle 6 est
adopté.
Le 14 juin, suite de la discussion sur le ^budget du ministre des
finances.
Le chapitre 7 défend à tous fonctionnaires, sous peiné d'être pour-
suivis comme concussionnaires > tout changement dans les impôts;
mais il ne déroge pas à. la faculté qu'ont les départemens de voter
des centimes additionnels pour les dépenses d'utilité départemenlaie.
La commission, par l'organe de JN|. de fierbis, demande qu'on donne
aussi cette faculté pour les établissemens publics, et fait voir que cela
ne seroit contraire ni aux lois de finances, ni aux droits du go ûver>*
nement.
M. le ministre de l'intérieur dit qu'une expérience de vingt ans,
comme membre d*un conseil général , lui a appris- que ces votes dé-
voient être assujettis à des règles, sans quoi les fonds destinés à des
intérêts généraux seroient souvent sacrifiés à des intérêts particuliers
' ( »73 )
M. Bacot df Romans i^élèTe contre la dîfposition du minîafre de
rintëmur à tout envahir. Il ne raéna{;c pas plus le roinistr.Q det
finances. L*oratenr critique la centralisation, Li bureaucratie, et de*
mande qu'on soit plus courant dan« les autorités départementales.
11 reproche rnsiiite au npini^tre de l'intcrienr ses rigueurs envers la
religion et l'imlruction jiublique, dont S. E\c. ne veut crppudant
plus entendre parler depuis qu*çl les ne sont plus de son ressort. M. Mes»
tadier regarde ramendement comme dangereux; avec lui, on ver*
roit «OUI peu les conseils-généraux se métamorphoser en asscrahléet
nation^dcs au petit pied.
On demande la dôtureh grands cris; mais le ministre des finances
insiste pour que la discussion continue, et la chaml)re y contient. M. do
lâ.Pa<iture appuie. Tamendement. Le. ministre* des finances dit' que Ta*
mendemcnt, qu'il croit d'ailleurs inopportun, ne présente point d?ii-
tilité, et qu'il peut même é(re dang/ereiis. Le Boi doit, en tout cas,
approuver les comptes. On donneroit un exemple d*uD amendement
d'administration rattaché à une loi de finances.
M. le rapporteur fait observer que Tinsuffisance des allocations a
nécessité, en particulier, la proposition de la commission en faveur
des petits séminaires... M. C. Pcrrier engage à recourir en ce cas
au budget. M. de Berbis trouve les fonds qui y sont alloués in*
suffisans. M. C. Pcrrier fait une sortie contre le dégrèvement. Ce- '
pendant le paragraphe est rejeté et le chapitre adopté. Un article
additionnel proposé par M. de Bouville, dont Tobjet. est de diviser
dorénavant 'la loi de finances en deux parties, Tune i\ci voies êi
mi^ens , l'autre de la dépense/ est aussi rejeté. L'ensemble de. la lai
est adopté par le scrutin; rn voici le résultat. Nombre des yptàos,
33;o; Inouïes blanches, aS7 ; boules noires, ^S.
Le f 5 juin, la chambre entend, par Torgane de MM. de Gursay,
Fonnet et de Framécourt, dns rapports au nom de la commission ■
des pétitions, tl y en a plusieurs d'intérêt particulier; d'autres ont
pour objet des réformes dans les lois. et Padministration ; celles-ci
sont toutes écartées par l'ordre du jour. Nous y remarquons celle de
M. Boutais, adjoint de la commune de Saint-Georges- Lacoué (Sarthe),
qui se plaint de son curé. Le pétitionnaire a adressé des mémoires,
Pun à M. le grand-aumônier, et l'autre à M. Pévéque du Mans, qui
sont restés sans réponse. La chambre renvoie la pétition. aux mi-
nistres de Pintérieur et des affaires ecclésiastiques, afin dcr réprimer
le mal, s'il existe, ou de faire punir le dénonciateur, si les faits, sont
inexacts.
M. Clémot, maire de Saint-Lambert-du-Lattay (M^ine-et-Loîre),
réclame l'intervention de la chambre pour obtenir des secours plus
efiicaces en faveur des malheureux Vendéens. La commission pro-
pose le renvoi au ministre' des finances; mais, sur la, demande de
. MM.. Hyde de Neuville et de Maquillé,' la chambre- ordonne len
outre Iç.renvoL au ministre. de la guerre. . ..: ^■
* La chambre n'étant pas en nombre suffisant,* le comité se|>ret an-
noncé la .veille ne penMTQÎr lien. M.>le,préi{ident anniDnc%qnè les
'( '74>
^rptffés Mvoiif p ré ^ em a à damîdie da jour ife Ik prochme téaflct.
m B: Coiiitaiit rddaflie encore la fixation d*nne «êanee ponr en-
Ifttifre on rapport fur des péttfions atriérèei qàll croît de la dcr«>
mère inpottance. M. Honnct répaad qne ploaieiin membres de la
coMMÎiiion sont déjà paitis.
La chambre se tiptre sans ajoamcroent fixe. A la firachaine séance^
les cdmoiivaires de S. M. présenteront à la chambre U prodamatîon
royale rèlalire k la clôture de la sevion de i8aS.
Le moDasteie des Tnpistes de la Germa évoh été établi
en ]6o5 et avoit étc approuvé par le gouvememeot; il dé^
voH'^rvir de séminaire et de maison de retraite ponr hcs
religieux charge de résider sur. le mont Genèvre, et on de-
Toit j instruire gratuitement les pauvres du lieu. Jjë mo-
nastère ctoit situé sur le bord du golfe de Gcncs , près d«
Portofino* Après les brouillerks de Buonaparte avec le pape ^
et les mesures prises contre divers établissemens eccléstasti*
ques et religieux , lesTrapistcs de la Cervara devinrent Tob-
jet de quelques dénonciations; on les accusa de receler des
cpnscrits. Le capilainc d*un brick anglais y qui étoit dans la
tffde, vint visiter le monastère; ce qui fit supposer qtie les
reiii^îcux étoient en correspondance avee les Anglais. Le
préfet de CLiavari vint donc un jour ait monastère , et dé-
clara que tous les religieux dévoient prêter serment de fidé-
lité au gouvernement cl promettre de n'avoir aucun rapport
avec les Anglais. Ils répugnoîent à s'engager par un seriueiit|
ik le prêtèrent cependant d'après les avis et même Tordre de
leur supérieor, qui avoit ^ disoit-il^ pris le conseil de per-
sonnes éclairées; maïs le Père abbé^ instruit de ce qui s'é-
toit passé, ordonna de rétracter le serment publiquement,
ce qui fqt fait le jour de saint Etienne. Du reste , daosie
éiseoucs de rétractation , il n'y eut rien sur le goicveraoment.
Peu de Jours après , on vint dresser procès-verbal. Le soin-^
préfist ée Cbiàvari' et le pfréfet sollicitèrent le stlpérietM* de
revenir sur ce cju'i! avoit lait. Voyant qu'on nepôuvoîtié
j^gnèr, on le mit en. arrestation dans le monastère mcme et
on écrivit à Paris pour avoir de nouveaux ordres; Qcpta^
dant le supérieur nt répandre la rétraelattion et 'On vendît
peuapèu lesmeobles; «nais le goavernemeat a'^mpftra de
Inuftaalei aoanaos qa>n eià tini« Le 5 aoùt^ lé preconm»
(«75)
mp^kl il| l# ffihérêiV charge de la'giirde do jà^witïmifk
ftTiw «be iiroape. de soiUatt. Les miigtcûx eonmciif^ôièftl
CrirHleSy mleat^tsadu ciiœur et od mitlt maison «a fA-^
ige^Lcs reiîgfctix Atrent enaieoës au nombore de "Vf^ ettm
hm eoiidtHsti k GèilaTarî, puis à Sestri dî Levante, iéê fai-«
mtÉt nitackttioui^ïtL nuit. Une escorte de saldoti IceaoeoiiH
CgiMit. A Sèstri di Levante y on ae procura des nalef» pènr
t tHMisportcr i Is forteresse de CaBipîanoi oh étoientdéjà
phfisieurs prélats et prêtres et des omciers napolitains. Il y
«Yoit.une cliapelledanslacouretoo y pouvoit dire4a mcaie
et prier. An Imut dcqUelques jottrt, il y eut ordre anx reii^
meueà àe quiUer leur habit du couvent et on* leur donnar
des «cdingottes et des bonnet» rouge» dont ils fuirent obligtSa
de.se revetin Peu après , ont les fit .partir pour la Spesia oh
Us passèrent 4 si joui's ; ensuite on Icîr embarqua sur un briek
^«î ies<MmdnUit à TUe Caprara , oii ilrfurcnt enfermdidanv
hk £»i)tcresiie. Us y furent trùs-mai d abord , mais on s'adon-
cit ensuite à leur égard. Ixî maire éloit bien disposé en leur
f»veur,-cjt des prêtres et prélats romains, qui étoieût à Bas**
tia,^ leur firent passer des. accours. Cependant on renouvela
les instances et les menaces pour déterminer les prc'.ati ro*^
mains à prêter le serment; le -général Berthier envoya ausssl
vers les religieux pour Içs solliciter. Quelques-uns cédèrent
dans\i'espérancc de pouvoir retourner chez eux, ce qu'ils
ne purent obtcuir. Quinze mois se passèrent ainsi, quand
on envoya à 1 île Caprara de nouveaux chanoines et prélats
de Rome ; on ^cs mit à ia place des relip;ieux et ceux-ci Tu*
rent transportés à Bastia , d'où on les fit passer à Corte. l\i
furent enlermés au château où se Irouvuient des prqlats,
pi'etres et avocats romains, qui \c% accueillirent. lU furent
très-mal d'abord, mais on les traita eu^nrte avec plus d'hu«
raanité. Le supérieur, dom François de Sales, faisoit Téjole
au fils du commandant. Ccmx qui avoient prêlé le serment
avpient demandé inutilement à retourner eu Fiance; mais
ils étoient libres à Corte et ils rendirent service à leurs con-**
frênes. LVvasion de M. Albetlîni, évèqiie d'AresEO, tjni
trouva moyen de s'échapper, servit de motif pour resserrer
davantage les religieux. Au bout de quelque temps , dt nou-
naauK ordre» arrivereat.de Paris pour forcer les prélats et
* prêtres romains k prêter Je serment. On n'y épargna rien,
oQ> leur ôta leur petit collet, on d&ida qu'ils n aufoièù^
(«76)
S lus que du pain et de la paille/ et on les fit partic:f>our
alvi où ils furent en effet traités- avec beaucoup de rigueur.
Quant aux religieux ^ on renouvela les instances pour faire
le serment et on les menaça des plus mauvais. traitemens. Ils
furent six mois sans rien recevoir pour, leur sut>sistance/et
ils ne vivoient que d'aumônes. qu'ils recevoient de Gênes et
de Livourne. Les affaires de Buonaparte allant de plus en
plus mal en Italie, on se ..relâcha de la surveillance qu'on
exerçpit à leur ëgard. Enfin arriva la révolte de Corte; les
habitans et les pionniers s'emparèrent de la ville, chassèrent
les troupes et pillèrent. les magasins. Les religieux se retirè-
rent dans la ville et partirent le lendemain pour Baslia où
le gouvernement provisoire leur fournit pendant trois jour&
le logement et la nourriture. On les embarqua pour Li-
vourne où le consul romain etJes prëlatS; les défrayèrent
pendant neuf jours avec une extrême charité. Ils se séparè-
rent ensuite pour retourner chacun dans leur patrie. Cette
relation , dont nous ne donnons qu'un extrait , a été rcdi«-
Êée par. un religieux piémontais qui raconte les faits' avec
leaucoup de simplicité, et qui d'ailleurs ne donne pas une
date.
Jnûdote contre les aphoristnes de M» F. D. L. M., par un profea-
eenr de théologie, directeur de séminaire (i).
♦
. M. rabbé de La Mennais a cru devoir présenter, «ous }n forme
rigoureuse d'aphorisme^, ses opinions sur plusieurs points de (héolo>
gic. U|i prêtre vénérable, un professeur Ide théologie, un directeur
du séminaire de Saint-Sulpicc , M. Boyer, qui regarde Jes aphoris"
mes de M. Tabbé de La Mennais comme inexacte et dangereux , les
combat dans l'ouvrage que nous annonçons et dont nous rendront
compte, en conciliant, autant que possible, les égards que nous de-
vons an caractère et aux lumières des deux célèbres contradicteurs
M. Tabbé Boyer s'adresse , comme M. Tâbbc de La Mennais paroit
s'être adressé lui-même, aux jeunes théologiens; mais ici la modestie ^
loin de nuire, ne fera que profiter au talent, et le clergé et même
les gens du- monde. s*interesseront a un&lutte qui ne peut que rendre
service à là vérité.
. (i) I vol. inrS», prix, i fr. 80 cent, et a fr.- 35 cent, franc de
port. A Paris ^ à la librairie ecclésiastique d*AcL L& Qere et compa-
gnie, au bureau de ce journal.
(N* 1358.)
Notice sur tabbé Pey, mort à F'enUe, en 1797- _-
L'abbé Pey fut ud des plus estimables
religion dans ces derniers temps, etcepend:
connue. Parmi les dictioanaires historiqi:
omis tout-à-fait, les autres ont parlé de lu
ment. Nous avions donné autrefois dans li
tervir à l'histoire du, 18°" siècle une petiti
mais cette notice est incoinpiète ou inexac
fait quelques recherches sur cet homme estimable, nous
avons cru qu'on en verroit avec plaisir le résultat.
Jean Pey, aé lex mars 1730, à Solliès, diocèse de Tou-
loD I appartenoit à une famille honnête et montra dès sa
i' eunesse beaucoup d'ardeur pour la piété et pour le travail.
1 fit ses études à Toulon et a Aix, et en 17^4 fut licencié
«Q droit canon. Son goût l'auroit porté à la prédication,
mais sa santé le força de renoncer à la chaire. If fut d'abord
vicaire à OLtioule«, puis dans la cathédrale même de ïou-
loD. M. de Choin , évëque de cette ville, ayant connu son
mérite, le nomma chanoine de sa cathédrale et vice-gérant
da l'offîcialité. L'abbé Pey se prononça fortement pouc les
droits de l'Eglise dans les disputes qui eurent lieu vers 1 754
et 1755 entre les magistrats et le clergé; disputes qui s'éten-
dirent aussi en Pcovence et qui firent exiler M. de Bran-
cASj .archevêque d'Aïs , à Lambesc. Sous M. de LascarU
qui, en 1769, succéda dans le siège de Toulon à M. de
Ciioin , l'abbé Pcy devint offitial et se trouva en cette qua-
lité eo opposition avec le parlement. Il venoit de paroître
un ouvrage anonyme (i) sur les disputes du temps et con-
tre Us prétentions de la magistrature. Le parlement d'Aix
ordonna de publier des monitoires pour en découvrir l'au-
teur. L'abbé Pey de voit, comme officiai, transcrire l'arrêt
(1) On ne <ait poiiit nréuisément quel étûit cet Écrit j peut-ftre
étoit-ce U Lettre d'un cheuatier de Mal'e, ou la Lettre d'un cosmopo-
lite dÉDODcéepnr M. de Monclar, le a^ mirs 176S, et lur tetquellè)
il iut atdonBé d'informer. V. tei Nouveliei èceltsiattiifuet du M aoàt
7bme XL Vm. L'Ami de ta HeUgion tl dn Rt>i. M .
( '78) ■ '
sur Ae& registres ^ il s'y refusa ; on voulut Vj codotmiidce^ maiSi
il aima mieux donner sa démission que de prendre part à
\ih acte qu'il regardoit cpiome fortinjuste. Il se r^tipa dans
sa fâmilfc àSoltiès, puis vint à Paris où M. de Beaumont
r^ccueillit. Le prélat lé plaça d'abord comme chapeUin
chez les dames du Saint-Sacreinent^ et lui donna, en- i'77i.
Un candnicat de la métropole. L'abbé Pey venoit de publier
un ouvrage de controverse contre les philosophas ; c'est ia
f^ériié de ta religion chritiehne prouvée à un déi9tè\, 1770*^
3 vol, in-ia. Gct ouvrage valut à l'auteur d'être du nombre
des écrivains que l'assemblée du clergé dé 177 5- encouragea
à travailler pour la défense de la religion ; lés autres étoieiit
Bergier, Gérard , Giiénée, Duvoisin , Martin et Flôris. Pey
remplit les intentions du clergé et publia le PhUciopht ca-
téchiste j ou Entretiens sur Ut religion entre le copite de ***
rCt le chepalier de ***, Paris, 1779, in-12; il y a-une cpi-^
tre dédira loire à Télecteùr de Trêves j elle est' sigoéef de
l'abbé Pey. L'ouvrage consiste' en 'huit entreliens où l'on
expose les systèmes des pnilosophes modernes et où on les
réfute; il est solide et bien écrit. M. 'Dulau, archevêq«e
d'Arles, dans un rapport qu'il fit à l'assemblée^ de x^io^,/
éita honorablement le travail de l'abbé Pey, et l'assemblée
dit clergé de 1782 lui accorda une pension de 1000 ff/Oa
voulut sans doute lé récompenser d'-un. ouvragé» important
qtt'ii venoit de publier sous ce titre : De l'auteiité' dés^iièùs^
puissances j Strasbourg, 1780, 3 vol. in-S**.' L^aiitèûp y
prenoit la défense dés droits de rEglise contre dés théolo-
giens et canonistes modernes 5 les Nouif elles ecclésia»iiqne9
l'attaquèrent dans quatre longs articles (Voyez lés feuille
des 5 et 12 décembre i'y83,^ 11 et 18 juin 1784^.) 0h O'Vpa^'-
gne point à l'auteur les accusations banales- de' mol iwisrme
et d'ultramontanisme. Son livré fut iuieux apprécié ^dirtis le
Journal 'historique et littéraire àxf Féllér, et il? éil parut-pi fei^
siçurs éditions en 1788 et 1790.
Ce fut l'abbé Pey qui traduisit d^l'allétoand, en* 178^^
la Lettre pastorale dix prince de Saxe, électeur de Trêves,
adressée par ce prqlat a son diocèse d'Augsbôurg, et qui a
été réimprimée récea^ment.( voyiez le n** 983.) Son écrit ^f.
la toUrai^ce chrétienne opposée au tolérantésme philosophique >
ou Lettres df un patriote ail soi-disant curé siùr son dialogue tus
su/et^des pm^4ans jfFxi\^QVLr%j ivS^v în-i^/eçt'joneçélvta-
• ( «79 )
liiDlr éii Dialogue entre un évêque'et un curé aU sujet dee ma--
riageé dès protestant, par L'appelant Guidi^ mort en 1780.
On sait ^quelle plainte excita parmi le clergë là théologie
publiée par' l'ordre de M. de Montazet pour l'usage de son
diœèse ; Vala/bé Pey donna des Obsen^ationa sur la Théologie
de Lyon j 1786, in- 12; ces Oé^^ri^a^io/i^. forment quatre
letti-es où. Ton relève très-bien les artifices , les déguisemens
et les subtilités de Tauteur de la Théologie. Le gazetier jan-
séniste ayant attaqué ces observations dans ses feuilles d^
itet i& diécembre 1786 (ces feuilles a voient été rédigées
par le Père Vaila lui-même, auteur de la Théologie), Pey
donna en 1787 une deuxième édition de ces Obserpatione
augmentée d'une Réponse au gazetier et de la Lettre d^ùn
séminariste ; Le tout forme un in-ia de 245 pages. En 1788,
on vitparoitre un petit livret de piété sous ce titre : Associa'
tion aux saints anges j iU'-iS; on donnoit cet écrit comme
étant de l'abbé Pey, et il est critiqué sous ce nom dans les
Ntfupèites ecclésiastiques du g juillet 1788; mais L'abbé Pey
déclara qu'il n'y arvoit point eu de part , et que l'auteur véri-
table étoit l'abbéChenus, ancien aumônier de M. de Treâ-
semaniies, évéque deGlandève ; on trouve un extrait de sa
lè(!lre dans le Journal ecclésiastique de Tabbé Barruel , mai
17^.
Nous avions aussi conçu quelques soupçons sur Pattribu-
t»n au Sage dans la solitude à l'abbé Pey ; il nous sem-
blbrt que le style n'a voit aucune ressemblance avec celui de
ses autres- ouvrages, et nous trouvions dans les pensées quel-
<|tie ebose de vagué et de philosophique qui ne nous paroîs^
soit pas conforme au ton de piété et de simplicité de l'au-
^eùr. Le Sage dans la solitude ne fait nulle part mention des
dogmes particuliers de l'Eglise cathoUqtie. Cependant cet
éclritqui parut en 1787, à Paris, chez GuiLIot, in^iS) porte
le nom' de L'auteur et une approbation de L'abbé de La Hogaè
comme censeur. Ce n'est donc point une édition furtive , et
Pey &*a 'point réclamé contre cette attribution, coitittie il
l'a voit fait ^pouf V Association aux saints anges. Le Sage'danê
la'sùlUude 9. été réimprimé à Lille, eu 1025, ln-^19, iivee
qadi)ti^s ^additions ^t changetnens , et une très*courte nô^
tk^'esi!Pk^^e'ce]kedt nos Mémoires,
' Aîi céiUtnencement de la révolutipn , Pey oppôsà au goât
d^kiiÉ^âttoâis^'qttî oonitÉien«5it à prévaloir, lés Frais prirUf-
M s
C,8o)
fêêdkla conêtitution de t Eglise catholique j dont l'abbé fior^
rue! rendit compte dans son journal, février 1789. Il donna
i'anal jse de ce petit ouvrage et en fit un grand ëlbge ; lé
iiom (le l'auteur n'y étoit indique que par les initiale?
M. P. C. D. N.-D., qui s'appliquent fort bien à Pey^ chanoine
de Notre-Dame j et la manière dont T abbé Barruei parie de
Fauteur confirme cette attribution. Peu après, Pej publia
sous son nom la Loi de nature dépeloppée et perfectionnée par
la loi éifangéUque j 1789, in-iâ. On ne voit point qu'il ait
pris part à la controverse sur la constitution ci vile, du clergé ^^
du n^oins nous ne connoissons rien de lui sur ces.maticres.
£n J79o^ il fit paroitre un petit imprimé sous l|e ti^re de
Dèpoûment à la sainte Vierge.
L'ubbé Pey n'étoit pas seulement un écrivain laborieux }
il joignoit à ses travaux les pratiques de piété, s'intéressoit
à tout ce qui éloit du bien de la i^ligion, exerçoit les bon—
nés œuvres, ^irigcoit les consciences et montroit dans toute
sa conduite autant de zèle que de régularité. Estimé dans
son corps , il devoit espérer une vieillesse tranquille ^ <:}uand
la révolution éclata ; il ne crut pas devoir en braver les ora-
ges et se retira dans les Pays-Bas avec son neveu, Jean-
Louis Pey^ qui étoit aussi ecclésiastique et auquel il a voit
destiné son canonicat. Il résida d'abord à Liège, puis à Lou-
vain, où le cardinal -arcbevêque de Matines lui fit un ac-
cueil distingué. C'est à Louvain qu'il fut consulté par-
M. l'abbé Charles de Brogtie et d'autres jeunes ecclésiasti-
ques sur le projet de rétablir la compagnie de Jésus. L*abbé
rey leur conseilla de né point prendre le nom de Jésuites
par respect pour le saint Siège, mais il approuva et encou-
ragea leur association. Il publia vers ce temps le Philosophe
chrétien considérant les gtxindeurs de Dieu dans ses attributs
et dans les mystères de là religion^ Louvain, 1793, in-8®.
Une nouvelle invasion des Pays-Bas le força de se retirer à
Yanloo avec son neveu , et c'est de là qu'il adressa la com-
muuauté naissante du Sacré-Cœur à son ami, Tabbé Beck,
ancien grand -vicaire de l'électeur de Trêves', résidant à
Augsbourg. Pey fut bientôt lui-même obligé de fuir ; il tra-
versa rAllemagne et se rendit à Ferrape avec le projet de
passer jusqu'à Rome. Sa piété et son ^tachement au saint
Siiège lui faisoient désirer vivement de finir ses jours dans
cejLte. caj^itaU du monde chrétien; les circk>nstance$ . oii ^.
C «81 )
trduToit l'Italie et les progrès des Français le d^idèrent a
se retirer à Venise ôii il espëroit jouir de plus de tranquil-
lité sous un gouvernement qui ëtoit en paix avec la nouvelle
république ; mais la révolution de voit aussi s'étendre dans
cette partie : les Français pénétrèrent dans l'Etat de Venise et
y excitèrent des révoltes* La vieillesse et les infirmités em-
Séchèrent l'abbé Pcy de chjercher un autre asile ; il vivoit
ans une retraite profonde, ne s'occupant qu'à revoir ses
ouvrages et à se préparer à la mort qui. le frappa le 1 5 sep-
tembre 1797, après une longue maladie dans laquelle sa pa-
tience fut mise à l'épreuve. Son neveu lui ferma les yeux.
Ses opinions avoient toujours été fort orthodoxes, cepeoH-
dant dans ses dernières années iLse reprochoit d'avoir cédé
quelquefois aux idées accréditées en France par les juris-
consultes, et il vouloit faire quelques. changemens à son
traité De Vautorité. des, deux. puissances j quoique cet. ou-
vrage eût fort déplu au gens de pa^rti. Quand il rencon-
troit des magistrats exilés et errans comme lui , il ne man-
quoit pas de leur faire, remarquer où avoient aboijiti leur
esprit d'opposition et leurs préventions contre l'autorité de
l'Eglise. Une hypothèse quil avoit imaginée sur la fin du
inonde amusa sa vieillesse; il. la fondoit sur ces mots de
saint Paul : Relinquitur ergo sabbatismus. populo JDeij, et sup-
Itosoit que le monde devoit encore durer .800 ans. Un ecclér
siaslique français qui habita aussi quelque temps Venise,
tnuscrit
que 1 auteur vouloit envoyer à Londres pour le faire imprir
mer ; les circonstances empêchèrent l'exécution de ce projet.
Tous les manuscrits de l'abbé P-ey sont actuellement entre
les mains de M. le cardinal Brancadoro, archevêque de
Fermo, auquel son neveu les a. remis.. Ces manuscrits dont
quelques-uns sont imparfaits, sont des jàddiiions au traité
des deux puissances j, la Divinité de la religion de J,- C.,
Défense de l^ Eglise catholique contre les liérétiques et sc/îis'
maiiqueSj les Sots dupes au charlatanisme philoscphique ^
Explication des prophéties de l'ancien et du noui^eau Testa*
inensj relaiit^ement au royaume de J.-C, L'auteur a laissé à
son neveu une déclstration à mettre à la tête de ses œuvres
et pour soumettre tous ses écrits au jugement du saint
Siège. Ce neveu , qui est chanoine et qui est resté à Venise,
( i8a )
eoDienr^ aussi le portrait de son pieux et i^apèetaUelonoU;
ce portrait est y ait*on , fort ressemblant et ornevoit fqtt
bien la collection des œuVres de Tabbë Pey,-si on sedéei-*
doit à la donner.
Nous n'avons rien négligé pour rendre cette notice aussi
complète que possible. Un e&timable ami , ^ui habite Toulon
a bien voulu , à notre prière y 6iire qudques démarches au-
près de la famille de Tabbë Pey, et a obtenu d'un neveu des
rensbignemens qui nous ont etë utiles ; mais nous devons
surtout des détails précieux sur les derniers temps de notre
auteur à l'obligeance d'un ecclésiastique distingué, M* Va—
,lerio Fontan a y bibliothécaire au lycée de Venise et neveu
des savans Félix et Grégoire Fontana, l'un naturaliste ^
l'autre mathématicien, morts ap commencement de ce siè-*
cle (voj. la Biogr. unip,^ tome XY.) Cet excellent homme ^
que nous n'avions pas l'honneur de connottre, a bien vodlu
à la prière d'un stmi^ M. l'abbé Brunati, professeur au sémi*
nairc de Brescia et litérateur distingué, prendre toutes les
informations que nous pouyions désirer. Il a vu M. Tabbë
Pey, le neveu , qui vit encore à Venise ^ et qui l'a instrqi^
de plusieurs particularités intére$âante^ 11 ne &^est point
contenté de ce qu'il en a appris, il nous a envoyé un ex*
trait d'une notice qui se trouve dans la préface- d'une édi-
tion du Philosophe chrétien considérant 'tes grandeurs de
XHeu, donnée^à Venise en 1799; le traducteur, qui étoî-t
un abbé Scipion Bonifacio> avoit recueilli ces -détails de
la bouche même de l'abbé Jean-Louis Pey. Nous pripus
M. l'abbé Fqntana d'agréer nos remerdmens pour le soin ,
l'exactitude , et la complaisance avec laquelle il nous a mis à
même de rendre un hommage moins imparfait à la mémoire
d'un homme au$si estimable par ses principes que par ses
talens. C'est encore lui qui nous appreqd qu'on a traduit etk
italien plusieurs des ouvrages ci-dessus, De l^ autorité des
deux puissances ^ lu Loi de nature déifeloppée j le Sage danu
la solitude et le Philosophe chrétien.
■i " ^
NouvEu*Es ecclésiastiques!
BoME. La "Fêté de la Pentecôte et les solennités qui ont
( ,85 )
«uvfi ont'Ilié cëMbiëes avec la pompe accouttrmëe* LejbûV
de la^BeotecAte, le saint Père assista aux offices dai^s là cba-
-jjelte Sixtine du palais Yatican. Le mardi i6 ^ S. S. visita
-sept ^lises de^eette capitale. Le saint Père , étant descendu
àstns rëglise Saint-^Pierre avec plusieurs prélats et dfficièrs
de 6a maison ^ y cëlébra la messe et donna la communion à
Suelques personnes. Après avoir fait sa prière devant' l'autel
e la: sainte Vierge , le souverain potitife visita, aiiisi que^a
;suite , les églises de Sainte-Matrie in trasteverej de SairitC:-
Mane-Majeure , de Saint-Laurent hors des murs, deSainte-
CiroitE de Jérusalem , de Saint-Jean de Latran et de Saint-
Sébastien. S. S. entendit encore une messe à Saiat-Laur^iit
et si^ivit à Saint -Jean de Latran la procession du saiht
«acremént ponr los quarante heures. Le jeudi iS, le saint
I^re suivit aussi la procession dans l'église Saint-Pierre pour
les quatante heures. Le jbur de la Trinité , S. S. assista à
l'offiee. Le Jour de la Fête-Dieu , après avoir célébré litoe
messe basse dans la ebdpelle Sixtine, Léon XII fit la pro-
^ssion accoutumée où se trouvoient les corps religieux , ies
curés ^ les chapitres, les prélats, les évéques et àrchevêquci
et les cardinaux. S. S. portoit le saint sacrement à genoux
fuivant l'usage. Les troupes en grande tenue fcrmoientlà
procession. Quand elle fut rentrée dans l'église , le saint Père
aonna la bénédiction du saint sacrement à un peuple nom-
breux. Le fl6 mai, jour de la fête de saint PhiUppc-Né^i ,
te Pape ae rendit à l'église de Sainte-Marie in vàllicellaj y
^néi»a les reliques du saint et assista à la grande messe cëté-
brée pat le oarainal Palotta.
— La veille de la Pentecôte , S. Em. M. le cardinal Zurla ,
vicaire de S. Sr, baptisa dans l'église de Saint- Jean de La-
tfan un juif romain, nommé Sabat Côcn, âgé de 17 ans,
<mi reçut les noms d'Hyppolite-Cosmè Crosi. S. Eiii.* lui
domia ensuite la confirmation et Tadmit à la sainte table.
pAJiis. On a parlé de quelques insultes publiques contre
dés ecclésiastiques : un fait tout récent vient encore de mon-
trer quelles sont les dispositions de certaines gens à Pégard
des jM^êtres. Un ecclésiastique de la paroisse Saint-Sulpice,
M. l'abbé Mérice,'avpit été appelé / dimanche dernier, de
l'autre côté de la rivière pour quelques fonctions de son mi-
nistère, ïhétoit en soutane, et passoit à huit heures et demie
sur lé Pont-Royal. Un jeune homme, élégamment mis, Ta-
?,
( i84 )
coste, Tinsulte^ le menace du geste. M. Mérice passoit tran-
Siiillement^ sans avoir rair de faire attentionà ces inisultes.
faispit encore grand jour^ et il ne paroissoit pas probable
ue l'élëgant jeune homme osât en venir aux coups. Tou^
bis 9 échauffé sans doute par la lecture de ces journaux et
des pamphlets qui injurient journellement le clergé, il a
frappé trois fois recclésiastique , une première fois sur les
dents , la seconde fois sur la poitrine , la troisième fois par
derrière. Alors M. l'abbé Mérice/ usant du droit d'une légi-
time défense, saisit son adversaire au collet; un passant ,
qui avoit été témoin de l'attaque et des coups., reproche au
jeune homme sa conduite et se joint à l'ecclésiastique pour
le l-etenir; les passans s'attroupent. M. l'abbé Mérice^oit en
droit de conduire le jeune homme au corps-de-garde ; mais
faisant réflexion au scandale qui pouvoit en résulter ^ et
voyant la foule qui s'amassoit^ il prend le parti de faire ces-
seT\ cette scène , et laisse aller le jeune ennepii des prêtres. Sa
modération et sa douceur font sans doute honneur à son
caractère : toutefois ne seroit-il pas bon de faire un exemple
sur l'auteur de pareilles insultas ? A quoi doivent s'attendre
les ecclésiastiques , si de telles violences . restent impunies 7
car ce n'est point ici un Jésuite ni un missionnaire qui ft
été maltraité, c'est un de ces prêtres de paroisse dont le
Constitutionnel daignoit dernièrement, faire l'éloge. Voilà
donc comment ses affidcs profilent de ses leçons. Et comment
pourroi't-il en être autrement^ quand tous les matins des
journaux accablec^t les prêtres de reproches^ les traitent
d'obscurans, de fanatiques ^ d'intolérans ? Quand vous les
insultez dans vos feuilles, on se croit en droit de les insulter
dans la rue. Les gens ardens ou emportés, le peuple, les
hommes gi^pssiers , ne croient pas pouvoir mieux faire que
de mettre en pratique les conseils des beaux esprits qui tra-
vaillent avec tant de zèle ^ faire haïr les prêtres. On enve-
loppe dans la même aversion tous ceux qui portent le même
habit;. et bientôt les prêtres ne pourront plus aller en sou-
tane remplir les fonctions les plus nécessaires de leur. état.
— L'anniversaire du sacre de Charles 'X a été célébré
dans le collège royal de Tournon par 'une cérémonie reli-
gieuse qui a édifié tous les fidèles. M. Tabbé Payen avoit
obtenu de la bienveillance de ÎVJ. l'évêque de Viviers la
permission de faire dans l'intérieur de là maison la procès-
( i85 )
«iob du saint sacrement. Rien n'avoit été n^gHg^ pour I e-^
clat de cette cérémonie. A quatre heures , le parc ayoit été
ouvert au public > une foule immense d'habitaus de Tain
et de Tournon , accoutumée à trouver dans les exercices re-
ligieux du collège cette pompe qui frappe à la fois et les yeux
et Tame^ remplissoit toutes les avenues. A 7 sept heures , la
procession s'est mise en marche sous les allées du parc et sur
les bords du Rhône. Le bon ordre , le recueillement et la
modestie des élèves ajoutoient à Téclat de la cérémonie. Les
plus grands portoient ou entouroient le dais ; d'autres , réunis
en clixBur, exécutoient des morceaux de chant ou faisoient
entendre une musique harmonieuse. Tous les fpnctionnai-
rcs en grand costume fermoient la marche. M. F^ de Far-
connety chanoine honoraire du diocèse, portoit le saint
sacrement. Telle étoit la magnificence de celte cérémonie
religieuse^ que la rive opposée du Rhône étoit couverte d'une
(bule de spectateurs. Le saint sacrement ayant été placé sur
le magnifique reposoir élevé dans la principale allée du parc ,
M. le . pi*o viseur a adressé à ses jeunes élèves un discours
plein de sentiment et de chaleur, qui a fait la plus profonde
impression. Tout le peuple s'est prosterné et a adoré l'hostie
saintç et sans tache, et la procession a continué sa marche
dans ces lieux qui rappelleront long-temps cette édifiante
cérémonie.
— La ^frontière occidentale du Piémont contiguë à la
Frs(noe renferme le petit pays des quatre vallées dépendant
de l evéché de Pignerol. La plus considérable de ces val-
lées, celle de Saint-Martin , est presqu'entiètement habitée
par des Vaudois qui s'y réfugièrent vers la fin du i5* siècle.
Les évêques de Pignerol n'ont rien négligé pour éclairer ces
peuplades. M^ Bigex leur adressa une Instruction pastorale
dont nous avons parlé. M. Rey, son digne successeur, ne
montre pas moins de zèle pour la conversion des Vaudois.
Un grand nombre d'èntr'eux vont entendre le prélat lors-
qu'il prêch^e dans les églises, et plusieurs ont été touchés de
si douceur et de son onction. Trois Yau dois ont fait abju-
ration entre les mains de M. l'évêque, le 19 mars dernier,
jour du dimanche des Rameaux. Une autre conversion re-
marquable est celle de Jean-Daniel Tour n , jeune Vaudois ,
fils du syndic ou maire de la paroisse mixte du Rora. Son
abjuration a eu lieu le jour de Pâque, après vêpres, dan»
./
( 1-86)
Tégliie cathédrale , en p^Mnce.de MM* Mantia#l et fiilliet^
ëvtques de Moustiers et de Maurienoe) qui ^ tvouvoiMt
alors k Pignerol. Le concours des fidèles ëtûit trè&^consido^
sable. M. 1 évê^ue de Pignerol | assisté de ses deux cdlègues
et de tout son clergé^ a reçu l'abjuration du jeune Toufn,
qui s'est présenté avec un air touchant de modestie et de
piété. Quelques jours après, ce jeune homme a exposé k
son père les motifs de sa conversion , dans une lettre datée
dir5 avril, et qui a pour titre : Lettre de M/ Jeari'^DanM
Tbum à son père > sur les motifs de son retour à la religion
catholique (i). Cette lettre, qui vient d'être imprimée , nous
a paru digne d'une mention plus longue et d'un eStàmen
plus attentif. Le jeune homme y parle à son père avec beau-
coup de candeur et en même temps avec force ; il raconte
l'histoire de sa conversion de manière à faire voir qu'elle est
le résultat d'une conviction profonde. Au -surplus , cette
lettre nous apprend que M. Tourn pèie, en vertu de la tolé-
rance protestante, ne veut plus voir son fils, et lui ti écrit
de ne jamais se présenter dans la maison paternelle. Nous
reviendrons sur cet écrit, hcmorable pour la religion ^ pottr
M. Jean^Daniel Tourn.
NOUVELLES POLITIQUES
Yiiic ic -j uc ce muis-y te )our même ae la lece uu ^acrv-v^œur, tnsu-
tuée par ce pieux évéqae, poar obtenir du ciel la cessation de la
peste , dont celte cité étoit affligée. On a déposé ensuite dans la cha-
peHe de rhôtel-de-ville la croix pastorale du saint évéçfue^ donnée
par M. le vicomte de Belzunce , son neveu et son héritier.
-^ S. M. a accordé ime pension de aoo fr. à la mallieorense mère
du jeiiiie Dominique Masson d'Essones (Seine-et-Oise), qui a péri le
mois dernier, viclime de son zèle , à porter des secours k la mai*
son de la -veuve Ducterc , où le feu avoit pris.
— M°»« la Dauphine a daigné s'écarter de sa route pour Bourges,
afin de se rendre au château-de Menou (JNièvre) , qui appartient à
M. le duc de Damas. Tous les habitans des environs du château ont
JriM
(i) ln-8o, prix.. 4o cent, et 5o cent, franc de port. A Paris ,-cli€a
liusand) et à la librairie cceUiiastiquc d*Ad. Le Clera et compagnie,
au bureau de ce journal.
\
( .87 )
témoigné, pav des^rëjpuisaaiiocs champêtres, leur attadiemeiit aux
BourbHBii«. lSl^« la Daapbineest restée deux joun k Menoii, pei^dant
ÙsqueU.elle a daigné aonner k la £imille de Damas des preuyes mul-
tipliées de son affection. S. A. R. , accompagnée de M. le dac de Da-
mas, a honoré de sa présence rétablissement des forges de Corbelin
(Nièyre) , où elle a été reçue avec enthousiasme, et a laissé aux ou-
Triers des preuves de sa générosité ordinaire. ^.
— M™« la Dauphine est arrivée à Bourges le i4» à cinq heures du
soir. On fjaisoit depuis hiût jours , avec une activité et un enthousiasme
incroyables , les préparatifs nour la réception de S. A. R. La prin-
cesse a visité plusieurs établissemens, notamment rhôpilal-général ,
où elle a donné des marques de sa générosité. Elle a donné, ep
autre, looo fr.^ pour être distribués aux pauvres, et a demandé la
fiberté provisoire de dix individus condamnés correctionnellement^
et qui lui parurent dignes de son intérêt, se proposant de solliciter
la clémence royale en leur faveur. S. Exe. M. le garde-des-sceau]i^
onî, la veille, avoit délivré un prisonnier en payant de ses propres
oeniers des frais que celui-ci ne pouvoit acquitter, a aussi fait mettre
en liberté, à cette occasion, sept autres détenus, à qui il restoit en*
core a^ subir des peines correctionnelles. Le lendemain, après avoir
entepdi) la messe à Téglise métropolitaine, la princesse est partie pour
Sain t-Amand , accompagnée des acclamations et des bénédictions d*UB
peuple recoûnoissant. La ville de Saint>Amand a aussi fait tout ce
crue les localités lui permettent pour recevoir S. A. R. d^uqe façon
digne d^elle. On y a construit une porte de ville à Tentrée, du côté
de Bourpes, un joli pavillon h. la porte de Tbôtel de la sous-préfec-
ture, ou S. A. R, est descendue. Le même enthousiasme qui s'étoit
manifesté a Bourses s^est montré h. Saint-Amand. Des arcs de triom-
phe avoient été élevés sur toute la l^ne que S. A. R. a parcourue
dans Parrondissement.
— S. A. R. M""« la Dauphine, présidente et protectrice des socié-
tés maternelles, vient de donner 4o,i5o fr. pour être distribués entre
plusieurs de ces sociétés.
— Deux ordonnances du Roi, tendues a Saint-Cloud, le s4 mai
dernier, ont régularisé Tincorporation de la 5« compagnie des gar-
des-du corps, dans les quatre autres, de manière h concilier les inté-
rêts des divers corps» qui ont aocuCilli cette ordonnance avec la plus
vive reconnoissance.
. — M. le duc de Grammont a prîs^ le i5, congé de S. M. pour se
rendre dans la i indivision militaire (Bordeaux), dont il est gou«
verneur.
—'M. Tabbé Dubois, ancien missionnaire dans Tlnde, auteur des
Moeurs, instituions et cérémonies des peuples de l'Inde, 2 v^l.
in-8A, annoncés dans ce journal, vient de publier nnc traduction de
fables indiennes sous 00 titre :' le Pantcha-Tantra ou les cingJiuses,
fables du drachme f^ichnou-Sarma , 1 vol. in-8"*' Cet écrit est suivi de
<|i^elqn£a autres contes traduits pour la première fois sur les originaux
indiens. Le respectable missionnaire a dédié son ouvrage à la société
asiatique de Paris, et a eu Thonneur de le présenter au Bot.
( i88 )
• ^
«-.«La cour royale de Paris a renda he io,, iitî aiv^t eti'^Ve«r éê
M. le comte de Sàint-Aulaire , par lequel elle décide qn^îl n'y a pas
lieu à contrainte par corps,* même pour dettes contractées avant la
nomination à la pairie.
— M. Navîer, membre de FlnHitut, ingénieur des ponts et chaos»
séesytiiii fait construire le pont suj^pendu en face des Invalides, a
lu le mois dernier, à TAcadémie des sciences, un Mémoire sur téta^
hUssènumt d'un chemin dejér entre Paris et le Havre, Cette lecture a
beaucoup contribué & faire sentir les résultats avantageux que pou*
voit présenter Texéculion de ce projet.
•:- M. Comte, un des rédacteurs du Censeur européen , et qui, en
cette qualité, a subi plusieurs procès politiques, s'est présenté pour
être reçu avocat stagiaire à la cour royale de Paris; mais, après uue,
longue délibération, sa demande a été rejetée par le conseil de dis-
cipline de Tordre des avocats , à la majorité de \i voÎk contre 7.
— La ville de Lyon vient d'accorder un secours de 800 fr. à la
veuve de Gingenne , Tun des défenseurs de cette ville pendant le
siège de 1793.
— Le tribunal de Saint-Calais a condamné denx individus; rua
meunier, et l'autre marécbal ferrant , à dî;^ jours de prison et 16 fr."
d'amende chacun, pour avoir, par des gestes indécehs, inlterrompn
Toilice divin dans l'église de Montauban.
. — Un violent orage , accompagné de grêle et d'une pluie violente,
a occasionné de grands dégâts dans les environs de Metz.' Le départe-
ment du Nord, ainsi qu'une partie de la Belgique, ont aussi eu beau*
coup à souffrir des mêmes fléauK,
— M. Thibault (de l'Orne), ^eune médecin fort distingué, a pré-
■enté à l'acadéinie de chirut;gie, qui paroit l'avoir accoeilit avec
intérêt, une iiouvelle méthode pour, la dissolution de la pierre dans
la vessie, par le moyen d'une petite poche arliûcicHe et d'acides,
dont l'énergie est encore' augmentée par la pile de Vol ta.
— Les courses à cheval qui viennent d'avoir lieu dans l'arrondis-
«ement d'Aurillac ont fait voir que la race des .chevaux s'améliort
dans cette partie de la France. >
— Un fait, qui s'est passé dans la commune de Saint-^Genis-Laval,
fait sentir le danger des inhumations précipitées. Une femme en-
ceinte venoit de mourir et d'être* enterrée. Le docteur Montain , de
Lyon , arriva sur les lieux, fit déterrer le corps et parvint à sauver
IVnfantj.
— Il paroit que l'infant don François d'Espagne , et son. auguste
épouse , se rendront en France pour prendre les bains de Bagnères,
et qu'ils viendront à Paris. '
— Par une ordonnance du 29 mai , le gouvernement hanotrien
vient d'accorder au-x Français qui ont eu des dotations dans «les pro-
-vinces du royaume cédées à la France par leurs anciens souverains,
la faculté de. réclamer, pendant l'espace de deux ans, les créance
\
(>89)
échues, au 3o mai i8i4 «t encore arriérées des revenus qui leur ont
^té assignés en dotation. * . '
.«. Le célèbre astronome Fraanliofer -vient de mourir à Municlx;
— Une lettre écrite par M. John Richardsoii , navigateur du gou-
vernement anglais, annonce qu'il se trouvoit,le 6 septembre i^aS,
am lac aux Ours, et qu'il a pénétré au-delà du 67" dei^ré de latitude;
mais elle fuit craindre qu'un cap , qui s'avance a5sez loin au nord ,
ii*t)pposè un obstacle aux vaisseaux du capitaine Perry, qui s*est di-
rige de ce côté.
— Ca population de Portici on réside la cour des Deux-Siciles et
celle de Kaples, a maaifesié une grande, allégresse à l'occasion du
rétablissement du roi , qui avoit été assez gravement indisposé.
' — Là grande-duchesse Hélène de Bussie» épouse di^ grand-duc
Michel , est heureusement accouchée d'une prmcessé qui a reçu le
nom d'Elisabeth.
— L*empereur régnant de .Russie a accordé des retraites ou des
fonctions à la cour à toutes les personnes qui étoient attachées au
service particulier de feu l'empereur Alexandre.
-* On assure que le comte de Strogonoff , ancien ambassadeur près
de la Porte ottomane, fera partie des commissaires russes qui doivent
assister aux conter ences de Bucharést.
— Un journal allemand annonce que Tempereur Nicolas a affecté
\ l'amortissement de la .dette publique le dçuaire de T impératrice
Elisabeth, et que les effets publics russes ont pris du crédit en con-
«équeuce.
— La république d'Haïti yient de fermer sept de ses ports au com*
merçe étranger, qa'il soit fait sur bâtimens étrangers ou nationaux. ,
. -<><Lea membres du g'ooYeruement'^jfèvisoirede la Grèce oQt re-
mis une note à S. Exe. l'ambAssadeur anglais à Constantinbple , pour
le . prier de traiter de |a paix entre la Porte ottomane et les Grecs.
Les conditions seroient de laisser la Grèce indépendante, sauf un
tribut. Le gouvernement ^rec seroit monarchique - constitutionnel ,
et le u^pnarque étranger. '
— Don Pedro, empereur du Brésil, vient d'abdiquer la couronne
âti Portugal et de transmettre ses^droits à sa fille Dona.Maria da
Glpria» prin<:esse de Beira, qui sera fiancée à son oncle l'infant don
Miguel. On attribue cette mesure à rinfluence de TAutriche»
€H AMBRE DES PAIRS*
Le i6JQin, la chambre a entendu un rapport de M. le comte de
Vogué , sur i«s impositions extraordinaires de divers départcmens.
La discussion a ensuite commencé sur le projet de loi relatif aux
comptes de i824< MM. d'Escars, d'Ambrngeac ^ de Marbois, Roy i^
\t vatnuitt. des finmices o^nt pris la parole- sik ce pfc^M qui a'* été
adopté à la majorité de gS voix contre 3. ■ - '
Le 17 juin, après la réception de M. le conl^ du«Gayia, pflfif nT>ù>
veUeœentQoniiné, la chambre adopte à aae majorilé de 96 eokitre a
)e projet de loi relatif aux, crédits soppléineataires pour rexerciea
idsS.^MM. deMarbois, de Montalemb^rt, le ministre des affiiiriei
' étrangères, le ministre de la marine, le ministre des finances,. Mi de
Martignac , commissaire <lu Roi , et M. de Gourtarvel , rapporteur de
la commission , ont parlé à cette occasion.
La commis5ion chargée d'un supplémentd'enquètekla cour des
paira a comme/icé son trayailpardeux interrogatoires du- lieuteBanti-
général comte> GuiU^minot, qui ont dpré ensemble priés de doaïe
heures. Elle a entendu le i5> le témoignage de M. Tourton^ ban-
quier, et de M. Dubrac, son commis. Le 16 elle 17, elle a entendu le
> comte BordesouUe , ensuite M. Graes, sous>intendant militaire. M. le
. comte d*Autichamp, autre témoin, n'a pu comparoilrc pour cause
. d*iDdfeposîtion. Le ig, la commission a entendu comme témoins
M. de Mcnou,' garde-magasin du mont-de-piété, et M: d'Àndreossy,
directeur des subsistances milifaires pendant le miifistère de M, te
duc de-Bcllune» M. Gabriel-Julien Ouvrard a subi easuite un^ inter-
rogatoire d'une iieure.
Oa a commencé^ l'année dernière', une nouvelle édition
de Bossuet, calquée sur celle de Versailles. Cette édition , qui
est dans le format inr 12, porte pour titre : QEupres complues
de Bossuet , classées par ordre de matières. Nous en < avoiM
fait connoître le plan et la distribution dans le n® 1J97> H
n'en avoit paru alors que trois livraisons , qui corÀprenoient
le' commencement des sermons; depuis nous en avons^reçu
trois autres , qui vont jusqu'au tome XII. Le tome VU ren-
ferme les sermons pour les fêtes dé la sainte Yierd^; le
tome VIII , .ceux sur Tétat religieux, c'est-àrdire , des ex-
bprfations à des.reUgieu$e&> dessermons pour des profèssioi»
et des vétures ; le tome IX, les panégyrique»; et' ïé tome X>
les oraisolis fttnèbre$. A ce dernier Volume oh a joint-,' comme
dans l'édition de Versailles, les notices sur les personnages.
Après les. sermons, viennent les ouvrages de piété, qui '
dans cette édition , doivent faire 4 volumes. Le tome XJ se
compose des Elévations sur les mystères ^ et le tome XII de
là première moitié des Mëditaikms. sur les Muangiles.
On se moque quelquefois de la fécondité des éditeurs, iftki
surchargent leurs éditions de préfaces, de notes et de com-
( »9> )
nnfi^ires^ e^ qui enfl^pl; ainsi les volumes outre mesure î
assurément on ne fera pas le même reproche à M. Beaucé-^
Rusatid ; il est impossible d'être plus sobre d*additiods qu'il
ne l'est dans cette ëdition ; il n'y a rien de lui dans les dou>e
volumes qui ont paru, rien à la tête de l'édition, rien au
commencement de chaque classe. Cette réserve n'est-elie pa«
même ici poussée un peu loin , et n'eût- il pas été conve-
nable de dire quelque chose du plan de l'entreprise? Au sur-
plus J ce défaut, si c'en est un ,. trouvera aisément grâce au-
près de la majorité des lecteurs, qui se consoleront d['avoir
Bossuet tout seul.
li'édition doit avoir 60 volumes, qui paroissent par livrai-»
SODS d-e 2 volumes , et de mois en mois. Chaque livraison est
de 6 fr. , et de 5 fr. pour ceux qui paieront d'avance les
deux dernières. On donne le septième exemplaire gratis aux
p^rsoones qui eQ prennent six.
Plan d'étude pour un jeune curé de la campagne ( 1 ).
Ce plan d'études renferme beaucoup d'excellentes chofes sur les
lectures et les occupations d'un, prétrej cependant j'y trouve quel-
ques conseils qui m'étonnent. L'auteur recommande sans restriction
les Elémens d'hifioire générale de Tabbé Miiiot, et ceux de V Histoire
de France, par le m.cme. Il faut qu^il ait lu très- peu attentivement
ces deux ouvrages, qui sont pleins de, partialité et de malicâ'contre
le clergé. îl paroit faire beaucoup de éas d'Anquétil, qui fut un mé-
diocre historien. Je ne sais û ce que l'auteur dit de la lecture des
poètes , page 83^ convient parfaitement à des ecclésiastiques.
Parmi les ouvrages d'histoire ecclésiastique que l'auteur conseille,
comment se fait-il qu'il ne nomme point les Mémoires chronologi'
ques du Père d'Avrigny sur le 17» siècls? C'est, «n ouvrage connu
depuis long-temps dans le clergé. Nous ne reprocherons pas à Tau-
teiir du Plan de ne faire aucune mention d'un autre livre qui a aussi
psù-u sous lé titre de Mémoires^ et qui traite de l'histoire ècclésias-^
tique du dernier siècle : il nous appartiendroit moins qu'à tout autre
dé recommander cet ouvrage, qui à cependant ' été' assez bien ac-
cueilli dans le clergé.
Tous les journaux, dit l'auteur, seroient également bons à t^n curé,
et il pourroit ne donner l'exclusion à aucun. Voilà encore, ce sem-
ble, un conseil singulier : estnse qu'il est indifférent à un curé de
lire de bons ou de mauvais journaux? Ayaiit peu de temps à consa-
* (i) In-i2,- ppixL, I fr.-aS cent et 1 fr. 5o cent., franc de port. A
Monlpeliiei) chez Virenque; et à Paris, au bureau de ce journal.
( «92 )
•rer k cette lecture , n^ doit^il pas donner Ja préférèoee à ceux qui
mnt franchement religieux?
Je crois donc que. ce Pian d'études aaroit besoin d'être revu pour
faire disparoitre quelques lacunes et quelques conseils qui ne me pa-
roissent point assez réfiéciiis. Ces taches ne me ferment cependant
point les yeux Sur les réflexions judicieuses que renferme ce volume «
dont Fauteur est probablement un ecclésiastique.
JuLUeum carmen cecitiit /. Molroguier (i).
Tel est le titre d'une piècç de vers tur le jubilé ; l^auteur est le
même qui publia rannée dernière une pièce de vers sur le sacre.
M. Molroguier est un jeulie professeur qui cultive avec beaucoup
de succès Ja poésie latine, et qui paroit fort capable de donner des
exemples comme des leçons de goût à la jeunesse confiée à ses soins.
Son petit pot me sur le jubilé est plein d'imagination, de pompe et
d'harmonie j Tautcur entend parfaitement la coupe des vers, le
choix des épithètes, Tart des inversions, tout ce qui contribue à
donner de 1 éclat au ^tyle. On en jugera par le début de son poème :
Nuper ego cecini pompae Rhemensis honores,
Carolcam cecini laudem, Christique sub aras
Sacro Rcgcm oleo, populis plaudentibus , unctum^
Gallica Momuleâ depingere gandi|i musà
Impulerat me Régis amor, studiumque canendi
Picriis cultum modulis; at nunc mini pandunt
Argumentum ingens sacras Capitolia Bornas. ' v
Munera yi/^i/eitotum vulgata. per orbem,
Hunianas lacrymà felice luentia noxas,
Dicere Relligio invitât, sanctosque pluentes
Coeli thesauros et inenarrabiie donum.
Regales cédant pt>mpae , regalia ct^dant
Carmina, majus opus movco; nuncore sonandum
Pleniùs.
Les atnateurs liront avec plaisir cette pièce où Tauteur a triom-
phé de beaucoup de difficultés , et rend fort heureusement des dé-
tails nouveaux pour la poésie. Il dit, en effet, dans son invocation
à la muse sacrée :
1
I
Duce te féliciter audax
Intactos peragro saltus , et cjurmioa mentes
lilibata pias, necdùm vuigata, teoebunt.
(i) \n-%*^ de 3a pages. A Paris, chez Rusand, et au bureau \e ce
journal.
tes Héros chrétJeus , c
Gtl 6uvrage parut poi
on l'esaminà dans ce j
L'analysp que nous en f
\ére, mais nouk pouvons
conscience. La nouvelle édition offre d'assez grands
cliangenie'Xi et noiis croyonsijue ce qu'il y a de mieÙT
 feite en annonçant le livre , c'est de dire précisémept
de quoi se composent les^deux vcilumes. Il faut bien
avouer qu'ils n'offrent pas tout l'ordre désirable, que
la clilronologie n'y est pas rigoureusement observée,
et que les faits y sont placés confusément comme ils se
«ont présentés à l'éditeur.
L'ouvrage commence par quelques réflexions sur la
conjuration pbilosopbique et sur ses résultats. L'auteur
raconte le refus du serment par Ips évêques et députés
à l'assemblée, le 4 janviei- I J9T ; dé là it passe au dé-
ci'eli de déportation du aSàoût 1792 contre les prêtres
(iiis réfractaires, piiïs au'réctt des massacres du mois
«Jé'septembre. Ce récit est assez étwidu et est suivi de
tjudqués détails sur les cruautés commises envers les
prêtres (îans leç provinces, à Avignon, à Reims, «
Aujun, â rïiines, etc. On trouve ici des exemples
Vffrajans'iie barbarie et des traits aùmtrabics de pa-
tience et de courage; seulement on regrelieque l'au-
ieur n'ait pas toujours indiqué les dates et les lieux.
Ses récits a'iiroient dît plus d'impression si ces omis-
(1) a Tol. in-ia, prii, 5 fr; pt 6 fi"- 5g'*«nl. frjnc d« port- A
Pnni, che%_ Malhiol , rue ^tj i'IljroBJcIlc; eL k U librairie eccléÙM'
(itjne t1'4d. Le Cftre e^coiiipagnic, ait Ijure.iu de ce journal.
i ' f
«
V.
(194)
sîojis ny laissoient pas* quelque chose' de vague (jui
refroidit nécessairement 1 intérêt. Il parle ensuite des
prêtres déportés à la Guyane et à l'île d'Aix^ de ceux,
exilés sur le continent, et de. l'accueil qu'ils reçurent
en Suisse, en Jtalie, en Espagne et en Angleterre.
Viennent ensuite quelques traits détachés sur la perses
<?utIot>; lauteur né s'astreint pa« k l'ordre des jteçips,
ni à-Jpi liaisjim des failsi^ il suit les proconsuls révolu^
tioilnaires dans leurs missions et noip.me plusieurs ho-
norables victimes de l'impiété. Il parle entr'autres de
M. de Bonneval, évêque de Ssnez, et du supplice de*
religieuses d'Orange, et fiirit le premier volume par
des notices sur Pie VI et sur M. de Juigné, arche-
vêque de Paris.
Le récit de la mort de l'abbé de Féoelon, le père
des Savoyards, immolé en 1 794 9 ouvre le deu»ème vo-
lume. Ce récit est suivi de réflexions sur lès services
que rendent les .prêtres et surtout les curés. A cette
occasion, l'auteur fait Téloge de M. de C^yliis., evê-
que d'Auxerre, que l'on ne s'attendpit guère à trouver
là , d'abord parce qu'il est mp;f t plus de trente ans avant
la révolution, ensuite parce que la conduite qu'il a»voît
ténue dans les troubles de rÉglisç, et son opposltiwi
avec ses collègues ne Iç rangent pas parmi les.évêqiics
dont notie église s'îionore le plus, A M. dé Cayliis
succèdent M. d'Ajpchon , archevêque d'Ausch, et M. de
Belsunce, évêqué de Marseillie, prélats qui du ra oins
poi
massacres de septembre 1792. Il nous semble que ce
récit, qui est assez long, auroit pu être fondu 4ans ce-
lui du premier volume ; cela auroit fait un tout mieux
lié et eût plus satisfait le lecteur.. \ /
L'auteur remonie^ aux: journées, dés 5 çt. 6 bctol)re
1789, puis à celle du 20 juin i jQâ j il passe à la mort
de Lçuis XVI", ef jprésente qtieîques détails èûrles au-
\
•^-^ —
\
( »95 ) ■
gustes captifs du temple. Il a cru pouvoir recueillir,
comme un monument du délire du temps ^ un dis-
cours impie prononcé 4 la convention en novembi*e
1 793 , par une députation de Skint^Denis ou de Franr
ciade^ qui apportoit des reliques , des vases sacrés » des
ornemens d'église. De là nous sommes transportés au
^ siège de Lyon^ et à cette occasion on nous donne une
longue notice sur Fouché et sur ses opérations révo^
lutionnaires ; il y a des choses curieuses dans cette no-
tice^ mais il n'en est pas ihoins assez bizarre de voir
Fouché occuper tant de place dans un ouvrage en
l'honneur des héros chrétiens. Le volume est terminé
par une liste des prêtres immolés en septembre 17921 \
cette liste auroit pu être i*evue avec pius de soin^ et
on n'auroit pas manqué de secours pour la rendre
exacte e;Jb complète.
Telle est donc la distribution de cet ouvrage qni^
comme on le voit, laisse beaucoup à désirer sous le
rapport de Tordre et de la liaison des objets. C'est un
reproche que j'avois déjà fait à la première édition
et que la deuxième mérite encore ^ quoique peut-être
moins. L'auteur auroit pu sans doute multiplier s^s
recherches; mais. enfin l'ouvrage ^ quel qu'il soit, est
édifiant. L'auteur a de bonnes intentions, il a re-
cueilli un assez grand nombre de faits, il respecte la
religion, il signale les excès de l'impiété, il a hor-
reur des persécutions et des cruautés. Il a cru pouvoir
se cacher sous le nom de l'abbé Dubois, et il parolt
qu'on a voulu faire croire que c'étoit celui qui est
mort il y a quelques années curé de Sainte-Margue-
rite, à Paris; cette attribution nous semble fort sus-»
pecte, nous soupçonnons que l'auteur est un laïque.
H manque à l'ouvrage une table de matières qui
eût servi du moins à se retrouver au milieu du dés-
ordre des différens récits, et à classer les différens^
objets sous les mêmes titres.
Na
( '96)
NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES.
P^RXS. Le séminaire du Saint-Esprit qui est rétabli depuii
plusieurs années^ et qui est charge de nouveau de fournir
aes prêtres pour nos colonies y continue à s'acquitter d'un
6Qi|i #i ijDipoMaot. Depuis le mois d'octobre dernier^ il a fiiit
plusieurs envois d'eccl^iastiques ; deux prêtres sont partU
po|ir la Guadeloupe , deux ppur la Martinique , tout recepA"
meiit un pour Bourbon , un pour Cajeone et un trpisièmff
pour la Martinique. A la dernière ordination ; le sëminaii*^
devoit avoir huit prêtres; quatre diacres ont été retardés
par quelque obstacle; les quatre autres Sont prêts à partir,
évec un préfet apostolique; pour la Guadeloupe. Plusieurs
autres ecclésiastiques s'offrent pour ce genre de mission / et
sont attendus de jour en jour. Le supérieur du .séminaire,
a. l'abbé !^ertout y est tout entier à cette œuvre; il IV réta-
!e à force de soins et d'eifoits, et a triomphé de tous les-
obstacles, même dans lei| temps qui sembloien^ le moins la-.
arables. Au commencement de l'année scoTastique, le sé-^
Àinaire comptait plus de quatre-vingts sujets^ et tout an-
nonce qu'il* ne sera pas moins nombreux pour l'aon^éf
Erochainç. Au i'' octobre , on recevra des sujets tant pour
\^ humanités que pour la philosophie et la théolo^e. Ceux
qui se présentent auiiont a subir un examen. Il faut que
^vpf. qui ^n^ pour les humanités aient ^u moins quinze;
ai^s» et soieat pu état d'entrer en quatrième. Tous dpive^t
avoir leur extrait de naissance et de baptême légalisé par
feur évêqué. M. l'archevêque de Paris veut qu'ils rappor-
tent aussi l'acte do mariage religieux de leurs parens , à
moins qu'il n^en fût fait mention dans l'extrait de baptême.
Hs dpivent avoir encore un exeai de leur évêque , une pro-
messe de leurs parens de ne point mettre d'obstacle ^ leur'
vocation pput les^.coloniés , enfin, des témoignages de piété^
eit de caj ' "
dlWtobre
d*ùne plâc
na seroit
( »97 )
K; l'abbé BeHchit^ sùpérkulr du ééniaairè Sdltit-E«i^rltV
ri^ dés Postes, n* 36. :
'^■^ Nous anDohcîons datis notre dernier iiiimërô la cbii-
Version d'un jnîf , qui a eu lieu à Rome. Un iSvènemeril
semblable vient d'arriver à Paris. Le samedi 17 juin/ùôii
jeune juive, âgëe de ii ans^ a été baptiçde danâ Téglisé àéi
dkmes de Saint-Michel , jwir M. Tabbé Desjârdins, vicalrtl^*
f'éfi'éraLÏ y assisté de |tf . le curd de Saint-Jacques du Ràût-^
*as et de M. l'abbé Desquibés, missionnaire. C'esCcêdernl^
^iii avoit instruit la jeune juive 'et qui , depuis 6 mois; pt^:
î^àroit son abjuration. Il T'a examinée long-temps et n'a ciidt
qu'à ses désirs souvent réitérés pour l'admettre au bapténiè:
M. le docteur Récamier et M"* Laorent-Boutârd , sa bèflfe-
Bière ^ oint été ses parrs^in et iharraine , et ont adopté ^^tïé^
tçusement cette jeune personne privée de ses paréhs. Hè
ptëux fidèles et des personnes de distinction ont assise & la
cérémonie; on y remarquoit entr'autres un ancien rabbin ;'
aSsç£ connu par l'éclat de sa. cohversiôn et par les épreuves
qu'elle Itii a attirées. Quelques entretiens cju il avoit eus avec
là jeune jiiivé ont contribué à persfuader celle-cf: Piiisserit
leurs è:ieiEnpleâ réunis ramener cetii de leurs frères qui ont
encore ûii bandeau sur les yedx!" Le dimanc^ie 16, la jetid^
jiiive a été adiïiise à la première communion.
—• M. Tdbbé Perrot, prêtre du diocèse de Dijon, dont
nous avons annoncé la première thèse pour le baccalauréat •
d soutenu le lundi ig, ëh Sorbdnne, sa première thèse de
licence. ' Elle tbuloît principalement sur les mystères et Icà
^'crèmeiis. Parmi les différentes questions dont fa discussiôti
ai rempli la séance, on a reinarqué celle des .mystères. Uni
des plus difi&cilcs de la théologie. Lé candidat a montré que
les mystères étoiênt non-seulement utiles eu ce qu'ils preve-
udîèiitles écarts de l'esprit humain, mais nécessaires ; et pai
unt^ suite de preuves déduites des princîpéiJ qu'il avoit po-
sés , il est arrivé à cette conséquence ^ que 4^hs l'ordre des
connoissances religieuses les mystères ne répugnent point à
la raison. Lès auditeurs ^ parmi lesquels étoient des docteurt
«t autres ecclésiastiques y et des inspecteurs de l'académie de
Paris y ont été également satisfaits de la précision des raison^
nemens du soutenant et de sa facilité à traiter des questions
épineuses.
— On vient d'imprimer un livre asseae court, mais qui >
ch
( «98 )
à.'pliK d*uu titre ^ .intéressera les âmes pieuses; le/titre est :
Pratiques pour la semaine sairUe et pour le pèlerinage rdu
Calpaire {i)'y cet écrit Jut compose pour M*"^ Ëlisal^cth par
un pieux ecciésia;Stique/l*abbëTessier,^icaitede Saint-Sut
pice. Il correspondoit avec la princc^e par Tintermédiaire
d'une f«mme respectable^ M"** la marquise de Ràigecourt^
aui est restée dépositaire du manuscrit. La lettre d'. en voi.de
1 abbé Tessier est datée du. 27 mars 1790. Il y a une pratiq-
ue pour chaque jour de la semaine sainte, a Les .premiers
bapitres^ dit l'éditeur, ne contiennent rien de particulier
à la princesse qui devoit en faire usage; le pieux. auteur y
fait parler Jésus-Christ au .fidèle , et le fidèle répond par une
cburte prière ; on croit lire un fragmenldel'/nutoiSibn/ mais,
en lisant les derniers chapitres;, on rec«nnoit dans la per^
sonne à qui l'auteur adresse la parole une grande princesse
éprouvée par l'adversité, et qui se dévoue à tout soufirir, afin
à obtenir miséricorde pour un peuple coupable. Elle ne pa^
roit plus que comme une victime. Tout respire dans cet
écrit, non-seulement la piété,, mais la plus grande- perfec^
tion. )> Uu peu plus bas, l'éditeur ajoute : ce ]^ous dirons
av,ec confiance que la lecture de ce, recueil ne peut que con-
firmer la haute idée qu'on a généralement de la vertu de
de M™* Elisabeth. Quelle ame que celle d'une princesse qui,
avant d'avoir atteint ^ 25* année , est digne d'entendre et
de goûter un tel langage ! » En général , cette préface est in-
jtéressante. L'éditeur donne l'idée la plus favorable de l'écrit
qu'il publie ; il y a joint quelques détails sur l'auteur, Jo-r
seph-Martial Tessier, prêtre du diocèse de Chartres, vicaire
de Saint'Sulpice, <enveloppé dans le massacre des Carmes, le
^ iseptembre 179a. La fin glorieuse de ce vertueux prêtre, le
nom et la piété d'une grande princesse, l'espril^ de foi, de
courage et de détachement qui règne dans les Pratiques ^
tout contribuera à rendre cet écrit cher aux bons fidèles.
— Pendant que l'on déclame contre une société célèbre ,
elle répond par des services. aux injures qu'on lui adresse.
On suppose qu'elle a juré la ruine de l'Université, et elle va
dans les collèges pour y porter l'amour de la religion et de
la vertu. Deux missionnaires, MM. Gloriot^tCalliat, après
- ■ ■■ — — ■ — ■ — — -j—. -- i_ . . _ _ _ - - _ "
(2) In- 18 de icG pages, prix, 3 fr. et 3 fr. a5 cent, franc de povt.
A paris, chez Iiusand, et au bureau dlB ce journal. ^
( »99 )
avoir termio^ leur mlssioii de Nioi-t y ont donne des retr aitei^
dans quatre ëtabSi^semens différens; savoir^ à Técole mili-
taire de La Flèche, dans les collèges universitaires de Laval
et de Château-Gontier, et au collège royal d'Angers. Us y
ont adressé des instructions à environ quinze cents ëlèves y
.^\ ontyvi leur^ travaux couronnes par des cërëmonies ëdi-
^ ' f^tes. A La Flèche et à Angers , les jeunes gens ont montré
* 1112' sentiment profond d^religion. La première commun ion |
" q.ui a eu lieu a La Flèche , arrachoit des larmes au généraf
et à de vieux officiers ; il y avoit là plus de quatre?- vingts
premières communions. Tous, pour la confirmation , t)nt
pris la sainte Vierge pour patronne* Le collège d'Angers^
ainsi que l'école de La Flèche, sont remplis de Boursiers ap-
partenant à des familles malheureuses, surtout de la Vendée^
où on a tout perdu, fors la religioii. Ces retraites montrent
quelles sont eqeore les dispositions delà jeunesse, malgré les
efforts de tant d'écrivains pour l'égarer et la perdre. Elles
prouvent , en outre , qu'un corps , objet de tant de haine ^
n'est pas aussi exclusif qu'on le suppose. Ses membres, qui
ne sont étrangers à aucune espèce de bien , vont ofifrir leurs
services jusque dans les établissemens dpnt on veut les croire
ennemis. En dépit de M. de Montlosier et de ses admira-
teurs, il est donc encore des rapprochemens entre cette so--
ciété et lès collèges, et cea rapprochemens tendent tous au
bien de la jeunesse. Ces hommes, qu'on peint comme d'a^
vides ambitieux, vont, avec autant de désintéressement V[ue
de constance, porter les secours de^la religion à des jeunes
gens qui s'étonnent de tant de dévoûment et de charité. La,
simplicité, le courage, la bonté de ces missionnaires tou-
chent ces jeunes cœurs : ces vertus ne toucheront-elles pas
enfin d'ardens détracteurs? Nous oserions joindre ces ré-
flexions à celles qu'a présentées un illustre évêque sur des
hommes objets âe tant de préventions^ Plus ils auront de
rapports avec nos collèges , plus ces établisschiens s'en trou-
veront bien.
— Le collège du Puy vient de recevoir un^ embellissement
remarquable dans le locardestiné aux exercices de la reli-.
gion. La chapelle, qui occupoit l'ancienne salle.des exercices,
publics, étôitétroiie et incommode. M. l'abbé Jàmmes, prin-
cipal, conçut le plan d'une nouvelle chapelle, et les élèves
voulurent contribuer de leurs économies à la bonne œuvre.
\ / -
( 260 )
En |yea de loim, le péQsiotiniit seul tfÉtit 3bo fr;> Its eiXét^
nés y ajoutèrent iôo fr: ; te principal prit à si charge Vet^'
cèdent des d<fpenses. On mit Ta tnain à l^oeuvfe j et en 17 jbutfii
de travail, une coquille d'une belle exécution fut ëleveé
au-dessufr du sanctuaire, le sanctuaire parqueld. Huit c6^
lonnes en pierre !»uppottent là tribuiié qui règnetout autour
de la chapelle. A droite et à gâvfche du grand autel, il dc^
Iaroir deux chapelles, ctëdiees à k sainte Yicfge et à sai^f
oùis de Gon2ague. Lé 18 mars, M. Tëvêc^ué se rendH/àU*
collège et dit pour la première fois la messe dans la nôu-
irelle K:hapelle; Les membres du bureau éloient présens, et
le principal , en cotnplimentant le pfélat, rendit aussi hom-
mage au zèle des administrateurs. Le pensionnat du collège
a fait chaque année des progrès i^marquables ; actuellement
foutes les cellules du dortoir bâti autrefois par l'abbé Pro;f att
sont remplies. Tout annonce que le collège dit Puy va pren-
dre Une grande extension. Le pririclpal a fait pfésent âiii
{>ensiot)naires d'instruniens de musique qui serviront pour
es fêtes de TËglise et pour le^ exercices de la maison.
— Il a paru à Poitiers, chez Barbier, une lettre impri-
mée de 38 pages in -8", sous ce titre : Le curé de Notre-Dame
de *** aux maire et membres dû conseil municipal (i). Cette
lettre , qui ne parôît; avoir rapport qu'aux intérêts d*uné
paroisse, traite oiisuite d'objets d'un intérêt général. Le
pasteur, qui a désiré garder l'anonyme, et qui cependant
sera fàcileraeiit reconnu de plusieurs, rend compte d'abord
de l'état de sa fabrique et des sacrifices qu'il a été obligé de
faire pout différentes dépenses; puis il entretient ceux a qui'
il s'àdrCsse de différens sujets. Il parle de la décence dû
culte divin, de la décoration des églises ^ de fa nécé^sito
d'éloigner dii lieu saint les divertissemens profanes^ de l'es-
prit de foi dont nous devrions être pénétrés pour tout ce
qui sert aux plus augustes mystères. Il cite des exemples ho-
norables du zèle qu'on montre dans le diocèse pour l*orne-
ment des églises, et loue entr'autres la pieuse munificence de
M. rawcieu évêqiïë de Gap qui demeuré à Poitiers. Enfin le
vertueux pasteur Soliicité les membres du cbnseil munitipàl
en faveui* des deux églises de la ville; il le^ presse dé saUs-^
(t) In.8«, prix , Go ccnf. et 70 cenf. franc de port. A Poilicri, chez
Barbier^ et à Parii, au bureau ile ce j<^urnaL . . ,
( 2or ).
r
faire 4it¥ premiers besoii» de Ynûpei de l'^ihitre^ et ievr ex--
langage, dpono à cette^lettre dne physionpmie toute parti->
cuhère;
^— ' M: revêtue de Lausanne et (ienèye tînt, le 5 kvtH ;
à Fribôurg, son synode stntiiiel, dans lequel, après avoir
rappela âu:£ doyens et archiprêtres , dans un discours latinV
les principaux devoirs dé leur ministère, il .annonça qu^if
avdit choisi potir rtoùveaU-^nd- vicaire M. Gbttofreyi ^-
përieur dtf ëétnihaire de Frlbëùrg. La piëtë et les talènsqtiî;
distinguent ètft* ecclësiastîque , et les services qu'il a renatts*
au diocèse comti!ie ^^rétaire de plusieurs ëvêques s\iece$kift |^
justifient iûiSs^mment ce choix. M. l'ëvêque a Hohtië éii
mente temps , dans son synode, les«ujetsdesconf(|ilBncesde-
canâles. Le prëlat indique pour sujets la nëcessît4 dc Vê-
Itide, et surtout de Ik théologie, dé- TEcrifUre sainte et dcS
canons. Il invite aussi les doyens à proposer dans les confë-^
rences les meilleurs mdy^hs dit profiter du jubile et de lé
rendre utile aux fidèles. M. Yenni trace lui-métne des avia(
srtir ce sùjiet* lie jubile, dit-il, â deux buts, Tinditl^ence
plénière des peines temporelles et là r&énératibn du dio-
cèse; M: révêqtié indiquelesuib^èris de paï Venir à ce? dort-
blé btif; il parlé defe Vîeè^ à- dVitèr,* des déVoirs de îihaqùè
létat, des pratiques de piëtë, rappelle les statuts dti diodè^
et renvuie.rà l'eticycliquè du saint Père et aux instructions
et avi^ qu'elle renferme. Il s*élè\)e cotitre quelqiies vices eti
particulier^ loubli deDien^ la lecture des mauvais livres^
la négligence dans Tëducation de la jeunesse, eto. Le jubilé
doit commencer dans ce diocèse vers le mois de juillet.
— • Le diocèse de Miinster a perdu/, le 1 8 mars de Tannée
dernière^ M. Ferdinand dé LtMiitig, ancien prinoe-évéque
de G>rvey, transfifré à Munster le 7 juillet 1831 , et qui n'a
pas gouverné loog*-temps cette église. Une nouvelle éleetioii
a appelé sur -ce, siège M. Gaspard -^Màximilien Droste de
Yischering, déjà évêque in pare, et ai^cien suffragant de
Munster. C est le 1 5 juin dé Farn née dernière qucJ/K ch^itre^
de Munster élut ce prélat suivant le droit qui lui aété laissé
par Ibs nouveaux arrangemens conclus avec le saint Siège.
Trente ans d'exercice dés fonctions épistopales pendant la
V
. ( aoa )
longue Taoance de cette ëgtise^ une bontë et une pitftë sou-
tenues , lui avoient gagné tous les cœurs. On se rappelle sur-
tout sa conduite pleine de fermeté dans quelques circoD-
stances^ eotr'aîjtres à Paris pendant le concile en 1811. Tout
cela aroit fait regretter que des"^ circonstances particulières
eussent apporté quelque obstacle à son élection y au momeht
""où la Providence rendit un pasteur à un diocèse privé de-
Imis si long- temps d*un évêque en titre. Quoi qu'il en soit ^.
e roi de Prusse a approuvé ce choix , et le souverain pon-
tife a conféré l'institution canonique à M. de Droste dans
le consistoire du 1 ^ décembre dernier. Le 4 avril ^ le prélat
a été installé avec toute la pompe possible* I#e chapitre et le
clergé déjà ville étoient réunis. On alla chercher M. Tévê-
que chez lui. Le vicaire-général, M. Melchers, célébra la
inesse, et Tévêque alla successivement faire sa prière à tous
les autels de la cathédrale , en laissant à chaque fois une
offrande. Toute la "noblesse et les fonctionnaires s'étoient
empressés de se joindre à oette cérémonie ,'et le soir, la ville
de Munster se trouva spontanément illuminée. La joie fran-
che que tout le peuple a montrée en cette occasion est le
plus bel éloge du prélat. Par une ordonnance royale, l'an-
cien doyenne du chapitre est afiTecté pour être à perpétuité
la résidence de Tévêque. Ce prélat est le même qui nous fit
rhonneur de nous écrire il y a quelques années au sujet de
ce qui s'étoit passé dans le concile de 1811. (Voy. un numéro
de ce journal. )
— Les journaux |)rotestans ont fait grand bruit de quel-
Sues défections récentes, et nous avions été nous-mêmes
upes de leurs vanteries. Nous -fîmes mention , dans notre
n* ii4o, de trois faits arrivés, disoit-on, en Allemagne, et
consigna dans les Archives du christianisme. L'un dé ces
faits étoit relatif au village de Gallneukirchen', dans la
baute Autriche, qui a voit, disoit-on, embrassé tout entier
X le protestantisme. Cette nouvelle vient d'être démentie dans
un article officiel oii il est dit qu'il se trouvoit en effet , k
Gallneukirchen et dans les environs, quelques visionnaires
et fauxnjnystiques qu'on appeloit boosiens , du nom de leur
ancien ^curé Boos , qui les a^oit séduits ; que ces pauvres
gens youloient abandonner la communion ^catholique, et
qu'en vertu des lois de tolérance en vigueur en Autriche ce
changement de religion leur avoit été accordé ; mais que
\
comme la loi porte quç celui qui youdra aA>andonoer sa- rié-^
ligion entendra pendant un certain temps les instructions de
son pasteur, il ne s'étoit plus trouve ^ Gallneukirchen , après
cet examen , que quatorze personnes qui persistassent à ab-
jurer. Il n'est pas vrai non plus que ces personnes aient ëté
mises sous la direction du pasteur Kotschy à Efferding. Ceci y
dit- la gazette allemande y montre combien il faut se dëfier
des rapports de certains journaux. Kous engageons le lec-
teur à modifier sur ces documens ce que nous avons dit
n^ ii4o. Nous avons parle , au même endroit; du curé Lindi
et d'une profession de foi qu'il a publiée. Ce Lindl ëtoit,
dès sa jeunesse,. un visionnaire et un cerveau exalté; il se
fit m^me expulser pour ses folies, et on trowveroit là~dessus
des.fictes authentiques dans plusieurs archives. Lorsqu'il a
été reçu par la régence de Cologne comme pasteur protesr
tant, il a prononcé un discours assez ridicule, et l'a terminé
par une péroraison bizarre. Apràs une prière pathétique pour
sa femme qui, comme il l'apprit à ses auditeurs, lui a voit
peu auparavant donné un fils , il implora les bénédictions
au ciel sur le roi et le prince royal ; mais il ne daigna point
parler de la princesse royale , qui est catholique. Les protes-
tans ont été un peu honteux de tout ce qu'il y a de nizarre
et de décousu dans leur nouveau prosélyte. On trouve à cet
cgard un récit assez étendu dans VAmi de la religion pour
les, ccUhoUques ^ feuille périodique qui paroit à Wursbourg.'
La gazette protestante qui paroit en Bavière, sous le titre
ai Hesperus annonçoit, il y a quelque temps, qu'un sieur
Pittschaft venoit d'abandonner la religion catholique pout
se faire protestant. Ce Pittschaft esî une espèce de tou et un
vagabond , qui s'est fait connoître en Allemagne par des traits
dignes des petites maisons. Il s'avisa une fois de vouloir par-
courir les rues de Mayence dans un état complet de nudité ^
et la police fut obligée de se saisir de lui et de le mettre
dans une maison de correction. L'Eglise catholique est un^
peu plus heureuse dans ses, acquisitions , et n'a point à rou-
gir ainsi de ceux qui reviennent~à elle.
^— M. Bellamy, prêtre du diocèse de Rendes, a^ijourd'hui
missionnaire aux Etats-Unis, a donné des nouvelles de ses
travaux par une lettre du 39 novembre iSiS. Cet ecclésias-
tique est le même dbnt'iîous avons parlé n** 1098. Il partit
de France en 1S24 -pour aller travôiitcr sous lès ordres de
/
\
(M)
If. Vetïwkkyévëqxteàel'OhiOy et fut place dan^ le Utti^
tbire dû Mlcfaigan , dans un anci^o établissement franèa^
afmelë la Rivière-àux-Ràisins , à douze lieues de la yMlè du
Détroit et à yîngt lieues de la rivière aux HoronS; où réside
ixti aatve missionnaire français, M. Dejean ^ parti en même
temps que M. Bcllamy. Il n'j avoit dans ce lien qu'une
chapelle en bois dépourvue de tout^ et. le 'misdonnaire n'a-
voit que dés ornemens d'emprunt. Le vendredi-saint de
Pan née' dernière, pendant le sermon de la passion , le bâti-
ment s'afFaissa d'une manière sensible ; on retnarqua la même
cbose les deux dimanches snivans, oh l'affluence dés fidèles
étoit plus grande. Il étoit clair que cette chapelle > qui c^
dans un étage supérieur, ne pou voit porter la charge résul-^
tante d'un auditoii^e nombreux: on fut donc obligé de faire
Fotfce au rez-de-chaussée du bâtiment, qui servoit de loge-
jneii^t^u missionnaire /et on lui a bâti à la hâte deux pe-
tites chambreis. Son troupeau est disséminé sur une étendnre
d'environ trente lieues. Comme lie missionnaire ne sait p&s
encore l'anglais*, il s'est boràé jusqu'ici à instruire et «oignes
le* catholiques qui ont été ptivés de prêtres pendant vingt
ans. Depuis dix-huit mois qu'il est dans ce lieu ^ il a fait
feire la première communion i une cèâtainedfe^ jeunes gens^
la plupart de quinze ou vingt ans^, où même^pliis. Trol»
Jeunes gens qui demeuroîcnt à enVirOn soixante lieiies, ayant
appris son arrivée, se sont empressés de venir s'instruire, et
ont fait leur pvetnière communion avec quarante-un autres j
le jour de Noël 189^. Depuis ce temps, le missionnaire a fait
deux fois une semblable cérémonie, à laquelle ces bons ca-
tholiques apportent beaiicoUp d'èmpressenient et d'intérêt.
La cérémonie de la rénovation des vœux du baptême se fait
à l'oflTertoire de la inesse avec beaucoup d'appàreii. Mais lin-
struction des enfatks est très- pénible, parce qu'dn manque
de catéchismes, et ce seroit une bonne oeuvre que d'en pro-
curer à des pauvres gens.- Le missionnaire a été appelé uiie
fois par un protestant malade, qu'il a instruit, et auqtiel
il a fait faire son abjuration. Ce bi'àv^bofn'me est mott le
lendemain. Un jeune homme de vingt- cinq ans s'e$t ^ussi
converti, et a été baptisé; un père de famille, âgé de qua-
rante ans, a été baptisé avec quatre de ses enfans ; une femme
indienne a été baptisiée , et il y a^ Ucu. df espérer que toute la
famille sera bientôt catholique. M» Bellamy fait des voeux
pour quA ie tort de ce pay« louclw les aine# pieuMc en Franca.
liet babitans sont très-pauvtes , et n'ont pas le mojen de bttir '
une église ou du moins un local qui en tienne lieu. Cette
ieliK contribiferoit pourtant encore à les attacher à U reli-
giorï. De plus, le missionnaire n'a ni ornemeas , ni vase^
ucr^s, ni linge d'église. lies personnes qui voudraient doq-
!r quelques secours pour cotte mission, ou de l'argent, ou
« dons en nature, quels qu'ils soient, peuvent les adresser
i Mr i^bb^l rue Saiotfr-Annc, D- 'Ï6.
. MOpVELI.ES POLITIftDËS.
;, duchci^c de Ben ,.. . . - -, . —
Daupbine s'y rendra ^g.ilcment, après avoir paMJ quelquei joan k
TidW. On ne lauroit eipriD)?' >3 joie qu'éprouvent tes boni Auver-
piàli d'une \WiU ainsi agréable pour eui.
— Par ordnDDanccs roy^es <1« iS et 3i de ce moi!, M. le comte
de FocquCfille , prtfet de la Somme, a ël^ nnm'mj % h prëreclure
de Seincet-Oiie, vacante par la mort de M le baron Drtiouctut.
M. lé marquii de Villeneuve , prctel de la Kiivre, remplace M. de
TocqueïiHe; M. le baron Walctcnaer, senétàii-c géo^rarde'la pré-
fecture de U Seine, tuccède à M. de Villeneuve; et M. Durreaoe',
cbef'de divii^on h la prfCeelure de la Seine, prend la place de
V.Waictenaer.
— -Mir'le Daiipbin a fait remettre la lomnie de joofr. i chacune
de» veuve) de tris employé?^ de douane vietinici d'un fatal éyéat-
rnétit arrivé ï Quilkliosur le 4 fëvrier iSaS,
'—}/t- le comte dé Lavaj-Monlidoj-fiiej'i'rîéutenant-EénÉfal, eil
continué 'poiir cinq ans dant tes fonclions de membre du grana-
conicil dei Invalidai.
— H. le ennite de Modènei.tearécb^t-^e-c'amp,,csl itoaimi, coiq-
mandant du départefçebt de l'Isère.
— La'^ corqiUiMioii d'enquiSle de
journée' du 3o à interroger M>
cômcnc témoin, M. Boiiraùenot, di
Mun militaire. Le ai, ItTIu. Eegnaul
mUltairei ,' et Berge , fi^utenapl-gi^ll
' — M. le ptiiideai Aa bureau de
d'énoncer que l'imporlalinn do le
meî'Unii de la Grand^-Brétàïn^'au
éliiin. Let iojeriêi peuvent être iiji
(égleo^.t^t, unpn en cai ^'enlre^ÇI
Les objets de mode ou d*habilleinetit pet»T eut entrer dttis- tous la
ports. Tous cts objets donrent être en ballots d'au moins un quîntat /
-^ La première chambre de la cour rojalc^a statué dé^nitWement
que la statue de Pichegru sera placée ù Besançon , conformément à
une ordonnance dit Rol. Elle a seulement autorisé leshabitans d'Ar-
bois à-retirer leurs souscriptions, s*ils prouvent qu'ils n*ont souscrit
qu*à condition qoe cette statue seroit placée dans leur ville.-
^ — Le tribunal de première instance vient de décider, dans l'affaire
de M. Fotvter, qu'un testament fait en Angleterre ou tout autre pays
d'après les lois du pays^ ne peut point étr'e rendu exécutoire «a
^France, s'il y a quelque défaut d après les lois du pays où la "per-
sonne est morte , parce que les actes solennels et authentiques ne
sont valables qu'autant qu ils sont rédigés suivant les formes réglées
par la loi du pays où ils ont été faits.
. — M. d'Herbigny, auteur des 'Nouvelles Lettres provinciales, et
M. Bofsahge, éditeur- libraire, avoient été traduits en police cor-
rectionnelle, comme ayant attaqué la dignité royale et Tautorité
le temps, simplement condamné M. d'Hcrbigny aux dépens ^-ètdér
fendu de réimprimer et de vendre Touvrage. >Le ministère ptib'lic x
appelé de ce jugement. M. de Broë, avocat-général, a fait ressortir
devant la cour royale le plan 'et le but de l'ouvrage. Il est dif&cile,
a-t-il dit, de croire' que l'auteur n'ait pas voulu rendre les royalistes
ridicules et odieux , et qu'il n'ait pas dirigé à dessein ses attaques
contre la religion catholique et la royauté j sous prétexte de com-
battre les Jésuites , les ultramontajns , etc. , il prêche la réyo/ution
et l'impiété. Ce ma^j^istrat s'est élevé eùsuite contre Tjà licence ^e la
presse, dont les désordres sont signalés tous les jours à la cour et
montrent. un plan combiné'. 11 a parlé de ces petits écrits k 5 sous et
à a sous, que Ton multiplie avec une 'effrayante nrofusio|i, IVl. Be-
nouard, avocat du^prévenu, a prétendu qiiè son aesseîn n'ayoit été
que de combattre des abus et des institutions pernicieuses. '^a-i:6ur
a déclaré M. d'H'erbigny coupable des griefs énonces, ç't en consé-
quence Ta condamné a trois mois de 'prison, à 3oo fr. d'am^de et
aux frais La destruction de Touvrage a été ordonnée.
— Le tribunal de police correctionnelle a eu à juger plusieurs en-
fans coupables de rolsj quelques-uns. ont montré une effronteiie qui
passeroit toute'croyance,.si trop de faits n'attestoient la profonde
corruption de la jeunesse''âans les dernières classes.. ' ^
— 11 paroit que M. le maréchal duc de Bëllune va publier un mé-
moire jusUfîcatif de sa conduite avant et durait la can^pagne de
1823. M. l'avocat Henneqi^n est le conseil du maréchal.
— M. le général Monlmârie avoit annoncé, dans la séance.dn a,
à la. chambre des députés, que la Prusse comptoit deux^cent miild
nomUies dé Idndwèhr, indépendamment de la landsturm : '\9,'Gàzette,
étJEtat àé Prusse annonce , dans' une note très-laconique; qbé 'cette
assertion est inexacte.
^
\
\
\
( 307 )
— M., le pi^fet de la Seine a yisiié ia Doavelle Bourse, et a donni^
ile> ordres pour quelle fût ouTerte dans les. premiers jours du mois
prochain.
*— M. Emmanuel- A gatbc marquis du Hallay-Coëtquen, lieutenant-
général , est mort le 10 de ce iDoi5. Le Boi vient de perdn; en lui
un seryiléur fidèle et plein de beaux sentimens. Toute sa vie a été
consacrée au service des Bourbon» et à la pratique de la vertu.
— Le tribunal de police correctionnelle de Lyon va s'occuper de
quatre individus qui ont troublé, par d'indécentes clameurs- la pro-
cession du saint sacrement à Francbe ville, prè.< de Lyon. Il paroif
que les |[endarmei opt été insulté^ et même maltraités à cette oc»
càsion* /
— iLa cour royale d'Orléans vient de terminer Taffaire des décora-
tions, qui, depuis trois ans, occnpoit les tribunaux. Elle a renvoyé
les prévenus absous sur tocu les «hefs de prévention» ^notamment
sur la prévention de faux. ^ •> >
— Un trait de courage maternel vient d'avoir lieu dam les envi-
rons, du ManK. Dernièrement^ une Ipuve enlève, tiux environs de
Mayet ,, un. enfant à la vue <le s^ ijot^éy et remporte. La mère se
précipite sur l^ pM de la loiure , arri<ve'avec elle au trou :où Tanimal
avoi^ déposé ses petits , ct-^arracbc son enfant d*au milieu de neuf
louveteaux; auxquels il allait servir de pâture. La louve a pris la fuite,
et Ica louveteaux, ont été détruits. Cette louve avoit mis bas tout près
d'un jardin* -
— On a découvert depnis peu ,. aux environs de Besançon » une
Aonvelle mosaïque , qu'il a été impossible da transporter au 'MuséQ;
mais M. Mt^rpottc, architecte, en A f^it.un dessin fort exacte
— Les élections en Angleterre ne donnent paâi seulement lieu à
des anecdotes plaisantes, maU encore à des transactions bicarrés. Un
traité entre un éligibie anglais et des procureurs porte en faveur des
derniers la somme de 3oo liv. ste'rl. uaiis le cas où tout se passeroit
trahqpiUement, eti>oo dans le cas on ils seroient obligés de se battre.
, — On volt à Am^rsfoort (Pays-Bas), en fort bonne santé , deux
époHx qui comptant ensemble deux cent sept ans. Le mari a cent
cinq ans, et la femme cent deux. Ils ont fait, le 37 mars , un voyage
de plaisir 1 Amsterdam, pour 7 célébrer, la cinquantième année de
naariage. : . . . ' ^
. — La ville de Paderborn vient>dc subir un grand désastre dcca-
aionné par une pluie d'orage , qui a fait périr un grand nombrb de
be&tiaux, et il paroit même que des pcrspnncs ont péri.
— Il paroil^ que TAUemagne a aussi beaucoup h souffrir des pluies
d'orage., Des inondations subjtes ont emporté les ponts et détruit les
communications dans le pays de Waldembourg , en Silésie. Trente
maisohs ont été entraînées parla violence des eaux, dans un seul
Tiliage du duché de Hesse-Darmstadt. Beaucoup de personnes ont p'éri.
— Les pluies continuelles ont causé beaucoup de dommages dans
leê en virons :dirCraçovie, et les campagnes contiguës a la Vistule pa«
iroissent être dévastées pour plusieurs années, à cause d*un déborde*
ment de la rivière. Le prix des grains a haussé considérablement*
IVIcme nouvelle d*Odessa.
V
3
i
c
«
)
, . ; ( ao8 )
— le Mémorial bordetuis assure que les places àt Saint-S^astien,,
l^aAipelane, Fignières et Jaca lieront évacuées sool peo'par les trou*
pes traDçaises; inai« la gnrnison de Madrid sera augmentée.
— * h*Oôservatmr autrichien annonce que le vice-amîfat françait
; if. de Rîgny s'est rendii à Hydra et s*est (ait payer 19,000 colonia-
les pttor dommages occasionnas pai^ I^s Grecs aux naTÎncs marchands
de sa nation. Il fait aus<i part d'un ordre donné, li Napoli à lous les
bÂlimen< grecs armées, d'arrêter et de conduire dans c6 port fousles
navires charg|$s de grains qii'iis rencontrerôiiïnt. On, cranl de Voir
. bientôt cefte vil^e étroitement bloquée parles Turcs.
' »— Les jotfrnnui âk Vera^ruz confirment la nouvelle de? ttnccndîc
de la douane. On en porte la perte à Goo^poo piastres.
— Les Anglais viennent de remportei* une nouvelle victoire sur
les Birman.o.
— Les pléifipotentiaires turcs ne se sont pas rfiidus à Bucfaarest à
répoqiie fixée. Ce retard donne lieu à bien deScorijectûres.
— Par un déeret rfu un avril i8a6, l'empereur du Brcfircontinae la
régence c^éée par son père: Ellip gouvernera , dit-il , jnsqu'à ce qu*ait
Keu l'installation de celte qti'il nommera dans la charte comtitu-
tionnelle, laquelle doit être- octroyée itomédlcitettiént: Un autre dé-
cret du lendemain accorde une tlmnt^tie* générale allons les Porto-
' gais pours4iiyis pour opinions politiques , aux dé8er^cu^sj'ët à quelques
«atres coupables. L'acte de renonciation est daté du 2 mèf , il stipule
le ronriagc que nous avons annoncé ; mais l'empereur déclare que sa
fille ^ reine régnante de Portugal , ne sortira pas de l'empire du Bré-
sil fuiqu'à ce •qu'il' sa'clie oficielltînient qu'on aura prêté ferment k la
nouvelle cnn^tîfu4ion ,' que les ftançailies'aieht ea lieu, 'et îé mariage
conclu. L'abdication n aura poitft d'effet si on ntanque une de c^s
eonditlohs. . u • ,
On a ptibiié à ^1 ois, au profit des pauvrer, nne pièce de tcfs sur
Vùnniversaire de la mort de M. Gable , grand- vicaire de 61 ois, ttîoTl le
•ur le pardon des injures. Le tout se velld 3o cent.' au profit de* j)au-
vres, chezJahyer, âi Blois.
Fxesque tous j(;s journaux ont recommandé la pHc pectorale balsa-
iniq^r de M» BQgnauld aine, pharmacien, rue CzumniÏQ\^^B Guette
f/«p santé en a fait l'éloce , 'et des médecins éclairé» la leûnscfilleoLfi eUîn
pnt (>biânu, dit-on, de grands avantages. Celte pâle cbttvient perti-
/'t^liçre^nent au^^ personnes dont la poitrine est délicate ou qui tout
aUaqu^es de jrbuçie. Elle se 5rend par boites qui portent le kiom H
Je cachet de l'auteur. ' '
^
JIkrcrbdi s8 juif( 1,826. (IT* ia4o.)
primé latin en huit pages iti-8% sons ce litre : /n ^ua- -,
taor jdrticulos declarationis anno 168a editœ Aphoris-
mata, ad jttniores tlieohgos, aucCore F. D. L. JH. Cet
éçT\t, attribué à M', l'abbé F. de La Mennais, conte-
noit 18 aphorîsmes et 2 corollaires, et étoit dirigé
contre les articles do i68a que l'on présentoît comme
favorisant l'athéisme politique, renversant l'autorité
et l'unité de l'Eglise, se rapprocliant de la méthode
protestante; on exhortolt les jeunes théologiens à ne
pas se soumettre à un évéque qui leur prescriroit la
signature des quatre articles. Cet écrit fut'répandu en
grand nombre dans les séminaires, et c'est là ce qui a
^irovoqué l'Antidote de M. B. Ce dernier ouvrage est
aussi adressé aux jeunes théologiens et leur dénonce
les Apborîsmes coraraK pleins du venin- de ferreur et de
la révolte. L'Antidote est partagé en huit chapitres.
Dans le, premier, l'auteur examine cette maxime du
pTem.ier aphorisme ; Tout ce (fui est utile à l'Eglise est '
vrai, tout ce qui lui est nuisible est faux; il ' soutient
que cette maxime est trop vague et trop générale, et
il en fait même une application toute contraire an sys-
tème de M. de La Mennais. Le développement de cette
■puissance que vous attribuez au Pape, dit-il, de dé-
poser les rois et de délier les sujets du serment dejidè-
(1) I vol. in-B", priit. p fr. 8o ctlH, f S. tr. aS Mut. franc dn port.
A Paris, à la libriirie rcctésiastique d'Ad. L*: Clete t( compagnie, ag
hnrétu de ce journal.
Tome Xl.rni. L'Ami de la BeUgirtn et du Roi. O
J
(210)
hté* foin de servir utilement V Eglise ^ pourrait dans
Vétat présent des choses lui faire beaucoup de mat;
donc ce sjrstème est faux.
Dans le deuiième cbapitre^M.^B. se fait cette (jues^
tion, s'il faiit rejeter une doctrine par cela seiil qu6 lej
ennemis de la i*cIIgioa la préconisent. Il avoue qu'on
a abusé des quatre articles , mais de quoi n'abuse-t-on ^
paii?Daj(isle chapitre IIL, il faitdifrércntes^suppositiôns
pour montrer que la doctrine des quatre articles peut
être utile pour dissiper des préjugés et ramener le«
ennemis du catholicisme. Dans le chapitre IV^ il com-
bat cette assertion de M. de La Mennaîs, que le pi*^*
mier article de 1682 conduit à l'athéisme politique^ et
il voit là le cachet d'^m esprit sans mesure (jui exagère
tout ce qu il touche.
I^a doctHne du premier article, dît M. B. dans le
cUap. V, est une doctrine incontestable, et ce qu'il J
a de singulier^ c'e^t que M. de La Meunais s'est engagé
à la ligner. Eii ciFet/ dans une lettre insérée dansda
Quotidienne dix l'i avril, cet auteur, après avoir çitô
l'art, Xil de la déclaration des évêques d'Irlande pM-
blice récemment, ajoute : // nest pas un catholique
qui ne fût pf^t à signer cette déclaration» Or', M.*B".
aou lient que rarticlc XII de la déclaration des cvéqtï^s
d'Jrlande contient au fond la même doctrine. que le,
premier arltclp dé 1682 j il présente-les deux textes^n
Vegin*d etjuontre que dans.l'uû comme dans ïa^ulre
les évêques enseiguent que les princes ne sont soumis
dî^ns^ l'ordre temporel à aucune puissance ecclésiasti-
que et qu'ils nç< peuvent être déposés directement 6tt
i|idirectemént. Je d^e:,. dit M/B^ , cl& "voir entre deux
ntlcs si semblables^ dans le fond, d'autre différence
que dajis lestnats, .lesquels, sont plus forts et plus ex-;-
prcssifs pour inculquer la même idée dans la déclara-
tiofi des éitéques d'Irlande. ■ . : .
M. B. < ompare encore la déclaration d'Màride et
C!&Ue de 1682 ^r J^ipfaillibilité du Pape; Les évéques
( ati )
dlrUode disent , article XI> qùè ee n^stpas un
dé la foi catholique, eiquHl n'est pas non plus exigé
d*€Ux de croire que le Pape est infaillible^ 0^^ j a-t-il
une bien grande différence entre cet artîcle^et le qua-
trième article de i68d^ à le prendre comme Texplique
Bossiiet qui déclare que le clergé n a point voulu pro-
poser un dogme de foi^ mais renouveler l'ancienne
oj^inion de l'école de 'Paris? Ici il est bon de remàr»
3uèr que M. B. entreprend moins de prouver la vérité
es quatre articles que de montrer que c'est une pure
opinion qui peut être soutenue sans préjudice^ dé la
foi, de la paix et de l'unité de l'Eglise,
« Le chapitre VI de V Antidote traite de la lettre écrite
au pape en 1698 par des membres de l'assemblée de
i68a. M. B. ne veut point voir là une rétractation;
d'ailleurs, dit-il, cette lettre n'est point l'ouvrage de
tous les membres de l'assemblée ; elle n'a point été
souscrite par 87 éyéques, .comme on l'a dit dalis un
îoumnl, mais seulement par quinze membres de Tas^
semblée de iCÇs /savoir, cinq évéques et dix députéi
du deuxièmie ordre (1).
wm^0
{t) Noos avions d^jSi rèlcvi cette erreur du joarnal dant an do
nei'niiniéioi. Noos reçûmes S ce sujel'une leUre d'un abbé P. « cpii
préténdoit que nous avrioM montré plus d*imçarlîa!ité en remar*
quant que lès qoinz^ membres dé Tv^enibiée qui écrivirent. an pap«
eo i6i)3 éloient ceux qui avoient besoin de du1I<>s. Nous nVtions
pan obligé dé faire cette remarque, puisque, dans notte article mémtoi
n0us aTÎtias renvoyé an récit que non^ avions dénné , d«|is notrf
tome XXIX I des diflTércnds de Louis XIV avec Rome. Qr,. dana ca
iycit, il étoit clair que ceux qui avoient écrit ao pape i'toicnt pr£«
eiâétteiit ceux qui avaient beieoin de bullei.
U.. labbfi P., nui ne s*étoi| pas fait connoltr^ 1^ nooi
l'avoit done pas lieu de s*étonner que nous n^éussions
autrement
pas accuei
ùl
svi^. mime poiérdês ehjifresj mais,,.» c'êit U mmt «es Vkktairfi ti^â
mmgjfiiui aïkfQurd'kai pUim 4fut Us eh^firts. ^
Celte ma:|ine esfc très-commode pour les écrivains, peo exaeb; sont
ce prétexte que c'est U sens de Vhistoire qu^U nous faut pUtt^ qjm
Us chiffrée^ on mettra son imagination ou ses préjngés k la place des
N
Oa
y
/
( ai? )
Danile chapitre YII,A([;. p. discute les conséqueti-
xcs que l'on iire d'un digcvet d'Alexandre VHI et de la
huile, jiuctorem Jidei. Le décret. d'Alexandre- VIII,
qui est du 7 décenibi*e 1 690 , condamne ît seulement
ci'lte proposition : La supériorité du PapI? sur le con^
cilc œcuménique et son infaillibilité dans les questions
de foi sont des assertions futiles et mille fois réfutées^
f)Vf tout , ce qui résulte de celte condamnation/ c*est
que rinfaillibilité n'est pas une assertion futile et mille
fois réfufée^ et le clergé de France ne dit point cela
dans sa jdéclaration. Quant à \di.h\x\\Q-Auctoremji(fei,
elle ne porte point propremeiit de censure de la décla-
ration^.mais Llàme seulement l'ai:tifi<;e du synode de
Pistoie qui a voit inséré celte déclaration daiiis un dé-
cret sur fa foi. ,' f' f '
L'auteur discute dans le chs^pitre VIII raccusation
d'hérésie portée contre les gallicans. Si ceux-ci «ont
hérétiques, oà sont les décrets et les bulles qui les dé-
clarept tels? Alexandre, VIII a déclaré nulle la décla-
ration de 1682 ^ mais il n'y a appliqué aucune censure.
Jamais nos évêques et nos prêtres n'ont été traités
d'hérétiques dans les pays étrangers; lors de la révqf
lution, on les a accueillis au contraire comme des frè-
x'es. Les papes entr'aulres les ont reçus avec des témoi-
g nages de bieiiveillance et d'estime. Il y a peu d'an-
nées encore, on a soumis a. la penitenceric un cas de
conscience où on lui demandqit si un confesseur pou-
voit absoudre des ecclésiastiques qui refusent de se
soumettre .à la condamnation que le saint Siège afieiite
des quatre articles. La pénitencerie a répondu que la
déclaration de 1682 avoit été improuvée et annulée
I, ■ ■
laitt, et loate l'hUtoire sera une méprise et une confusion perpé-
tudièv M. 0. regarde comme peu imporUint que Ton dise que trente*
septiévéqWs'ôrrrMgné une lettre^ Isnciis qu'il n'y en a que cinq : que
diroit^ii si j'anndn^QÎs que cent évéques ont signé la déclaration du
S' avtfil? Y^su-derdit*il cette erreur comme indiffdtente et nuiDU-
ii«u^?
i. . • ' V '
fi o
, i
pair lé Vaint Siège, bijis quW' n'a voit infligé aiicùb^
note théolpgique à' la docirine', que^^r comé^ueni,
rien. ne s'ofposoit à. ce qu'on donnât tabsoiationaucf^
pt^tre^- (fvci^'\^4^èrent encore à cette dbctrinè de hohné^
foi et pdr\pçfsûasiçn. Cette décision* est déliée.. du
27 ^eptembi^e^ 1820, et «ignée du cardinal Michel de
Pietfo , alors grand-pénîtencîçyv et ,de' J'.-B. Salimeî ,'
iecrétdli:q. [ ' .,; /. .... ...
Dans une conclusion; M. B. répi>iid au« atttttjiiet
xéîlérées. dirigées contre uJilltlstfe prélat' etf à' un* ar-
ticle de \di.Re\fue protestante. Dans ces occasions et
dàus quelques autres ^ son style ^'^leve et s'âi^îmej et
çn «général tout cet écrit découirr« «m théologien exercer
etunargumentateur pressant. L'âruteur'piP0M''cb^ps k
corps soni advidi'saire et tluia'di^i^' diè^ re^ro^Ue«(^sei
Y»(s. <%1 en jug«ra par le raoi'Ceau'éiiiVflnt>/>le(S0blqu«
Aons nou6 permettions ^c «Itev >; ' - . .. .. j : ' •. 1 : • I
il
• i
i I
*>
it
'• «» • . iv • I
«e Un ^Té^ea j^risnlace parmi nos pfùsgrjIfiidsQratcufîjMr écîc^
fendf^ la religion «ur la cbaice, de la vërilaé (-')&. ifose dire arec ton!
Ic^ laleot'des Bourdaloue ^\ 4pa Massillon j^Ja;^st4rjté JgJg^njjHÎÇfj
mtx ressort le mérite dei*^ hommes célèbres j elle îeur^ateigne leur
iCUlg. ft Jour place à mesure iquïiYskîôhipàrbisjient'^féVin^s^^n'Mt^H^*
B^) : mais je n*.exagèro pas^fuandtje dis <|ve rori4|eur< (fpnt 4e ip^olp
9 défendu la, plus Fainte des causes^ sur la tribune.. $acii^^d^yam
dn, étncôurs cb6i.4 d*atiditeurs que'n'obtînrent"p'eùJ7étre* pasV uc
leur t^mps., les prédicateurs de rEyan^ile'4^ue'}e v$f^i ^i^inolAWi^^l
JL/élile.de la jeunesse française, les heaiix esprits. çlç.i^os fiçadj4io^f^
lès .homm'fs les plus distiogués de cette capitale, ont écouté , suivi
pendant vingt ans ce conrs d'instru'dtiofis ref7^i^i^9a%i^c*da' intérêt
tQujours croissant et une admiration toujours nduvelle : les suffrages ,
et quelquefois même les frémissement àjmc si brillante assemblée,
ont été pour cet oratentune cBnYolhTG'fïRITjTaKt plus précieuse qu'elle
étoit accordée avec plus de discernement et de justice. La collec-
tion de ces discours, livrée à rimpressio|i| a^souteau le poids d*une
si haute renommée; la nohfeise et la pùrttc (fu^siyle, le bel ordre
^ies idées, renchainement et la force des raisonnemens, lui ont a^i-
sure une place parmi nos livres classiques. * , ^ - .1 .Ti-.nïi
On est convenu que ces célèbres Cènféi'^nces ajoutoîent. (je noti-
veaux trésors à nos. richesses littéraires, créqîent pour l'art; oraloîrJJ
un genre nouveau, où le feu et laVnaleur de Pé^éfueiice donnoient
a de» raiBoiincHen» abstraits, aux matériaux 'inaumés de la eontro»
T4r3è , le moiMvefpent et la viei çt I41 reiîgian, %c&t, réjouie ji,Mjrue ^J
N
4f remiiart in/edUtiigiu^lc éltié k sa ^tfcm* eomm« à ta %\am* Vm^
mowr ûe Xtk^iriii n'a pas pennû ^ ce prélat de sqivre à TOtre ëgard
je pente de Km cœor^ et d abonder dans TOtré lens; toilà , Monsieârv
Jb crim« que. vomi a'aves pat ^rdonné : et ici les gnis de bien ont
' <ftei d*ap^rendre quf tous esttiDii'Z un gain pour la pîélé d*obsrtircir
une réputation ei encre à TEglUei ^^® '^ ^^^ ^^ ^<' ^*^vèque d^Her-
SRopolis, «ans cesse flétri dahs vos ëcrib par des imputations odleulvpa,
lie irenbiC plus sous ^tre plume qu*iiyvec le fiel d'uoe ironie amèrp ^
et leur affliction a été k son comble, tiMOfid ils ont tu (pie Tpu\ ^al-
gies dépendre d*une pure opinion la Vérité du chri8tiani«roei et que ,
selon vous, il n'y avoit pour lui de salut et de légitime défense
^na dans ce système si «co^ (elle, où .vous ayéa cru devoir enfcrnaer
u religion et la société toutç, (Sjpticte. » ^
• . I .,» . . . ~
. A la suite de Y Antidote aont de$ pièces fustificali-
ves^jdes déclamiions des. universités. en t^S&iet.i^Sov
4es ciUtÂ^os.^du. ca^rdlpai Du f^earroB,' des. frères, do
lY&leiabQUT^,; dvl^èr^fY^éron; des réfle?tions sur dca
HOtei ajoulées pal^ M.^ d^-I^a Mennaisà une édition dés
Lettres du cardinal Lilta;i iip passage de Fénelon cb&c
aes lettres à quelques cardinaux, tome II âe l'édition
de li^}>el , page 4a! y ^^^ réflei;iop& sur la nouvelle for*
sne que Mi' de La Meunais a donnée à l'ancien sjktâme
de la i)uissancé indirecte, et sur lès résultats de ce iykr
pointv applicable au temps . actuel. A quoî bon^ lui i
<liroi(*on^ «voir développe avec tant de soin un^ doc*
ti'ine qui .4^, p^Ut servir nii moins dans ce iHomént?
'i'i'i ■ . •• *"' '.'. ■ ■ ' (lis i '■ >ii ■' . 1 . . . ;<j» »• ~ ■
I
W0ÙVÉHJ2S ÈCCLÉSlÂStlQlJES,
BoMB. Les processions pour la fête et rbctaié du saint sàr
çremént se sont faites avec beaucoup de pompe dans cette
^pita^e. Le jeudi i'' juin >,U chapitre Saintr-PieiçKCt a fait la
demiére processâoD'; M. le cardinal Galefipovteit le 'Saint
^remenC, q^ue le saint Père siiivoit avec ^n m<frge | h|
( ^
/
(ai5) .
iB^^. Bik-hiiit^anllnàMity dès {>rélatt et autres penôn-
iiagei'dtstingù^^ aûdbmpagdpient là proééssiônV
/ r* iL^ cardinal Stanislas Sansevèriuo ^ léffat de f b]:ljl > qui
Tient de hiQurir) a* montre pendant sa maTadie un courage
èxtraorcti'naire. ï)<^à affuil)Ii par les souffrances, il fr'orçu"* *
poit encore des soins du gouverneitient. De nouvelles inllr-*'
xtk\\.é% étant veirties IWailiir, il demanda les secours de la
TcHgiàn, et apr& ë'êhe confessé au chanoine Poggiolinl^
|>éfjitencier de \à cathédrale^ son confes^ur ordinaire » il
reçlit lé saînt viatique, qui lui fat porté avec giarid appa-
Teil. C'est M. Tévêqu^ de Forli qui Tadmlûistra /et M»' Rué*
Côui y Vicè-l«^gat y accompagna le saint sacrement. S. Em.
Montra, pendant la cérémonie, la piét^ la plu^ édilianle,
demauda parddu des fautes qu'elle poitvoit avoir coufmiscSi^
et hiiplora la miséricorde de Dieii, nou pour obtenir laî
éatnté du t6rpS| dont on pçut abuser, mais pour obtenir cella
de'' Tamc* Tôutcfe ses paroles étaient pleines d'humilité en
mémo temps que de courage, Il demanda la bénédiction
pontificale, et reçtit réxtrénî ^-onction. Il mourut le iûcr*
credi io mal. Ses obsëqites furent célébrées arvec pompe dans .
Véglisc cathédrale de forli.
•— liie mois de Mairie a été célébré à Rome dans les églises,
jpratoircs et .chapcttcs, où l'on chnntoit chaquç jour des
prières en rhoiineur de la Mère de Dicul
<— >Le i8 mai^datis une séance de l'académie de Jareli-
ion catholique, 1er Père Jaçcpioi, des Clercs-Mineucs, buré
is'S^iot^'Viaceht. et Anastaie^Uit une dissertation sur les
â:YAnta^S<du célibat ccdé^ia^liquc pour les moeurs et. pour
le ;bjen:de la socjiétd» MM* 1^$ cardinaux Spina, Pediciui et
Sti^rU. honor.QieQt çette^as^emblée d^ leur présence.
f^AlifSr Le dimanche a5 juin on a célébré dans l'église de
Saitftè-Genevièvc la fête de Saint-^Jean^ remise à^cc jour-là
par 'feiutorisatidn spéciale. Les associations formées par les
missionnaires étoient réunies le matin dans Téglise. M. Tan*
(uen évoque de Tulle a célébré la messe et a donné la corn*
munion a un grand nombre de fidèles ; la communion seule
« duré cinq qtyarts d'hearé« Les hommes e1 les femmes se
Teâdoîent avec ordre à la sainte table, pendant qu'un mi»-
sfonu^ire en chaire leur ^ggéroit les sentiméns qui dévoient
4ss animer. Après la messe i les associés, se sont rendus dans
I
l^
(
( 2'6 )
l*^glise, basse où. JM. l'cvêqu* leur a adresse iifné pieuse. «:?
hbrtatioD. Le prëlat s'est. fëUci té d*a voir pr&c(e^. une d
ëdlBante cérémonie qui^ a-t-il dit^ l'a voit singulièrement
touché et consolé, et il a a d nonce qu'il vièn droit t'ôùjdiirs
avec un nouveau plaisir être témoin dii zèle et de la ferveur
'd'une si nombreuse et si respectable réunion.
— L'église de Saint-Sulpice vient de k-ecevpir un nouvel
eml>ellis$ement par une cuapellc pclK^te i trçsque, daps le
[genre des deux qui ont éfé exécutées il y a quelques années-
iNous avons donné dans le temps une courte description de
^celles-ci , qui sont dédiées à saint Roçh et à saint Maurice^ .
et qui offrent des sujets tirés de la vie de ces deu3^ saipjts.
La nouvelle chapelle , qui est dans le béis côté opposé , est en
rhonneur de j&auît Vincent ^e Paul. Deux grands tableaux
représentent, l'un saint Yincent assistant Louis XIII à ftç^
derniers xnomens , l'autre le même saint recommandant le^
enlans trouvés à une assemhlée de dames de la charité. Çc*
deux tableaux sont d'un bel effet; la figure du saint et la
disposition des personnages font également ho.nneur au ta-
lent de l'artiste, M. Guijlemot , ancien pensionnaire du.ROxV
a Ro'me. M. l'archevêque de Paris, M.ie préfet dela.Sêiflr^v *
les membres de l'acadéiiiic des beaux-arts, sont venus yiîiîter
la chapelle et ont paru satifaits de l'exécution. de la chapelle.
'On ne peut qd'applaudir à un genre de décoration assei
nouveau en France *èt dont nos églises offrent du' mbinfc
peu d'exemples.' ,.:.--
— Le diocèse de Vtfnnes vient de perdre son évêquei
'M. Henri-Marie-Claude Debruc, après une courte matadJê.
Ce prélat, né le 19 juillet 1761 ,'à Yalet, diocèse dé Nafti*^
-tes, étoit grand-vicaire de Nantes-avant la révolution: A^prè•i
le concordat de i8oa, il fut fait •curé'deGuéraode et,deviwà
ensuite grapd-- vicaire de Nantes; Dfomméen 1&17 à l*éy§:hé
de Vannes, en remplacement de M. , de ïrévern ijui.aypit
refusd ce siège, il fut sacré le 17 octobre ^819. Se? infirmiT-
tés ne l'empêchèrent point de se livrer aux travaux.. Il étipit
dans le cour de se^ visites tpastorales et administroit la çQnr
iirmatiou4 Pontivy, à douze lieues de Vannes ^ lorsqu'il. fuj
atteint de douleurs si vives qu'elles le forcèrent de se retirer*
U venoit do confirmer. plus de 800 personnes et témoignoit,sci9
chagrin de ae pouvoir satisfaire la.piété de tou^ l^^fidèlei^
On Je conduisit au presb^'tère où il fut obligé dç se mettre an.
X
ii^. Jje lendemain de.cet .acsciçU^^^» i5 juiq,.il s'informe
combien il l'estoit 4,^ persopnc$ ^. co^âriiier^i çtt <^r çç qu*oo>
lui ditqu'ii y enayoit bo^ eh ôi^nj répc^^dit^il, qu^on les
^asse tt^nir .ici. Ainsi le x^lé prélat exerça les fonctions de
l'épiscopat jusqu'auic approcbe^.de la inort, Le i6,il de-
manda a être ramène ^à V^.!) nés où il arriva le 1.7 ;AU SQir*.i
Son état devenant île. plus, en plus inquiotant, M. Tabb^
Légal, .yiçaire-géuér«fl , acççmpagné de. tout le .clergé, li^.
apporta le 18 > au matin , le saint viatique, que le mpuran^
reicpt ,ayç:jç^4e grands sentimens de piété. Le prélat conserva
sa AT^ison. jusqu'au dernier moment, et moui^utrle tnémejour,
à. cinq heu;pes du soir, laissant de vifs regrets danço.tout son
clergé et parmi Içs fidèles. . • .
— TJn antre prélat a été frappé prçsqu'en.^ô.ipe temps
• 4'!^Q accident fort grave. M. de La Myrç„!éy4q«Ç'4»^.M?P?.*
, essujs^ le samedi' ^7 une a;Ltaque ,qui,!dan$ les premiers
jours, \^\ laissa cep?ndant Tusage de tout^^ ses facultés mo-
rales^ Dès le .premier inst&nt^ il jugea son état foi^t ds^nge-;
reux et s'ocpupa dcj. régler toutes^ ses affaires avec une fMré-
senc^ ,4'çsprit et une résignation parfaites. Le jeudi- ^2^ il
xeçut les derniers sacremens en présence de tout le cle^rgé y
du préfet, du général , du maire et de beaucoup de Qdèl<^$>
il les. édifia tous par g(i piété, et parla assez long temps et de
la manière la plus touchante. Le 10 juin,- ie pieux cvéque.
avoit donné une ordonnaoce^ur les confréries ; 'iious eq par-
'lerons îplus tard. Le ai juin'^ il adressa de son lit cfe mort
uq Mandement au clergé <^t aux, fidèles pour la suspensigig
du jubilé. Le vénérable év^lquèexhortoit tous ses diocésains
à profitçrdes grâces du jubilé ^ lorsqu'il fiierâ rouvert le 36 oc-
tobre ^Vbehaiil pour durer jusqu'à Noël'. Il les èhgagedltà
prjLer ppuf Ijui-mêo^^.: «jCelui qui conHnànclé,.à, la vie et' à
la mqrt , .^it-il, yientdq nous .toucher desu. main pd4ssante;>
^oot à^Goup il nous a arrêté dans notre course; sans altc^ep«les
facultés de notre am,c, ^1 a frappa notre .corps d'un aVscîdent
^terrible ciont nous né b'oUvons lioûs* empêcher de jpiéy'oV les
suites.* b L'état du pieux é.vêqtieétâpt devenu pi|i»,jilar-
maot, MM. les grands-vicaires onl ordonné^. .le i2' Juin
«^ Quelqùetf'jbufDauic àVofènt i^eténfli il j a pefc ^^^
tèmpi, d'une Aftair^ qai s'ëtoH plàidee à là càiir royale. de
Douai, et^ii bti Vôuloit Voir rinfluencé des lésuîtes et bti
|})àii de sddrictiôn'cl d'en vahisieinéti t. Uue feuille ^ qUi a jôûl
laUtrefoi^ de quelque crédit |)armi les roy«iiiàties, s'ertifiàl^a
decetW afkire fet en fit la inatière' d'ude dénoiiciatîon vio*
ieiite èontre ud eorp^ respectable' 4;t utile; elle s'est bien ^t^
éée d'inâérer la réponse à ses. accusations , et i^t uoe rakon
de plus pout nous d'insërct là lettre suivante qiii à été àdceè-^
Bëe à la Gazette des ùibunàuXj et qui dissipe lest nuages que
Ton avoit cheitibé à amasser sûr un fait particulier; Voyct
le Journal des débats du 8 avril dernier; Je journalUte as^.
suroit qu'il avoit le scandale en horreur ci qu*Une JaiioiS
rien màinS qu*tln ^nd 'intérêt social polir le délermiocr à
la révélation qu'il frisoit. Nous sommet hcureiri de pod**
voir lui montrer qu'il n'y a ici dé Scandale qu6 de la.pairt
dé ceux qui admettent avec empressement les accusations
les plus absurdes, mais qui, dans leur todcbante iiîvpaftîa'^
lité n'acéûeillent point les réponses. Quoi qu'il en âoit , voici
la lettre clc M. Legraod-tMasse au/ rédacletir de la Gotettè
dès tribunaux^ lettre reproduite dans TJ^ib^/d et dans quel-
j^., j^ues antres feuilles :
*: Soînt-0mer^ 1 1 moi 1826.
Monsieur,
;^ Dans votre numéro du 7 aviil 18369 vous ^^^s éntrclenn voi
lêcléiirs d'une atraire plaidile devant la cour royale db Douai ^ cl éti
eùmmentftnt rotrè article > on a cm pouvoir signaler un pri'tcnda
attentat tiir le patrimoine des famiflei, rn rattfibuabt à. MM.: de
&iint'jA«licu|^ Vouf aimei^à étr^ loi^Ane d^ U vcriti»,. je vsis voi)9
)a dire tout entière, en vous priant de 1^ consigner danJt |*Un.de îrot
prochaine ntuiirrot*. ' , . .'
»' Un atopfQ (laail de PaOblre jUsrifierôH plt^fnenîi^n^.leiif pdrkoûtiet
qn^on prétend inculper ; je me bornerai aux faits prin<iipaini. * '
>, jp La jpcrsonne que vous iéiï^n^t par i'ioitialo.L». »*c(i antie
que moi-méaic. , . . . • _
« 29 Je déclare qu*qvant Touverture de la succession de M^ Lé*
pîne» )è Q*avois jamaif vu ni connd MM. de Saint-AcUeul^ et que
^e n*avo{s jariinfis eU' ai?cunc correspondance avéc^cus.
te'B<* Je puis assurer encore ,- avec pleine > certitude^ que ]e n*ai
ffim^is connu Cju^aucune \Uil!e #it été faite par ces Messieurs au sieur
JLépine» et qu'il y ait eu autre çorrespondance^que la lettre du 17 no-
vembre i8iâ, rapportée en Votre artlcle^vCt à laquelle il aiiroit été
Répondu, ainsi qU il appert de la mention au doh ' -
j» 4** Institué légataire universel de M.. Lépine , je flis aoàsi cbar^
1 ^ (?.«9) '
pa^ lai de remettre à MM. de Saint-Acbeul la fomme portée $»
éompUt^u&^e tenais pohi 9aiï%rkïté h Vatiét de U eôuf^f oyiile ck
WM: €éCtlB ««nlnè'f^l loujours considérée pit tnoi cèînibtt'Uti dév*
pM, eôh^«di'a)»rd dans, le» miiiiu de M« Lépme^\ Seâ dédanéiou )i
c«^'égani,^^i Ici. iiOf|î0>cl^,fV9me«9. trouvés loii de |Pi.«>icce«>i^n.iV»|**.
ffkés de lui,, en çtoient d*ailiçu^ une prieuve 4vidfn4e^ J ai cru moi-
ittéme devoir coninuinîquer ces papiers aux héritiers Lépiné, pour les
Apècher d'cntfbpVendré un procèsr itijustc à mes ye^uï. Plàlsë h
DivQF 4|il*ifo t£[i(init jamaii et rejgret» de l'uas^e qu'ib ont fait de m<m
«jdriiifie conBooce., :? i; ■ . ^*.
^, j^ 5? Lqrs^ie i*offris: et;remii celte lomme à M. de Saint-Achei^l ,
llf m.e.rccoiumaiictèrqnt,(|çni*entenarc avec les héritiers, et surtout
d*évilér toutes' contestations judiéiaires. Je le déclaré, c'e'^t malgré
eux qtié je be sùii â^lètniné h plaider, et cela par des motifs doni
fé ll*a| à rougii* Bi devant Dica ni devant les hommes.
/• 6<* Ç*e»t enjGn |^il«s mêmes motifs^ mais je le déclaré h>u|o<-
éiWtr iitA» i^tekiréce d*é|)ui<ei^^ tours les degi^és de jùr^lktibtt; ; pbai^
assiivfryiàatatii qu'il est éà mol> 'rexéçutioÀ du mandat 401 m*eli
. -J<? 91114 # etc,, Luc a 4iM>- M Asss » propriétaire. » ,
».t..,,, , .^ ^, *•.». p>» ..
— M. l'i^v.ê<|ub d'Orl&tts 8è propose dé visiter, cette ââ-
à^é, âlffërckites |)ai^c^ âé son diocèse. Le ptélat a corn-
mcticd SQ$ iisitcs par la petite ville de iVeuville, à cinq
Ilciics d^irl^àDV. Il y est arrivd le samedi 17, au soir, accom*
j>agn^ de M. Tabbe Egraz^ un de ses Vié^irés-générauic it
archidiacre, et a ëtd reçu à la porjie dé la ville par M* lô
îhaire, pki- son adjoint^ et par tin détachement de la compa-
gtiic dés sa peurs- pdinbiérs. M. le curd, à là tcte de ion
clergé, iest venu âus^ Tccevoir M. rdvèqiie, et Ta conduit
éous le.dais i'l^<^glise'.oh M. de Beaùregard avoit ânnbtiiid
^"u'U voulbit Aire sii pre'niicre visite avec toutes les cérémo-
nies oi^dibaireà^ Aprj^â avbif* donné la bénédiclion dtî àdiilt
jtacrcjinent, le prêtai a fait le tour de l'église^ et a paru'satis-
fait dé tout ce qu'il y a remarqué. Cette paroisse est gou*
vernée, depuis plusieurs années, par un excellent curé»
M. Tahbé Beaumarié, qui n'est pas moins aimé pour sa
douceur qu'estimé pour sa prudence et son zèle à rctnplir
tous les devoirs de son état. En sortant de l'église, M. l'é*
iréque^ àocompaené de M. le maire et de son cortège , s'est
résdà au presoytere , et de là dans une maison peu éloignée,
dont le propriétaire s'étoit fait un honneur de recevoir le
prélat pendant son séjoiir.^Le lendemain matin , dimanche
, >
( ,220 )
• . • * *
... t ^
\i, le ciefigé, les eofans de la première' communion et l«i
personnes qui dévoient être confirmées sont allés procession-
neUepBieiiit chercher M« i'évêque.et Tout conduit à Féglise e&
chatitantdes cantiques. M** a officié ponti&calement; a.pré^
cbé et a donné' la communion à lao |)ersonnes environ^ y
compris les enfans de la première communion. Après vêpres
auxquelles le prélat ayoit assisté , on est allé procession oel^
liement et en cnantant des cantiques à un calvaire érigé eo^
mémoire et en actions degrâcesdujuMlé^ M. dèBéauregard
a béni le calvaire, a fait encore une exhçrtation affectueuse
aux fidèles, et s'étant mis à genoux > a récite cinq/Tater et
cinq ape pour appliquer l'indulgence de quarante jours
qu'il avoît accordée à tous ceux qui feroiept une station au
çâlyaTrcà certaines fetcs. La journée a été, terminée par l'a-
doration de la croix, que M. l'évêqqe, le clergé et le peuple
ont faite successivement. Le lundi 19> atu matii^., M. a^
Beâuregard administra la confirmation, i plus de i5o.per-.
sonnçs, y compris les enfans de la première communion. La-
cérémonie commença par la messe; M. Tévcque fit une ex-
hortation simple mais touchante , et s^ mit avec beaucoup
de l)oqté à la portée de tous^ Il quitta Neuville yêrs trois
heures pour retourner à Qrléans , emportant. le respect et la
jf'econnpissance de tous les fidèles. Pendant son séjour, il a
montré une affabilité et une grâce parfaites. Il à yisité les
ISœurs de Saint-Anclré qui tiennent 1* école 9 et a demandé
quelque chose pour elles à M. le maire ;' comme la dépeqse
étoit un obstacle, le prélat a offert le tiers , de la somme. Il
a ^ussi honoré de sa^ y isii^ pi usieurjî personnes^ entr'autres
dès jSUes^ estimables qui consacrent leur fortifiie à^toute sorte
de bonnes œuv^i-es çt même .à dc,s fondation^, utiles... Enfin il
jxest personne qui ne conserve le souvenir, du; séjour qu'il a
ïait dans cette ville, des exemplej^ qu'il y a laissas, et des
f>arQles de piété et de, bonté qui sont sortes dé, s^ bouche 1
tant en public qu'en . particulier.
public qu en . parti <
NOUVELLE* POLITIQUES/ ♦ i 1
jl^jLAis. S. M. vient de cûaimu«r la peiii^ de P.-J. pelépiiye» âgé <le
seiae am et demi» condamné ù mort pour incendie^, en. un eiji^pfÂ^
50jnnement perpcluci, 6ans expo«ition ni flétrLisure.
(aai )
— S. M. a lait remettre aoo fr. à un incencUé de la commane des
Bréviaires, alrrondlssement de Rambouillet.. M"* la Daiiphine y a
ajouié ^o fr. , .. '
' , — *;M"^« la Daiiphine a aussi donne 3oo fr. aux incendiés de Buis-
fScl(Saône*ct-Loire), dont tout le village vient d'être la proie^des
flammes. Cenx qui voudrbicut contribuer à soulager ces infortunés
peuvent déposer leurs aumônes chez M. Magnien , curé de Saint:-
Germiin-VAuxerrois, et chez M. Chapelier, notaire, rue de la Ti-
, Tcêrandcrie. , ,
-^ M»»« la- Dauphine est. arrivée le i5 juin, h Nér^9, et recul,
aous Tare de triomphe, les félicitations de tous les habitans.La
princesse se rendit ensuite a la chapelle de Tbôpital, s^informaavee
.grand soin des besoins de cet établissement, examina en cétail le
.i>n»sin thermal, de' construction romaine, et daigna poser la pre*
■ mièr.e pierre du nouvel établissement de ce genre. S. A. R. partit
ensuite pour Mont-Luçon, où elle n*avoit fait c|ue passer, et fut ac-
cneillie sur tqute la route par de vives acclamations. A son arrivée à
.32ont-Luçon , le même enthousia5me s'y manifesta. S. A. R. y fut
reçue avec tous les honneurs dus à son rang. Ce jour a été une vé-
ritable journée de fête pour tous les Bourbonnais. Les pauvres d«
, Mont7Luçon et de Ncris ont reçu 5oo,^. de S. A. R. , qui a accordé
* en outre 3oofr. pour chacun des hospices de ces deux endroits. '
-^ S. A. R. Madaais, duchesse dcvberri, se propose de passer quel-
que temps ou Bocage > maison de campagne de &!■"«• la duchesse
de Ciermont'Tonnerre.
— La cour de cassation, sections réunies, sous la présidence de
M. le gârde-des-sceaux, a décidé, le 3^ <)c ce mois, que la peine ir.
5oo fr., portée par rahcien règlement de 172S, ^toit applicable k
Tex^cice sans brevet de da profession de libraire. Elle a en consé-
quence cassé Tarrêt de la cour de Nîmes , qui avoit jugé différemi-
menti et a renvoyé la cause devant la cour royale d'Orléans.
:r~ La cour royale de Paris vient de déclarer, par un arrêt porté
adanSwrafiiiire de M. le capitaine Muller, qu*il y a contrefaçon quaqd
on écrit sur un sujet ,dé]à traité,. et qu'on cite des passager entiers
de Terri vain antérieur»
. — L'académie des beaux-arts de Tlnstitut a nommé , comme mem-
bre pour la section de peinture^ M. Horace Veruet, en remplace-
'ment de ^. Le Barbier, décédé.
. «t- Nous. avons aAnoncé, il y a quelque temps» nne gravure qui
conserve les traits du duc Matthieu de Montmorency ; aujourd'hui
,noUs pouvons annoncer que le talent d& M. Barre vient de repro-
duire ces mêmes traits par une médaille fort soignée,
• -^M, Bressand de Raze, député de la Haute-Saône et membre du
conseil-général de ce département , est mort à Paris.
-— La Gazette uni^^erselle de Lyon offre les réflexions suivantes :
« On assure que quelques zélés partisans de la liberté ,dcs cultes s'op-
posent dansée moment à ce qu'on plante la croix à Rouen. Des per-
sonnes bien iufprmées ajoutent que ceux qui lerécrientle plus coti-
se cette plantation sont d'excellens amis clés Grec«. qui oéplorent
cbaqne jour les outrages faits ^ la ^roix par les.Tiircs. Après tout,
itftfe (coofrudietldn n'eif pas pittt étratigç è[âë les mîtrei liiitt 9^ CQ^
Mcsiieort', Ne ront-ce pas les mêmes qui siotérëteènfiai f ètiit>l^pti
•|ix, prêtres et aux Tierces de la Gr^ce,quiÀ Rouen, tùsX^êlAi^
prêtres, fustigent Ifs femmes etprofhncnt les églises par dés nuées et
prir dos ordures. Puît, faîtes jouer le TVrrtti^, certes vous' av«t
Çi^tidcment t-àî^on, les hypocrites ne sont pas fuin pour ttius en foar-
nir rappticntion. » ,^
-—Nous lions ^empresi^om d'annoncer qne le fait, arrivé â Saint-
Genis-Laval, et dont nous avons parlé dans notre numéro' du 21 juia,
est inexact. L'inhumntion n*avoit pas^ eu lieu.
— La statue du général Charetie, général vendéen, sera ittangnrée,
à Nantes, té 24 août prochain , en présence de M. le duc de Kivièré>
de M. le duc de Pilz-James, et d*u ne fonte dé personnes 'qut se pré-
posent d'assister a celte fête entièrement royaliste,. If fiaroil qa«
Mé Dominique Molchuet a parfaitement rendu les fraitis etI'aUitudte
àrUinâire de ce brave Vendéen. Les paysans qui Font 8Ùi,vi ne peu«;
TCnt s'em pécher de sVcrier : C*est ùien là ie génira/f
— ^ On vient de découvrir, dans lés décombres de Féglise de Van*
eiennc abbaye de Royauroont, nrf*:s de Luzhrcbcs,unc boite Qui reâ^^
ferme le copur du prince Camille de Lorraine, fils de Louis de Lor-
raine, moit en 1715. Le propriétaire annVynce, par les*jonrnaaz »
qu^il se fera un devoir de remettre ce cœur h qui de droite
V— ' L'Echo du midi, qui s*imprime à Toulouse, nous apprend que
la dernière mission y a fait uin grand bien , et que plus de 5oo ouvra*
ges, parnvi lesquels on compte plusieurs recueils dés oeuvres de Vot«
taire, de Housscaii et d'autres écrits du dix-huitième stéclé, ont été
tCiiiSs à M. l'abbé Guy on pour être bl-ulés»
-— La corvette VOise a quitté , le i5 de ce mois, lie poft de Tbiflon*
pour porter à File Bourbon son nouveau gouverneur, Mw le eomtis
dé Cbcflontaines et sa famille. M* Betting de Lancàsfel, di^cteur dea
affaires de Tintérleur de cette colonie, et sa famille.. Il se trouve
aussi,' au bord de ce bâtiment, quelques ccclésiasilques, des em-
Sloyés civils et tnilitaires, des Frères de la doctrine cbréttenne» tk
os Sœurs hospitalières de Saint-Joseph-
— Il y a eà des troubiel à Chester, à Weymouth et h Lich(ie)d, à
roccasion d<^s élections : mais un grand nombre d^individus hietséf
et, quelques crânes fraciurés , ce nVst presque qn*une chnse très-or-
' dînaire en i^nglctcrre à.cette époque. Il est cependant remarquable
que' les candidats radicaux et whigs exagérés ont été^cpousses aux
élections de cette année.
-^ Les |ourn.iux anglais relèvent Tacti vite des ministres protestant
anx élection» de Rading ; ils les représentent comme sVmpre^sant de
porter secours aux candidats an tî-papistés; on les voit assiéger les
«chambres des infirmes et des malades pour les forcer d'aller soutè&fr
par leurs votés Tédifice du protestantisme,^ nai semble s'ébranler de
plus en plus ; ' ils parcourent les rues j^our débaucher les éleétenrs :
cependant, maigre tous leurs efforts^ il arrive sou vêtit que celui <pii
a le plus de voix est nn candidat favorable aux catholiques. " .
— Lord Çochrane a écrit au pacha d*Egypte,' pour l'engager, p»
. les motifs les pins pressans>. & rethrer sifsTroape^ dé la'M^rée^ 06
'^
' /
( *a5 )
craint <fne eeite }jB^lre> tonte pHliétiqap ^u>lle est, iM loii^tic pitf
Lcaùcoiip- le c0tir d*un Tore»
— « Le pou.vernpment espa(gno| vient «i^ordonner Je licenoiemeni
dWe partie des milices provinciales formées en 1814.
r-On avoit ai)nonc(^ que Temnereur d'Antrîclie rtoît indispo«é de
nanicre a donner de rinquictudc. V Oàser^fateur autricliien dément
beureusement celle nouvelle.
— Benucoup de joiirnank avoient vn, dans Ic'vojage du prince de
Mcttcrnich , au Johanni«I)erg , le projet d*ùo nouveau congrci. H
fMirbit que celte nouvelle est inexacte
— «*Lo prince Charles de Prusse est nommé ambassadeur cxtrhprdî-
naire à Moscou, pour assister au saiYe de TrmpVreur Nicolas. ^ *
■ — La statiic 'du prince Blucher vient d*èlrc découverte h Berlin ,
le 18 juiii. Eile porte sur son piédestal Tinscription $>ii vante : Frédi^
ricGuiliauitte III, au Jèld-maréchal prince Biuûlier de ff^ahlstàtt ,
année 1826.
— L'empereur de Russie vient d'ordonner, pour la Finlande ,
qu'an lien de la peine de moH les condamnés soient transportés aux
monts Utalsy pour y être employés, aux Iravanx.
*- Les commin^aircs nommés de la part de |a Bus^io ponr entamer
les népocia^tions aVrc la Porte» sont le comte de WoronsolF et lo
eonseîHcr privé de Bibeaupicrrr. Le conseiller d'état de Fontôn les
aepompagnc en qualité de socrérairc. ir paroit que la Russie exigp
que les ionférences aient lieu h Ackerisann, ville rv»sc. ËUet cçm-
meneeront le i3 juillet.
' -^ Le Spectateur onental annonce que le fsouvcrnement grec paifl
ses employés en papier. Ces rlTcts, qui se vendoient d'aboril 6q p. loo,
f'aebclent à peine à 10 p.. 100. Que devient tout l'argent qu*on y •
envoyé?
— Les Anglais sç sont àumi fiiit rei|dre justice des injures faites 11
leiir pavillon. Les Crcçs/d'Ifydra, où Icl Commodore Humiiton c'toit
nlié reprendre de force froi«r bntimrns anglais , avoienl/eu la four*
befie (le payer en fausse monnoic une des cargaisons volées par eux»
Il a fallu la présence de cinquante pièces de canon pour avoir de
l'argeiit de bon aloi.
^L'empereur (du Brésil, par une ordonn:^nce du 3o mai, a promu
et de Villa-Viciosa. Un décret de la même date onlonn*» que l'on
procède immédiatement aux élections des députés conformément k
la cliarte constitutionnelle» qui jusqu'à présent n*cst pas encore con-
nue, en France. Les deux chambres de l'empfre brésilien ont com-
mencé leurs séanees préparatoires. L'ëmpcrcùr avoit prêté, le a/y
mars, serment a la constitution du Brésil , et en avoit oixidnné l'exé-
eution h toutes les autdrités. Le serment' de Tempcreùr renferme l'o-
bli^tiondeniaiiitenirla religion calltéTi^e, apo$toli^|ne ctromainetf
( »^4 ) ,
' ^ On prétenit <|iïe S. A. R. rinfant D. Mîguel Ae Bra];anc« a pro-
tefl^> contre tout c« cfui .«era fait en Portugal pendant son absence, k
Bioins que S. M. la reine-m^re ne .soit li la tète de la régence pour
diriger les affaires de rEtat.
/ €HAMBHV DES PAIRS.
.\ ♦
Le 3:1, la chambre a entendu, par Torgane de MM. de Rougé et de
Cbaptal , les rapports des commissions spéciales sur les emprunts de-
mandés par quelques départemens.
La corn mini on d*enqwétc a entendu le 23, comme témoin, M. le
comte d^ÎAmbrogeac ; le a3 , M. Boisbertrand , député, et M. Sicard,
qu'elle a fait amener de la maison de santé de M. Cartier. Le a4»
elle a reçu la déposition de M. le duc de Bellune.
Du saint et fréquent usage des sacremens de pénitence e$ d'eueliaris-
«i>, par le Père Pallu (i). ,
Ce livre de pieté est anciennement eonna. Le Père Martin Pallu ,
Jésuite, né en 1661 , prêcha devant Louis XIV et laissa des sermons
oui ont été publiés en 6 volumes par le Père ^egaud. Il se proposa,
aan« le livre que nous annonçons , de ranimer Tempresscment des
fidèles pour f\ei\\ sacremens qui tiennent une si grande place dans
réèonomie de la religion. Il est plus nécessaire que jamais, -au mi-
lieu du refroidissement de la piété, de rappeler les chrétiens à ces
deux sources vivifiantes, et le Pè*e Pallu montre que nous devons
en faire un saint et fréquent usa'ge.
Nouvelles Fisites au saint sacrement , ou Effusion de cœur àJ.^C et
à la sainte Vierge (a).
Chaque visite a un texte de TEcriture, et est terminée par une
prière à la sainte Vierge. Il y a i45 visites en tout. Ce volume porte
une approbafion de M. Tévéque d'Amiens ^ qui déclare que cet ou^
tarage respire la plus tendre pieté et mérite que les pieux chrétiens s'em-
pressent d'en faire le sujet de leurs méditations au pied des saints aur
tels, _ > . "
(a) 1 vol. in-i8j prix, i fr. et t fr. 5o cent, franc de port. A
AmÎLD^, chez Caron-Vifet; et à Paris, au bureau de ce Joarnal.
SaURUI I" juillet lïtïti.
C. Jansenii Tetraleuchus she Commentarf rta
J.-C. Efangelia. EdiUo nova (i ■',
Cette cdîtion, qui sort des presses de ^•^' -^J
de Malines, est précédée d'un avis au let ^^ly
fait nn grand éloge de rouvrage ; l'édîtcu r p ("u
ne s'est permis <^u'un changement, savon-, an cb. ig,
verset 17 de saint Matthieu. Jansénius commentant
ces paroles de Notie-Seigneur ; Si ecclesiam non au-
dierit, ajoutoit ; Si pasbiri ecclesi^e redarguenCi, poputo-
que ei consenlienti non obedierit. On a trouvé que cettfr
explicatîun ruppeloit un peu la no' proposition con-.
damnée par la nulle Unigenitus : L'Eglise a le pouvoir
d'êxbommunier pour l'exercer par Tes premiers pas-
teurs, du consentement au moins présumé de tout It
corps; et en cEIet, il est assez singulier que Jansénius
exige ici un consculement du peuple dont Notre-Sei-
neur ne fait aucune mention. IVous sommes donc très-
porlé a approuver ce changement de l'éditeur, et nous
ue savons même s'il u'auroit pas pu s'en permettre da-
vantage ; car, puisque ce Commentaire est du même
auteur qui a donné le fameux jiugusdnus, il est difE-
cile que les opinions et les seatimens soutenus dans
l'un ne ^e trouvent pas insinués avec plus ou moins
d'adresse dans l'autre. Un théologien, comme l'évéque
d'Ypres, qui Véloit fait un système et qui l'a déve-
loppé comme étant de saint Aucustîn, devoit netu-
rellement aimer à le reproduîie eu traitant de matiè-
res analogues. Il nous paroîssoit donc vraisemblable
que l'on rctrouveioit dans le Commentaire quelques
traces de l'esprit qui a dicté l'j^ugustinus , quand nos
(1) 3 vol. in-8°, P"i> '^ f^' 't 19 fr- Trinc de port. A Malinei,
«bri Hameq, rt & Parii, chez M^uignon-Uavtrd ; tt a b librairie
eccl&iaitique 4' Ad. L« Clcre rtcomp^^nic , au hurcûu Af. ce jonmal.
Thme XLF'III. VAmi d* la StUgion êi du Hat. F
soupçons ont été fortifiés par les réflexions d*àn théo*
logien du temps sûr le même objet.
Nous avons sous les yeux un exemplaire de la pre-
mière édition du Commentaire, Louvain,|i63g,in-4'>
qui se conserve dans une bibliothèque d'un établisse*
ment public de \tt capitale ^ on y a joint des notes ma-
^ nuscrites rédigées par l'abbé Mallet, tliéologlen lort
Opposé au jans'énisme. Cliarles Mallet^ docteur de Sor-
bonne, chanoine et archidiacre de Rouçn, mort le
ao août i6do, est surtout counu par ses disputes avec
Ârnauld à l'occasion de la version du nouveau Tes-
tament de Mous. Ses observations s\xv\q Commentaire
.de Jan^éniùs n'ont point été rendues publiques, du
mplAS que je sache; elles forment un manuscrit de
i6.,pagcs in-4" et sont en latin; elles portent pqur
titre : Nùnnullje propos itiones ex Coitimentario dc.^
cerptœ, cum bre\fissimis ohserv^ationibus . L'auteur exa-
mine otize passages du Commentaire rangés sous qua-
tre titres^ delà possibilité des préceptes, de la grâce
suffisante et efficace , de la liberté', de la^ro^ort de^ J.-G.
pour le salut de tous. Les textes sur lesquels l'abbé
Mallet présente des observations sont Ics^suiyans :
Saint Jean, ch. i5, vetset 5; quia sine me nihil po^
testis facere ^ saint Jean, cli. 6, versets 4^ et 44> '^^^
lite nfurmurare in im^icêm,,. Nemo potes t venire ad
me, nisipater, quimint me, traxeriteum; saint Jean,
ch. 10, verset 28 , et ego ^viûim œternam do eis, et non
peribunt in œternum; saint Jean, ch. 8, verset 34»
quia omnis quifacit peccatum, seri>us est peccati ; saint
Matthieu, ch. 23, verset 3 7, quoties volui congregare
jilios tuos... etnoluistif saint Jean, ch. 6, verset 3j,
' omne quod dat mihi pater, ad me veniet^ saint Matth. ,
, ch. I , verset 21 , ipse enim saluumfaciet populum suum
à peccatis éorum ; saint Jean, ch. i , verset 9, illuminât
Qmnem hominem foenientem in hune mun^um^ saint
Matthieu, ch. 26, verset 28^ qui pro multis effunde-
tur in remissionem peccatoruhif saint Jeç^n^ ch. ij.
)
\
▼eràet 9, ego proeis rogo... JVon pro miihdo ro^o i
saint Jean, ch, 1 1 , verset 5o, expéHit vobù ut unuJt
komo moriatur.
Il nons a paru utile de citer ces passages ; quf>iqac
nous ne puissions rept*0(luire toute.^ le<s observations
de Tabbé Malle tj nous nous contenterons de remar-
quer rexplicatton de Jansénlus sur ce passage de saint
Matthieu : Ipse enini sahum faciet popiilum suum.:,..
Par son peuple j dit Jansénius^ il faut entendre tous les
prédestinés à la *Oie étemelle ou tous les fils de la pro-
messe* Sur quoi Tabbé Mallet remarque qu'une pa-
rei.le explication sous la plume de Jansénius favorise
évidemment une erreur condamnée, et tend à faire
croire qile J.4j. n'est sauveur que parce qii'il sauvera '
les prédestinés. Knfin nous rapporterons la conclusion
de Tabbé Mallet :
a Joignons maînienant tous ces textes et décou-^
YPOïk^yAe sentiment de Jansénius sur la mort de J.-C.
Il est constant par ses paroles ci-cfessus rapportées que
le Christ» médiateur des hommes, n a été envoyé par
son père que pour sauver les prédestinés; qu'il a été
appelé Jésus» c'est-à*dire , Sauveur, parce qu'il sauve
seulement les prédestinés \ qu'il n'éclaire pas tous les
hommes de la lumière de sa grâce, qu'il est plus juste
de dire que son sang a été répandu pour plusieurs que
pour tous; qu'il n^a pas prié son père pour les réprou-
vés, même comme médiateur des hommçs^ qu'jla été
inutile à Gaïphe, et par suite aux autres réprouvé^, que
J.-C. mourût surLt croix : passages qui, tous réunis,
font connottre trop évidemment Topinlon condamnée
de l'auteur sur la mort de J.-C. pour le salut seulement
des prédestinés. »
Que si l'on dit que le jugement du docteur Mallet
est peut-être un peu suspect à cause de son zèle contre
le jansénisme, nous voyons néanmoins que cq jugement
étoit aussi celui d'un homme célèbre dans ce temps par
I*a
r aa8 )
■ l \ ' J;
Bfu% lumières/ #a ^age$se et sa piété« L'exemplaire <Ia
Commentaire qu^^-ous avons entre jies mains a appar*
A tenu à M. Tronson y il porte son nom^ et ce vénérable
supérieur a pris la peine de trànscrir-e sur la marge de
soa exemplaire les observations de Tabbé Mallet^
quc)q.uerQis .n^éme il y ajouts çt il fait remarx{uer que
1^ Commentaire énonce et insinuQ les jnémes doctri-
nes qui sont' développées et soutenues dans Vuiugus^
finus, If ous apprenons aussi par le manuscrit do l'abb^
Mallet que le Commentaire iutcondamné par le parle-
ment de Rouen ; et brûlé à Rouen parla maiju du biour-
r«au. Ce traitement paroUra sans doute un peu sévère^
le Commentaire ne méritoit pas une telle flétrissure*
Le venin' qui peut s'y trouver n'existe au fond que 4ans
quelques endroits /et n'est pas tel que le livi'e ne puisse
être utile. Le Commentaire n'a pas été condamtié par
l*autorité ecclésiaslique , il n'est point à Vindçx k
Rome. C'est apparemment ce qui a porté quelques
^ su périeuris à en permettre la réimpression. En 1755,
M. Kerpen, chanoine et pléban de Bruxelles, .donna
comme censeur de livres soiûi appvobatioa pOiir une
nouvelle édition du Commentaire, L'édîlion actuelle
est munie d'une approbation de M. Forgeur; grand*
vicaire de Malines, en date du 28 avril 1825.
L'éditeur annonce que Tédition a été revue avec
«ôîn, qu'on a restitué plusieurs citations peu exactes,
qu'on al^'établî le texte suivant l'édition du Vatican,
qu'oiï à changé lai disposition du Commentaire et tru'on
1 a mieux fsiît cadrer avec) es passages à expliquer. Nous
regi'ettons qu'à ce travail il ti'en ait pas joint un autre '
sur quelques pàssages'<^ui auvôîent dû lui paroîtrè sus-
l>ects. C'est dans Ib vue dé suppléer â cçtte t)mission
que nous avons indiqué les endroits du Commentaire
sur lesquels portent les observations de l'abbé Mallet,
L'éditeur pour roit, ce semble, ajouter à ses exemplâi-
i*ca ua petit av^s pour t^air le lecteur en garde contre .
les opinions insinnées dans le/7om9f6nfair&y M, Ha*
{ aag )
niclf,'>i]ai * impwmé d»ns ce yJefnièr Ifiw'^s -ïlJéaîi*?©»»
de boià Irfi^esV et -qui à •eti'rîhttfrflîcn^M'R l'^drè ^àîl
célui-ci'Un nouveau service au clergé 1 ne'' se teftl^Wàlt
lui fevions.paisE^er, ces. Abservj^tiqn^ qui, |ieJ[iej^oiç$|}: f^HWP
qu'iai),e dejwiT feuille in-8'*;du. caractère equM aiâcU^jpiè
pour l'ouvrage; ' '*^.!' '
/'
rj:
PAB.IS. Pû^ttov|6 éçrij dfun diqççse élpigiy^^e Ji^ Q$pilaie
au sujet 4^. quelques éclairçissemeii$ , rëiâtif» a.u Jubila ;
la lettre ççnticol diffëreutes questions^ ^d tr* autres 'cell^-
ci : JSih^-i/ p^iviis à un épégue,^ de, di/t^ini^r pour «01». dio^^
€è9€j, etj^ sa pTop^e^ autorité^ U iwmffre de stations, qt4^u 4Îé
fixé par k .Pqpei pfuur.gi^gner lej^ilé?, Peutr-Uj ppre^em^
pie ^ Tifen prescrire que trois ^ quand, la ffu/le en demanda
quatre? I^s fidèles ^quinf auraient J^t qujs itois station&gurt
gnent-ils li' indulgence à raison de leur bormefi^i? Nûu» l^'(Hft-r '
riôos osé. répondre nèus-mcme à cçs^questions, tnaiftiioiift
trouvqos une ^oJiutjpn^àçesc(iffiçulté^ dap^ Jô Traita JlQgm0i^
iiqy^k et prqiiqae, dés indu^eji^es (1), par.M.^ l'abl^é ,BQ«iYiery
do^t i^ous avoiufcjadu çoiflptç.ii/' M^i- Paps celi» Qwxrftgft^
M-. Boi^vier se fait cette j^fme .ques|iQA % P^gÇ ^^i '*> f^l* ^é-
que peut^il augnienter ou diminuer: Je jiç^nbr^ dA^.âiatinm
fixées par le souverain pontife 7 .et il rëpopd \LeJPMpe^tti\4
accorde la grâc^^dujubiUj le$ évêqu^s n^-sont qt^ déléguée
par lui pour le publier et en çlétefminef les condUions*. Jisjm
peui^nt doj}C\ y^ri^n, changer de leur propre autoritét. S'Hê
a^ffnentpient îeaiombre dessUftions^ celles qu^H^ajoiMerme^t
ne. serpiroient de rien pour f indulgence^ et cellfBS. qu'Us^t^rt
irançheroient t entpéc/ierpient <jk produire son effet;. car wih
seule statioTf» e^t comi^unément regardée^ , comme un moi^f
■ ' ' ' . Il ■■■ — II— ■ Il . m -i.wi.. i M^ iii y ^
(î) i .Y.o!. IH-ia. prix', 2 fr. ^5 conf . e» '3 fr. ^;) cent, franc de port.
A Pà^ii; Il fa Hbriiriè ccdcsia^tiqoo d'Ad. Lo CIcré el conip»g(iie^ au
I'
/
( 25p )
çoH^érabU^lon même quf il en faiU trente. Ainsi parie M. le
pand-yicaire du Mans, et d'au1;res théologiens que nous
ayoû^is interrogés sur cet objet spnt du même avis. Ils ne pen-
sent paj^ que les fidèles qui n'auroient pa^ fait le nombre de
stalioD s prescrit par le rape^ gagfient l'indulgence à raison
àM leur Dpnne foi ; car rindùlgence est attachée à ce nombre
dc*$thttonS; et il ne paroifpas que la bonne foi puisse sup-
pléer à celte <3ondition requise. En matière d*in diligence , if
"'îalit s'en tenir strictement à laleltre du rcserit qui accorde
rindulgcn^c. Il est donc plus sûr pour >es fidèles qui n'au-
roient pas fait exactement le nombre de stations prescrit par
la bj.ille, de rctii pi ir -cette lacune et de faire leurs stations à
part> de manière à atteindre le nombre prescrit. Celle ré^
ponse des théologiens satisfait à d'autres questions du même
correspondant.
-i— 11 ne faut ][>as' croire que* le Constitutionnel scAlYçu-
, nemi de tons -les prêtres; rtoii , il en est quelques-uiis aux-
q*\els il accorde son estime et sa protection. // èU encore,
ékK-ï 1 • da n s Sbn n um éro du 1 2 jui n , il est encore un bon* nom-
"hre ' d^^cplésiasiiques imbus des vrais principes et rjûiles' dé-
fendent a f^eC' courage. Parmi ces respectables minîslf^ de
tEiKtng'de, pajhni ces bons et courageux Français , nous
. dopons citer M, Vabbé Henri Ltemaire^ qui vient de publier
U'. Jésuitisme ^époilé,.. Et après avoir fait l'éloge du livre ^
it J0irt*».a liste ajoute : L* auteur prend un rang Jwiiàrabîe au
milieu de^ défenseurs des saines doctrines J des bons citoyéiïs
^ii Sans ambition j mais par det^oir et par conscience j com-
' ifUttUM te fléau qui menace tout à lafcis le trône et la France.
' Aiè«i) 'voi^à M. Tiabbé Henri Lemaire placé par le Consti-
. tuticnnel ati nombre des ecclésiastiques les plus vl*nérables.
Malheureusement if y a des gens qui ont une terrible 'nt^-
moire. l/3tùiie s'est avisée de demander si *M. Henri liC-
maire sei^oit le^même à qui' il arriva de'sè tromp^erde poche,
et qui fut condamné le 11 juin tSaa à 'Un au de prison,
Ijeine <|u'il a subie à Sainte- Pélagie et à'Poissy; si c'est le
même qu'on a vu tenir ensuite un cabaret à une des barriè-
res, qui a eu de nouveaux démêlés avec la jv!stice, et qui ,
après avoir quitté et repris son état, fait aujourd'hui des
livres. UEtodédi interpellé plusieurs fois le Constitutionnel ix
ce sujet, et celui-ci a toujours gardé un silence assez fâcheux
pour lui et surtout pour son prplégé. On croit qu'il est ui^
I-
^u honteux de sa xiecommandation et on assare qu'il le
propose' de mettre par la suite plus de réserve et de prudence
dans ses éloges. 11 est à craindre, en effet , que les antécé-
dens désagréables de IVI. Henri Lemaiie ne nuisent à son
livre aux yeux de quelques esprits foibies, et il se pourroi|
cjue les Jésuites regardassent comme une bonne fortune
a être attaqués par un homme repris de justice; et c'est uq
tel homme (^u'on nous présente comme un écrivain honoror
Hbj comme un citoyen courageux ^ comme un pr^rc respec-
table/ On demande qui doit être le plus humilié, ou du
joumali^le qui prone un tel personnage, ou de la société
qui a un tel adversaire.
— Les nouvelles qu'on a reçues dé M. l'évéquedu Mans
sont moins alarmantes. Le prélat commença a être mieux
le 24, et ce mieux s*est soutenu les jouis suivans. Ainsi,
tant de vœux élevés au ciel poiir le digne prélat n'ont pas
été stéiiles. M. de La Myre avoit fait écrire au chapitre de
Paris, dont il a été autrefois membre, pour se recomman-
%ler aux prières de âes anciens confrères.
— La mission de Rouen , qui avoit commencé le 16 mai,
mardi de la Pentecôte, a été terminée le dimanche 35 juin.
Les scènes fâcheuses qui a voient éclaté les premiers jours se
sont enfin calmées , et les derniers exercices n'ont point été
troublés. On assure même que quelques-uns de ceux qui
.avoiont pria part aux premiers mouvemens ont été touchés
du zèle, de la .patience et du courage des missionnaires. On
cite un chef d^atelier qui a priélM. l'abbé Lœvetibruck de
renir chez lui', et qui lui a fait publiquement réparation
au milieu de ]5o ouvriers. Toutefois, il ji'j a point eu de
procession généiale ni de plantation de la croix ; on a craint
<}iic CCS cérémonies extérieures n'éveillassent quelque nou-
veau tumulte; car ceux qui parlent le plus de la cause de
la croix en Grèce, fiémissent à la vue d'un calvaire en
France; ils sont pleins d'entrailles pour les prêtres grecs et
ils insultent nos missionnaires dans les rues et «dans les égli-
ses. On n'a donc point voulu leur donner le chagrin d'être
témoins du triomphe de la croix, et tout s'est passé dans
ri'ntérieur des églises,. La communion générale eut lieu à
Kotre-iDame , le diman<^e sS , et se passa avec beaucoup d'or-
dre, quoiqu'il y eut plusieurs milliers de comnmnians. Les
iBiîssipnnaures sopt partis emportant l'estime et les regrets de
-• . ' / ■
( 233 )
tout ceux qui les ont $uivis^j(laD$ l'^:iLercic^ de \ejar TAi^ifj
tère. Les jQiuna^ux çi^t antoonç^ .tme. ie p^fet a^tpÂt pSiûr|
une sçjuine d argeot au garcou boucj^er qui a, sauve M. Jjd^
yenbruck; ce bvavq heaume- iijel'a reçije ;que ppur aller )m
jfemcttre au curé de 3aiot-Maçlou ,.ep.le pçiant de ia,d4St;rir
buer aux pauA^res. ^ ,' . ' , „ .
. — M. J'évoque de Goutances eft arrivé, le 6 jui^ , à Clrpiv
bourg, pou;- y. administre^ le sacr^ïpqnt de' conjSrWj^^OP"
avec i*état major de la çiarine, le lieute^u-t de Rqi^ <^QÔd
toutçs les autorités civiles et militaires, s'ein pressèrent jd^Uer
liii faire visite! Le 7 juin, le prélat coofirma plus:dé 2600
personnages notables; entrVûtres iin capitaine
frégate ; en grande tenue et portân t plusieurs décorations. La
veille, il y a voit eu Une communion générale très-édiBan^e.
e 8, 1.59 militaires reçurent la confirmation en présence du
^néral, du colonel et dé rétat-rpajor; la çéren^oqie fut
Le
gé
très-consolai^te, tant par la p;iétç. ç|es nouveaux conjS.rip'^
que par le recueillement des autres. La petîtessje (^ Fégl^e
n'avoit pas! permis de recevoir toiit le monde, ^^ be^iicoij^p
. de fidèles étoierit restés d eh oVs: mais le silence; s'obsçrvQit
parmi eux comme dans rintérieur. Dieu merci , il ne .s,(^$t
point trouvé à Cherbourg de ces hommes que Ton i%4p
dans les ateliers ou ailleurs par àQ.% discours impies y; p^^
de mauvais livres ou par de l'argent,, elj }es cérén:^onies.dJ5
!a religion ont fait toute , Timpressiion qu'elles produiseç^t
ordinairement sur de$ esprits bien disposées. ^ ^ . m i>
-^-.plusieurs cormmunaut^s religieuses de fem^csi oîilisotr
licité Jeu r. autorisation en, vertu ae la loi du 24. mai \^^
qui les cooéerne. Des ordonnances spéciales oiil^ déjà é>^
rendues ep faveurid'un certain nombre de. ces co^nj^uniu;^
. tés; ces.ordpnnanqes font mentido de^la déclaration àe^J^^
i ligiçusesy de l'approbation de 1 ordinaire et de^ vœu:x d)i9
\ , l!onseils JDQunicipaux.^eslicux. Ainsi il y a une oiyionnance
\ du 17 août de Tannée derrière pour àutpri^er défilàiti^ei^,
«ent la maison de N.-D. de la Charité du refuge de Tour
l(»use.y qui est de la mêmq congrégation que lei cef^Age di»
•
\
035 ) .
Ca^a; mb ordonnance du b8 6ept«mlire autorise dëfioitDfe^'
ip^t rétablissemei^vi dos Sœurs du Sakit^Esprity^à IMairsàii.,'
diocèse deYaQnes/difpendantde Iacongrëgàtioa>de-Piëriri;»
uûe ordoûnaiMSetiilu 3< povombre butiori^e' lB!'maîsoo>.des
daûes de JSL Yi^itation de- ParàjrJietJBe&ial ^ dajocèse.d'Au*'
tun ; une a^utre du ao novembre autorise/la, jaaiseu da N.-D.
4e \à,lQikâti\é du^ refuge de YaleDce;>.tU3e.du:rj5)déci9mbrë
. %plo.ri$^défiAÂtiyem<^iitla imaison des vdi^iouMff deSainte^
\Mari^^ dites.de SaintnFrançok, à Douai, laquelle' est Tégiè
par le$ mêoies >Ututa que le» hospitai^res dites Chariôttee .
d'Arrasi^ La 'Ci>miiiuûàuté i dos : religieuses de?' SaiuWo$è(pli
d'^roèe^. dipcè^e du Mans^^ ta été autorisée ic^S dëcçmbrK;
lia, maison ■d^.iill'es -de la Sagesse de SaiiYtHCouldàb) dkH',
^é^e de Eeti-nesy dépendante; de la coogrégatioii. de'Sâint^
Laurent ^ur /3è.vres, a étë . autorisée par prdonnance dii
39 japyier derqier. Deux ordonnances du 16 fé^^rier autori»f.
sent le^ établisfiegiens.desi religieuses dé Saint- Joseph auoc
Rousses, 4iQpèsei4e Saint^Claudc^ «i à Oulias, diocèse
d'AlUix<;es ç^ixifaiùnautés ont les mêmes statuts que lessœart
4è Sai^tr Jobe^ , à Lyoui iCiuq >ordonnanoes :éu a a février
autorisent déunitivemept Ifà .nrxaisbn» :de ;lai Y-isitaition • de
Pijon,,.i^ie JMet^ yde Moutl^ei , de/Gaèh , de BourçotMilftGe»)
Quatre JourS) a{)rèsV.\^aeiQrjJonnancé :a •autoin:$é»la;taiai66b
de ia . Yi^^^tipn de . FoitifiVi,^ et le 5 . mars ^ cellé^de tLÀ^neçè^
a égalerait 4té a Utcwfisée^i La i^Qmj|i:k)naaLé.de&SKBursd&ià
Cbariid d^ N..tÏ). de Gierm«|ityrdiocèsé*de Montp^iliePj.W
quelle fe$t, régie; par les mômes« statuts quç!la;mâi.sun>id^.Bé'^
^ers déjà^ autQriâéqieq< .1 8 to , a iété autovisée déiiuitivémenl ,
par prdonnaDpe:d^5imitrs..Uiai» ordonnaiocedu 'i5 w^rs,bi
autorisé la maison de la YisitationidelloueD. Deux ordom*
^a^ç^s 4u.^ avril ont autorisé .Id communauté des religieUt
^ÇPi d«4 Si|iiï>t-Tnomaj8 de YiUen^iycy à Moncqntoîir^ dio-J
cèse deSaint-Brieuc;^ et la oommupaulé enseignante d^s
religieuses de la Saintes-Trinité, établie à Cresty diocèse dé
]Vfilençet) et qui a les mêmes statuts qiie la maison mère di
Valence. IJÏpus parlerons successivement de plusieurs ordon^
nancfBs du mé(ne genre rendues depuis. .,...»/ < 1
-*-i Le» Journal de Bruxelles a eÀajé 'dé té^nâte aul
observations qUe nous avons faites sur le systèrt'e -suivi datii
lés Pays-Bas, tamt'pour l'éducation que pour d'autres ob-^
je««. Dans son attiole, il caractérise fort durement les parehs '
( ^54 )
qui envoient leurs enfans en pays ëtrangerv' pi)ur leur édu-
cation. Il les accuse de manquer à leurpnnce > à leurpairig
et à leur sang. Nous osons lui dire qu*iî j a dans ce repro-
cha une injustice palpable et même un peu brutale» Les fa-
milles catholiques des Pays-Bas qui se sont décidées à placer
leurs enfans en pays étrangers, n'ont point étémues par le
désir de fronder le gouvernement; ce n*est pas là Tesprit qui
anime les vrais- catholiques, et il^ 'laissent cette humeur
frondeuse^et hostile aux libéraux ou à ceux c{ui en pren-
nent le nom. C'est par principe de conscience que les fa-
milles dont on parle se sont crues jDbligécs de prendre un
parti qui leur a été pilus ou moiirs pénible suivant leurs
positions respectives. Assurément ce n'est pas par esprit d'op
{>ositi6n quelles se sont privées de la satisfaction d'à voif
eurs enfans auprès d'elles et qu'elles les ont placés au loin,
se condamnant par là à les voir plus rarement et à suppor-
ter une dépepse et des déplaccmens plus ou moins désagréa-
bles. Il a fallu de bien graves motifs pour les déterminer.
Mais si Texpérience et un examen attentif de la marche du
gouvernement ou plutôt de ses agens leur- ont prouvé qu'U
existe un système suivi d'envahir l'instruction religieuse de
toutes les classes; si elles voient que depuis l'enseignement
élémentaire jusqu'à celui des. plus hautes sciences, depuis la
plus petite école dé village jusqu'aux collèges et xinivcrsités
des grandes villes, oo prend à tache d'inculquer aux enfans
une. complète indifférence sur la religion; si, dans >^es étà-
blissemens, la religion et les moeurs sont également négligées
et méconnues, et si des résultats trop notoires attestent le
danger de cette direction donnée à l'instruction publique,
peut-on faire un crime à c^ familles catholiques de sous-
traire leurs enfans à. un .système et à une influence opposés à
leurs principes religieux? Vous accusez ces pères de famille
de manquer à leur prince; et ce sont presque tous' des
hommes bien connus par leurs opinions royalistes. Ils ou-
blient, dites-vous, ce qu'ils doivent à leur patrie; et au
contraire, ils n'ont d'autre but que de lui donner des ci-
toyens vertueux et intègres, qui aient des principes sûrs en
politique commci en religion, qui aiment l'ordre, qui aient
en horreur les révolutions et qui soient attachés au gouver-
nement par principe de conscience et non par des vues d'iti-
t^r|t privé et d^'ambition. £u£in on accuse ces chefs de fa-
> , .(235) ,
jjfk}\iç& d'piiblier c^ qu'ils doiyent à leur propre sasg; et au
contraire, ils yeulent être toujours aimes et respectée' de
Ic^^rs epfan^. Us r^pugiieot à les envoyer dans des établisse*
Bieçk%pù on., lieiir .apppond à regarder leurs parens comme
. de% gerus superstititcux , à se moquei* de leurs préjugés et à
fecoiier ce qu'on leur présente comme <^è vieilles et ridicules
erreurs. Trop de parens y ont été attrapés et ont vu revenir
de vos collèges royauxi des en fans tout imbus des maximes
' de la révolution et de l'impiété, qui levoient les épaules au
. «eut nom de religion , qui affickôient le mépris pour les pra-
tiques de piété , et étoient un sujet de douleur pour leurs
familles. Voilà ce que Veulent éviter Ic^ pères qui envoient
leurs cnfans à Tétrangc'r. Inspirez-leur de la confiance pour
vos éublissemens , et ils y mettront leurs enfans ; m^ais si , au
contraire, vous laites tout pour ôter cc^tte conCance, si vous
redoutez l'influence de^ prêtres les plus estimés, .si vous ap«
pelez aux fonctions de l'enseignement des étrangers, des
nommes ÎRiÇonnus ou suspeets, si Vous souffrez que les mal-
ti'es parlent de la religion avec mépris où indifférence, si
vos universités et vos collèges n'ont qu'une discipline exté-
rieure sans-Jien moral, si on en voit sortir des jeunes gens
pleins de Tesprlt d'indépendance et d'incrédiilUé, alors ne
vous é.tonhez pas que des' parens sages redoutent de telles
écoles pour ce qu'ils ont de plus cher. Combien ces honnêtes
parens sont à plaindre! vous les tourmentez dans leurs af-
fections les plus légitimes et les plus tendres, dans ce que lai
nature et la conscience ont de plus sacré, dans leurs droits
^ pères et de chefs de famille^ Vous. supprimez impiloya-
blemeut, voiis fermez tout à ta fois et les petits séminaires
-.et les'*autres étabHssemens d'éducation qiii étoient environ-
nés de l'estime publique. Vous mettez sûr le pavé dix mille
jeunes gens, vous placez dans le plus cruel embarras leurs
parens, vous les privez subitement des institutions qui
a voient leur confiance, vous ne leur présentez plus que des
écoles dont l'esprit les effraie; et quand, par une louable
délicatesse de conscience, ils se séparent de leurs enfans et
font le sacrifice de les envoyer au loin pour éviter qu'on n^
les corrompe, ce sont çux que vous accusez. Vous usez en-
vers eux d'une excessive rigueur, et ce sont eux qui ont
tort. Ce serôit à eux à se plaindre et c'est vous qui les atta-
quez^ qui les traduisez comme des entêté^, comme des pe^
\ .
( a36 )
tits esprit y comme des ingfàtB.' Eii vét^é, MM/du '^àunud
de BnweUeè dnt une» singulière tblÀ^a^c^ èfunèf étmitge lo^
cique^ et ^faot qu^U$a.ie»tieè]hptëbëàxîcou]^sut^U^féÉ^
faite aux joumaur «dés- Pays-Bas- dé qpntrédité en* rirà "la
ttarchedu^gouvepAeriveat:" '^i> -> ' f ' ." *^
. - ■. . . ».';>•?: > . . .1.1, , ...
.... .j •". ..-i ; .1.) .1 " • •■. ' ; i :> ) f ■ . -.s.".»! i '^:
Pabis/S. m* «vaccd^Jré.^a'iSoninKJ de 3ooofr., sûr'aa ca»5ette-,4 pèii»
sieurs incendiés dn. département de Ca^i^; .r» -. ^v :•:
• —•S.A. R.iM^AME^ duchesse, de liçrrj ,••«, ,fc»i'«*owscr|te, cbfet^M
libraire lliverf, poui* douze exemplaire*!, tjc,, là «econde édition des
L'ftirts vendèenncs'yoîi CotTi'.spondance ih trois amis , en i$2^, dé-
i|iée« au Roi , "par M. !<** Vfcbtnte WaNh (i). ,
''— 'Jî.' Qnen<!Àn , "coti«eînrr-nùc(iteùr a la' cour royale de bbuaî'/
rîJ^nt d''dtr<inonafnié,"]!>ai*-rtfte' orcîonnaéce du Hoi , çpnseflfèh à Frf
ntoe Jcoar»' 1, ^ ■ ,\. ,•••..;. i ..s '. • .' ■•; • * - « ■• ;
^ * I
'*T-*M. Qu<lt^eml^l* de Qiiincy^ n#ï d*^ îiof ac'adémîciêll.*'lc$'^^V^ii^
4Jistingi)^4i, vient 'di être 'Tw>"m m ô aiscclé de \s% quatre'' me jclns^e- did
V institut tvyaldes sciences, lettres ^tjifàu^-qit^, à AinHerdàm..
des eahinets d'e*l'Eu<"opp'pou(''fPC<ïnf|^>éHr rAin^riqne,' Ti ni fil^iirénrV
de la guerre entre les Bu^seï' et les TurcS. i..*))
*— ''(Jw'èlqtieri'en^ h p^^?jugês ont élê nn peirélbiifdi» de'firé^datt^
la! QuatidignmEtMn •dr^ijutn , dcs^ jugrmcns extrêmement flafteUrt nvÀ
nsivnpm ^lé'j(fe«finiiid'J.i|sHrd ponr le C&nstitutitfrthei, et n aurott-îf
4^L^ 'villdde' niilri-Toit',' fvelc 4tn»i sMi;ifolRli(in mêU't; d< ^•«^^AiK
ti-avdtri.
-^ Plusieurs h^bifans de Lyon vif*nnpnf de n'rlamï^r le paie ipeni
dé lëm'»'*nair)n«/a'bâttues en vptlu'du iameux dë^crot de la cônven-|
Mon»natttJrMi^»»,^ni vnrditnnoit V/iii?'£/bn Mrok rifsèe.^ eti^ueiè'sotxdi
. f I ) 2 \oK in-gOj prix, i afr. et i5 fr. franc de port . et 3 vol. in-ia.;
prix, 8 fr. et lo fr. franc de port. A P^jris, chez Hivcrt, ruç dw
Mathnrin?S:iîrt>-Jarqur<ï- et au uurè.au de ce journal.
( a57 )
ia charrue passerait sur le sqI qu'elle cout^rtn Le conteil àTEUat s*oe-
cape de cette affaire , et uikjnéinQir;^ vientd'étre «dressé* sur cet objet
M4 Moi , en son conêeil, *
' — i>La coïir correctionnelle 8*est dccupée ,^ ^^ 26 jttini d'àil nommé
Philibert, cultivateur àlSaint-Dcnis-jur-Coirc (Loiï'e)^ accusé d'cs'-
ferôqueTie par voie de pféKîndu sortilège. DernièrehVeot » il avoit
Husst' à obtenir 6ào fr. de trois conscrits, sous promesse de leuk-
l^rociiri^r des nuinéros favorables. MatliQureusemenl , les numéros fu^
renC niffuvais, et' le sorcier fut obligé âe se sauter; mais, peu de
temps après, il a été arrêté, et il vient d*étrë eéndamné ù on afà.
4'«^prisonnement et auji'^«aia4 , ■ . .
•A— Un orage a blessé of* renversé trente personnes' dans .la com^
mtiac de La Motie (Drôme. ) Ces personnes s'étoient retirées soui
jtn, arbre. Une femme a été tuée , et on craint pour la vie d'ùhè
- 11-' Le tribunal correctionnel de Perpignan a prononcé , dans les
seuls derniers mois de i6:i5, pour plus de 200,000 fr. d'amende contre
des usuriers d'babitude, les seuls, comme au sait, que la loi per-
mette de réprimer, lia rendu, octte année^ huit jugernéns de con-
damnation, de ce genre, dont les amendes s*élèvent à. 2G5.,ooo fr-
r^ Le roi d'Espagne vienX d'envoyer h Tunis un né|[oci^eujr avec
tin million 5oo,ooo fr. , pour empêcUer les pir<<terict quie les Algé^
ri ei^%. viennent de recommencer à Tégard de celte pu^tance.
- .<ii. Treize batiraens iVâriçais se sont réunis dans le port de Cadix,
sous te comman^dèmént de M'. Duria, pour préserver, comme l'anilée
dernière, la ville de Cadix et la péninsule de la contagion- de la
— On a éprouvé, sur diiïérens points du royaume de Naples, un
lë^er tremblement de terre qui a duré/ doiiae secondes. Ittia occa-
sionné 'aucfin dommage notabb. ' - . ' ) r
-^iîtf. i*abbé Demasurei missionnaire, qui retourne à Jértisalem,
est arrivé à,Cdnstantinoplç le 23 mal dernierw 11 est accompagné de
an, fe oi il é Chani'pmar tin, jeune peintre d*hisloite. ,
. ^r» L'.A»triche . \îent d'envoyer vingt*dei^icpa vires contre le^ pi-
r*tefr,grecs.' ...... ^
I4°>« la princesse russe de* Jablonowska' vient de ^fonder un hos-^ '
pi^e^'à Lisianka, sous l'e'nom de r,emperear|^le:);afidr/B. JCII4? gou*
verbera elle-même cet établissement , élevé, à la nvémoîre de fei^
Tf^pperenr, Tous les dimanches et les fêtes, A y. célébrera un of-
fice pjour le repos de Tame d'Ale&andre I«^ L'empereur jSico|as,par
une lettre autographe, a témoigné à la princesse sa satisfaction 4*une
ai iieureùsÎB idée.
— Les comtés manufacturiers d'Angleterre commencent k donner
de nouvelles inquiétudes ; car les secours provenant de. la bienfai-
aance publique sont épuisés , et la disette ne tardera pas à se faire
sentir.
( a58 ).
' ^-<- Uîi iouttial rend un compte trèff^pAmpetii d*dli<î enfreTue qui
% eu lieu entre le«.ministres plénipotentiaires des provinces-unies de
h PiaU et Bolivar. Ces députés veulent h tout prii^ rengager à s^unir
% eux pour attaquer le Brésil. Ib te plaignent beaucoup d(( ce que
l'empereur du Brésil a 'profané le sol sacré de leur patrie, et a violé
tous les droits. Le libérateur* a parlé dans le môme sens, et s^cst
plaint, de son côté, de ce que Tcmpereur retient une province et
une place forte qui nejui apjtartiennent pas^ Le tout a été terminé
par uti dîner splendide. On croit beaucoup, depuis cette réunion , à
une guerre prochaine.
— Le même jo'irnal donne, le jour suivant, un projet de consti-
tution pour le Brésil, élaboré dans le co/^seil d'Etat de don Pedtyy,
premier empereur constitutionnel et défenseur perpétuel du Brésiii
On y lit, au litre i*'*, article 5 : « La religion catholique , opostoliqué/
et romaine continuel^) d*étre la religion de l'empire. ^'outes les aufrei
religions seront permises, avec le culte domestique ou particulier,
dans des maisons destinées à cet cfTct, mais sans aucune forme exté-
rieure de temple. » Le pouvoir législatif/ est délégué il une assem-
blée générale, composi'e de deux chambrés, celle deff députés el
celle des sénateurs, toutes deux éligiblcs. Les députes sont qualifiés '
représentans de |a nation. Chaque législature dure quatre ans, cl
ch.inue session cjuatre mois. La séance d'ouverture a lieu tous les
ans le a mai. Si deux législatures successives approuvent un projet
et le présentent dans les tnénes termes , il est enten/iu que l'empereur
accorde sa sanction; nous souhaitons que le prince se trouve tou*
jours bien de cette clause. Les instituteurs des princes sont choisis et
nommés par Tempereur; mais, dans la première session de clique
législature , la chambre des députés exigera des professeurs un compté- ■
rendu des progrès de leurs augustes cfisclples,
— L'empereur du Brésil a nommé, le sa janvier, les sénateur» tnt
la préseutation d'une liste triple , conformément à \é nouvelle coft-
stitution. Il y en a cinquante : dix-neuf d*entr*^ux ctoieut députés
de rassemblée du Brésil dissoute par Tempereur il y a trois ans. On
ne voit, t^armi les sénateurs, que quatre ecclésiaslîquesj Tévéque de
^int-Paul , qui est grand-chapelain de l'empereur; Laurent Rodrigue
d*Ândrade, quia été député aux cortès de Lisbonne; Joseph -Cajetao
^ Ferirara d'Aguiar, grand-vicaire à Rio- Janeiro; et Marc-Antoine Mon- '
teiro de Barros, grand- vicaire à Hinasé
^- Le royaume dei Pays-Bas Ment dVxpédier une grande quantité:
de boulets , d*obus , de gretoades et des troupes pouir Batavia ; car les
insurgés ont~recominencé leurs attaques. Les trôi^)es hollandaises onf-
remporté une victoire sur les insurgés du Banjoëma , et ont prii sur
eux deux canons de fabrique anglaise»
CHAMBRE Dk PAIRS.
Lt 37 juin, la chambre a entendu, par lorgane de M. de Qapa-
( ^39 )
fède, ntk rappori sar le nfojet de loi relatif à la eas^ne de la Côùr^
tiile, et a ensuite adopte Tes loM relatives & quelques impositiom ex'
traordinaireit de (a part de quelques départemen?» Elle a entendu à
cette occasion MM. de Marbois, Roy, de Roug^ , de Tournon d
ChaptaL M. de Breteuil a fait ensuite un rapport sur des pétitions.
M^ le comte de Marcellus a réclamé, à cette occasion, contre
Texiguité dès pensions militaires , et a contribué à faire mettre javt
dépôt des rcnseignemehs une pétition qui tendoit &i améliorer le sort
de*" militaires et de leurs yewves.
Le ^9 )iiiil, la chambre a e,ntendu le rapport du projet de loi des
finances de 1827. Ce rapport a été présenté par M. le duc de Brissac*
La chambre a.chsuik: adopté le projet relatif ù la caserne de la Couiw
til'e. M. le garde-des-sccaux lui a communiqué diverses lettres de
pairie.
La commission dVnqu^le a entendu depuis le 26, MM. les géné^
raux Grundicr, de la Mare Ci Tirlet, MM. Oesbaquets, d'Autichamp^
Poijson, Maurice AUard, Marchand et le duc aHscalrs. Les séances
commencent h midi et finissent le plus souvent à six heures»
AU RÉDACl'léUn.
Monsieur, il a paru , en 1825, un livre où tout ce qu*il y a de sacré
swr la terre est outragé. La noblesse, le cîergé, la royaut<!, lés doc-
trines catholiques , le christianisme même , tout y est insulté et fuulé
aux picd^. Les outrages dans cet écrit ne sont pas même voilés; Tau-
tcur ;afljche liaiiteinent ses opinions et dédaigne toute réserve. Ainsi,
il .affirme que àf royauté est un fléau pour l'espèce humaine. Il va
plu> loin; de Terreur moraieil semble s'élancer vers les applications
positives, ïl fait comme un appel grossier à l'insurrection. Il repré-
sente la nation française comme un lion couché, qui attend^ pour se
lever, que sa fureur soit assez excitée. Que manque-^t-il à ce peuple
indigné pour mettre ses ennemis en poussière? un événement, une
occasion, et le tempi en contient miÙe.
Voilà qui est clair, ^t bien d'actlres passages ne permettent pas dt
douter des intentions de TaUtcur : aussi on, peut dire que personne
DC %*y C5t mépris; amis et enneniis, tous oAt vU aisément son. but.
Les feuilles libérales (^ht lou^ à Tenvi le livre; le Constitutionnel Vk^
célébré dès avaiit la publication :
«r On parloit, dit-il, des nouvellei Lettres pnwincialesàepw quînze
jonrs dans tous les salons, et déjà toutes Tes terreurs ministérielles
sont en éveil. Le titre peut paroitre ambitieux; mais rien ne sied
mieux au vrai talent qti*une généreuse audace, et d'ailleurs les mêmes
circonstances appellent le métne ouvragé, les mêmes cajamités solli-
citent le iLéme dévoùment. Les Jésuites reparoi^sent; ies nouvellei
/
(Ho)
Lettres proyincû^s seront donc palpitantes de Tintérélclo montei^.
Cet (iuyragc doit.paroitre inceâsamment; nous deirohs'à un hasard
lieureux.la cpraipumcation da manuscrit de TauteUr: nous pouvons
assurer d'aVance que sa mai^ cofR^geuse arrache ou plutôt déchise
tous les masqucs.fOQs lesquels se crachent tant de passions viles et cu-
pides. L*auteur révèle , d*une yoix austère et prophétique, les des-
seins sinistres des factions qui se disputent le monopole du pouvoir, n
Dt'puis la publicatjjûn. du livre , le Constitutionnel a persévéré dans
ses éloges; il a vanté en toutes rencontres Touvrage, il a contribué
qui repug^^etrop au y
li.<te; ne l'a-t-on pas vu la favoriser dans plusieurs de ses numérots.
eritrVufres ïe i6, le iQ juin et le 3o novembre iSiaiS? Ne vieqt-il
pa« tuut récemment, a Toccasion d'un trouble isoïé et ridicule,
de dire que ie moment est venu de se prononcer entre le trône et
"l'autel, €pic la voix du peuple est la voix de Dieu; qu^i^n grand tfé-
yeloppement de masse se Prépare, et que si l'autorité persiste, ^ile
doit s'attendre à de grands malheurs?
Là-dessus on est tenté de se demander quelle différence il y a entre
Tesprit et le but de Touvrage et Tespritet le but du |ournal. Si Kun
est coupable envers la religion et la dignité royale, Tautre est-il in-
nocent? Jçvondrois que Ton m*exil)liquât .comment cela peut se
faire, et comment la même autorite qui avçit cru devoir acquitter
le jcurnaL, a pu condamner Tauleur des Lettres. Est-ce un retour à
Ufi autre fiystèine? est ce une preove que Ion regrette Tabsolution
prononcée il yia six mois? auroit-on voulu annoncer qu*on se pro-
pose • de réprimer si bieni dorénavant les abus de la liberté de la
presse, vqud ne &era pas besoin de recourir à un autre mode dé ré-
pression ? Alors nous pouvons espérer que Ton poursuivra enfin tant
d*autres ouvrages non moins coupables et non moins dangereux qu^
les Lettres. Fiat! fiât! '
J'ai rhohneur d*êl:re..... M.
Les dames pieuses qui s'occupent, sous la présidence de M**« la
dachess^ de Berri, du soulagement des victimes de la révolution,
ont fait 'imprimer et font vendre, au profit de cette bonne œuvre ^
les Prdtiq'i^es pour ta semaine sainte et pour le Caà^aire ; telle est donc
la destination du produit' de cet ouvragé. Oh en avertit dans la pré-
face, et i! est à propos d*en instruire Iç public. Nous devons dire
' aussi que, pour favoriser le débit d*un livre plein de piété, ïe prix,
qui avoit été marqué d'ahord à 3 fr. , n'est plus que de i fr. 5o cent.
• Il faut rectifier par là ce qui a été dit dans notre n» laSg, page ^.
Nous pro6ton$ de cette occasion pour annoncer que les nouvelles
Visites au saint sact^ement,- annoncées dans notre dernier numéro,
ne sont pas .d'un franc, iiâais d'un franc 35 cent.
Analyse de& vote» des conaeUs-généraux de départena
la sessiàn de iSaS.
\lAtialyse île ce^ votes vient de parottre à-I'imprimerie
i-oyaU CD UD vol. in-4*; elle est précédée d'un lapport^au
Roi, paé M- le minis-tre de l'intérieur. Cette Analyse a
donc un caractère officiel; elle représeote les besoins et le»
vœux des dc'partcineps. Nous allons , comme les années pré-
cédentes, extraire de ce volume tout ce qui concerne spé-
cialement la religion , la morale et le clergé ; nous avons lieu
de croire que ces extraits intéresseront sjiécialeinent nos lec-
teurs. Ils pourroient servir de réponse à tant de déclama-
tions contre te clergé , et montrer que le$ voeux des provin-
ces sont bien opposés à ceux de quelques journalistes qui
^piétendent faussement représenter l'opinion publique. Oa
se tue à nous répéter que la France a horreur des ultramoa-
tains, des Jésuites et delà congrégation. Comment ne
1rouvc-t-on rien de semblable dans les votes des conseils-
généraux? Comment y trouve-t-on tout le contraire? Com-
. ment 4cs voit-on demander ï. l'euvi ces mêmes corps reli-
gieux qui effraient nos beaux esprits, réclamer des avanta-
ges pour le clergé, s'occuper de l'amélioration du sort des
desscrvans, de 1 état de dégradation. des églises, des besoins
d'une législation sur le mariage? Quand on compare ce»
-demandes unanimes avec les clameurs de quelques feuilles,
OD conçoit mieux oii peut se trouver l'opiniou publique.
Nous donnerons d'aillenrs ces extraits dans la forme la plus
simple, en conservant même le plus souvent le te:ste des pro-
cès- verbaux.
AUier: Le couscil-général regrette qu'on ait rejeté ^on
vote de l'an dernier en faveur des dames de la congrégation,'
^ui se sont établies récemment à Moulins, pour l'éducatiou
des 611es; il renouvelle ce vote et celui pour les Sœurs de 1>.
province, et vote une sommcpour concourir à l'acquisition
ïAe la maison Guineinent qui servira à agrandir l'évéché.
Basses-Alpet. Le conseil demande que le casuel soit sup-
Tbme XLrni- L'Ami de la Religion et dii Hoi. Q
prime dUni 1^ petites paroisses , au moje}i d'un abonne^
ment et de l'augmentation du traitement dés curés, desser-
.^ans et vicaires. ,
JBauteê'AIpea. On avoitvTOté l'année dernière, la restitu*
tion de Thôtel de préfecture à rcvêché de Gap et la con-
struction d'un hôtel de préfecture. Ou prie le ministre d'ac^
eorder au département;^ qui est fort pauvre , les secours qui
Iti^î eussent été fournis , si , au lieu de voter la consti'uction
d'une préfecture , on eût voté celle d'un évcché.
' Ardèchè, La multiplicité des livres immoraux et impies
qui inf(^tcnt les campagnes démande des mesures plus cffi*
eàcés que celles qui opt clé prises jusqu'à ce jour; le con-
seil les sollicite avec instance^ recommande», le collège de
Tournoh à la protection du gouverncmcot; renouvelle son
vœu pour que la cure de Privas soit cure de première classe ,
et demande avec instance des secours pour la catLcJrale de
Viviers qui en a le plus grand besoin pour ses dépenses io-
iérièures. Il a vu avec rccbnnoissance ce que le gouverne- .
'ment à fait pour aider les communes à réparer leurs églises
et presbytères; mais les secours accordés sonrinsuffisans; et
le copscd croit devoir appeler sur ce point la sollicitude du
ministre. Les registres de Télat civil sont tenus avec plus de
soin dans les campagnef ; le conseil 'sollicite une loi qui im-
pose l'obligation du mariage religieuic avant Tpcte cîvjl y
sans déroger néanmoins aux dispositions en vigueur^ qu^ut
aux effets civils du mariage.
Ardqnnes. Le traitement des. ecclésiastiques deyroit cire
élevé- pour ^oulagpr les communes du supplément annuel.
Le grand nombre de parp^ssçs yacadtcs engage H\ conseil à
.oopt^nuer s&^^ alloç^tfoqs popr Jies séminaii-et^; il yotc aussi
^ooo ÏT, pour des filles qui seront formées aux fonctioiiis
> d'institutrices chez les damés du Saint«Sépulcj[f, à C!hj| rie-
Ville. Il demande qu'une loi sur le maj^iage iiid&se l'acte
civil à l'acte reUgieux\ de telle sorte que ru9 nç puisse etreL
iralide sans l'autre. ^ v - .
- . . .^ ^ ^ ^
i Ariège* Demande de nouveau que le traitement dés des-
.forVans^. vicaires soit élevé pour soulager lès odvnmunetdu
«appléiBexit et di^c^uel, appelle l'attention dn^gouverne-
ment sur l'état de délabrement de la cathédriale de Pamiers»
reuMVitWses^solJidUitioBs pour l'établissement d'un graod»
(Mi)
tëfliilittire ^ «st demande qu'une deuxième école ecclëafàstiqUé «
éoit érigée' à Saint^Liftier^
' Aube, Le yeeu du conseil'^gdDëral est que le tfaîtcmeût
d<3S do^ervans Boit augmenté et entièrement payé par le tré-
sor. Il demande aussi la suppression de la rétnbutîoa uni-^
"rèf^itaino; plusieurs conseils émettent le même vœu.
' Aud€j:€h\ détroit augmenter le traitement des succursa-'
Ustes suivant leur âge et d'après la population. La -métro-
{ydle de Marbonne est un des beaux mdnumens de Tait^bitcc-
t(|re moderne ; le gouvernement ne laissera plas dépérir ce
modumcnt que la révolution avoit respecté et que la ville
est hoi'S d'état de réparer; il faudroit pour cela 3o,ooo fr.
pour faire oublier une des injures de l'impiété et mettre
wrte ville importante à l'abri d'un foyer permanent d'irtcen-
aie, 0(i demande que Fégtise des Cordeliers placé<<>atl ^ntre
de Cdrcassonne et convertie en magasin de fourra^ isoit ren-
doeëU'Culte. ^ e»
Ai>eyrùn. Il faudroit restreindre le nombre deâ^ -cafés et
billatds publics, en élevant le taux de la patente. (Le même -
fûsn d^t émis par lesconsctls-géHéraux de- la Côte^d'Or, de
la DoYdbgne,' d'Indre-et-Loii^, du Loiret , de la Seine, de
Seitie-èt-Oise, de Vauclusc et de la Vienne.} Lo- traitement
des vieâîres devroit cire payé en entier parle gouvernement.
Lé conseil demande Tërection de i8 nouvelles succursales,
rélablissèment d'une école de Frères ii Sainte-Afrique , des
fonds pour restaurer les églises les plus pauvres, et spéciale-
ment la restauration de l'élise d-Aubrac , autpefoissi ricbe^
aujourd'hui pauvre etal>aodonnée. Il seroit à soubàiter que
les églises et presbytères fussent donnés aux paroisses et non
aux communes. Le conseil demande qu'une loi autorise le
^iéparteme1:lt -à s'imposer extraordiirairement pour achever
le séminaire, et qu'une autre loi réprime l'usure.
' BtHiche^-du' BMne. Ce conseil-général est un de ceux
iloiît les votes plairont le moins aux écrivains qui redoutent
oU^ font semblant de redouter l'inilaence du clergé. Il re^
;iiOi^lle son vote sur la nécessité de faire exécuter rigou-^
reu^sement, surtout dans les campagnes, les lois sur l'obser-
'valion dès fêtes ^et dimanches. Il seroit. utile, dit-il, de con^-
fier & de» congrégations religîeusÀ» la direction de tous les
bospices et établissemens de charrié , et il faudroit réviser les
lois sur ia lilirairie, pour remédier au dangev'dè la-réim^
■ '"' /•. 0%
(. 244 )
' pr^sûoo m de. la vente à bas. prix des livres cbntrelléb ni«èar»
et la religion. Le conseil réitère ses votes suriai né<;^àité de
pourvoir VégHâe de pasteurs , sur la convenance de rendre
au clergé ia iacuité de se réunir comme autrefois en as^em--
biécsi sur l'augmentation du traitement des curéset'de^ser-
vans, de manière à supprimer le casuel; sur la eotiversion
en rentes d'une partie de la soranle allouée au clt*i'gé pour
en former line dotation indépendante; sur les moyens de
.pourvoir à Texistence^des prêtres septuagénaires; sur Tauto*
risation légale des congrégations religieuses d'hommes, sur
l'avantage de confier rinstruction du peuple aux bbns Frè-
res, et celle des classes plus élevées à des .corps religieux,
notamment aux Jésuites, dotii la reiigiori et la sociélé ré-
clametit^pj^c instance le prompt rélabUssement ; surrinsuf-
fisai^c^ aos fonds pour la réparation des églises et presby-
tères Jii «s ii«* ler|>esoin d'alloeatioos plus fortes poirr rentretien
des sés^luaiies. Le conseil pense encore qu'il conviendroit
de laisser aux évéques le dix)it d'établir autant de pejlits sé-
minaires qu'ils le jugeroîent utile, que l'cm devroit. porter
dès peines contre les duellistes et leurs témoins, et prendre
des mesures pour anêter le suicide; enfin qu'il ne devroit y
avoir de mariages valables que ceux qui auront été contrac-
tés religieusement indépenda moment de l'acte civil. Que vont
dire de tout cela MM. du Constitutionnel et des Dckata?
CMt^adoa. Réitère soû vœu pour obtenir les fonds néces-
saires à la conservalioo des église» de Mondave, de Saint-
Sever et de la. Tour de Falaise, et pour le rétablissement de
la Faculté de théologie de Gaen. Demande instante d'une
loi par laquelle le mariage religieux devienne le complément
•nécessaire et obligé de l'acte civil. ^ <
CantaL Demande que le traitement des vicaires soit payé
sur le trésor. , \r
C/iarente* Plainte contre la profusion avec laquelle.se ré-
{)andeut les ouvrages qui attaquent la religion et le trône;
e. conseil exprime le vœu qu'il soit enfin. élevé une digue
contre ce débordement. Il supplie les ministres.de ne pais
séparer des grands inléiêts de l'Etat la question de savoir si
le clergé sera propriétaire ^ et demande que le sort des curés
et dfisservans soit amélioré, et que le casuel soit supp/^imé.
Charenifi-'Jf^fénetire, Vœu renouvelé avec instapce paur ^
l'augmentation du traitement des curés et desservaos; d^-
( a45 )
àkuaàe d'bne'loi qui {jrpnbiice que le taariâ^e'iit Mrâ validé'
qw*auta^nt qu'il aura dté contracté devant les autorilës civile
"et religieuse, s-^' . . ^
•> CA«r* La /ëatbëdraie de Bourges vëelame.des travaux ur-
gens; OD demaDdeau ministre au moinS'So^ooo fi*. pour cet
ebî«t eh 1826. Les églises et presbytères s^nt dans un ëtat'
de;délabrement qui appelle toute la sollicitude du gouver-
nement.
Corrèz9* (léclame la snppnessioii du casuel , Taugm^Dtation
du tiaUemeiitdes curés, succursalistes et vicaires; des fonds
pour la- restauration des églises et presbytères et la construc-
tion d'un palais épiscopal à Tulle; besoins des édifices dio-
eésains. j / . . ! '< •' . ,• • /
Corse.' Le .eonseil a' appr;is* avec reconi»oissance que son-
vœu pour avoir un évè^ hé à Bastia a été- accueilli; il hâte
de^ous ses vœux ce moment. Il'dé:»ire que le scmin'uire soit
construit suh remplacement destiné pour bâtir ia préfec-*
ture, reproduit la demande de transCérer^à Gorte l'école ec-
clésiastique établie à la. Porta ^^ et voudroit que l*oo multi'-'
pliât les écoles dé. Frères. .
Côle-ctOr, Le conseil appelle* la sollicitude du gouverne-
ment etrattentioadescliambres sur la feproductîoii mcfo.^
itruecise>èt '^élevant à plusieurs millions de volumes ^ d'où*-
Wragéè iib moraux et <iotipablês qu-on répand sous tous les
formats «ià tous les prixi >Il demande de nouveau que le
tra>ilem(>nt de& d^saervans soit poité à 1000 fr; , et qu'il soit
établi une-caisse de retraite pour les piôtres âgés etinfirmes.
Il réitère le vœu que danslemariage la cérémonie religieuse
précède l'acte civil. < -. ■ \
> Côteê'durNord.ljeB fonds pour la réparation des églises et
presbytèrea sont insufBsans; le traitement des vicaires de-^
vjroit étrp payé en entier par l^ trésor. "
• Crème, Porter à 1000 fr. le traitement des desservans. •
Uortfogne* don ti nue S600 fr. pour les bourses ecclésiasti -
/oues^ réclame l'établissement du séminaine de Périgueux^
et demande les /onds néceifoaires. >
Doube, Nécessité de rendre les cuios et succurealîstes in*
dépendaos des dons de leurs paroissiens; Je conseil désire-
toit que dans les mariages entre catholiques la sanction re-
ligieuse précédât l'acte civil.
Drôme, Le conseil déplore les funestes. effets des mauvai-
\ ^
i
( 246) .-
f^ l^cturoi fur.la ]eape9se et tur les classes péu>tfetàtrën^ià
est temps d'arrêter le débordement des livres dôDitre Wreti-»-
gioD.et les mœurs et d opposer uoe digue plus puissance aux.
abus;tlii.colportage Oa prie lo gouveriiemècit de iptopoSiet- à
la sessÎQD.des chambres des dispositions répiessiTcs dela^ii>^
cenee de la presse. Le conseil remercie de trois suoemi^aAé»
obteiuicïs et eu demande- encore; il récliame les scooiibsbdDt
gouvernement pour Téglise de Saint-Marcel, édifice montH*
menlàl tsès-important^ qui toml>e en ruines etx}ue':{ii ecùn-
mune ne.sauroit réparer .i ïi forme le vœu que lesaccrdaiov-
nies Jceli^ieuses pour le bap^aie et le mariage précèdent
l*acte civiL ■>■■) ;. .••-îî';.:; :• !• ;:.>. .■'•'.«.-■?
^ujv. Persévère dans le vçpu souvent réitéré que les coà*«
trav entions à la loi du 18 novembre iâi'8 siur robsenraiton
deâ foies etdimancliespuisscnietre constatées par kstgaixlts'
chumpetres, et demande en. ou ta'e que les m^rvché» , .«velitéi
et enchères ne puissent avoir lieu les jours dû Uittsi • Frappé
<U l^^ffrdyable ^bordement des litres sédîlUuxj impies et
Ucenoieux qm inondent Ja France avec hnè' rapidité ààuJŒih
croissante^ et préparent ainsi le maliieur des géàératmkÈ^fuêr
turea^^ «e conseil appelle de ions- ses vœv^ la siq^itseiôfù dé
cee êociàiés secrètes qui^ déguisées sous ^ver^ noiiis^ iendeM
fouies également au renversement d^ trône et 'de l^auM^j^ét
fuiêèuieê soh£ iniéressèeè à se faire' une arme ^de la iicence,
de la presse» Il est bien à désirer, dans l'intérêt dda>rdl«>v
gion. et. pour ^ue rétablissement des prêtres :n^S6iibpast>rK^r
jet'd*un vote annuel; que les formalités exigées ptfria- loi
deS' finances de 1818', art. Sg à 4â , cessent d'être appHiuk^
blés au vote des sommes que les communes ont à loirrnir
pour le logement des desservans. Ce conseil a vu avec peine
qu'on ait suppi*im^ au budget toa.25oofc. qu'il acooide ant
nuellement aux Sœurs de la Piovidcnce ; il insiste p6ur qmt
cetjle allocation soit rétablie > et il en votelin^é semhl'aÉ>l&
pour iSaGvll appelle des lois fortes pour réprimer rusurc,
et réitère lie vœu qu'il soit proposé par Je gôuveménfient4il)ç&
dispositions pour lier intimement ct/nécessairement les ftaté&
religieux aux actes ci vils^ . - . . ' ' .0.. /a
.^0ivr0^Xo»rParmi les votes de ce bonscilrgénéraly noi)s
citerons lessuivan'i^ : 64>ooo pour supplément aux deséeiHr
vans du diocèse, 90^0 fr. pour les séminaires, 52op fr«po\i^
k^it lits do rhopital Marie-Thérèse,' fondé par le départe-»
\
"\
C M? > ;
^ent, Sqoo fr. pour séparer le» aliénés des malfaHeui^,
sOyOoo fr. pour ateliers de charité ,. et laoo fr. pour la mai*
soa d'institutÎQo des. filles pauvres çt des sourds « àNog^tr
le-Eotrçu. Le coDSOii Qi^prime eo inéme temps le respect
dçnt iLest péoétré ppur;M. Vabbé B^ulé, digne fondateur
46 cet établissement II demande. qu'on porte à iQpo /r^^ta
ti^itement d^ ci^rés et desservans, et que le dépacitemfl^t
H^t enfin compris dans la, distribution des fonds pour l^
nesMuralîon 4es églises^
(Z^sirii^à unnumén.prochain*),^^
' • . * •
<- l<
NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES.
Paris. Pacdrdonnaace royale en date du 38 juin, M. TaU»!
Oarbiet, grand-vicaire de Rennes, à été nommé à l'évéché
d« IVannes,- en remplacement de M. de Bruc, dont nous
â-voDS annoncé la mort. M. l'abbé Garniera étéprécédem^
meqt chanoine, ptiisgrand-vicaîre deXrèves, et avoit toute
ià:oonfianifie de M; Mannay/év^cfue de Trêves, puis de Ren«
nés. Le choix d'uh si digne ecclésiastique sera une heureuse
nouvelle pour le diocèse de Vannes.
• t^— Le dimanche du Saint -Sacrement, on a ouvert, hi ;
EDrtion terminée delà nouvelle église de Notre-Dame de
onne-NouvcIlc.^ Cette portion n'est que le tiers de l'égli«p
future, de sorte que le local est un peu étroit pour les besoins
actUeU,. surtout. dans une pai-oissc très-populeuse. Ilserpit
bien à désirer qu'çn accélérât u^ peu. les travaux de coq»
$lruction. potir cq 'x]ui reste à bâtir. Le a5 juin, on a fi^ijt-
^ pour la première fois, dans la. nouvelle église-, l'exercice
de l'association , qip {i Ijou .tous les mo^& depuis )a missiofi
ide 1822. M, le curé a fait la glo^ qui a roulé sur. 1^ n%-
nière de vivre saintement et sur les moyens d'attirer La gr&C6
de Dieu , qui sont 4^ prière et la méditation de$ vécitéi^ di^
«akiL Le respectable pasteura averti quQ le missionnaire fon^
dateur de VA^Qciatipq alloit faire l'instruction accoutuméo^
Çetie instruction avoit pour objet l'imitation de J.-C*;.^ Nous
aommes les membres de J.7G. et il est notre chef; nous de-
irons nous gïçfifieir^i'êtrc ses membre et travftiUar i imi-
/
( a48 ) >
> •
ter notre chef.- Pendant toute sa vie, il nous a laisse des
modèles dans ses actions et ses discours^ et it nous prend,
Eour ainsi dire, p(îr la main pour nous conduire au boa—,
eur.o) M.l'abbë Hilaire Aubert a invité IçS associes à faire-
une quarantaine de prières pour obtenir de Dieu que ceux*
qui- n'ont pas encore profité du jubilé puissent jouir de
cette grâce. Il a annoncé' que les messes annoncées dans le
livre pour les trois mois de Tété dontinueroient à être
acquittées tous les vendredis y, et que M. le curé avoit hïen
voulu s*en charger lui-n^ême. Le premier exercice sera fait
par M, le duc de Rohan , et aura lieu le troisième dimanche
du présent mois.
— Depuis la première thèse de licence soutenue en Sor-
bonne par M. i*abbé Perrot, la même thèse a été soutenue »
ieSo juin^ par M. Tabbé Vandenheeke, du diocèse de Gand-
Ecitr'autres objections, le soutenant a répondu d!uae ma-
nière péremptoire à celles qui lâii ont été faites sur.la.divi-
nilé.de Notre-'Seigneur. Ceux qui se rappellent les '«sages de
Tancienne Sorbonne seront peut- être surpris de/ voir les
deux ecclésiastiques ci-dessus nommés. er^trpr si- prbmpte-
meiit en licence; mais M. le ministre des affaires ecclésiasti-
ques leur avoit accordé \uni0 dispense de temps en raison de
leurs préôédens succès. Ainsi ^ cette exception ne déi^oge en
rien aux statuts.
— Aux détails que nous avons donnés suHa mission de
Rouen , il faut ajouter ceux que nous tirons du journal de
cetle ville et de divers renseignemens obtenus d'ailleurs. Ne
Î tarions pas des scènes fâcheuses qui troublèrent la mission
es premiers jours^ il n'est pas douteux que Tesprit de parti
avoit dressé d'avance ses batteries pour exciter jdes désordres.
'On prétend savoir que des émissaires a voient été envoyés de
Paris; que des pamphlets, des chansons et de l'argent
ayoient été distribués ^ et que toutes les mesures avoient été
prises pour opérer un mouvement. Est- il vrai que des négo^
cians et des chefs d'atelier ont prêté les mains à ce petit
iïomplot, et qu'ils ont, soit par des propos et par leur in-
fluence, soit même par une coopération plus directe, favo-
risé les désordres qui ont eu lieu? Il 7 a bien des gen^qui
saveo): assez à quoi s'en tenir là dessus; mais ils ne nous^le
'diront pas. Quoi qu'il en soit, et pour nous en tenir au rébtt
■v
(-49) .
du journal de Rouen , les cërëmonies du diiAaache s-5 Juin
ont éié une consolante ri^clamation contre les scandales pré^
cëden^.. Dès^^inq heurcs.du matin, la calhédralte ëtoit rem-
plie par les .fidèles qui s'étoient préparés àia .iommunion..
M. le'icafdinal-arcbevéqiie a célébré la messe à sept heures;,
la opmmunion génét;ale a duré pre»dfe deux heuies, quoi-,
que S. Ëm. fût abslbtée, pour la distribution, pa^^es grands-
vicaires et par quatre autres ecclésiastiques.. P^endant celar
M. Tabbé Rauzan étoit en chaire, suggérant à cette multi-
tude de fidèles les sentimens d'une tendre piété. Le recueil-
lement, la satisfaction et la ferveur brilloient sur toutes
les figures. La ^distribution terminée, S. Em. a parcouru
toute Téglise en bénissant les fi.dèies. A une heure , elle a
donné la confirmation à une centaine d'homiçes et à Jiutant
de femmes, à qui M, l'abbé Rauzan a voit £iU une instruc*-
tion «iîr. ce sacrement. S. Em. a aussi adressé à ces^dèlesi
une exhortation à bien profiter des grâces qu'ils avoient re-
çues. Le soir, au lieu de la plantation ordinaire de la croix,
M. l'abbé Rauzan a prononcé un sermop sur là croix. M. le
cardinal est monté ensuite en chaire, et, après savoir témoi-
gné sa joie de la cérémonie du matin, S.. Em- n*a pu dissi-
muler combien son cœur Avoit été déchiré par les désordres
de» premiers jours. Elle a , en conséquence, invité tout l'au-
ditoire à se prosterner pour demander .pardon à Dieu de^
ses. Ainsi s'est terminée cette édifiante journée :. puisse-t-elle
expier, en effet, de grands scandales! Et si les ennemis de la
religion ne veulent point abjurer enfin aux picdsrde la. croix
une intolérance et des emportemens que le simple bon sens
condamne, puisse l'autorité comprendre que cette inlolé-r
rance et ces emportemens tiennent à un double complot, ^
que la foiblesse enhardit, et qu'un peu de fermeté répri-
meroit !
— On avoit conçu de nouvelles inquiétudes sur la santé
àe M. l'archevêque de Bordeaux, et les grands -vicaire»
a voient réclamé de nouveau pour lui les prières des fidèles.
Une lettre reçue par un noble pair annonce que l'état du
vénérable prélat est beaucoup plus satisfaisant. LeaGjuii^,
il a béni , du haut de son, balcon , deux mille enfans et
/ ..
J
( îi5o )
plus, quii MUS la conduite 4e& Frères dei ëcde$ çhi^étiei^
oes, faisûi^ol la procession du jubile.
-^ M. IVv<éque d'Angouléiiiea'faikt la visite deTarrondis-
setoentde Runec^ cette visite a étë en queiqtte scirte iwé
mission. Les eccUnastiquesqai acc<»opagooient M. 1 evêqiàs
étoientfoit occupés. Dès en arrivant dans une paroisse, ik
enUoient au confessionnal oii ils restolenr oroinaireinefit
jusqu'au sôiY/'ajant à peine-ie temps de prendre à la hftie
un peu de nourriture. Il y a eu, à l'occasion deceite vi*
site, plus de 8ôo mariages bénis, soit par les eccléstastiqàes
dé la suitse du prélat, soit par les curés^r^ La .foi se réVeiiloit
pai^out dans les campagnes à Papproehé de prêtres sélési Le
diécèàe -a fait dan^ce genre quelques heureuses acquisitiona^
et on es^re que la prudence et la charité d'un pietix évA-
quef , secondées par de dignes coopérateurs-, feront disparoif
tre peu à peu les traces du passé , et ramèneront les esprâli
indifférens ou prévenus» ' ^ ' '
•^M. de Prilfyi évêque de Ch&lons-sur-Marnc, a'paâM
dernièrement par ToUrnon en se rendant à Avignon. Le
prélat avoit reçu autrefois sa première éducation dabs !è
collège de cette ville, et a pafru le revoir avec un vif inté**
rét. il a bien touIu assister à tous^fes edbercices, et a ap-
Srûuvé le zèle des matlres et latenu^d^ élèves. Le j6 juin,
î. l'évêquc célébra la messe dans l'église du collège |>ottr
attirer les bénédictions du ciel sur cette maison: il adressa
dans celte occasion aux élèves une exhortation foute pater^
nelle, le^ félicitant de l'esprit qu'il avoit remarqué parmi
eux, les engageant à cultiver la religion avec encore plus
d'ardeur que les sciences et les lettres profanes, et leur pré*
sentant l'exemple de saint Jean-François Régis, dont on
célébroit en ce jour la fête et qui exerça son apostolat dans
les iieux même oii le prélat parloit. M. de Prilly finit par les
vœux les plus tendres potier la maison , et partit après avoir
témoigné au proviseur la satisfaction pour tout ce qu'il
à voit vu pendant son séjour à Tournon. ^^
— Un prince de Salm-Salm, qui résidoit à Strasbourg,
vient de se faire protestant. La défection de ce prince n'a
étonné personne : il avoit épousé une protestante , qui avoit
Îris atséinênt de l'ascendant sur son <!Sprit, et qui, sana
outei A beaucoup contribué à cette démarche. Dès ï'aa*
if
(a5, )
^née flernièfe, le bruit de ce projet de d^feotion l'f^tant té" •
pandu, M. Tévéque; de Strasbourg fit offFii*4iii prince d-a-
voir avec lui des çoofërenccs surHa reli^bh : oh eût pcui**dSe
ccs'ëOAférences^car il étoit aké de prëvôir qu'un pfélat aus^i
liabilc/ et qtti joint l'esprit I^ plu^ ainfabic à^ la conùois^
sa née épprofondic de la religion j, auroit aisiéniénil; trioinpli^
<îl^;. Routes d'un ho^imc. absolument étranger à cet» sortes de
disci^ssions. On engagea donc le prince à. refuser la oanfé^
rdnee, et il eut la oonbomie de dire qu'i4'é^oiè'hors<d^etàt
de^utcnir la lutté avec M. révêquè. Mais 41 lïe.s'agîaitrît
point de soutenir Une lutte, e^: quelqu'un qui eût cliéycfiîé
A^e honi^jp jjoi & délai rcir ses doutes n'eût pas ];çfusé îp
•iDoye.Q de s ecl^rer*' Plusieurs pci^nneabien intentionnées
ciic#ohcrent égalèmeilt & détourner le grince dd son projet.
Coïfliiie on reng«igéôît à entendre M. levôqiic' : i^^^ voutéi-
, dit-il naïvement, que je trouve à répondre à M- ^éyf^
vous
î
^^.aj^^i^^^ /^ -'^^ ^f^ P^^ 77^ défendre aupve9' de ^omîf^
se princc'^*entouréjle 9<iggeitionsdomesti(|ucs, a donc, per-
sévéré d.an^ son prajet : il:a eu ordre de se retirer en Allema-
gne, oii il vseuit delaîré sdn abjtIration/Le CoheiUuiionn^^
qui à rendu compte' dé celte affaire, layaconté lotit à Ta-
vanta^'du prinde; to&is ceux qui cbnhoissent M. de| Saim
iltont, un peu de cette icon^^ic/^i» religieuse j toute de isenti"
vif ni et fondée sur une lecture assidue çU laj^lbte. Qo.sait
ç^isêz.que le prince .ne s'est pasfatigué par tn>pide lecture ot
de contention d'esprit. Quant à son expulsion de France,
pous ne voyons pa% ce qu'elle a de si odieux r le prince-dc
Salm n'est pffs Français, et ce n'est pas Wûc cbos<^ bien dure
que de lVngagér.'4| /'retourner chca; lui. Nous persistons à
çVoirte qiie 1 église protestante n,*a pas beaucoup à $'enor-
l^ueiilir d'ui:ie telle conquête* -
NpUy BIBLES POLITIQUES.
»♦
PaAis. s. m. vient 4*ordonncr la composition iVôn tabieaa pour ser-
TÎr au niaitre-auièl du petit st^mioaire cte Ba^as (Gironde.) Par un ha*
sarJ fort heureux, on a trouve un tableau estime do>rëcole italienne,
qui .serjuira de modèle ci fcpontdra en tout aux désirs des chefs dé ré-
tablisseineDt. v- '
— M<»« la Dauphine a passé quelques jours aux^eaux de Ytchy^ ou
sa bonté» sa dc^WrUt sa gràce'à dccueinrr toutle moâdébift éhafibé
Cous les ccetir^.' Lq'uH^vS! i^.. B. est partie pour GerAioiKt-Feff and ,
d'où elle se rci\dra..au,Mont-ji*pr. . | . /., -
; — M""« la Oaiipbine À^të reçue à Clermont avec le méaie enthour
• siasme. S. A. R. »'y est dci?ieur«'*e que pour recevoir les homuiages
des habitans , qui avoient fait de grands préparat!f<«. Elle a promit
d'y faire un plus long' séjour à son retour du MQn!-d*Or. ■'
-^M"»« la Dauphine, a son arrivée au Montd*Or, est'allée 4îsîter
h. pied' la supek'lie cascade du Cureuil, à troi^ quarrfs de- lièue de' U.
A son retour, elle a> daigné visiter en détail rétablissement des
.bains. Le 3^, ,à six heures du malin, S. A. H., alla voir U^^ande
<;ascade du Mont-ci*Qr^ se rendit à la vallée d'Enfer, et monta }u^-
qu*au sommet du pic de Sancy. Après le déjeuner, la princesse rc^
monta à cheval, alla voir tout ce que' l^e pays offre de'curieoTL ;'tï
examina avec soin tous les changemens faits par M. le préfet', 'et ne'
xe'^ijit. qu'à huit heures du soir. Tous les fonclionnaires ont été ati
coinble de leurs vœux en voyant la manière dont M"!® |a, Dauphin e
a sa apprécier leurs travaux, et la sati^action qU*çlle a bjen vpulu
leur en témoigner. S. A. R. n*a pas oublié les pauvres. Elle a remis
à M. ie curé i Sqo fr. pour les soins de l'ég!r*e ;- et a \por»élla 'première
lierre d'un hôpital qui portera le nom de Alarîe^Therèsc;» ^' :
. ^L*Académie fVatrçaise vieil l de choisira I*î4nb-ni4nité , ponr dt-
recteuc, M. Karch&vëqtiiie.de Paris, et M. le.cemtiB dis Cessac.^>é^
nommé chançeiiçi: de rAcadémie. La réception de MIVI. Guiraufi ièt
Briffâut est ajournée jusqu'à' la nomination du nouveau, membi^e ^ui
. doit remplacer M. Lemonteyl' .! -
^ — ^M.. Cortot, l'un de nos. sculpteurs les plus distingués, e^t chargé
de resécutiun de la statué pédestre en bronze de Louis XVÏ% tjtri
sera érigée •éur- la place à laquelle a 'été dônn« lé nom du Roi
martyr." '.", •. '^ - .•'!'.=• '' .•■1.. * :. . .. -.-m' ' '.
-^ Lacduv de cassatian vît'ntde caMe^ le jugement- prorraneé par
Mexufidpt
_____ ^. _ à
être confisqué ,ef que ceiis «cî avbi'ent' vendu en pnys étranger, pour
se soustraire à cette condaïunaiion. La eour- s^est fondlée f ur ce^quic
le ministère pulilic n^ayant pas intcrjelé appel du premier juge-
ment,, la commission n*a pu aggraver la peine.
4— La sixième chambre du tribunal de première instance a con-
damne le nonimé Moulé, conducteur de diligences, à six jours de
prison , à 5o fr. d'amende, et à payer lôoo fr. , à titre de dommages-
intérêts,- à la veuve d'on des voyageurs qui a été blessé, pour avoir
fait verser par imprudence la diligence qu'il conduisoit. Le postillon
a aussi été condamné à six jours de prison, 16 fr. d'amende et 5oo fr.
de dommages. ' . • .
— M. GhoUet, rédacteur du journal intitulé le Méridien où Organe
du commerce , avoit été condamné à a5 fr. d'amende , pour avoir pu-
( à55 ) ,.
bKé ce journal «ant autormti^n. Il Vëteit pourtu eH caAati^H; lliatt
la cour de cassation a rejpté le ponrvùi, et a' en 'outre condamné
M. ChoHet à i5ofr. d-aro«nde. ^ . i
— Trois femmes Tiennent d*étre condamnées à deax années d*enf-
pvisonnemebt, loo fr. dî^met^le et aoo Cr. de. répiirallQus, ciiiles,
pour avoir frappé une &uire femme, à l'ocra<iion de sa dépofiU«a,
! comme. lémoin, dam une affaire préccdfknment ji^gée. . i . .
— Un gatde n:itional de la onzième légion de Paris vient d^ètre
condamne, par le conseil de discipline t de celte li'gîon, à vingW
quatre heures <fe prison, pour* n'avoir pas a^si^té, le 4 juin, k la pro»
ce^ion, quoiqu*ii eût reçq un billet pour s y rendre. . .
— M. le général d'Ambrugeac a donné; dtns In chambre des pairt,
des notions toutes neuves ^ur les affaires d'E pagne, et qui inspirent,
au Journal des débats même , le ri gret de ne pas lei* avoir con-
nues plus tôt. Le général li»«e les agen« de corruption i la 'précipita-
tion des préparatifs seule a réclamé d«'s dépeni^esexce«sive^. li fait res*
sortir aujisi Us nobles senlimens qui ont animé 1*11 lustre géoéra!is-ifne.
— Deu;i yachts viennent d*àrriver h Saint'Cloud, pour le servios
de Madame, duchesse de Bem. l^s ont salué^ à leur arrivée, U ré*
tidence royale par quinze cou|)8 de canon.
— S. M. vient de perdl*e Un sujet fidèle, M. Achard de Germane,
procureur- général à Grenolde. Il avoit suivi la famille royale ea
Aussie, en qualité de secrétaire particulier.
— - L.i cour royale de Rouen a confirmé toutes les condamnations
que nous avons annoncées, et qui avolent été portées contre cer-
tains individus, à Toccasion des troubles, au moment de ta mis&ion.
— Les )onrnaux ont fait grand bruit des convulsions qu'éprouvoient
dans la ville de Laigle un pèrc«df> famille et ses deui enfuns. Les
iarca|tme-« libéraux ont été prodigués h cette occasion contre lefja-
bile, le clergé, la religioit catholique mémej mais malheureusement,
â lu honte de ces cahimniateun perpétuels, la justice, de concert
avec Tait, ont d(' cou vert que ces convulsions n*étoient que Ici fruit
d'une ruse inventée à plaisir, pour obtenir de Tarent. La religion
netoit pour rien dans toute cette affaire. ' -,
— Deux violens orages réunis ont dévasté d*one manière terrible
Jes environs de la ville de filangy (Calvados.) On iroyoit le terrain
couvert de plus de 6 pouces d'eau et de grêle.
— Le conseil municipal de Lyon s'est as«emblë pour nommer une
<f^nutation chargée d*aller prier M»»* la Oauphine , au nom de la
Ti'le de Lyon , de vouloir bien changer son itinéraire et de visiteur
cette ville, au li^u de retourner directement à Vichy par Mont-
brîson. / ' * * .
On posera, le 4 î^în» la' première pierre dii monument qu'on
i)ève à là mémoire de Cathelineau, général en chef des armées ven
déeDnetf 9 mort sons les murs de Nantes au mois de juin 1793.
La frégate /'>^rmiVi!e , commandée par M. Hugon, qui de voit
l
. ( *54 )
.«•«efift à Co6iUQiio<mle M. le eomte GaillieiiilQoi»'« aib-ea mor,
— La frégate de S. M. VAréthust a oantiirè le 1 5 mai; eiexp^dîi
)pOùt la Martiiiii(}ve# la goëleUe U Fièçhe, a^aat à kcràji9 noirs.
. «^ Le Belge, Hotimsl ministériel, anttence^u^oti croit à Bruxelles
«k'vA t>ett)placemenl prochain de M. fe ministre de la juêti^^e, et de
M. Goubau, trop fconniiff Ton et raultè rur la pùti qu'ils ont ppi«e
^:tfo syàtcmci funeste^ Lot amis: de la reugion.ct dn'rcppfdc leur
l^a^f feroieot un beau (eu du joie. - .
«i-j'On atondoil h Schev^ninscn , f fèt do Ta Haye ( Pays-Bas), una
énorme pièce de cation , qui doit servir, cii ca< de naufragé, pour
knicer, par-dessus, los navires éclioui's» d<'A boulots au%qiiejs seront
at^a«:li^sdcs>.coriIes»au nioyi^û desquelles les qaufragés poMiroal se
tirer ctt\<rmémes à torre^ < . >. - t
— - Il y a cil de» troubles eti Irlande, dans les comtés de C-iran, de
Mnyo, et dani (Plusieurs autres cointié^, à Toccasiort des ^lecl-ioii«. On
ai' té (AiWçit de rccouVÏH'à dc^ me^utet €é\ère8. Quelques pi<r&onnes
«Ht élé tuées et d'uutrcs ont été i^lessées.*
•'— O» vient dMnwnter, en Angleterre ^ dcs-fud^s et de» cftn^n» à
vapeur. Par ce moyen , on peut lancer, arec- un riwil, ii requ\in pré-
teod« ^Sô baHcs parSninute, et di« .canon» de cette espèce en vau-
driiienl deux cciits du |y.slème ordiqaire. Le gnu^^erfiement anglais a
tourné ses regards sur celte forniidable appliclUiort de .la vapeur.
Lord Cooliranii a, dans son e.«c^d^c^ quelques bàtimcns armes de
canons dcce gcttre,dlts à/a PerA//*5. ' ^ ' .
— L*cmpercur de fluf^'^ie a formé un tribunal pour e^K.iminer à
fond la trame dc'couvcrie à la fin de rann«'c dirnitre. Ce tribun il est
composé 'dé membres il u conseil dp Tcmpiréi dusénat-diiigêuiit/ du
«àint-s^nnde et de* plusieurs personnes cuoisieé dans fcf grades supé'
rieurs de rarniée et du civil. 1"
•-On écrit de Romc;que M. le comte de Celles, un des membres
des Et:il5-féncraux de la Belgique, a eu une audience de deux beures
de S. S. y et que le comte avoii paru fort tnUcbé de i^açciieil qu'il
avoit reçu. Quelques journaux bejgcs prétendent» en dépU des jour-
n uis niiiii''térie]$,qu*il a une tnission à la cour de tlome. On sait que
IL de Celli's a été un des p^us grands partisans du collège p)ul<
phique et de Tordre de choses existant.
U80«
cuAMBKE p£s PAïaa*
Le 3 juillet , la chambre a entendu deux rapports sur des piv\
Uonsrp^f !'<>^g^^c dj^ MM. le comte de Cltfparède et le comte c^
Layillegpntie'r' Elle à ensuite cofninencé la aiscÛMion sw^ la loi <l4
nuairces, cl a entendu MM^d'e Tournon ^ Trugneit,; de ViUemanr^
de Marpellns et Doboucbage^ ■ , y . ^
' ' La commissioa d'enauéte a entendn, depuis le 3o dn mois demie
Il M. les lieutenans-gé^éraiix comte de Coëtlosquefc et Barilly,
\
\
( a55 )
htroa de Mériàge, lâtot» CUastenay, B^cài7,C9ixpArt;1c comte Aè
]a Bourdonna^e; député , et plusieun autres témoifit. Le i^ )mllet«
aflb cpiniDumquera son travail à la cour de$ piûri.
> I <
M. le duc dé Brksac a fait, dans la chambre dci pairs ^
^dancc du 29 juin , son rapport au nom de la. commission ^u
budget. Le lioljle pair avoit déjà rempli cette lâche l'an-
née dernière, il s'ei> est acquitto'cctte année avcclà mcmç sa*
Î;osse.ct le micme zcte. Apres des réflexions générales sûr le
>udget et sut le système actuel des finances, -le noble rap-
portcftr parcourt les difFérens ministères. Nous nous arrête-
rons spécialement sur Tanalyse qu'il, fait du budget des af-
fiiires cccIcsiâslîqUcs. Ce bucfget est augmcn ré, 'celle année >
de 3, 5oo,ooo fr.Sar celte somme > 38oo dcsservans seplua-
gl^naire^ recevront un supplément annuel de 100 fr. , qui
portera leur traitement à 1000 fr. , et 81 55 dcsservans sexa-
génaires recevront 900 fr. au lieu de 760 fr. Celte double
dépense emploiera 1,600^000 fr., et à55,ooo fr. compléteront
le traitefnent des curés et dcsservans appelés à remplacer
ceux qui seront dcccdés en jouissance de pension. On ajoute
floOjOoo fr. au fonds de i,4oo,ooo fr. destiné aux grands
travaust des cathédrales , évêchés et séminaires. Dans le coi^rs^
de 1827^450 MQcursaies de plus 1
ce qui oiupoif'tMt le nom&:e à â6,i
s'afflige de i'étai de détresse de 7000 religieuses âgées ou in-
firmes , auxquelles on ne peut accorderai u'un secours moyen
de 80 fr. sur le fonds' de 600,000 fr. qui leur est accordé,
^oui n'avons "pas besoin y. dit^il, de ies recommander de
nouveau à l'active sollicitude du prélatqui dirige les affaires
ecclésiastiques; il est leur premier intercesseur, et ses soin»
vigilans continueront de s'étendre à ces vétérans du sacer-
doce qui languissent sur le dé'cl in de leurs ans en proie aux
infirmités de tout genre, à ces prêtres cassél^ de vieillesse qui
D^ont pu reprendre leurs saintes fonctions.
Sur le budget de l'intérieur, le noble- rapporteur émet le
Tosu de voir achever; l'église de la Madeleine tt i'arc de
triomphe de rStoile.. Il auroit souhaité trouver une âlloca^
tion.pour )es travaux de la place douis XVI^ «jt rappell^ia
pieuse et touchante cérémonie qui èixt;lri^i^8ur cette piaœti^
y a deux mois. Sur le budget de' Iti guerre , nou^ ne (emar-«
de 1827,450 ^nQcursaiesjle plus recevront des dcsservans,
,81 5. M« le duc de Brissac
^'
s
/
I
V.
( 256 ) s
Quêtons que ce que M: le dfuc de' Brissac dit dés 5oo,ooo fr.
accordés à ce qui reste des armées royales de l'Ouest : par
\k, dit- il y toutes les infortunes sont encore loin d*étre sou*
lagées; que du moins le produit des extinctions leur soijt
appliqué, et que, la fidélité reçoive un peu plus tôt, un peu
piùs tard, 'la récompense qu'elle a si bien méritée.
Lia commission applaudit au dégrèvement accordé sur la
côhtribiiiioii foncière , et réfute les vains prétextes que Ton
a imaginés pour méconnoitr^ ce bienfait. Elle examine leg
divers articles de recettes et de dépenses , et se félicite de voir
des améliorations importantes. Elle propose cependant ses
vues sur divers points, et remarque que Tépoque où le bud-
get arrive à la chambre ne lui lais:>e guère l'entier usage
de son droit, a Le moindre amendement , dit M. le duc de
Brissac, équivaudroit à un rejet, puisqu'il seroit airain dre
que la loi ne retournât vainement à l'autre chambre. Cette
réflexion que vous ont rarement épargnée vos commissions ,
celle que vous avez cette année honorée de votre confiance
vient a son tour vous la faire entendre pour la dixième foi»
peut-être.' Du moins la commission sera reculée. »
En conséquence, la. commission propose l'adoption du
projet de loi sans amendement. Le rappc^rt de M. le duc
de Brissac est digne à la fois d'une plume gercée , d'un es*
prit sage et d'un noble interprète des iMilt du premier
corps de l'Etat.
NouueUeà observatiotif sur l'éctit de M, de La Mennais'j ptr un
ancien grand-vicaire (i)*
Ces Nouvelles ohseivatîons sont du même auteur qnc l'écrit intî-
luîé : Quelques observations (a), annoncé dans notre n* 1228. Noits
rendrons compte d^ ce nouvel écrit où la. discussion est Rs«aisonnée
'de r(^flez ions piquantes, et où Tintérét des matières est encore relevé
par les ugrémens d'un style plein de verve et de vivacité.
• 1 ' * ' ' ' ' ' ' I ^^m^^m I ■ I I I. ', m. . , m .
(i) ln-8o,pm, I fr. a5 cenL et i fr. 5o cent, franc de port.
(3) lu- 80, prix, 5o cent, franc de port.
^es deux ouvrages se frouyei^ à Paris , à la librairie ecclésiastique
«nTd. Le Clere et compagnie, au bureau de^ce Journal.
Samxdi 8 luiLLET iSa6. ^t (N" ia4^^
Sur quelques dUcoun de M. l'abbé de Maccia
dernière station du carême "^
Nous avons parlé trop brièvement de trois discours de
M. l'abbé de Maccartliy dans sa station du carême, les deux
premiers sur l'eucharistie, le dernier prononcé le vendredi-
saint. Ces discours ne méritoient pas moins que les autres
d'être connus et analysés, et 6a nous saura peut-être gré d'y
C'est le mardi et le jeudi de la semaine de la Passion que
M. l'abbé de Maccarthy traita le sujet de l'eucharistie. Son
texte étoit pris de ces paroles de saint Jean : Jesua cùm di-
lexisset taotj in jinem. dUexiteos. Le Sauveur ne pouvoit en
effet donner aux hommes une plus grande preuve de son
amour qu'eu restant au milieu d eux jusqu'à la consomma-
tion des siècles , in, Jinem, Il y a trois choses dans l'eucharis-
tie, i' J.-C. présent au milieu de nous; a" J,-C. s'offranten
sacrifice i 3" J.-C- se donnant en nourriture par la commu-
nion. Le premier jour, l'orateur n'a traité que les deux pre-
miers points.
Autrefois, dit-il, l'homme durant les jours de son inno-
cence, voyoit son Dieu s'approcher familièrement de lui;
mais le péché vint troubler ce divin commerce. Dieu se re-
tira au ciel et l'homme resta seul sur la terre. Seulement de
loin en loin Dieu envoyoit ses anges pour porter quelque
grande nouvelle, soutenir un juste, consoler un affligé.
Enfin J.-C. parut, et la sagesse étemelle se fil chair, et on la
vit de nouveau converser familièrement avec les en fans des
hommes ; mais ce grand bienfait étoit borné à u ^
«t à un teœps fort court. La Judée seule avoit joui c
présence du Messie, et il n'avoit en tout passé que 53 a
sur la terre. Jésus, càm dilexiteet sues, in finem... Poat
consoler les siens et Içur donner une preuve éclatante de
son amour, il inventa un prodige. Ayant pris du pain , il le
bénit, le rompit, et le donna en disant : t^ci est mort corps.
Il Ta dit, c'est son oorps, et comme son ame et sa divinité
«n sont in.iepa râbles, son ^orp, son ame et sa divinité res-
Toms XL ri II. h'AnU de la Religion et du. Hoi. R
1 petit pays
; joui delà
/
I
( 258 )
teront au milieu de nous. Ici Torateur a développe âoquem*
tnent ces autres paroles du Sauveur : JSccê ego vpbiscum sian
usque ad cônsummatiofieni sœcuU^ et les a appliquées à sou
eu jet. O Jésus, s'est-il écrié, vous êtes donc pjésent dans ce
tabernacle, et je vous y adore; et s'il n'y ctoit pas, pour-
quoi cet autel, cet encens, ce feu sacré qui ne doit jamais
s*ctcinclre? Ah ! s'il n'y éloit pas, le peuple ancien l'çmpor-
teroit donc sur nous! l'arche de la vieille alliance seroit
donc plus glorieuse ({ue nos labernaclcs! nos temples vides
auroient donc à envier à l'antienxternple et celte arche qui
opéra tant de prodiges, et ccschcruLins aux ailes étendues,
et c« pnjpiatoire où Dieu rendoit ses oracles, et ce Saint des
saints où la majesté du Dieu vivant écîatolt dans sa gloire!
Ils auroient donc eu la rcalilc , et nous seulement l'ombre et
la figure! non, non ; la parole de J.-C. est fidèle, le men-
songe n'a pas ctc trouvé sur ses Icvrcs. Ceci est mon coij)Sj,
il Ta dit, c'est donc son corps. Je suis avec vous jusqu'à la
consommation deè siècles, il Ta dit, donc il y est. Il y est,
et y avons-nous jamais sérieusement pensé? où est ce res-
pect et cette adoration profonde que sa présence dcvroit ex-
citer en nous ? .
Dans la deuxième partie > l'orateur a présente J*-C. s'im-
molant; il a rappelé la nécessité du sacriiîec, et a compare
le sacrifice chrétien avec les sacrifices dcU'aacien peuple^
Quelle simplicité et quelle grandeur dans le sacrifice de la
nouvelle loi! où est le glaive, où est la victime? Le glaive?
<î'est la parole; la victime? la parole ira la chercher dans le
sein du père. Sans Un miracle, le sang ruisselleroit sur nos
autels, comme autrefois sur le cal va ire. 'Cette deuxième par-
tie a été terminée par une paraphrase admirable du quàm
dilecia^ et du quemadmodùm, de sidérai cerçus.
Dans le sermon du jeudi, l'orateur a considéré J.-C.
comme notre nodrrilure : i° c'est J.-C. que l'on reçoit^
3" comment faut-il le recevoir?
Premier point. J.-C. avoit promis qu'il donneroit sa chair
à manger et son sang à boire. Il a été trouvé fidèle en ses pro-
.messes, et la veille de sa mort il institua le sacrement, il
dit : Ceci est mon corps; comme s'il eût dit : Je vous l'a vois
promis, le voilà. Seroit -il possible qu'après une telle an-
nonce et une parole si expresse, J.-C. n'y fût qu'en figure?
Jih\ ce n'est pas ainsi q]iie l'en tendoit saint Paul, dont l'ora-
N
(259)
teur a dëvdoppé les paroles avec la plus heureuse énergie.
Oui, mon Sauveur, aj"*'^^ ^^*; ^'^^^ '^ovïs que je reçois. Les
prophètes eùx-mènles nous l*a voient annoncé, et David, au
psaume 21 , avoit salué de loin cette table divine. Après
avoir fait, en quelque sorte, l'histoire de la Passion, et en
avoir rapporté toutes Fcs circonstanee^, et les os brisés et
comptes , et les pieds et les mains percés, et les vêtemens par-
tages, et la robe jetée au sort, il s'arrête et raconte les triom-
phes et les bienfaits de celui dont il vient de chanter, les
douleurs. On publiera ses louanges dans rassemblée des
peuples, apud te laus mea in ecclesiâ magnâ. On lui chan-
tera des hymnes et des vœux de reconnoissance ; et poUr-|-
quoi? écoutez ce qu*il ajoute : c'est que les pauvres mange-
ront et ils seront rassasiés, edenû pauperes et saturahintur;
et leurs cœurs chanteront des cantiques de joie au Seigneur ^
et laudabunt Dominum» Mais ce ne seront pas seulement les
pauvres qui seront appelés au festin, les riches y viendront
aussi , manducaperunt et adoraverunt omnes pingue$ tenxB*
Ainsi ce qu'ils adorent, c'est ce qu'ils mangent; ce qu'iU
mangent, c'est ce qu'ils adorent.
La manncLavoit élé donnée à l'ancien peuple, et les Csraé^
lites grossiers disoient à J.>C. : Que pouvez- vous faire de
pltis pour nous? et J.-C. leur répond : Vos pères ont mang^
la manne dans le dései-t, et ils sont morts; mais le pain que
je vous donnerai, et qui est ma chair, donnera la vie et l'im-
mortalité à ceux qui le mangeront. Voilà les paroles de J.-Ç. >
mes frères; paroles par lesquelles manifestement il plaçoit
l'eucharistie DÎen au-dessus de la manne ancienne; et toute-
fois s'il n*y est pas présent, comme il l'a dit, si ce n'est pas
lui que nous recevons dans l'eucharistie, sa parole est un
mensonge et la manne étoit. supérieure. Ecoutez les éloges
magnifiques que lui donnent les prophètes diVins; ils l'ap-
pellent le pain du ciel , le pain des anges; c'étoient les vents
et les nuées qui l'apportoient sur leurs ailes; elle avoit les
goût3 les plus exquis, omnem aaporefn duîcedinis. Dites-le-
moi maintenant^ qu'a de comparable l'eucharistie, si J.-C-
n'y est pas présent? Peut-on l'appeler le pain du ciel, puis-
que nous savons bien qu'elle a été faite avec ^es grains re-
cueillis de nos sillons? Peut-on dire que les nuées s'abais-
sent pour la donner à la terre, et que les vents la portent
SUT leui-8 ailes? Peut -on dire qu'elle soit le pain des ange»
Ra
( a6o )
-quand nous savons bien qu'elle a été pëtrie par des mains
mortelles? Enfin , pouvons-nous dire que oc pain sans sa-
veur a tous les goûts les plus exquis, omne delectamentum?
Ah! pour que la parole de J.-C. soit, véritable, il faut qu'il
soit lui-mêiire ce pain que nous, mangeons ^ alors nous pour-
rons l'appeler le pain du ciel, le pain des anges; nous pour-
rons dire que les nuëes nous l'enyoient, et surtout qu'il a
tous les goûts pour les cœurs purs.
"Voilà votre foi, mes frères. L'homme avoit été cvéé pour
l'innocence. Il tombe par le péché; J.-C. descend le rele-
ver. Par l'eucharistie il achève , il étend , il consomme toutes
les merveilles de sa sagesse et de son amour , il leur donne
le caractère de Tinfini. La voilà cette religion qu'on vou-
droit faire passer pour petite, mesquine. Tout y est grand ,
tout j est noble, tout y est digne de Dieu. Ah! qu'on la
trouve haute et' étonnante pour la raison humaine , je le
conçois; mais qu'on ne la proclame pas sainte et divine, qui
pourroit encore le concevoir?
La deuxième partie du mêi!ae discours étoit divisée en
deux points : i® il faut communier; 3** il faut bien commu-
nier. Notre devoir, notre intérêt, nous prescrivent de com-
munier. Gomment imaginer qu'il. faille des menaces et des
foudres pour nous traîner comme des victimes dans les bras
de la miséricorde? Vous vous plaignez , vous êtes chargé de
vos passions, enveloppé de ténèbres, accablé de maux ; allez
à J.-C. , il est la voie, la vérité et la vie. En deuxième lieu,
il faut bien communier. L'orateur a réduit les dispositions
à trois, l'innocence, l'humilité et Tamour, qu'il a dévelop-
pées brièvement.
Le vendredi-saint, M. l'abbé de Maccarthy a annoncé
qu'il ne se proposoit pas de retracer le tableau lamentable
des doulefurs du Fiïs de Dieu ; il a. cru plus utile d'affermir
la foi de ses auditeui« que d'exciter leur attendrissement.
Il montrera donc la passion et la mort de J.*C. comme la
preuve la plus invincible de sa divinité, non pas en racon-
tant ses miracles et en peignant son héroïque patience, ce
sujet seroit immense, mais en faisant voir racc^ompli&sement
des prophéties. Rien de plus- frappant, en effet, que les rap-
ports des prophéties avec les évènemens. Les prophètes sont
entrés dans le détail des plus étonnantes circonstances : ils
ont dit que le Messie seroit Dieu, ils ont raconté sa gloire
>
( a6i )
«t chante ses grandeurs; n^ais au$si ils ont prédit qu'il sc'-
roit homme et n'ont point oublié de nous t^aç^r.le tableau
de ses ignominies et de ses douleiirs. Il saura ce qu'il en
coûte d'être homme. Mais pourquoi donc ont -ils de si loin
raconté ces horreurs? pourquoi du moips i^ç se sont-ils pas
abstenus de parler de ces affreux. crachats? Ah] c'est qu'il
falloit que les prophéties et l'Evangile pussent être mis en
regard pour affermir la foi des justes et convaincre l'incré*
dulité des autres. Ici l'orateur a exposé les grands caractè-
res de la mort du Messie.
1** Le Messie devoit mourir volontairemjent , d^/a^utf e^i
quiavoUàt* Telle est la prophétie; en voici l'accomplisse-
ment. Sur le Calvaire, J.-G. ne semble-t-ii pas commander à
la mort? ne diroit-on pas que c'est de lui qu'elle attend l'or-
dre de le frapper? Ce n'est qu'après avoir dit : Tout esi
consommé^ qu^il incline la tête et qu'il meurt. Il avpit dé-
claré hautement que personne ne pouvoit lui arracher la
vie. Il devoit la poser comme on pose un vêtement , et la re^
prendre quand il lui ;piaiToity ego pqno eam à. meipao; ef
certes , il l'a prouvé , lorsqu'cn expirant il ne rendit pas ce
foible et dernier soupir des autres hommes, mais poussa
vers le ciel ce grand cri. qui ébranla tout l'univers, brisa
les pierres des tombeaux et riessuscita les morts; chose si
extraordinaire que les soldats romains s'écrièrent : Vrai-'
ment cet homme étoit Dieu., videns qiUa sic clamanà expiras-
set. Si^he Messie devoit mourir on qualité de juste; venez ,
a^voient dit les impies, au livi*e de la sagesse ; opprimons le
juste , oppritnamusjustum; condamnpns-le à la mort la plus
honteuse , morte turpissimâ condemriemus eian. Y.oilà la pro-
phétie; en voici l'accomplissement. Entendez le disciple per*
^de qui le trabi^; touché de repentir^ il dit : J'ai livré le
sang du )u&te ^ sanguinem Justum» Entendez la. femme de
Pilate ; troublée par des songes , que dit^elle à son époux ?
N'ayez rien à déipaeler avec ce juste , nil tibi et justo illi.
Pilate lui-même^ après l'avoir iâch^ement abandonné.,
s'écrie eu se lav^int les mains : Je suis innocent du sang
de ce juste , innocens à sapgiûne justi hujus. Enfin les sol--
dats.qui. l'immolent ne s'écrient- ils pas : Vraiment cet
homme étoit juste , verè hk homx> justus erat. Judas i qui
as -tu donc livre? le juste. Pilate^ qui as-tu condamné?
le' juste. Soldats^ qui avez -vous crucifié? le jiuste. 3^ La
( 202 )
M^sie devoit mourir paoce qu'il s'ëtoit dit le fils de I>iear
Les impies a voient dit : Ce juste se glorifie d'avoir Dieu
pour père, gloriatur patrem se habere Deum^ voyons si sa
parole n'est pas un mensonge, videamus ergo si seiTnonea
ilUus veri sintk S'il est vraiment le fils de Diea , son père le
délivrera, si est verè fiUus Deij libembit eum. Accablons-le
donc d'outrages et de tourmens ; contumeliâ et iormenùo in-^
terrogemus eum. Voilà la prophétie ; est-elle assez claire?
En voici raccomplisscmeut. A Jérusalem le grand-pretre in-
terroge J.-C. : Au nom du Dieu vivant, je vous adjure de
me répondre, etes-voiis le Christ, fils de Dieu? .^^'i^ro ^
per Deum vipum^ ut dicas nobis si tu es Chrislus fiUus Deij
et J.-C. répond : Vous Tavez dit, je le sujs, tu, dixlslL II à
blasphémé, s'écrie le grand-prêtre, blaspJieiiiapit ; et tous
répondent : Il est digne de mort , reiis est jnortis. Au Cal-
vaire, les Juifs passent devant lui, en branlant la tête : Si
tu es le fils de Dieu, dirent-ils, descends de la croix, si
filius Dei eSj descende de cruce. Que Dieu le délivre main-
tenant , s*il le veut , puisqu'il a dit : Je suis le fils de Dieu,
quia filius Dei sum.
Dans la dernière partie, l'orateur a expose les conséquen-
ces morales de tout ce qui précède : i* J.-C. a souffert puis-
qu'il l'a voulu, donc nous devons souffrir avec patience les
maux qu'il nous envoie; 3" il a souffert comme juste, souf-
frons clone aussi pour la justice. Qu'on nous calomnié,
qu'on nous outrage, qu'on nous accable de maux; ah! nous
ne nous plaindrons pas. Il ne nous a pas encore été donné
de livrer notre vie pour la justice. 3** J.-Ç. meurt parce
qu'il s'est dit le fils de Dieu, et voilà encore aujourd'hui
pourquoi on attaque et on outrage la religion. Ses ennemis
lui prêtent bien d*atitres ciimes, mais ils n'y croient pas
eux-mêmes. Ils ont bien osé dire qu'elle corrompoit la mo-
rale, mais ils savent bien qu'elle enseigne la loi pure et im-
maculée du Seigneur. Ils ont dit encore qu'elle offroit à ses
enfans la corruption de pernicieuses lectures, mais c'est une
risée. Enfin ils se sont écriés qu'elle Vouioit .r^ner sur la
terre; elle a eu beau répondre avec J.-Q. : Mon royaume
n'est pas dé ce monde, regnuin meum non est de hoc mundo.
Ils n'en ont pas moins poursuivi contre elle leur vaine accu-
sation . Mais quel est oonc son crime et pourquoi veulent-ils
jfussi lui faire subir une mort ignominieuse et la voir expi-^
( a63 )
rer au milieu des outrages, morte turpissimâ.,. opprobrm.éi
tormenio ? Son crime , le voici : c'est que comme J.-C. , elle se
dit divine. Ils se réunissent tous contre elle, et s'écrient en
frémissant : Es-tu la fille du ciel? et elle répond (iommc
J.-C. : Oui ," je la suis , ego sum. Voilà son crime, voilà jïour-
quoi on la calomnie et on la condamne; mais, liom?aes in-
sensés, vos attaques sont vaines, et Dieu saura bien îa dé-
fendre et la délivrer, comme il a déjà fait tant de fois.
' Ce supplément d'analyse, qui nous a élé fourni par un
jeune ecclésiastique de beaucoup de talent, offrira , même
dans la forme abrégée où nous le donnons, des moroeaux
qui nous paroisscnt fort remarquables , en ce qu'ils joignent
aune véritable éloquence un caractère particulier qui^ré-
iulte d'une étude approfondie de l'Ecriture, et de la médi-
tation assidue des choses saintes.
NOUVELLES EC€LÉSIASTIQTJrS.
Rome. Le lundi 13 juin, jyi. Thomas Bernelti, gouver-
neur de cette capitale, est parti pour Moscou, oii il se rend
comme ambassadeur extraordinaire pour complimenter^ au
nom du saint Père, le nouveau sou vçrain de la Ilussie,
l'empereur T^icolas. *»
— M. le cardinal Rivarola, légat à laterê de Bavennc,
est nommé par S. S. pour gouverner provisoirement la pro?
vince de Forli ; il a fait son entrée à Forli et y a élé reçu
avec tous les honneurs dus à son rang.
— La reine de Sardaigne, veuve du roi "Victor, dans le
dernier séjour qu'elle a fait dans l'Etat romain, a donné de
grands exemples d'une piélé généreuse. Dans son dernier
fmssage à Lorette, elle a donné une ^omme pour les orphé-
ins et une autre pour les pauvres, et a demandé qu'il fût
célébré 600 messes, dont les deux 'tiers de requiem. Il est
aisé de penser que l'intention de la pieuse princesse a étéd«
faire prier pour le repos de l'ame du roi son époux. La reine
a voulu en outre orner l'image de la sainte Yierge de quatre
^Is chacun de cent perles, de pendans d'oreille également
en perles, d'un collier d'améthystes orné de brillans, et en-
}
( 264 )
fin d'une croi^ aussi de brillans suspendue à^ une ckatne
d'or. Les princesses ses filles ont eu part a ces riches prësens ;
Tainée a donne le collier, et la cadette la croix. La reine a
encore contribué pour une somme de deux mille ëcus à la
reconstruction de l'ëglisede Saint-Paul^ à Rome, et les prin-
cesses ont aussi donne pour le même objet.
— Le duc de Modène, François lY, a donne le ao mai,
à Reggio y un édit sur les sociétés secrètes. Le prince cite
d'abord la bulle Qm grapionij du i3 mars dernier, dont il
fait l'éloge. Il veut aussi tendre au niême but et pardonner
aux partisans des sociétés secrètes qui les abandon neroient
et les déoonceroient à la police. Ces révélations doivent être
faites avec franchise et reçues en secret. Le duc maintient
les édits précédens pour les opiniâtres .adhéreps k ces sectes,
ou pour ceux qui s y affilieront encore. Il renvoie entr'au-
tres à son édit du ao septembre 1 820.
PA.RIS. Le jeudi 6 , M. l'archevêque a donné la confirma-
tion à Saint-Sulpicc. Le prélat y est arrivé avant q heures ,
et, après la messe a administré li sacrement de conLmation
aux enfans de la première communion , ainsi qu'à plusieurs
fidèles.
— j^oua avions annoncé, d'après un jpurnal de province^
Sue jyi. de I^eletz a voit abandonné toute part à la rédaction
u Journal des débais ^ et nous aimions à croire à tuie nou-
velle qui nous paroissoit faire honneur à ce littérateur. Lef
principes qu'il a semblé soutenir long-^temps dans ce jour-
nal , et surtout l'honneur qu'il a d'être prêtre, nous autori-
soient à penser qu'il ne voudroit avoir rien de commun avec
dés écrivains pleins de malice et d'emportement, et qui ont
jeté tout-à-fait le masque. Mais voilà que depuis quelques
jours M. A. reparoitdans les colonnes des Débats. Le mer-
credi 31 juin, dans un article sur les Mémoires des secré-
taires de Voltaire , il suppose que Voltaire , ayant craint
d'avoir mécontenté Clément XIV par une plaisanterie^ écri-
vit pour s'en informer an cardinal Quirini ou au cardinal
Passionei. M. de Feletz^ n'a pas fait attention que le cardinal
Quirini et le cardinal Passionei étoient morts plusieurs an-
nées avant l'avènement de Ganganelli an pontificat. L'anec-
dote qu'il rapporte ne peut donc être attribuée à Clé-
ment XIV. On la raconte quelqueitbis de Benoit XIV, et
( a66 )
Seatr-étre n^tôt-elle pas plus vraie de ce grand pape; mais
u moins elle eût paru moins extraordinaire de sa part dans
un temps où Voltaire n'avôlt pas encore affiche sa haine pour
la religion /comme il le fit sous Clément XIV. De plus, Be-
noît XIV e'toit réellement très-lié avec les cardinaux Qui-
rini et Passionei , qlii même lui survécurent peu. L'anec-
dote ne pourroit donc convenir qu'à Benoît XIV, et c'est
apparemment par distraction que M. de Feletz Ta attribuée
à Clément XIV*
— -Il paroît k Paris un journal intitulé le Catholique ^ et
rédigé par un Allemand, M. .Je baroti d'Eckstein, qui est
un protestant converti. On en publie un cahier par mois.
L'auteur a inséré, dans le sixième numéro, la on de ses
observations sur le caractère de la réforme et sur ses consé-
quences en philosophie et en politique. Il y dit, entr'au-
très : ce J'ai voulu indiquer coipment les croyances protes-
tantes ont dû disparoître toutes, et laisser la religion va-
cante dans leurs contrées respectives ; comment, malgré leur
diversité et en dépit de leurs professions de foi , elles ont êti
^our tout produit un vague déisme , qui a engendré la doc-
trîne des prétendus sages du dix-huitième siècle. J'ai la
conscience intime d'avoir écrit sans passion, et je ^onne
comme résultat certain , d'après mes recherches et mes mé-
ditations, la disparition totale du protestantisme. Il nV a
xéelkmçnt plus cle luthériens ni de calvinistes; il n'y a plus
de mystiques dans les rangs des réforrnés, il ne s'y trouve
même plus de sociniéns. On n'y reconnoît qu'une masse de
sentimens confus, composés de raisohnemens*èt de sensa-
tions indéfinies, et à laquelle rAllemagne protestante a
donné elle-même le nom de reUgiosité^ pour la distinguer
de, la religion. La morale s'y rencontre jusqu'à un certain
point ; mais ^ la ' foi en a'disparû. » Ce iiaorceau est d'autant
plus ' remarquable , que M. d'EclLsteîn ,paroît connoître à
fond l'Allemagne et le protestantisme.
— M. de'Gùaly, évêque de Carcassonne, avoil annoncé
qu'il feroit son entrée a Castelnaudary, te 5 juin , au soir.
Le clergé, précédé des difierentes congrégations, atténdoi^
M. l'évêqûe à un arc de triomphe élevé sur la route de Car;
^aBsonne. Le prélat fut accueuli par 'de nombreuses accla-
mations, et la procession défila devant lui dans le plus grand
ordre. On y remàrquoit la congrégation des jeunes filles^
( 266 )
f^l\e des jeunes gens, celle des hommes et les pénitens bleus;
M. IVyéqqe suivoit sous le dais^ et fut complimenté à la
porte de l'église Saiint-Micl^cl par W. de Lacger, curé de la
paroisse. Il visita l'église comme il est prescrit dans le ri*
tuel. Le lendemain, après avoir célébra la messe, interrogé
lui-même un certain nombre d'cnfans,^ et prononcé un dis-
cours plein d'onction et de sagesse, le prélat administra la
confirmation à, quinze cents personnes. Le soir, il voulut se
rendre à l'extrémité de la ville pour y confirmer deux in-
firmes. A cette occasion , il parcourut en détail l'hospice ,
adressa à un grand nombre dç malades des paroles de conso-
lation, et se scrvit'mcme quelquefois du langage du peuple
pour se mettre à la portée, de tous. Il visita aussi la congré-
gation des filles dans leur oratoire, oii le supérieur, M. l'abbé
de Soubiran , lui adressa un compliment. M. l'évcque ex-
horta les congréganistes à persévérer dans leurs pieuses pra-
tiques. Sa présence, la piéié qui règne sur sa physionomie,
^f paroles pleines de bonté, ont redoublé le zèle des con-
cibgations. M. de Gualy est reparti le 7 pour Garcassonne,
laissant de tendres souvenirs parmi cette portion de son
troupeau.
r— tue oeuvre de bons livres s*est aussi. formé à Vendôme,
dans le diocèse de Blois; cette cpuvre remonte à l'époque de
la mission qui eut lieu dans cette ville. Elle fut fondée alors
par M. l'abbé Donnct, supérieur des missionnaires de Saint-
Martin , qui donna les premiers livres, lîne commission fut
nooimcç pour rédiger les statuts qui furent soumis à l'appro-
bation de M. i'évêque de Blois. Le prélat, dans \Ln acte daté
du d3 m^i 1834, déclare qu'il approuve l'œuvre avec la plus
grande satisfaction. Les curés et ecclésiastiques encouragèrent
ee projet de tout leur zèle, et les autorités y applaudirent.
Mais cette œuvre; destinée dans le principe aù::^. seules asso-
ciations des deux paroiss^ de la ville , a paru ensuite trop
restreinte, et M. Tanbé Donnet a cru que le temps dt^ jubilé
étoit favorable au développement d'une idée si i^tile. Il fît
alors un éloquent appel au zèle çt à la piété des bons fidè-
les : cet appel fut entendu; beaucoup de livres furent en-
Toyéft à la direction , et des souscriptions furent reçues.
Toutes te^ congrégations ont réuni leurs livres dans le même
local; on a fojrme ainsi une réunion de bons livres destinés
.4 étrt lus à domicile par toutes les classes et tous les âges'de
la société; Aux livres de religion , on en joindra d'histoire e|
de littérature. La bibliothèque a son emplacement assure.
La direction se compose des cures et ecclésiastiques de la ville
et des membres de la première commission ; la surveillance
spéciale de l'œuvre est confiée à M. l'abbé Bourgouin. Il
n'est pas doyteux que cette œuvre , commencée avec les se-
cours de la Providence et secondée par les gens de bien, ne .
peut que prospérer et croître dans une ville où tout ce qui
est bon et utile est accueilli avec zèle et empressement.
. — On nous engage à insérer la lettre suivante qui prouve
le zèle d'un administrateur civil pour lès intérêts de la rc^
ligîon et du clergé^ et les mesures qu'il a prises àt concert;
avec un prélat pieux et actif pour les besoins d'un diocèse
qui se sent plus qu'un autre de la pénurie des prê,tres :
« Mxïssifcurs , un grand nombre de communes de ce déparlement
nianniient de desservons^ et les habitant, privés de toute céléhration
religieuse, obligés d^aller chercher au loin les secours spirituch, ex-
priment.de justes regrets sur ce dénuement dont ils apprécient chaque
jour les tristes conséquences.
» Un état de choses aussi déplorable ne pouvoit manquer d*excîfer
au plus haut degré la sollicitude paternelle de Ms^révéquc de Beau*
vai^*i; mais, pour pouvoir former au sacerdoce les nombreux élèves
qui suivent cette vocation , il falloit un séminaire diocésain, et le^
.besoins étoient trop pressans pour Iqs ajourner à Taccom plissement
des délais qu^ut entraînés la construction d'un édifice nouveau; au^ssi
notre cvéqiie s*cst-il empressé de solliciter de S. Exe. le ministre des
aiïaires ecclésiastiques les fonds nécessaires \k l'acquisition immcdtate
d'un bâtiment assez spacieux pour assurer le lojgement et Tinstruc-
tion aux élèves (|ui aspirent à la prêtrise.
u Ce résultat si important pour le département, et dont l'insigne
Avantage est dû à notre prélat, nous venons de l'obtenir: un senti*
naire diocésain est établi a Beam/ais , dans les vastes bâtimens occupés
autrefois par le collège , et auxquels il sera fait les agrandissement
et réparations convenables. Dès cette année, les éludes des élèves
ecclésiastiques y seront en pleine activité.
» Ain&i, et successivement, le séminaire fournira aux besoins des
communes, et tel est le nombre des postulans, telle est surtout Tac*
tive intervention que M£' révéc{ue exercera sur les études, que nous
pouvons nous promettre de voir combler,- dans une période de six-
années, les lacunes que le personnel du clergé présente aujourd'hui
dans tant.de communes du départemeiitt
» Mais,^pour que ces communes puissent obtenir des desseryans, il
faut qu'elles soient en mesure de présenter une église en bon état
pour la célébration de Toifice divin , un presbytère pour le logement
, <|u pasteur, et les ressources qu'elles ont à leur disposition ne p^rn^
^oindre apparencie
10 rétabussement
, . moyen d'ëchauffer
r i , de congrëgation et
^ )ios. N'est-ce pas utte
^ îjno cette autre Douvelle
* iiaiix , qu'à Madrid les Jë-
) m de nouveaux collèges pour
' croissant des élèves qui veulent
: que leur maison professe et leur
itoiip, et que c'est a des membres
. a été confiée l'éducation du fils aine
>, héritier présomptif de la couronne?
NOUVELLES POLITIQUES.
. M. a accordé plus de quafre cents pensions sur la liste
< les frères Verse, condamnés à mort par erreur, viennent
l'voir, 9vec leur liberté , une pension de la munificenee
i\
-- S. M. a fait remettre looo fr. aux incendiés de la commune de
'oissette (Pas-de-Calais.) ,
— Des détails postérieurs indiquent les différens dons que M»« Ja
Dauphine a faits aux indigens traités au Montrd^Or, aux ouvrier^,
aux guides , aux détachemens qui Tout accompagnée. Elle a donné
760 fr. au Mont-dX)r et 1000 fr. à Oermont. La piété de la prin-
cesse s* est montrée. dans tout ce voyage d'une manière bien édi*
fiante.
I
— L'accueil que S. A. R. a reçu à Saint-Etienne a 'été digne
d'elle. M. Varchevéquc d'Amasie s'y étoit rendu de Lyon pour rèce^
voir la princesse. Toutes les hautes autorités civiles et militaires dn
département s'y trouvoient également, et une foule innombrable
mAmtroit par des cris réitérés de vive le Roi! vive la Dauphine! l^joft)
e éprouvoit. S. A H. a visité les hauts-fourneaux et les forges qui
mt Saint-Etienne ; elle est même entrée dans une carrière de
Ensuite S. A. R. a visité la maison de la Providence , l'hô-
fabrique d'armes, de rubans, et est allée examiner le chemin'
l'elle a ouvert en ordonnant le départ des premiers chariots.
rance, auront circulé sur un chemin de fer.
mnonce comme certain que, dans un des derniers conseils
il a été décidé qu'on n'établiroit pas la censure après la ses-
uelle.
( 368 )
mettent pas à toutes tle remplir s ur- le.-ciiainp ces obligations. 11 ini<-
porte donc que , dès ce moment, eUes cherchent les moyens d'y par
venir. Avec une sage préyision, dans un délai plus ou moins long, il
n*est aucune commune q,ui ne puisse participer à un. bienfait qui ne
doit pas être limité aux seules localités riches et populeuses^ mais il
vous est démontré que Mg' révéquc ne pourra envoyer de curés là
où il n'y a point d'églises et de presbytères.
9 Je n*ai pas besoin , Messieurs, pour atteindre un but si digne de
vos efforts, d'invoquer * votre zèle : vous 'êtes chrétiens, vous êtes
magistrats, vous êtes pères de famille; c'est dire que vous sentes le
besoin imminent d'assurer l'exercice du culte divin dans vos com-
munes, et d'avoir àes pasteurs pour perpétuer dans vos enfans cette
morale religieuse , qui est la véritable sauve garde des familles et la
meilleure garantie de leur prospérité.
. » Recevez 4 Messieurs > l'assurance de ma considération la plus dis-
tinguée.
» Beauvâis , le 25 mars i^a6.
» Le Préfet de l'Oise,' Signé , Comte dk Putmaigrk. »
— Une circulaire ministérielle, qui a paru à Madrid, à la
mi-juin , porte ce qui suit : (c Le roi désirant empêcher l*in>
troduction et la circulation des livres impies, dçs gravures
et estampes obscènes qui corrompent la morale et propagent
tes idées anti-monarchiques et anti-rqligieuses , a décidé que
le conseil d*£tat , après avoir fait l'examen des pièces qui
lui pnt été transmisses, lui proposeroit ce qu'il croiroit con-
venable sur ce sujet. Le rapport du conseil étant parvenu
auroi, S. M. ordonne qu'en attendant qu'elle prenne jour
pour s'occuper du rétablissement de l'inquisition , on exé-
cute ponctuellement les décrets royaux d'avril et décembre
i8â4^ et de juin et août i8a5f et que les juridictions tant
ecclésiastiques que civiles nomment' des commissaires pour
réviser l'examen des livres déjà introduits; excitant d'ail-
leurs le zèle dés prélats , afin que par la voie du prône , du
çopfessionnal, ..et. par tous autres inoyen^ qu'ils jugeront
opportuns , ils inculquent aux peuples- l'obligation de re-
mettre les livres prohibés et les mauvaises gravures par l'in-
termédiaire dés curés de paroisses, ainsi que l'obligation
de. dénoncer les contrevenans. » Cette circulaire a été fort
remarquée , moins peut-être par les mesures. qu'elle renou-
velle contre les mauvais- livres que par la petite phrase sur
l'inquisition. Ije'^Consïitutionneî sonne ici l'alarme; il voit
l'inquisition rétablie en Espagne^, et il craint qu'elle ne le
çoit bientôt en France. Le craint*il sérieusement? non, sans
( 269 )
'doute , car il sait bien qu'il n'y a pas la moindl'e apparenc^e
à ce bruit. Personne chez nous ne demande rétablissement
de l'inquisition en France; mais c'est un moyen d'échauffer
les esprits. Avec lés mots d'inquisition , de congrégation et
de Jésuites^ on fait peur aux simples. N'est-ce pas une
chose bien effrayante, en effet, que cette autre nouvelle
que nous trouvons aaiiâ les journaux , qu'à Madrid les Jé-
suites s'occupent de la fondation de nouveaux collèges pour
fournir au nombre toujours croissant des élèves qui veulent
étudier sous leur direction ; que leur maison professe et leur
noviciat fleurissent beaucoup^ et que c'est a des membres
choisis de la société qu'a été conBée l'éducation du fils aine
de l'infant don Carlos, héritier présomptif de la couronne?
NOUVELLES POLITIQUES.
Pari». S. M. a accordé plus de quafre cents pensions sur la liste
civile; et les frères Verse, condamnés à mort par erreur, viennent
de recevoir, ^vec leur liberté , une pension de la munificenee
royale.
— S. M, a fait remettre 1000 fr. aux incendiés de la commune de
Crois^ette (Pas-de-Calais.)
— De» détails postérieurs indiquent les diSerens dons que M™« Ja
Daupbine a faits aux indigens traités au Montrd*Ory aux ouvrier^,
aux guides , aux détachemens qui Tont accompagnée. Elle a donné
760 fr. au Mont*dX)r et 1000 ir. à Clermont. La piété de la prin-
cesse s'est montrée. dknflr tout ce voyage d'une manière bien édi-
fiante.
— L'accueil qne: S. A. B. a reçu à Saint-Etienne a 'été digne
d'elle. M. Varcbevéque d'Amasie s'y étoit rendu de Lyon pour rêce--
voir la princesse. Toutes les hautes autorités civiles et militaires dn
département s'y trou voient également, et une foule innombrable
montroit par des cris réitérés de vive, U Roi! vive la Dauphine! la Jofc
qu'elle éprouvoit. S. A H. a visité les hauts-fourneaux et les forgés qui
avoisinent Saint-Etienne; elle est même entrée dans une carrière de
charbon. Ensuite S. A. R. a visité la maison de la Providence , l'hô-
pital , la fabrique d'armes , de rubans , et est allée examiner le chemi^'
de fer, qu'elle a ouvert en ordonnant le départ des premiers chaviot&
qui, en France , auront circulé sur un chemin de fer.
— On annonce comme certain que, dans un des derniers conseils
du Roi » il a été décidé qu'on n'étabUroii pas la censure après la ses-
sion actuelle.
H -
, ( 272 )
ont parlé sur le chapitre de ce départraieDt. M. le yicomte Dode de
1^ Brunerie a parlé sur le chapitre du miaîstère de la guerre.
Le 5, MM. de Bourmont , Boy, de Marbois, Laines, de Marcellos,
Pasquier, le ministre de Ja marine , et le président du conseil des
ministres , ont parlé sur lès derniers articles du budget , qui a été
adopté à une majorité de 114 voix contre 5.
La chambre a renvoyé au ministre de la guerre la pétition de
M. Miguel de Yaniz, fondé' de pouvoirs de différentes maisons espa-
gnoles qui» en 1823, ont soutraité avec M. Ouvrard.
Le 6 juillet, le président du conseil des tninistre s , accompagné des
ministres des affaires étrangères, de la guerre ^ de là marine et des
affaires ecclésiastiques , a apporté à la chambre rordonnance de d^
ture de la session.
La comndission d*enquéte a entendu le 3 juillet, comme témoins,
MM. Guilleminot et Vieux ; le 4 » MM. le lieutenant-général comte
Bburmont,'Regnauit et Franchet , directeur de la police générale.
M. le )uge d'instruction de Pau , en vertu d^une commission roga^
toire de S> Exe. M. le chancelier de France, a entendu, le 24 du
mois de )uîn^ M. le préfet des BassevPyrénées. Cette déposition a
duré près de six heures.
CHAMBRE DES DEPUTES.
La même ordonnance de clôture a été communiquée à la chambre
:s députés par le ministre, de l'intérieur. La séance a été levée aux
des
cris de wV^ le Jtoi/
JE$sai sur les vrais principes relativement à nos connoissances les plus
importantes, par M. Tabbé Gérard (1).
Tout le monde sait quel a été le succès du Comte de f^almont,
VJSssai sur les vrais principes est du mémo auteru. C'est le premier
ouvrage de Tabbé Gérard et celui où il déposa ses vues sur la philoso*
phie et le bonheur. Nous analyserons cet ouvrage qui .se recommande
déjà par un nom célèbre , et qui , indépendamment de son mérite
intrinsèque, présente encore quelques accessoires intéressans, un
portrait très-ressemblant de Taboé Gérard , un^âc simile de son écri-
ture dans une lettre à Téditeur» et une notice biographique sur cet
homine estimable.
(1)3 vol. in-8», priit, 18 fr. et 22 fr. franc de port. A Paris,
fhfiz Biaise , rue Férou ; et a la librairie ecclésiastique d'Ad. Le Glere
et compagnie y au bureau de ce journal.
Nous avons entendu, cette aauée, un grand nombre d'é-
vSques r&Umer contre les maux de l'Eglùe et contre les
scandales qui nous enviroDaent; nous les avons entendus
signaler it leurs peuples les sources empoisonnées que leur
offrent l'orçueil et la corruption du siècle. Nous nous sommes
empressé d accueillir ces réclamations si légitimes et si hono-
rables de l'épiscopat ; la sagesse qui les a rédigées étoit pro-
pre à fortifier la Foi des uns, et à réprimer ou la présomp-
tion ou )' i ad isc4«te curiosité des autres. Le Mandement de
M. l'évoque de NaDci , pour le jubilé , prendra rang parmi
ces actes solennels du corps épiscopalj ce Mandement, daté
du ao juia dernier, n'est pas seulement remarquable par le
sèle et la piété qui l'ont dicté , il mérite encore d'être dis-
tingué sous le rapport du talent et du stvle. M. révêi|ue de
Nanci a répandu ici les (leurs de sa brillante élocutîon, et
surtout toute la chaleur de son ame. Quelques extraits de ce
Mandement justifieront l'idée que nous en donnons. M. de
Janson parle d'abord de la grâce du jubilé et des avantages
qu'elle procure : .A%
■ Tel cft fimnif n« bienfait qui ïom ejl présent* , N. T. C. F. : or
TOjez connue l.i facilité de l'obtenir, loin d'en afilir le prix i toi
yeux, doit le rebiuner au contraire, en deirenaiit pour vous le té-
moignage d'une miséricorde atlentive i se proportionner i voire foi'
Ueste; et jugez-vouj-mâmnjuiifa'à quel point voni seriez coupables,
lî vous néglipcï de voo! enrichir du tréior qui voui est oOert. Quoi
donc! il ne l'agit plus maintenant de l'adieter, comme uutrefoi), en
traversant les mers avec tant de périls et de longs s.icriflce!, ainii
qu'on le raconte de ces l^mpi où , pour les peuples et pour les rois,
la grande alTalre l'toit celle de U religion; on 1 on rcgardoit comme
outrage perionnel Ici outrages faita au tombeau de Jiisut-Cbrisl, et k
sea intrépides adorateurs : temps vraiment héroïques, où la voix d'un
ermite excitant seule a la conquête d'une terre , patrimoine de tous
les chrétiens, roïs et sujcli, seigneurs et chovalicrs, chacun portant
H croix , l'Europe indignée courut , avec tout Iç fracai de sci armc« ,
Ht précipitant sur l'Asie pour arracher ii l'impiété de saintes dépouilles,
7!™* Xt rni. L'^mi de la Jiellgion et A, Roi. S
(274)
. ou (lu moins pour arroser d'un sang généreux ces lieux consacrés par
reffusion d'un sang adorable. Ahî N. T. C. P., si les prodiges de
cette foi vigoureuse de âos pères étonnent la foiblesse de la nôtre ^ re-
disons'le , pour vous le faire mieux comprendre y combien vous seriez
coupables et sans aucune excuse, si vous négligiez de vous enrichir
• des trésors tes plu^abondans 4^ Tindulgence et de la gr&ce, puisque ,
pour les obtenir maintenant, il n'est même plus nécessaire de visiter en
personne les basiliques des saints apôtres, et de se livrer à des voyages
et à des dépenses qui pourroient encore effrayer le plus grand nombre
d'entre vousj il vous suilit de vous laisser en quelque façon atteindre'
])ar celte même grâce qui vous cherche et vous poursuit^ et l'oix ne>
réclame de votre zèle, rien autre chose que de joindre aux disposi-
tions intérieures d'une sincère pénitence certaines œuvres expia-
toires, si légères, qu'on pourroit les regardet plutôt comme une
récompense de la piété que comme un châtiment des anciennes of-
fen>cs. >;
A Toccasion du jubilé , le prélat tourne un instant ses re^
gards vers la ville éternelle , et rappelle le bonheur qu'il
eut de visiter cette cité si riche en pieux souvenirs ^ et d'j
être témoin de la rentrée de Pie YII dans sa capitale :
. r( i^uel spectacle, ô N. T. G. F. 1 Borne relevant fie 'la poussière
son front humilié, pendant quelque fenips, par i^ main divine qui
voulut réprouver, la purifier peut-être, mais non la détruire; AomQ
s^offrant à son souvcnriti, à son père, au pasteur des pasteurs j avec
ses glorieux souvenirs, avec la majesté de vingt-cinq s'iècles de viw^
situdes iucomparaJïleri ; Rome, unique point du globe j d*oà>paKirei»e
les ^ffB^cs mitiiaires qui fixèrent si long-temps et les liviitç^ d^ la oi- .
vilisatton du monde et celles de la puissance du peuple-roi; Rome et
sa double histoire , qui suiTit à remplir celle da mçnde idolâtre^ et
ehrétien ; Rome avec ses cirques, où coula le sapg de tant de milliers
dé martyrs j avec ses prisons ténéf^reuses, 4'o'^ ^^' gém'rcux Confes-
seurs de la foi s'élançoient à la .voix cterncUe^, m passant avec joie
par le tranchant du glaive, ou sous la hache de^ licteurs,- Rome et
ses cachots, glorieux sancluciires où kc montrent encore les chaînes
des saints apôtres; chainea- sacrées qu'ils élev.oicnt vers le ciel* ea
les bénissant de leurs souffrances; chaînes victorieuses, terreur de
l'enfer, fécondes en prodiges, devant Ic^uçlles le prince des ora-
teurs cinu tisns se plaignoit .4 éloqoehimcut de ne pouvoir se proster*
lier , l't ïur iesquciles il auroil» désiré trcUer ses lèvres inspirées.
- }) C'étoit (i(»iic avec l'enscnible imposant de toutes ces iTierveilic»,
qui font tout à la fois Tiidmiration et le gloueux repos d'un cœur
catholique; cïtoit encore avec tout ce que la ma^^iBcenc j et le goût
des arts peuvent inspirer et exciter de plus beau en somptuusité re-
ligieuse, ep profusion d'orneracns et de fleurs, de tableaux et de
guirlandes^ c'ctoit avec ces emblèmes et ces inscriptions sans nombre,
ces monumens nouveaux élevés îçu milieu des rumes a'utlquof , et ct»^
(.375 )
pools jetés sur le Tibre, et le bronze du Château -Sai&t- Ange,
et Tairaiti. de mille cloches qgitées dans les airs , et plus forte encore ,
la voiiL d'un peuple immense^ ivre -de bonheur et de joie, qi/e Route
ixi sainte s'ofTroit au successeur de Pierre
i) Ah! qui nous l'eût dit alors, N. T. C. F., que cette religion
sainte, qui ramenoit au port la justice et la paix^ et la barque de
les nobles testes de Tancienne France revpyoient le sol de la patrie ,
chantant l'heureux, retour des exilés , et le cantique nouveau d'une
fidélité que vingt-einq années d'infortunes n'avoient pu lasser I
Qui nous l'eût dit, et qui &kt pu eroire qu*elle n'alloit pas, cette
religion sainte, faire à jamais le bonheur de la France et régner sur
'tous^ 1er coeurs? Qui eut pu le croire, .'surtout lorsque tant de rois eï
de peuples, irrités par de si nombreuses et de si humiliantes défaites ,
venoient de s'arrêter fout>à-coup et d'abaisaer leurs armes victorieuses;
Taincos eux^-mémes, nous ne dirons point, par la confiance que leur
inspiroit cependant ce Fnançaù de plus, premier gage du repos, pour
la patrie , dont il est maintenant le père et lé modèle; vaincus^ nous
ne dirons point par la majesté que respirent le grand nom de Bour-
bon et les huit siècles de légitimité qui l'entourent... Non, non, nous
ne vous tiendrons pas ce langage, rendons à Dieu sa gidire toute en-
tière... Mais vaincus par une force invisible, par un enchaînement
de prodiges' qui les cntrainoient, ces peuples et ces rois, si loin de
leurs propres pensées > à l'accomplissement des hauts desseins de la
Providence. Eh! ne le rcconnureiit-ils pas eux-mêmes, lorsque, flé-
chissant le genou sur le champ de bataille , ils prononcèrent cette
mémorable parole : Non tioéis , Domine, non noois , seJ iiotnini tua
de-gloriam ) ce n'est point à nous, Seigneur, c'est à vous seul qu'ap"
partient cette gloire , attestant ainsi' au^ générations présentes et Ui-
tures que c'étoit pour^ui même, pour le triomphe de 'sa propre cause,
que le Dieu des armées daignoit leur accorder la victoire!.. ^ »
M. Wyéque'de Nanci s*ëtonne qu'après tant de prodiges ,
l'impiëtë et les passions osent encore méditer de nouveaux
orages: ^
« VoyeZj N. T. CF., toutes ces coni^piriitions nouveUes^ ourdies
dans l'ombre >>-^ouvertes du voijé de l'hypocrisie, ' au^i multipliées
que les sociétés secrètes , répandîmes y^iainteaant sur toute la surface
au globe !, ou plutôt , dans tot4te^.c^, conspirations , n'en vo>'ez qu'une
^seule, car elleiS aboutissent toutes, a«A mêine centre, toutes elies s'é^
chauffent au même foyer j v^ste fil s>ïvânte conspiration,, qui certes
n'est pas la conspiration des çàint& cQnU'^ les choses sçiintps, commue
on n'a pas eu hpi^tf: de l'avancer diti/s. un excès d'impudeur ou de
--délire, mais qui n'est autre que la conjuration anti^chrétienn^» dont
l'immense réseau env^lopp^ le» mo^de çntier> menace la religion et
to!£t€s- les légitimités d(i \^ tençl .
S 2
N
( ^76 )
i» Voyez aussi rinstrument puissant' placé entre âet maim, et l'i>*
sage qu'elle en sait faire! Voyez avec quelle rage, avec quelle pro-
fusion vraiment diabolique, îles milliers de presses vomissent le ve-
nin de toutes les calomnies, de toutes les doctrin<>s blasphématoire»
et subversives du repos des peuples l Voyez cet impur mélange da
licence dans les mœurs, d'audace en impiété, de scëlérafesse si habi'
lemcnt combinée,^ et si souvent cachée sous le zèle apparent d(;s li«
bertés publiques! N'est-ce pas là ce breuvage affreux, dont parle le
prophète, et le venin de l'aspic mêlé au fiel du dragon? Comment
pourraient échapper ^ ces séductions les générations naissantes qui se
pressent aux portes de la vie sociale et approchent leurs lèvres avides
de cette coupe empoisonnée de Babylone? Est-ce donc que ces scan*
dales énormes , tels que le soleil n*en éclaira jamais de 'Semblables ,
n*auront point un terme? Est-ce qu'elles ne se lasseront jamais, ces
mains qui préparent tant de poisons? Et ces cœurs pervers ne se-
ront-ils jamais fatigués, etde reproduire les anciens blasphèmes, et
d'en inventer de nouveaux? Quoi! le nom adorable de lUeu et de
son Christ, ce grand nom, devant lequel tout genou doit fiéchir au
ciel, sur la terre et dans les enfhrs , il ne cessera point d*étre insulté
dans le royaume très-chrétien f.
:» C'est ainsi, N. T. C. F., que vos dangers, vos intérêts les plus
chers, vos devoirs les plus sacrés, élèvent la voix pour vous crier de
vous sauver vous et vos familles, de cette cdnlagiun funeste qui ac-^
croit chaque jour %ç:i ravages. Déjà, comme la plupart de nos collè-
gues dans i'épiscopat,nons vous l'avions signalé ce lléau dévastateur;
mais sentinelle d'Israël , préposé par le Seigneur à la garde du dépôt
de la morale et de la foi , pourrions nous ne pas faire entendi*e de
nouveau le cri d'alarme depuis que les périls deviennent chaque joar
plas imminens, depuis qu'une supputation vraiment effrayante a dé-
montré qu'en quelques années , sans compter cette multitude de feuil-
les légères, qui portent rapidement et par toute la France, leur ve-
nin de chuque jour, plusieurs millions de ces livres ejiéofables ont
paru embellis de tout ce que le luxe typographique peut y ajoater
de plus séduisant, ou restreints en des formats si petits et si commo*'
des, distribués à de si vils prix, que cei^ élixirs de poisons répandi^
dans toutes les mains, vont chercher celles de l'artisan et du pauvre
habitant des campagnes, jusque dans les ateliers et les chaumières?
pourrions-nous surtout, depuis les nouveaux scandales et les honteux
triomphes que, dans un pocès d'une célébHté si désolante, les zéla-
teurs ile cette secte, impie viennent d'étaler aux yeur de la France
et du monde entier! Digne récompehfe de leurs attaques les plus sa-
crilèges contre la religion et ses ministres, de leurs mensonges les
plus manifestes, de leurs calomnies les plus infâmes......
' » Cependant, N. T. C. F./ e&r il ne faut rien exagérer, nous IV
vottons^ une espèce d'antidote .ressort quelquefois de l'excès du mal
et de l'atroce calomnie; ainsi, parde qu*il aura plu à quelques-uns de
ces misérabfes , À qui tout fc domaine religieux de notre belle France
(^77)
«tmble aYoir é\é vendu , pour en faire le jouet et la spéculation de
leur iinpîctéf parce quM leur aura p]u de choisir cette extrémité du
rojflumo , pour en faire le théâtre de leurs impndens mensonges et
de leurs insipides bouffonneries, ne pensez pas mvt nous ayons con>
ire eux le moindre rewentiment personnel , du que nduf cfi soyonr
plus effrayés pour vous 5 l>ien'*u contraire, de I.1 |iart de tels hom-
mes» ce choix est un éiogej et comme ib se ris<]uent rarement a dé-
signer des lieux et articuler des faits dont la vérificatioa soit facile^
c'est toujours, pour en imposer à d'autres contrées, çju'ils les pu-
blient avec eetle effronterie cpii étonne; et nous estimons que le
paySf dont ils parlent le plus, et dont ils racontent tant d'absurdei
«xti-avagancès, est nécessairement celui sur la perversion duquel ils
^nt le moins fondé leurs criminelle< espérances. Vous auroient-ils
donc jugés, N. T. C. F., assez malheureux pour être iVlncurablet
amii de la religion, des missionnaires et dos Jésuites, d'incorrupti-
bles défenseurs de la royauté, et des enfans vraiment incorrigibles
dans vos principes de respect ri d*amour pour les prêtres, les évé-
qut's, rt le chef suprême de TEglise catholique f..* Eh! ne faut il
pas avouer qu'en cela ils ont fait preuve d'un certain bon sens? car«
/attaquant toujours aux missionnaires , aux Jésuites, aux évéqucs»
au Pape même, comment pouvoicnt-ils croitc.que dans nos fidèles et
religieuses, provinces on se.laisseroit prendre à teurs vaijies déclama-
tions, à leurs assertions dénuées de preuves, qui se trouvent, non-
jseulement en opposition éxidente avec les témoignages et les fûts bis-
turiques les plus incontcstablos, mais qui le sont encore avec ce que^
vous avez pu voir de vos yeux et toucher de vos mains?
» Et d'abord , pour ne dire qu'un mot de cet ordre célèbre, per-
pétuel ob)et des plus noires calomnies; auroit-il donc besoin de justi-
«cation prés devons; environné comme il l'est de tant de glorieux
suffrages^ riche des. travaux de plus, de huit mille apôtres , et des
peuples sans nombre qu'il a fait entrer dans Thérita^e de rfiglise, et
des sept cents martyrs qu'il a fait monter dans les cieux! Mais com-
muent n'nuroit-il pas surtout, N. T. C. F,, des droits "particuliers à
votre -eonfîance, lui quia mérité toute enliérp celle de notre Stanis-
hts, de ;ce roi bienfaisant et sage, qui règne ^encore sur tous nos
cœurs», et <]ui,8i dévoué à vos intérêts les plus rhers» n'a pas cru
-i : 1^- :_ _ «_^ _«• _. ^ T-. . '*e à ces ho-
ous mêmes
ivîne Provi-
dence, avant que ces lumières si- pures et si brfUjntes n'aient achevé
de. s'éteindre au ^i^eude vjous,. il vous a été .donné d'en être éclairés
pendant quelque tejmps; aussi les vertus aimables et douces de ces
hommes de paix , la sainteté de leur vie, la dignité de leur mort, ont
fait également désirer et présager leur heureuse résurrection.
» (juant aux fastidieuses attaques contre les ml^sioànaires, sans
parler de ces héros de la chariié que souvent encore vous voyez
^jiftcr leurs familles et nos heu.tcuses contrées pour aller^ dans les
régions lointaines, porter les bienfaits de la civilisation et toutes les
consolations de la loi; comment les implacables ennemis de tout ce
qiii a le caractère d'un tèle religieux et bi en faiîant/p ou voient-ils es-
y
i
j
i
4
I
^ VoTcz auMi rinstrument puiwan' '»4oi>J!! '*Safd de
sage qu'elle en sait faire ! Voyez ay .y^^^ oro„, ^^^
fusion vraiment diabolique , lies in Pu .t^;.?««'9iie.
nin de toutes les calomnies, de Vy J'eWi »*^cfcm.
et subversives du repos des pci < , ^d de cr
licence dam les mœurs, d audar. 51 Ji^^^^'
lemcnt combinée, et si sou ver r i ^ eut d^
bcrtés publiques ! N'est-ce p'^ \ ^V > '"^'^^
propbètc , et U venin de i f^ i \\\% /
pourr oient échapper ^ ces f < >^\*^^ - ^««ii^
pressent aux portes de la '. i '5 i * ^ 1* i^^^y« ao*
de cette coupe ^mpoisor , ; V\ «^^ H"*«e soavien.
dales énormes , tels que, ; ^ f ^ ^^?"g^ .<î?»ï»olateur» .
n'auront point un terr .^ se disputoient le, restes
mains qui préparent ^\Y o calamités i
rotit-ils jamais fatigr y f propre à vous les rendre chen
d'en inventer de i^ * I .riotes et vos amis, que lès men-
son Christ, ce gra- j ^^ ridiciilesen elles-mértes et si pal-
ciel, sur la terre cessé'de les poursuivre; supposant par
dans le royaumr » ^^^ détotiations préparées d'avance pour
7» C est ainsi * ^^,j.g dii 'jugement de Uieù", travestissant en
chers, vos de ^,^ ^]^^ tduradntes cérémonies a'uxquelles voiis-
Yous sauver articipé, et ne répondant aux démentis lesplàs
croit chaqo ^^^ religieuses et civiles, que par la répétition des
gués dans, gj^ »
mais sent
nouve'r" ^ l'^^ dispositions prises par M. 1 evêque, le jul^iilé a
plus i' gpcé à.Nadci, le a5 juin, par une procession séo^raie
mon' ^'^]e ofisistoient le prélat , le chapitre , le clergé de toutes
'«Vy^^^isses, le séminaire, les congrégations dés paroisses,
^^ ^^Ltorités civiles et militaires /et une multitude immense:
^ j^^lèjes.. De la cat}iédrâle, la procession. s'est dirigée vers
l'^liset Saint -Evre, et de là à la croix de la mission. Le
l^a tewpS) Id 'largeur dès rues , le nombre çt le recucillé-
L^ot des assistans, lé chant gi^ve des psaumes et des canti-
jjiies, tout contribuoit à la poinpe de la cérémppie. JVI«^' a voit
^Qté la messe le matin, et avoitlu lui«-même son Mande-
j,ient. Le. soir, après les vêpres, la bulle fut portée avec
pomp^ daiis la chaire ou le prélat en fit la. lecture. Depuis
ce joiir, les exercices ont commencé dans les paroisses de, la
ville. Une neuvaine préparatoire avoit eu lieu à la cathé-
drale; MU l-abbé Martin de Noirlieu> sous -précepteur de
M* le duckie Bordeaux ,^ a prêché touè bs joilrs depuis le
i8 juyn*jusi|u'au 528^ Ses sermons ont attiré tjieàùcQUp de
ntonde et surtout des hommes et des membres des autorités^
V
î
r V
>
été fort goûtés , €l
♦.te neuvaine pon»
^que appelle d
zèle. Un xn
^rement d
cette r
"on c
ej
^, « Dames de
les SoDiirs
'"^e aux
-de la
-idu penuv
umencera pour i>.
A este du diocèse le i6 aou^
jOur où le jubile reprendra son c^
« des exercices et instructions pendant qv^j
.d concerteront, à cet eiTet, avec leurs confr*^
M. Tëvéque termine ainsi son Mandement : ^ ^^
la
« Voulant entrer 4^Ds les vues pleines de sagesse du ch^f
de TEgUsc , et jugeant ■nous-méme dans le Seigneur qu'il es?^^S^
.|)lns pressant que jamais , en ces \onrs d'une licence efiVénéc..^^^^v.
seryer les peuples confiés par la dii^ine Providence h notre «olliçjy**'
paternelle» de la ruine inévitable dont les menacent la cont-igîQi^**?^
mauvais livres et la profusion toujours croissante des feuilles impU**
•nons- recommandons, avec tnnlela force de notre autorité, avectomll
et tous autres dont le but plus ou nioins caché seroif on a avilir la rei
Yigion en dégradant dans l'opinion des peuples son culte et ses uûnV
-tres^ DU d'altérer la pureté des mœurs et>ce)|e de la foi , ou de f(^pan.
dré dans les familles des semences de discorde , dans la jeunesse tnx
esprit d^insubordin^tion I dans toutes les classes de la société les pot-«
sons de la révolte et les principes séditieux de la. souveraineté du
pètip^e. »
Qu'on nous permette, à cetto occasion, de relever une
calomi^ie du Courrier; dans 'son numéro du 2 r juin , il est dit
que le prélat vient de porter une ordonnance dont on rap-
porte (Quelques dispositions. Le fait est que M. de Jansou
li'apiorté aucune ordonnance de ce genre. Seulement, à la
retraite dernière ^ il recommanda aux prêtres de le recevoir
dans ses visites pastorales comme un de leurs coiifrères ; il ne
vouloit pas , dit-il ,' qu'on se constituât en dépense pour lui ,
et souhaitoit que la table fût servie modestèm'ent ; mlSk ja-
*" I ^11, . ._
/
( 28o )
mais il n'a dit qu'il ialloit méUr toujoun de Veau et du -t^cn: /
et on ne conçoit pas oii le journaliste a pu prendre cette cir—
constance; mais il y a des gens qui se croient tout perm.!»
pour diffamer le clergë. 4
. NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES'. >
Paris. Dimanche dernier, la fête du Sacré-Cœur a éXé céle-
brëe dans toutes les paroissqs du diocèse. Par un rescrit dû
souverain Pontife, en date du 19 juillet i8a5, lesindulgen—
ces accordëès aux fidèles le jour de cette fête , sont transférée»
pour le diocèse de Paris au dimanche où cette fête est ren-
voyée dans le diocèse. Les communautés qui se servent du.
bréviaire romain gagneront seules l'indulgence le vendredi
qui suit l'octave de la Fête-Dieu.
— Des ordonnances successives du >lkoi portent que les
statuts de diverses congrégations religieuses de femmes se^
ront enregistrés et transcrits sur les registres du conseil d'E-
tat. Ces congrégations sont celle des Soeurs de Sainte-Mar-
the, établie à Romans, diocèse de Valence; celle des Filles
de la- Doctrine chrétienne, diocèse de Bordeaux; celle des
Sœurs de la Providence, diocèse de Metz; celle des Filles djc
la Sainte- Famiiie, diocèse de Besançon ; celle des Sœurs de.
la Providence, à Langres; celle des Filles de la Croix ou
Sœurs de Saint-André , à La Puye, diocèse de Poitiers ; celle
des Filles de la Conception , établie à Piolène , diocèse d'A-
vignon; celle des Sœurs de la Providence, diocèse de Gre-
noble ; celle des Sœurs de la Nativité de notre Seigneur Jé^
sus-Christ, à Valence; celle des Vrsulines de Chavagnes,.
dites de Jésus, diocèse de Luçon ; celle des Sœurs de la réu-
nion au Sacré-Cœur, à Bordeaux et à La Réole. Il est dit^
dans l'ordonnance du 3o avril , que toutes ces congrégations
et leurs statuts ont été approuvés par l'ordinaire, et on mar-
que la date de cette approbation pour les différens diocèses.
L'ordonnance ajoute que ces statuts ne dérogent point aux
lois du royaume, et que l'on se réserve d'autoriser ultérieu-
rement lesdites congrégations , s'il y a lieu , après l'accom-
plissement des formalités prescrites. D'autres ordonnances;
. ( aSi )
rendue^ absolument dans la même forme ^ stipulent absolu^
ment la même chose pour d'autres congrégations : ainû^
deux ordonnances du 7 mai ordonnent la, transcription sur
les registres du conseil d'Etat des statuts de cinq congréga-
tions, savoir, les Sœurs de la Visitation à Paris ,aue de Sè-
vres; les Sœurs de Notre-Dame de la Compassion, à Tou-
louse; les Dominicaines de la Croix, à Paris; les Dames de
1 Instruction chrétienne , diocèse de Bordeaux; et les Sœurs
de Notre-Dame de la Présentation, diocèse de Digne. Une
ordonnance du i4 mai accorde l'autorisation définitive aux
Sœurs hospitalières de l'Instruction chrétienne, dites de la
Prpvidence, établies à Pargucs, diocèse de Tjroyes , et gou-
vernées par une supérieure:locale sous la dépendance de la
supérieure-générale qui réside dans la maison-mère dePor-
tieux (Vosges). Une autre ordonnance du taême jour, auto-
rise aussi la maison des Sœurs de la même congrégation , à
Çaint-Dié, et une troisième ordonnance, de la même date,
autorise trois communautés, de Sœurs hospiulièrc» deFIù-
struction chrétienne, connues aussi sous le nom de petiteé
Ursulines de Troyes, et établies à Bar-sur-Atibe., à Nogcnt^
sur-Seine et à Pont-le-Roi. Ces çongrésations étoient déjà
approuvées de Tordinaire, et les conseils municipaux de-
manddient l'autorisation du couveruement en leur faveur.
I.c^ ordonnances sont toutes contre-signées de M. l'évêque
dHcrmopolis. ' . . .
f • ' '
KiTx^" ^^?"*^®^^''^."^''>^"e nouvelle édition du livre pu-
Wie a^^trasbourg en 1779 *0"s le. litre à^MonUn ad Patxy-
CU08 aUosque aacerdotes anir^rum curam hàbentes,^^itv Jean-
Oaspard Sœtler., Cette nouvelle édition a pafw ;à Novare,
J b35 , I Vol. in-8°, par les soins de M. le caniinal Morozïo,
évêque de cette ville. S. Em. déclare, dans son épî^tre dcdi-
catoire au pape régnant, que c'est le saint Père lui-même
qui lui a fait naître l'idée de puDlier ce livre. Dans le der-
nier conclave, M. le cardinal délia Genga parla plusieurs
Jois avec estime des MonUa ad Parochoa, et témoigna le
rtesir de voir cet ouvrage répandu en Italie. M. le cardinal
Morozzo, qui assistoit au conclave, forma dès-lors le des-
T^iJ^^ -^ connohie les Monita à ^n clergé, et l'élévation
«le M. le cardinal délia G^iga sur Iç trône pontifical ne fit
que le confirmer ^^ns son projet .S, Em.vientdonc de faîre
imprimer le livre eq supprimant ou modifiant beaucoup de
( i82 )
choses^ui.ne coirvenoientpas à lltalie. Ainsi, on a ôte ce
qui wgardoit le mélange des catholiques avec les protes^ns,
le diocèse de Novaré ayant l'aTantst^e de ne point compt»
d'h«térodopces. On y a joint des notes pour éclairiir qy^
ques endroits et indiquer les autoritës- Après deS avis préli-
minaires sHr la vocation à T^tat ecclésiastique , l'ouvrage
traite des devoirs dîi ministère pastoral, de l'instruction , du
catéchisme, de la visite de la paroisse, de l'adtnihistration
des sacrement, du soin des enfans et de celui des pau-
vres, etc.* Tout cela nous a pam indiquer autant de zèle <pie
^' — '-'- ce ; mais il suffira sans doute, pc-- -«"««tniinder
de rappeler le jugement .qu'en p
qu'il avoitde le voir répandn
tendrons d'adresser ici nos remercîmens à l'illustre cardi-
nal, qui a bien voulu nous envoyer ce fruit de son zèle, et
q^i y\a. joint une lettre pleine 'de bienveillance. Nws
voyons, par une noté de l'ouvrage, que S. Em. avoit dqa
donné à son clergé un Manuel ecclésiastique j publié à Rome
en 1817, et répandu ^^^^ ^^ diocèse de NôVare lorsqu elle
en prit le> gouvernement^
— Le docteur Villanueva, prêtre espagnol réfugie en
Angleterre ^ar suite de son attachement à la révolution es-
pagnole et iies places qu'il a remplies sous les cortès , vient
âe pxibHcr une brochure en réponse à un discours d'un ca-
tholique irlandais, M. O'Connell. Celui-ci avoit dit dans
une réuni<m de catholiques, à Dublin , que les cortès d Es-
pagne avoient cherché à détruire la religion et avoieht in-
sulté le Pape en lui envoyant un prêtre méprisable. Or, ce
prêtPeëtoitM* yillanucîva lui-même, qui ftit nommé am-
bossadeûi- à: Rome, eu 1822-, et que le Pape refusa de 1^^
voir, comme npous l'avons raconté n** 896, tome XXXV.
M. Villanuevd en a gardé rancune au saint Siège, et saisit
toutes les occasions de lui témoigner sa bienveillance. Sa
réponse à M. O'Connel porte un caractère d'aigreur qui ne
semble pas compatible avec l'esprit ^îàcerdotâl ; il appelle
M- O-Connell un JésUke^ un Jésuite uUranwntavn ^ un Je-
suite éurialiste^ Or, dans les idées de M. ViUanHeva , ce sont
là Jes plus gros^s injures qn'on puisse dire à un homme; y
a-t-ib quelque choçe sur la terre de plus horrible et de plus
duDgeitetix ^u'un Jésuite et un Ultramontain 7 Quant airr
fUnaUstes, é'ëst dans leS' idées de certaînies gens uneespece
( a85 )
plus redoutable Isncore ; oti apbélle curialUtes. ceiijic qui oc-
cupent des( places à la coiir de Rome, et par extepsion ceux
qui sont attaches au saîut Siège. Voilà donc. M. CVConneU
atteint et cou vaincu d être Jésuite, ultramoiitàii] , duria*
liste; il s'entend avec les Jésuites du continent, et c'est,
dette faction qui est cause que Pémahcipation des catholi-
ques n'a pu a^^ir lieu. Elle fafvorise l'influence usurpée des
papes en Angleterre; o\\\, M. Villauueva remarque ayec
beaucoup de Sagacité que la cour de Rome a utie' excessive
prépèadérance en Angleterre, et il s'attache à repousser ce
terrilile fiéaù. Il' pàroît que ce judicieux docteur s'est péné-
tré de la lecture des feuilles libérales les plus accréditées en
Fratlce et en Angleterre , *et qu'il partage leurs religieuses
sollicitudes. On peut donc joindre 1q nom de M. Villanueva
à celui du.sage Bernabeu et du vénérable. Blaneo qui, venus
du jo^eoie pays> donnent à Londres leiiiême exemple d'édi-
£<ca4ioii^ .• >.
■»'/ 1
NOtJVELtES PDUTIQI7ÊS/
-• •. .', ... • ■ ,■••.-.
Pàbi«. Une ordonnance du 5 juillet , ordonne la réuaién des conseils
ii'yVfr^U^i^femçni. ]l8,o|jeirrirûBt leur semon le a6 juillet,; pt O^pnt que
.^jqEfjpiyrs po^r |a prepiière partie da leur^session, ettcijôq jours piour
la, 9e<^ppde pactj^^ dont rptiiverture est fixée au 6;9eptemi!>re^./l'ef
conseils-généraux de département se réuniront le 17 août et uniront
leurs travaux le 3i. Une autre ordonnance établit h, Cljermçnt-Fer-
i>alid tifné chbmbte de commerce. . ' . ,.
• ■ ' * ' . # ' *
. ^-..o. M. a Dommé ^lembve ai la cookvussioo de liquidât! onti de
1* indemnité M. de Saiqte-|ilarie» inevbre.de la chambre des députés,
ei| remplacement de^ M. OlliVier^.apssi député, qoi>: p(ir raison de
santé, a demandé à être. remplacé. . .. <
.. — iMa ie baron 'de Coupigny, membre de îâ cbâmbi'e des dépàtiéar,
ayant fait condoitr^À 8t M.- les désastres éprouves par plusieurs b&-
bitans de la commune de Croisette (Pas-de-Calais) , notamm^ttt j^âr
Içs i^^iies ^riois, viatimes d'unâncendie qui a ^u lieu le a6 mabder-
^l^>-le |loi,dp)it la bienfaisance est inépuisable, a daigné lui faire
r^m<^ttre par Son JBxc? le ministre de sa maison > lesécour»de «illo
francs que bons avona annoncé dans le dernier numeno. . .
— M*»*» la Dauphîne ' a visité la célèbre manufacture de glacés de
<>oibmentr^. ^iie â eitaminé. tout en délait, et a paéu'frapp^c de
r«eiiseinbk et de rharmbtTie>^i.règnetitdahs'tDiites les* disposition*
de eè Ta»ïe ^tabliisenii^tat. •
• « •
\
/
(a84)
— M** la DaUphine , qai \ienfc de plisser plosieurt jours i Vicfay, i
permik, à tous les étrangers réunis aaps ce lieu pour la saison des
raus , de lui ofiVir une petite fête dont eDe s et^t montrée fort satis-
faite, filleent^ndoit la ine^^c tous le^ malins a Thôpital ,ti e^t allée
trois fois voir les Sœurs de Saint- Vincent de Paul qui dirigent réta-
hli-siment. Le t^amedi, jour même où elle re>înt du Mont-d^Or ci
t\e Saint-Etienne f elle passa une.beurc dans leur jardin à leur parler
de fon voyflge et à causer avec elles. Le dimaiicne, la princesse se
rendoit à la grand*messe de la paroissei Elle a fuit présent aux Sœurs
d*un ornement en brocard d'or, qui vient. dit'on,'dc la camisole qtie
le Koi Y>ortoit le> jour de son sacre. M. lexïuré dç Vichy a reçu une
très-belle aube* Ces dons de la princesse , et raffabiliié dont elle les
a accompagnés^ ont singulièrement touché ceux qui en ont été té-
moins. .
— On annonce le retour de M">« la Dauphihe à Paris pour le t4
juillet. ^, Â. H. a répondu ù la députation de Lyon, dont nous avons
fait mention , qu*eUe regrrttoit beaucoup de se trouver dans Timpos-
tibilité de pouvoir se rendre aux vœux des habitans deciHie vUle.
M*"« la Dauphine a fait don d mi ostensoir à la parpisjse dePoîte-
vinière • arrondisj^ement de Beaupréau. Les habitans de cet endroit»
au^si bons chrétiens que bons royalistes, ont reçu ce présent avec uù
grand enthousïafime. La bénédiction de la cloche paroissiale est en*
core venue ajouter à ce bel élan. Deux personnages dont le nom
-est asj?cz avantageusement connu des fidèles serviteurs de notre dy-
nastie, M. le lieuten'int>général et mte de Labouère, ctH""* de Mcs-
Aardière, née de Labouère, ont été parrain et marraine de cette
mé^ke cloche. . ' •
•i— S. A. R. M»» la Dauphine a accordé ^5oo fi*, à la société, ma-
temeile de Bordeaux , et a envoyé ipo fr. pour secourir un liiaiheti*
reisx , infirme par ftuitp de blessures reçues en attaqtiant un loiîp
onragé.' ........ i...
■—" La cour de cassation, sections rêuniçs sous la présidence de
M. le garde des- sceaux, a décidé que les biens donnés en ayance-
Mi^nt d'hoirie doivent étite corapëés dans la masse de la succession
pour dt'tcrmlner t'e nom, talit de la qfiotité dii^ponible, donnée par
ftrécipnt à l-iin^cks enfans, ou^-en d'autres termes, que rhéritref à
ré>er>e , légataire de la portion disponible, peut prouter du rapport
lies- objets donnés. eç avancement d'hoirie. Les eour« royales de Pau
et d'Agen, n^éme la cour, de cassation!,, avoient d*abord jugé diffé*
«emmcnt.
-^ V Etoile dément plusieurs nouv>eiles données par le ConstitU"
Czbniie/ , trlle que.ia découverte d'une société secrète au collège de
Turin^ dirigée' par les Jésuites, et l'arrestation de quelques-uns Û^
Pères. Ce journal se'moï|oe aussi de ce qu'on a voit uit que le but de
{a bulle du Pape contre les sociétés secrètes étoit de prolonger Toc-
cupation militaire du royaume de Naples, el d'eieindrt U flambeau
q^ éclaire .les nations* Il dément également le bruit qu'on aroit ré-
pandu que tous les vaisseaux français qui sci troiiyoienl fur les cHea •dt
( a85 )
rS^ptgne «croient partis pour le LcTant, afin de faire procUner le
duc de Nemours, nls du duc d*Orléans, roi de la Grèce.
— Pluncors journaux ont annoncé que Touvrage intitulé Jouraai
de M^* la princesse de LambalU e»t un^isicmblage de fuits meA<yOn-
g«'rs, composé par une étrangère qui n'a jamais eu aucune relaiiuB
av^c cette princesse.
4— L*acadcmie de médecine Tient de nommer une cnmmiwon
«ophie médicale.
— On assure qu'un bon nombre d'émigréy qui ont le bonheur
de recouvrer leur fortune ont conçu la noble pensée d*aban(Ioniier
leur part dinderanité à d'autres émigrés dans 1** nesoin. M. le >icumte
de ttolherel s*anuonce comme chargé par ces hommes généreua , qui
Teulenl demi-urer inconnus» de s'entendre avec les autorités dépai>
tementales pour la distribution de ce secours.
— M. le comte Collin de Sus«jr« pair de France , Tient de mourir.
— Le prince Borglièse \ient d*ê(re chnrgé, par S. S. Léon XII, df
remettre au Roi la belle table de mosaï(|ue connue sous le nom du
bouclitr d' AchUU. Ce riche morceau d'antiquité doit serTir de ttmoi*
gtiage de recon naissance de S. S. pour la prùteciion que S. M. a ac-
cordée aux Taisscaux de TElat pontilical coutre les Etjits barba*
resques.
— Une heureuse découTcrte vient d'aTôir lieu dans rarrondifse^
ment d'Ârras. On a découvert & Vis, en Ârtuis, une mine de fer.
««- Nous avons déjà parlé de l'apparition de loups h Pontar'ier; au-
|ourd*hui les journaux donnent une triste relation du carnage que de.<«
loups enragés exercent dans ce pajs. Une battue générale a dû jr aroir
lieu le 3 juillet.
<— Le Atorning-Chronicle fait observer qu'aux élections d'Irlande
les amis de l'émancipation ont eu un triomphe complet^ et que ce
résultat aura ui» grand etfet suf la législature. . '
— La grêle, qui a dévasté une partie de la France et des Pajs>
Bas, vient aussi de causer ses ravages en Angleterre. '
— Une nouvelle expédition est envoyée au pô'e arctique, sous la
conduite du capitaine Parrjr. Cette fois-ci ce capitaine emportera des
canots forts h'gers et des euharcutions d'une forme particulière > pou<'
pouvoir s'avancer le plus prOs possible du pôle.
^ Les nouvelles de Tarcbevéque de Matines sont beaucoup plus
favorables; on a lieu de croire que le danger est passé. Ce prélat a
déjà 'repris les soins de l'administration de son diocèse.
«— U^ beau pont de fer vient d'ôtre posé en Belgique, sur le canat
d'Antluiing, entre Valenciennes et Leuze.
' -^ On connoissoit cinq manières différentes de lire les hiéroglyphes
igypliens; celles de Kircher, de Guignes, de Palhin, de SicUep, et
( 286^ )
ficUe de M. Cbampoliion , <|Qi a suivi les traces de TÂnglais D. Tonç-.
M. Peyfiarth, professeur à l'université de Leipslk, vient d'y en ajou*
«ter une sixième. Celui-ci compte trois mille ^caractères .hiéroglyphi-
ques variés /qu'il ramène tous au type des vingt-cinq lettres de V al-
phabeth de/t Egyptiens. Il croit, que 1^ caractères de ral|>habetb. copte
et ceux de celui des Phénicieps ont produit récriture sacevdii^le et
ensuite Thiéroglyphique , qui compte beaucoup de traits de pur or-
nement. . ^
— Le célèbre Thorwaldsen , noipfaô4 depnis pe^ président 4e V^
cadémie des beaux-arts, de Saint-Luc à Bofiiie^est'. sur Je point d'en-
voyer à Varsovie le monumeût destiné pour Nicolas Copevniîc , cl
celui du prince Joseph Poniatowsty.
-7- L'empereur Nicolas a acçordç, à son armée- du Pon le sabre
d'Alexandre. Cette arjue fera partie désormais des insiigiifes de l'ar-
mée du Don.
— L'Italie se plaint beaucoup d*un froid extraordinaire et de plaies
excessives, tandis que nous ayons toujours des chafears assez foMes.
^-r Le sénat do Mexique s'occupe k iédlgei* dés insfVuËtion» pour
If ministre nnexicain h Rome. Un certain Père Miçr a été çhar^ de
rédiger ce rapport , et, selon le, Times, on y va jusqu'à .contc^er U
suprématie au saint Siège; on n*^cçorde ^ souverain. pontife. que la
primauté en djgnité. On y Içue les réforuiea que raA^mblée consVi'-
tuante a voulu introduire dans l'église de. France. C^t t<>\A dire* .
Sur M, Bellq,rt*
M. Bellart, dont la maladie affligieoit tous les amis de
l'ordre et de la monarchie , a succombé à .cette maladie le
7 j'uillet. En attendant que nous ayons recueilli plus de' ren-
séignemens sur C(^t excellent m^gi^tra^t, qou$ rappeUei.:Qns
du moins à la hâte les faits les plus honors^bies pour sa
mémoire. .....
M. Nicolas-Françpis Bellart^ né à Paris le 20 septembre
1761, entra dans la carrière du barreau, let s'y distingua par
SCS talens moins encore que par la noblesse de ses senti-
mens et la délicatesse d^ s^es procèdes. Son plaidoyer pour
M^*" deCicé, accusée d'avoir recelé les auteurs de la pml-,
cKine infernale, fut regardé comme un ch^-d*<»uxre <\'a-
dresse. L'orateur eut le bonheur de £airç aqqiUtSe^,]iï;?*L de
Cicé dans un temps oii la piété dont elle faisoit psofessâon
n'étoit peut- être pas un titre à riqdulgéac^ des .j,ui:^. Ce
\
Ci
plaidoyer^ dotit pous parlerons plus au long, se troure datH'
un CSpix deê Plaidoyenj Mémoires et Discours ds M. Bei^
lartj Paria, i8a3., in-8*..M. Bellard rédigea aussi un roë-
moire pour le général Moreau.
Il étoit, depuis plus |de vingt ans, membre du conseil-
général de la Seine , et on sait assez quels services il a ren-
dus dans cette place à la cause de la monarchie. Ce fut lui
qui rédigea 9 le i*' avril 181 4, cette éloquente^proclamation
qui contribua si puissamment à ruiner les espérances de Tu-
surpatettr. Buonaparte lui en garda rancune, , et proscrivit
M. Bellart à son retour en 181 5. Après la seconde rentrée
du Roi, M. Bellard , tiommé procureur-général de la cpur
de Paris çt député à ta chambre , remplit les fonctions du mi-
nistère public dans l'affaire du maréchal Ney. Un certain
parti ne lai a jamais pardonné le zèle et le dévoûment
qu'ail montra dans cette ciréonstancé. M. Bellart a terminé
en quelque sorte sa carrière par un autre acte de courage ,
r son ^réquisitoire contre deux journaux; démarche qui
ui fait d'autant plus d'honneur, qu'il pouToit prévoir à
quelles haines il s'exposoit par là.
Atteint , depuis plus d'un an , d'une maladie grave , M* Bel-
lart cOntinuoit encore à s'occuper de ses diverses fonctions.
Il étoit très-assidu aux séances du conseil-général de la Seine ,
•dont il étoit président. Une rare activité d esprit, une grande
facilité d'élocution , l'habilude des affaires , lui donnoient
dans le conseil une influence dont il ne se servoit que pour
éacoura'ger tout ce qui lui paroissoit utile, Non-seulement
les intérêts de la monarchie et ceux de la ville de Paris , mais /
ceux aussi de la religion et de la morale le trouyoîent tou*
jours disposé à les favoriser ; il contribua beaucoup à la .res«
tauration de plusieurs églises. Il étoit fort lié avec M.^ l'ar-
chevêque de Paris, pour lequel il avoit une estime toute
particulière , et avec plusieurs autres ecclésiastiques distin-
gués de la capitale.
Les progrès de sa maladie le portèrent enfin à donner sa
démission : il la porta lui-même au Roi ce printemps, et ne
s'occupa plus depuis que de pensées graves. Il étoit temps ,
^rivoit-il à un ami, de mettre un intervalle entre la vie et
la mort. Il eut de fréquens entretiens avec le Quxé de sa pa-
roisse , et montra , dans toute sa maladie , une patience et une
r^igjatioQ étonnantes. Le mardi 4 juic^ M. le curé de
Sainte^EHsabetli lui administra les sacremens« Le vénérable
pas(eur lui adressa en cette occasion une exhortation tou-
chante, à la suite de laquelle le malade prit lui-même la
parole. Il parla en ces termes, la tête nue et d'une, voix
terme :
« Mon père , dans ce moment où je vais recevoir le corps de J.>C« ,
mon Saiivrnr, je me dois de déclarer que j'ai toujours été convaincu
de la vérité de Ja religion. J*ai vécu et je veux mourir dans la reli-
gion catholique ^ apostolique et romaine. J'ai commis une grande
f.«utr, je n*ai pas eu le courage cPen remplir toujours les devoirs.
Qu*on ne croie pas que re soit éloijgnement et unç lâche désertion de
ma part, si je n^ai .pas mis dans la prati(|uc la suite qù*e&îgeoient les
prim:ipi's que j*a i toujours professes; c^est l*âge des passions et Ten-
tinintmrnt des aflVires
M Je S(*ns que j*aurois dû donner un meilleur exemple; je ledevois
comme chrétien pour moi même, comme chef de famille pour let
miens, comme maître pour mes dome»iif|ues. A Tavcnir, je promets
de mieux pratiquer mes devoirs de chn'tii n.
» Je demande partlon à me^ bonnes «œurs de tous les petits cha-
grins et de toutes ie$ contrariétés que j'ai pu leur causer. »
Rien n*est si touchant, ce semble, que cette noble pro-
fession de foi. M. Beliart a peu survécu à cet acte de piété.
Le lendemain , se tête s'embarrassa , et il mourut le 7, à huit
heures du soir. Ses obsèques ont eu lieu le 10 , à Sainte- Elisa-
beth; c'est la ville de Paris qui en a fait les îiais pour le-
cpuiioitre les services de ce magistrat laborieux. Le clergé
de la paroisse est allé procession nellemcnt chercher le corps
dans la maison qu'habitoit h; défunt. M. le comte Chabrol ,
M. Amy, M. Jacquinot de Pampelune et M* Jaubert por-
toîent les coins du poêle. M. le duc de Mouchy, capitaine
des gardes dû Roi, en costume; M. Dcseze, plusieurs pairs
et députés, une dépulation dé la cour royale, et une foule
de personnes de distinction, remplissoient Téglise. IMM. les
.abbés Desjardins, Borderies et Gallard, grands- vicaires de
M. Tarchevêque, et beaucoup d'autres amis du défunt, gros-
sissoient le cortège. Après la messe, M. le curé a fait i*ab*
soute, et le corps a été conduit au cimetière du Père La-
chaise , 011 il a été déposé aux pieds de sa mère. Aucun dis-
cours n'a été prononcé.
Nous reviendrons $ur cet homme estimable dont nous au-
rons à raconter des traits dignes de mémoire.
Samedi i5 iuiLi^T itiaë. •; (N* 1245.^'
Siile de Panalyse des volet des conteiU-généraux-
nunt pour la atstion de iSaS.
Fàiiafère. l^es églises et presbytère» sout si dégrada, que si
te gouvernemeat ne vient à leur secours il n'<eD existera
que fort peu dans quelques années. On prie le gouverne-
roent de contribuer à la coMtruction d'une église dans l'Ile
d'Ouessant, d'accorder deux nouvelles succursales, et d'éri-
ger Chateaulin en cure de première classe.
Gard. Demande de fonds pliis considérables pour la répa-
ration des églises.
Haute-Garonne. Modicité' des secours accordés au clergé ,
' nécessité d'augmenter le nombre des succursales, iusuffi-
sauce de fonds pour la r(!|)aration des églises et predbvtères; <
il faudroitque le contrat civil du mariage fût précédé de la
cérémonie religieuse.
Oera. Il est à désirer que ie traitement des ourés et desser-
vanssoit augmenté de manière à supprimer le casuel,
'' Gironde. Attendu l'insuffisance des fonds alloués pour
l'entretien des miiiistl«s de la religion, le conseil demande
qu'il soit pris des mesures pour les placer dans une situation
pluseonforroe à la dignité du sacerdoce; il demande' aussi
que le département ne soit pas privé plus long-temps de
participer à la distribution des sec^ours pour \e>t grosses répa-'
rations des églises et presbytères.
Hérault. Exprime le vœu que les honoraires des desser-
vanî soient en entier à la charge de l'Etat et portés à looo fr. ;
demande que l'on érige une chapelle dan» la maison d'ar- '
rét de Lodève , afin que les prisonniers jouissent des secours
de la religion ; réclame un secours pour la restauration de
la cathédrale de Lodève, dont les travaux sont etlimés;
vive! sollicitations pour obtenir des secours plus considéra-
Wes, afin d'aider les communes à réparer feurs églises. Le
conseil prie le gouvernement de protéger les Frères de U
^^rois qui sq vouent à l'instruction primaire, qui vont isolé-
ment et conviennent par là aux campagnes, qui sont d'ail-
ThmeXLriH. L'AnUd* la BeUgioneldu.Roi. T
( 290 )
leurs ëprouvÀ par un noviciat ^ présentent toutes les garan-
ties morales^ et peuvent rendre d'utiles services. Il main-
tient son dernier vote de sooo fr. pour rétablissement fojcmé
par les 3oin^ charitables des dames de Montpellier, pour l'é-
ducation des filhes pauvres; cet établissement ^ sous la pro-
tection de M™' la Dauphine, et sous le nom de dames de la
fmsf'hdence ^ compte plu& de ^po élèves. On d^tna^d^ que le
gouvernement rende à sa destiDation l'ancien coUèg^Taémi*
uaired'Âdge, qui est occupé par la guerre, et par ia inarine,
Ille^t- VUaine. Prenant en conside'ration icf. licence effre*
j%èe de la presse et l^ immoralité tçiyçuiv croissante^ la CMoscil
demalide une loi répressive de» réimpressions et distiib^u*'
tiens de livres contre les moeurs et la religion. Il iN^udtoit
que le gouvernement pajât en entier les vicaires et élevât le
traitement des dcsscrvans et «vicaires, de manière. à. fe^ rçn-*
dre indépei>dans. Il repré^çnte la d^gcaidationdes églises, U
danger d en différer la restauration, la nécessité de porter au
}>udget une somme proportionnée aux^besoînt^ Sop vœu est
que le gouvernement prenne des moyens.pQUr que la béné^
diction nuptiale ti Tacte civil concourent simMUat^émetit a
la valiçlité du madago.
'. Indre-, Ce con&eil- généra^ va- se brouiller entîérejneot ^vec
HQS. journaux d'opposiliion. Il . félicite le gouveru<e0jeut.«ttr
la loi. d'indemnités, si^r celle relative aux; rentes et 3uf. nielle
touchant le sacrilège. Il appelle l'attention de fautcj^rilé i^ur
la multitude d'ouvrages inipiesict liç/encieux qui se répan-
xlent partout d'une marûère cift-aj^^nr^e , propose des moyens
r*^pour procurer les secours de la religign aux détenus, de la
maison de correction de Chatcau.roiv:ç, et .deqiAnde un plus
grand nombre de prêtres, une augmentation de traitement
pour les dcsservans, et la suppression du casuql. Le côpscil
vçrroit avec plaisir les Frères des éi:oles chiiétiennes.s'établir
à Chafeauroux et ailleurs, applaudit axst. efforts du pi:éict
pour parvenir à ce JDiit et l'engage à les jconlinuer. Jl çjroit
nécessaire de faire précéder le mariago civil par le mariage
religieux, ou au moins d'établi^ une concordance telle que
Tuu ne puisse avoir lieu sans l'autrç.
Indre et'Làire, Porter le traitement des desservant à * œfil f»
celui des vicaires à 600 fr. , -et augmenter celui dcs.ci)résà
proportion; réparer promptement les édifices religieux. Le
conseil exprime le vœu que les corporations religieuses qui
>
( »9' )
wt Touiot à Kinstniction publiqae jouissent (te la même pro^
tectioi que les collèges de ITJniversitë. '
Isèit* Le conseil demande que rëgKsé de Saint-Maurice ^
'4 Vievne, et c<èliè de Saiiit-Aàtoinc, près Saint-Marcetlin ,
qui , p** lôur antiquité ^ appartien nent a Thistoire de France ^
soicntnises au nombre des^difices dont la conservation est à
la charge de l'ECat. Il sollicite instamment des fonds pour la
réédilL^tion'des église^ d'iin grand nombre de communes.
/2^> Appelle la sollibitude du gouvernement sur lè be-
soin 'une loi plus fortement Téprcssivé*des abus de la presse
et d^a licence des journaux; demande xtnb loi prohibitive
de titè!' société secrète, et la suppresssion du casuel excepté
pouies fabriques; forme le vœu d*u.ne augmentation de
traiti«nt pour les'eeclésiastiques. Le département, en ren-
dàn^ancien séminaire, est obligé de placer ailleurs les pri-
'fton^ la gendarmerie; il réclame des secours pour cette
trantioii.
àd^s. Il convient de prendre des mesures sur le nom*-
br<Hoissant des cabarets. Le gouvernement est prié de
prêe à sa cbarge l'entretien de l'église de Sordes. jLe conr*
scililamfc so,ooo fr. pour Péglise de Mont-de-Marsan , re*
noilé le vœu' de voir le siège épiscopal transféré à Dax ,
c% 1 pour la fondation d'une école mixte dans la même
vilt^
f-ei^Cher. L'usage de faire délibérer les communes sur
Ics'iplémens des desservons et vicaires présente des in-
coliens que le conseil signale ; il scroit convenable que
^C9)fsiastiques eussent un traitement sufiSsant, et que des
^^5 de retraite fussept accordées aux âgés et aux infir-
me^ployé le plus subalterne est mieux traité qu'eux»
EïiVît Tbôtel de la préfecture pour l'évêché, le conseil
*^cUré que le gouvernement Faideroit pour l'acquisi-
tioiSIa construction d'une nouvelle préfecture; il ne
pe^r de fonds pour la cathédrale et pour le séminaire,
<ît *c\jue le gouvernement prendra cette dépense à sa
cbal demande des lois répressives de l'usure.
Ae conseil appelle l'attention du gouvernement sur
^*'4cîté des ouvrages impies, obscènes ou révolu|ion-
tiain produit la liberté de la presse. Le grand nombre
<^€ ^llards et cabarets est une source de désordres; il
fau(^e l'autorité muiucipale pût faire fermer ces éta-
; , T ■"
/
( aga )'
blissemcns. On demande Térection de plusieurs sutcursàW
et des secours pour réparer les églises et presbytères. U âeroit
à souhaiter aussi que le gouverDement s'occupât de mettre
le mariage en harmonie avec la loi religieuse ^ dernière
que l'acte civil ne puisse plus suffire pour donner âcet en-
gagement la force d une union légitime.
Haute-Loire, Forme le vœu que le gouvememeit sup-
prime les rôles annacls pour le traitement àe& vicares , et
assure à tous les prêtres un traitement qui les afifraichisse
d'une dépendance humiliante. £loge des collèges duPuy et
de Brioude. La construction de levêché doit aller (deux
cent quarante mille francs; le conseil s'engage sui cette
somme à payer 80^000 fr. .
Loire- Inférieure, Le gouvernement est supplié, danTio-
térêt de la morale et des marchands domiciliés , de dininuer
le nombre des colporteurs. Le conseil espère que la omme
votée l'année dernière, et qu'il vote de nouveau en laveur
des prêtres auxiliaires et missionnaires de Saint-François,
^ne sera pas rejetée cette année. Il regrette aussi que sor^ vote
en faveur des dames de Saint-MLchcl ait été rejeté; cet éta-
blissement offre un asile aux filles repenties. Le conseil re-
nouvelle son vote avec instance ; i} demande la contiDoadon
des secours en faveur des Frères, et des secours aus com-
munes pour réparer leurs églises et presbytères^. Là V7jkde
IS^antes fait en ce moment des dépenses pour con&tiujre la
nouvelle église de Saint-Louis, et pour réédi&er cel|«de
Saint-Nicolas et de Saint-Similien. Il importe beaucoup de
mettre en harmonie le mariage civil avec les lois religieuses.
Loiret, Amélioration du traitement des vicaires etdesser-
vans y de manière à les rendre indépendans et à supprimer le
casucl non volontaire. Demande de fonds pour aciiever la
cathédrale et pour réparer les églises et presbytères dont ia^
dégradation s'aggrave successivement delà manière la plus
jfîicheuse. Regrets de ce qu'une somme de i7985fr. votée
précédemment n'ait pas été allouée; on y a voit cooipris des
dépenses pour ornemens pontificaux. Les écoles de filles de-
vroient être placées sous la surveillance ccclésiastiquecomme
celles des garçons. Yœu pour une loi portant quelesmaria-
ges ne seront valides que lorsque l'acte civil sera accompa-
gné de la consécratioh du mariage à l'église, et quaofteftet ,
sans qu'il soit rien changé à la tenue des registres je Tctat
( =»95 ) ,
Wfïïf il y ait ube autre formule qui ne teroit remplie qu'a-
près la représentation nar les époux d'un certificat du prê-
tre. Les lois ecclésiastiques et civile» devroient être en har-
monie pour la prohibition des degrés de parenté.
• Lai, Suppres&ÎQn du casuel , mais dans le cas seulement
où le traftement des desservans seroit plus élevé. Mettre
promptement les circonscriptions civiles en. harmonie avec
les circonscriptions ecclésiastiques. Accorder un £onds plus
considérable pour acquisition, construction et réparation
des églises et (presbytères. Donner aussi des fond^ pour les
réparations urgentes de Tévêché. Confier l'instruction pu-
blique à un corps relieieux. Abus résultant du défaut d<
concordance entre les lois civiles et les lois canoniques^ au
sujet des prohibitions dé mariage pour parenté. .
. Lçt' et -Garonne. Réitère le vœu que les ministres de la
religion obtiennent une existence plus indépendante ^ etqu«
l'éducation de la jeunesse soit confiée à des corps ensei-
f;nans ; insiste pour que les mariages soient rendus à la re-r
igioU; en conservant la régularité que peut y ajouter la
tenue des registres de l'état civil ps^r l'autorité.
Zrozér^. Demande de nouvelles succursales et de fonds pour
rjéparcr les églises et presbytères; il faudroit pour cela cent
mille francsi. Demande de secours pour améliorer l'instrucr
tion primaire. \ ". ^
Maine-et-Loire. Sollicite de nouveau ^ des secours pour
rétablissement de diverses congrégations r,eligieuses ensei-
gnantes; demande qu'il soit accordé à. M. l'évéque d'An-
gers 8000 fr. pour acquitter les avances faites par M. Drouet
pour les batimens du petit séminaire de Gombr/ée y dont il
est fondateur ou donateur.
Manche, L'état des finances du département ne permet
pas d'allouer des fonds pour la construction de l'église de
Cherbourg. , ^
Ç^Lafin à un numéro prochain»)
\ NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES.
Pauis. Nous regrettons d'annoncer un peu tard une réu'
(M)
nitm de prières qui se font pour implorer 1» protection* «fa*
Die&CUr la France. Des âmes pieuses ^ efirayëes de ce d<^uge
de mauyaîs lirreSy de doctrines corruptrices^ d'attaqiies et
de calomnies contre le detgë^ ont senti le besoin de recoa-^
rir au ciel pour détourner les maux qui nous menacent.. £n
consé^ence , elles sont convenues de faire pendaùt un cer^
tain temps des prières particulières en l'honneur de la sainte ,
Vierge , pçur ta France , pour la rdigion et. pour le Roi^
r Os prières ont commencé fe 3 juillet, et continueront ju»*
qu'à la fête de, l^Assomption. On invite tous les anus de ia
religion à se joindre à ces prières afin de les rendre plus effir-
caces. Les prêtres oftizon'' tous les- jours , à cette intention ,
Une partie de leur office , et réciteront après leur action de
grâces le Men^orare ou le Salpe^ Megma, Ils célébreront
aussi au moins une fois dans rintenràile des deux fêtes, le
saint sacrifice {>ou)r la même fin. Les fidèles pourront réeitef
chaque jour trois j^f^e Maria j en- y joignant sainte Marié,
mère de DieUj saini Joaephj saint Michel, saint Loêm^
§m€M pour la France.
— Les craintes qu'on avoit eues sur la santé de M. TâiV
chevêque de Bordeaux: ne se sont que trop réalisées : ce pieux
prélat a succombé , le 1 1 juillet , aux suites de Taccident que
nous avions raconté. Il avoit reçu rextrêmô-onction dès te
i5 mars, avec la plus parfaite résignation. Le chapitre, iepr^
ffet , le maire assistoient à la cérémonie. Toute la Ville a donné
au vénérable archevêque les témoignages de Tintérêt le plus
vit: M. Charles-François d'Aviau du Bois de Sanzai étoit
né, le 7 août 1736, au Bois de Sanzai, diocèse de Poitiers.
U fut reçu docteur à la Faculté de théologie d'Angers , fut
nommé chanoine de la collégiale de Saint-Hilaire, à Poi-
tiers, puis de la cathédrale , et exerça long-temps les fonc-
tions de grand-vicaire dans le diocèse. Nommé, en 17892 ^
l'archevêché de Vienne, il fut sacré le 3 janvier 1790, et fui^
obligé, peu après, de sortir de France; mais il rentra de
bonne heure, et, malgré la persécution, il rendit beaucoup
de services dans le Midi par sa présence et par son zèle*
^yant donné sa démission en 1801, il fut place, l'année sui-
vante, sur le. siège de Bordeaux. La piété la plus aimable,.
la charité la plus tendre pour les malheureux, une admi-
rable simplicité de mœurs, s'unissoient chez le pi^élat a«ix
qualités propres d^un ecclésiastique et aux lumières du théor
\
logien. <Ii «▼oit coDMnré jus^e dans un âge très-avance I9S
i;raees^de r^sprit^ et on cite de lui les plus heureuses rëpar-*
tiesy auxquelles sa vieillesse prêtoit un nouveau charme.
Ifous essaierons de recueillir, dans une notice ^ les traits les
plus 'intdressans ^e la vie d'un prëlat qui fut ut) des orne-»
mens de l'ëpiscopat dans ^es derniers temps, et de qui nous
avions reçu personnellement des tëmoigoages précieux de
bienveillance.
— Depuis trois semaines, un ecclésiastique du diocèse de
La Rochelle exerçoit sod ministère au milieu du iS' i*égi-
ment de chasseurs, en garnison à St-Jean d'ÀDgcly. L'exem-
ple de M» le lieutenant- colonel Mac'shekhy et do son état-
maior a donné à la voix persuasive du prédicateur une nou^
vclle force sur les esprits. Bientôt les escadrons , à l'imitation
de leurs chefs, se sont pressés autour du tribunal de la récon-
ciliation. Le dimanche â juillet, on a vu avec attendrisse-
ment à la table sainte des braves sur là figure desquels brii-
loient la religioii et le bonheur. De telles cérémonies sont
un peu plus puissantes pour assurer la fidélité ^c l'armée
Sué les plaintes éternelles des journaux et les distributions
es livres séditieux ou pleins du venin de l'irréligion. ^
' "-^ M. Dubourg , évoque de la Louisiane, a donné -sa dé-*
mission qui a été acceptée par le Pape. On croit que l'état
de la santé du prélat a été un des motifs de cette démanche*
On se rappelle que M. Dubourg passa par la France en
r8 1 7, etv revenant de Rome, etqu il emmena un assez grand
nombre de mîssiopnaires ; quelques-uns sont morts, d'au-
tresont quitté le pays. M. Tévêque résida successivement à
Saint-'Louis et à la Noùvelle-Orl^atis, et éprouva dans^ces
deux endroits des contrariétés qui ont nui trop souvent aux
smecès de son zèle. M. Dubourg, qui vient d'arriver en
France, av<Mt un coadjuteur, M. Joseph Rosati, qui va
sai^s doute prendre en m afn l'administration d'un si vaste
diocèse. M. Rosati est ^n lazariste italien , plein de mérite ,
de sagesse et de piété. Il réside au séminaire Ste-Marie dans
le Missouri ; ce séminaire où il y a environ 5o personnes est
fort pauvre , et la sécheresse de Tannée dernière a encore
r«adu la situation de cet établisâement plus difficile. Un au-*
tre ^tablfssement, formé par M. Dubourg, a essuyé- un au^re
genre d'aobident. Le feu a pris à une des cabanes IrHi mo^
... ( ^96 ) '
i^stèi*e , qui «ervQÎt à la fois de cuisine , de réfectoire et d^,
chambre de travail , et a conèumé des étoffes que les reli-^
gieuses faisoient ^our le séminaire, d'autres pour elles-
mémesy des métiers, des meubles et ustensiles dont la perte
ei»t encore .plus fâcheuse pour, une communauté si pauvre*
Les religieuses, qui s'étoient i^hargées de trente , orpheli<^
uesy ont été obligées de les renvoyer .faute de place. Les
paroisses, vu la pauvreté du pays, ne sont guère dans une
meilleure situation; à l'exception de deux ou trois, toutes
les autres clans la haute Louisiane ne peuvejit entretenir leurs
prêtres. Aussi St-Gharles, le Portage, Videpoche, la Nou-
velle-Madrid, Kaskaskias, n'ont point de prêtre résident, et
on y envoie un missionnaire pour y passer quelque temjps.
Quel bien ne pourroit-oa pas faire, dit M. l évêque, s'il y
avoit moyen d'avoir des missionnaires résidens, soit parmi
les protebtans , soit chez les sauvages ! M. Rosati étoit lui-
même privé de ressources et avoit été obligé d'emprunter,
soit pour envoyer des missionnaires quelque part, soit pour
les voyages et lès visites qu'il avoit a faire dans le diocèse.
Il se trouve en ce moment à I^aris un missionnaire de ce
pays, M. François Pfiel , qui est un des ecclésiastiques par-
tis en 1817 avec M. Du bourg. M. Niel étoit curé à Saint-
Louis, dans l'Etat du Missouri, et chargé en mémie temps
du collège. Les protestans de Saint -Louis lui ont donné à
son départ un témoignage d'intérêt et d'estime , en lui re-.
mettant une attestation pleine de bienveillance; ils. rendent
hommage à son caractère et à ses e£Ports pour am^éliorer dans
ce pays l'éducation de la jeunesse, et ils font des vœux pour
qu'il puisse se procurer en Europe quelques nouveaux élé-
niens de succès. M. Niel est déjà allé à Rome où il a eu du
saint Père l'accueil le plus fqvorable; le Pape a écouté avec,
intérêt l'exposé de l'état de la religion dans ce pays, et a
promis au missionnaire un renfort d'ouvriers évangéliques
et quelques fonds pour cette église pauvre et naissante.
M. Niel , à son retour, . a passé à Gênes et à Turin , où il a
publié une petite notice sur ia mission du Missouri. M. Lam-
bruschini, archevêque de Gênes, l'a recommandé à là gé-
nérosité de ses diocésains par une circulaire du !i8 avril
dernier, et .le roi de Sardaigne a voulu prendre part à cette
boQue oeuvre, et. a donné une sommt: pour la mission.
M. Niel a engage des ecclésiastiques zélés à se joindre à lui.
( ^97
et quel(fùe»-ùns vont se mettre en route ; mais le départ et la
traversée Décessitent des frais. M. Niel espère que les pieux
fidèles s'intéressei'Cint an. soit d'une mission que la France
fonda dans l'origine ^ et qui doit encore lui être chère. Il
s'agit d'obtenir des secours qui puissent consolider des éta-
blissemens naissans et en commencer d'autres; il s'agit àfi
maintenir la foi parmi d'anciens catholiques ^ de raïkiener à
elle des protestans établis en grand nombre dans ce pays , et
de la faire connoltre à de pauvres sauvages rëpandus dans
un territoire immense. De tels résultats ne doivent- ils pas
tenter des âmes zélées pour tout ce qui concourt à la gloire
de Dieu et au salut de leurs frères? On peut s'adresser pour
les secours à envoyer à M. l'abbé Perreau , à la grande au-
mônerie, ou à M. Tabbé Rauzan^ supérieur des mission-
naires.
.I90UVELLES POLITIQUES^
Par». Une ordonnance du Roi , du 9 de ce mois , prescrit au ministre
des finances de compléter les documens adressés à la cour des comptes
par tous les comptables du royaume, ei^ faisant déposer, à la Hn de
chaque année, au greffe de celte cour, le résumé général des vire-
mens de confies. Le 1" iuJtlet de chaque année, le ministre des
finances fera égaleinent remettre à cette cour un tableau comparatif
des recettes et des dépenses publiques de Tannée précédente.
— Par ordonnance du Roi, M. Jacquinot4e Pampelune, ,conseiI-
1er d'Etat et procureur du Roi près le tribunal de première instance
de la Seine, est nommé procureur -général près la cour royale, en
remplacement de M. Bellart, et est chargé de remplir les fonctions
de procureur- général près la cour des pairs , dans l'affaire portée de-
vant cette cour. M. de Belleyme prend la place de M. Jacquinot de
Pampelune. ' ,
— M"°« la Dauphine a accordé i,5oo fr. h la société maternelle
de Niort, présidée par M™« la marquise de Roussy.
— Le Constiuithnnel TÎent de communiquer deux lettres, écrites
à MM. C. Perriet- et B. Constant,* au nom aes électeurs de deux ar-
rohdissemeus de Paris , où on fait le plus grand éloge et des travau:^
et des principes de ces deux députés. Ces lettres ont été préieutécs
par une députation choisie, a^/ Aoc, et avec toute la solennité qu*on
auréit mise à présenter une adresse au Roi. Un journal fait observer
que ie co!ici<c cioclorat étant dissbas, n*a pas la faculté d'écrire aux
députés, puisqu'il ne lui est pas permis de faire une adresse, mêfiie
iorsqu'H est asccinblé. Est-on bien sûr que cette démarche soit bien
( ^9» )
«onfÎDmie k la Charte? Il y auroit d*ail)eiir8 dot o)>serva|îpiu à^aif^
«ur le stjle de Tadresse , où on se plaint du despotisme, à peu pth
comme fi nous étions à Cobstantînople.
— M. Dupin, ayocat, connu^ par son plaidoyer pour le Constitua
tioimei, 8*étoit truavé, dans le mois de juin dernier, à Saînt-Achçul .
y avoit dîné et porté an des cordons du dais a la procession qoi aroit
eu lieu dans Taprès-diné^ Aussitôt les journaux libërauk se sont |>ct^
mis toutes sorjtes de plaisanteries sur son compte. M. Pupin vient
s'en plaindre aujourd bui dans une longue lettre^ datée du lo juillet.,
où il a Pair de se moquer un peu de ces ge^ls si dégagés de tout pr(é-
jugé , de CCS généreux partisans de la .tolérance , de ces Tcngeurs
inflexibles de Thonneur des famiHes insultées. Il déclare qu'ctattl
catbolique, il n*a fait aucune difticulté de rendre hommage k-sarelio
fdom; qû*avec une opinion foite-sut un institut paHlcuUer, il Q*a point
d*averjiion pour l^s individu». U suppose ensuite» comme juriscon-
suite, que les lois ne tolèrent pas Texistence de la sociVrc des Jésui-
tes en France; quant aux individus, si jamais rantorité exercoit con-
tre ces personnes des sévérités qui prissent à leur éçard le caractère
de persécution , il plaideroit pour un Jésuite aussi fortement que
pour un constitutionnel.
— Les journaux français et é(rangers sont remplis de malheurs ar-
rivés à des baigneurs. Jusqu'il quand de tristes exemples ne servi-
ront-ils pas de leçon à de jeunes imprudens?
— Maulevrier (Maine-et-Loire) vient d'offrir un beau spectacle , h
Toccasion du trentième anniversaire de Tillostre général vendéen
Stodlct. On a vu assister, au service funcbrécclébré ponr ce bon roya-
liste, une réunion brillante, qoi se faisoit gloire ci avoir le» mêmes
lentimens que ce militaire aussi religieux que brave.
— Par suite des guerres et des désordres qui ont eu lieu en Corse,
les registres de Tétai civil avoicnt disparu eu quelques communes de
cette ilej M. Vévêque d*Ajaccio a publié une circulaire ponr prier
tous les individus possesseurs des registres de Tétat civil , qtii ont dis-
Î)aru pendant la révolution , de vouloir bien les fiire remettre entre
es mains des ministres de la religion, promettant qu'ils ne seront
exposés à aucune recherche judiciaire.
— Les journaux anglais conviennent que la nouvelle chambre des
con!mupes sera très-favorable, au?: catholiques.; mais ils craignent
toujours Topinion de la chambre des pairs, où les préventions de
quelques membres sont fortifiées par rinfluence à\i banc des évéqucs
el de (jnelques personnages marquans, tels l^ue le ivtc d*Yorck, le
lord Liverpool , etc.
— La princesse de Savoie - Carignan est accouchée d*une prin-
cesse, le 4 de ce mois.
— Les iournaui^ allemands annoncent plusieurs incendies pro^oiU
par la sécheresse, et qui se sont communiqués à des forêts; oo/a eo
beaucoup de peine à en arrêter les progrès.
— La ville de Frédériksham (Norwège) vient d'être la ptoiç des
( 299 )
/
flammes. Oo croit que cet incendie a été produit par une saUe de
^euz cent cinquante coups de canon ^ tirés à Toccasion des rele-
vailles de la princesse royale.
-« Le sénat ^ le conseil de Temphre et le synodo de Russie ont sus-
p«ndu. toutes leurs fonctions ordinaires , (pour s'ctccuper exciusive*
ZDeat de. celles que nous aidons annoncées, «avoir, de prononcer dan«
l'affaire des conspirations.
— Ce (jui -vient d'âToir lieu à Constanlinople n*est pas une simple
émeute ,' c'est une révolution tout entière. Cette ville a éprouvé une
. crise violente de 3 jours : 70 ou 60 mille Musulmans , accourus à la
^ue de l*étendart du prophète arboré sur Sainte-Sophie, ont lutté
contre les iannissaires. L*artillerie du pacha du Bosphore a contribué
l>eaucoup a faire replier ces troupes; on lès a ensuite refoulées à
^oup de mitraille jusque dans leurs casernes, oà on a mis le feu d'a-
près Tordre du sultan. Peu ont échappé à cet incendie j plusieoi^
milliers de janissaires ont trouvé la mort dans cette affaire. Le grand-
seigneur a été plus heureux que deux de ses prédécesseurs, qui, en
1808, périrent popr' avoir voulu introduire cette même réforme. Le
grand-visir étoit logé dans la cour de la mosquée du sultan Achmet',
et a développé une grande énergie. Les officiers qui 5e sont rendus
ont eu la tête tranchée , et tout semble être tranquille. Le repos
n*a pas été troublé dans le quartier des Francs.
— On prétend que lord Cochrane est dans. Tintention d'attaquer
Constantinople mêmey et d'opérer par là une diversion utile a la
cause des Grecs. .
1^— M. le général comte de Bouille, aide-de«camp du Roi, et nou»-
veau. gouverneur de la Martinique, est arrivé à la rade du Fort-
Koyal , et a été reçu avec tous les honneurs dûs à son rang.
— M. Boiissingault , Français , vient de découvrir le platine au
Cboco (province de Colombie ), dans les filons aurifères près de
Sanla-Rosa de Los'Osos. Ond^avoit aucune notion exacte sur te gi-
•em.en^ primitif de .ce platinç,
■♦ 1.,-.^
' Sur tes dernières séances de la chambre des pairs.
Noue n'avons fait tjue noûriïier les oi>atèurs qui ont parlé
«ttcçessivemetït dans la chambre dès 'pairs sur la disciJssion
relative au -budget;- il importe de revenir sur cette discus-
sioû et de ftire mention de quelques discours qui ont attiré
spécialement l'attention de la chambre , cl qui ont retenti
au dehors avec plus ou moins d'éclat.
Dans la séance du 3 juillet, deux nobles pairs ont donné
\
\ ^
( 3oo )
rhonnçur et dé la Tcrlu , a (ait entendre ses voeux sur dlveri
objets :
M Le premier de ces vœux est de voir le goii verneinent remplir cnfio
deg enga(;eineiis sacrés, en nllouant aux anciens ministres des autels,
aux anciennes religieuses, rinlégralitc de la modique peusion qui leur
a été promise lorsqu'on s*est emparé des blfns du clergé , biens dont
une grande partie est encore entre .les mains de TEtat. On voit que
ce n est pas une fliTeur que je demande : je demande qu*on soit
juste envers de si tespectaoles victimes de la révolution » qu^on leur
applique la règ'e commune, et que nous ne voyions plus gémir sous
le privilège de la spoliation et de Tinju^tice ceux qu*a déjà accablés
le privilège de li persécution et du malheur.
» Je désire de plus, av<'c toute la France chrétienne, je ne crains
f>as de le dire, que le traitement de tous les prêtres des^ervans soit,
e plus prochainement pcâsible, élevé au moins a i,ooo fr. Cette me-
sure seia un véritable dcgrèvenient pour les communes et les contri-
I)uables, qui n*auront plus de supplément à sUoucr à leurs pâsteurs'j
et ce dégrèvement sera peut-être plus sensible qu*ducun de ceiuL qui
ont déjà été accordés. >
u Je voudrois aussi qu'une mesure analogue et proportionnelle
améliorât et réglât le sort des vicaires.
» Eiitin , je voudrois voir les destinées de la religion en France
fixées et établies d'une manière conforme à la dignité des. sublimes
fonctions qu'elle remplit parmi les hommes. Je voudrois qu'elles ne
fuïsent p!u5 chaque année comme remises en question « et que les
ressources nécessaires' à un ministère si haut et si utile fussent,
pour ainsi dire , immortelles comme les bienfaits qu'il répand. ■
» J'aime à confier ces vœux à l'iNusIre prélat à qui le lioi très*
chrétien a commis le premier bien comme le premier intérêt de ses
sujvt«. Accueillis par son cœur, ils y rencontreront les siens. Sa sa-
gesse les mûrira pour le bonheur de la France. »
M. le vicomte .Dubpuchage., qui s'honore aussi de parler
en faveur de la religion et de rhumanité> a appelé l'atten-
tion des ministres et de la chambre sur le sort de 6000 reli-
gieuses et de 7 à 800 prêtres âgés et infirmes. En envahis-
sant leurs biens ^ ou leur a voit promis une pension qui bien-
tôt fut réduite et ensuite supprimée par la convention , sous
prétexjte de refus de serment. Il existoit encore, en 181 4,
une masse de 27 million^ de rentes provenant du dooaaine
du clergé; de plus^ l'Etat jouissoit de monastères et autres
bâtimens convertis en casernes, hôpitaux ou autres établis-
semens- d'utilité publique. Ainsi le bien profite à l'Etat et
le titulaire meurt de faim ; on le prive du viager qui lui
étoit promis, qui lui étoit dû^ et qui est si exigu comparé à
Ténormité du capital. Comment g«s anciennes religieuses»
• ( 3û. )
t
cef yjeux prêtres /i^'obtieQ neot-iU pas a U5»i quelque tindem-
xiité:soiis uii'gouternemeiiA rëparaleur? M. ie vicomteiDu-
l^ouckage a caicufé que àen% millions suffiroient pour ac-
<jtiitlei' cette dette, et il propose de prélever cette sorartiesur ,
l'excédent des recettes du. budget. Il se flatte, que son vœu
coaco^rant avec celui déjà.pr&enté au nom "de la corn-
missicm du budget , par M. le duc de Bris^acj' et avec les
vues dejuâitice d'Uû prince pileux , provoquera qlielques me-
sures en faveui* de pauvres filles doàt. la patience et la rési-
gnation ont quelque chose; d'héroïque. Ce discoius de M. le
vicoint<^ Dubouchage est plein de raison et de sensibilité.
Nous passons sous silence un discours prononcé dans la
s^ancç du 4, par M. dé Kergorlay, sur Tamoi'fiKsement, et
un autre dp M.*|é duc de Ghoiseul sur la dotation de là
chapibre des pairs etsur les Grecs; M. le. ministre des finan-
ces leur a. répondu à l'un et à l'autre. M. le duc de Ikissac ^
rapporteur, a fait ensuite le résumé de. la discussion ; le no-
ble pâir.^i'Vàppelé le voeu qu'il avoit déjà émis en faveur des
anciennes religieuses, et a reproduit îcs vues de plusieurs
pairs sur. différens objets. I^a discussion s'étant étajdiie^sur
les articles, M. le vicomte Laine a parlé sur le chapitre des
affaires eciclésiastiques : il a rappelé le discours prononcé par
M. d'aller m opo lis dan*s Tautre chambre, et a rendu hom-
mage au talent comme à>la vertu du prélat. Deux choses
outattiré ra^tehtion de M; Laine, les libertés gallicanes et
lés Jésuites. Sur le prenlier point , l'orateur s est exprimé
avec quelque mesure; sur le deuxième, il n'a pas paru
e%c.];npt de frayeur. Il a parie de la crainte qu'inspiroient les
Jésuites, |des condapinations prononcées contre eux, du
titre militaire de leur général , de rinconvcnient qu'ils exis-
tent sans autorisation légale.
M. révêque d'Hermopqlis. a répondu à M. Laine avec
cette sage!3se qui le caractérise ; l'illustife prélat s'est cxprifné
en ces termes :
« Nobles pairs, il fut un temps où le nom d^une société ccièbro
ëtoit comnjc proscrit parmi noiu, et sembloit; être rayé du yocahu-
laire de la langue française : on se gardoit bien de le faire entendre
dans les discours publici, surtout il ctoit banni de la tribune politi-
crue; certes les choses sont bien changées k cet égard. Dans les deux
aerniéres sessions , la discussion solennelle d*un projet de loi sur les
communautés rf Jigirusc.f de femmes condui'îit p.'us d nn oraîrur û Iski*^
( 503 )
> * • • • .
str toalber dam cette «iicdRie )t mtit tatit redouté des ttnif, et turt
chéri de» aalrcs> le mot de Jéwitèwé MaintenaDt ii «st âant toutes le»
bouches; et, répété chauve jour dAas~let feucUft publiques ^^û-par-
cotirt la France entière» eveillaut à la fois, le^ sentimens les plus op-
posés.
» Depuis quelque temps surtout, pn'tie cesse de lidus ineiïkcer des
dectriues de 4a société Ifue eenotti r*pf>éUev de 9011' ambitiotiV étées
prétentions envahissioites; de Ifà. dos inquiétudes etides alaraoes; et
c*est d'après toutes ces coosidéraUons que f ai cru servir i^til^nifint h
caïup dc'Ia religion et de l*Etat à \a tribun^ d^ T^utre ^anxbre , en
fixant les esprits sur ia yéritabîe position d^ùti certain nombre d'cc-
'cU'sîastîqiïes'lV^^nçais, cobiiQS sons le nom de Xésûites ; ^dsitiôn'qùi,
loin d*éli>e rouvrâge du- miaia^re actuel/ éUài ava|it hà ce ^*éfie
est encore.' .,;:'■
» Après avoir payé à rillustjre oraJtew xpic^ voua 'wnçï 4'entejxdte,
mon tribut de ^econnôissance pour la. manfère • obligeante dout î) a
bien voulu parler de moi, je' vais J'ui' sotmief fie quelques' o'bseé'va-
fît)ris sur celles qu*ilaprésenféc*%"lèiïÀblé'cbamfcre,'et, san^çnlrer
Afxm de longs développemens^ rétablir les: faits da«» toute leur lexac-
iitudc!. N
i« Je ne sais pourquoi c*cst un préjugé assez répandu que cctCe so-
ciété faisoit de ses constitutions un mystère impénétrable.. Sans doute,
elle n'atTioctoit pas de les étaler à tbûsles yeux j mais ces conkîtxUions
tt'étoient pas pltts rare«; ni plus cachées que la tc^\e de saint Benoît ou
de saint Bruno; livrées âi rijoapnQ^sion, elles se traufoieatdtuis des
bibliothèque? publiques et parti cul iè;r es > et Vhist4:}ire ^tpste qqe» dau
plus. d'une occasion, elles furent dans les m^ins du parloment .oc ^
Paris. On sait que dès l'origine les Jésiiîtes fùrént'enbut aux atikqiies
âti autres ordres veligîeiTX et h celles de l'Ufttvet-srtHi, 'ex posés à *rîff-
fpiiéte surveillance des parLeinàiSy- etloomment par là méuvé a*àti-
>oit-on pas eu soin de s*enqaérir des^statiits ot.rég)é<nens qui Icrs rét-
Çissoient? lorsqu'il fut question d'autqri^er légalement la société par
produites pour la prenwèine fois loirs -jdu fameux. procès du .P.* La-
Valette. * ., .
n Nous ignorons quelle sera, particulièrement en Europe, la desti-
née de cette société : chose unique, j.e crois, dans les annales des
ordres monastiques, après avoir été , je 'ne dis pas réforiUce , rUaîs dé-
truite par un pape, cJle a été rétablie par un autre pape j Pie» Vil ^
^de vénérable et sainte mémoire : doit- elle de notiveau prendre ra-
.cinc dans les i|iyers Etats qui Tonl; reconnue, où bien, après être
comme sortie du tombeau, doit-elle y. rentrer? c'est le secret de la
sagesse divine j mais si jamais ilétoit question de s'occuper d'elle lé-
^islaliyement, c'est alors qu'il faudroit approfondir les choses ,.ea «c
dépouillant, ainsi que l'a dit le;i6blc pair, de tout préjugé et de toute
passion.
» A ce sujet, il n'a pu s'emnécher î'étre frappé de l'accord dès
souverains de V£uropc pour la acstruction de la société. Je me borne
( 5o5 )
4
k dire que , s*il y avoit lieu , il fiisdrott ta. rechercher, en peser \e$
causes , séparer le Trai' do faax , voir )asqa*à auel point Pesprît de
parti, les alarmes de l*anibition, le fbnic zélé, les préjugés philoso-
phiques, Tempire des temps et des circonstances ont par exercer leur
influence dans cette ^andc affaire qui occupe tant de place dansTliis-
totre du dernier siècle ; il fandroit mettre dans la balance le tcmoi-
nage du 'clergé de France en 1761 , consigné dans les procès-verbairlc
de ses assemblées, ce monument éternel^ pour îe dire en passant ^
de SCS hautes lumières» de la gravité et de la sagesse de ses délibéra-
tions. < '
3> On a fait observer que la société reconnoissoit un chef étranger,
lequel , résidant en Italie, de voit professer des opinions qui né sont
pas les nôtres^ qu^il porte le nom de général^ espèce de domination
guerrière qui semble mieux eitpriiher Teropire absolu qu'il exerce sur
tout le corps. Ici, 'nobles pairs, |e remarque qu*wdinairement le^
chefs d*brdrcs résidoient à Rome; qu*au reste, la dcnomination de
génèralii'^t(At pas propre h celui des Jésuites, et qu^on dit aussi le
générai des Coraeliers , le génétul des €apncins^ Sans doute ,Jorsqu*fls
ont ^té élevés dans les epintoos qu^on professe uu-delli des monts,
ils doivent assez naturellement les professer eux-mêmes; mais d'abord
ne pensons pas q^^ue si, à Rome, on n\ipprouvepas nos maximes^ on
y soit dans l'habitude de leur donner (rôdienses qiialiGcations, et ne
jugeons pas ici d'après le<i expressions ibugucnsesde quelque écrivain
itaticn > d'il» 2èle plas aillent qu'il ii*est éclairé ; chaque pays a ses
tétas- exaltées -dans on' sens ou dans un autre.
» , Jp .dirai une chose, qui n*est pas assez connue et qui est pourtant
nn fait indubitable, c*es( qu'en France, dans le cours du dix-sep-
tième ttvdix-huitième siècles, les Ji^siiites professoient les maximes
d^ i68!i, an su de leur général , qui étoit bien loin de lés imprtjraver,
et qu'il» l^isoient gloire de reoonnoitre dans les évéques teute Teuto-
rilé que ïctir attiibuoient Ui$nùiU canons et la discipline, ch.régliie
.galù'caneé Ou peut consulter leur déclaration présentée le 19 dé-
cembre i'^6i aux cvêquc* assemblés cxtraordinaircracnt à raris.
(Proccs-Tcrbanx du clcrgi-, t. 8^, pièces jusliQcnt. , pag. 349 et s'uiv.)
Il y e^tdit qn'on vcjut renouveler en tant que de besoin les déclara-
cune des écoles diocésaines de thcolugle.
» Je dois dire aussi qn'on se fait une idée eifrémcinent exagérée
do 'nombre de leurs élèves dans quelques petits Féminaires qui leur
sontçonlîés, comparativement à ceux de nos collèges royaux; i'af"
firme que les seuls collèges de plein exercice delà capifale comptent
dansicucs classes autant d'élèves que peuvent en compter dans leqr
totalité les petits séminaires dont il s'agit.
^ M Enfin, le nqble pair nous a entretenus de quelques religieux
étrangers qui «e «ont introduits dans un de nos déparlemens , et qui
seinblent vouloir s'y établir : qu'il se rassure , le gouvernement saura
prendre les mesures convenables dans cette circonstance, et confor-
mes à Tordre lég»}.
\
(5û4)
M Nobles pairs, si le législateur ne doit pas être sans prévt>jaace,
il ne doîfc pas non plas se livrer k de vaincs terreurs ; tous les siècles
ont <^té nn mélange de bien et de mal , de grandes vertus et de grands
désordres. Les corporations religieuses ont. eu plus ou moins dç part
aux évènemens.qui remplissent les annales françaises. Si elles peuvent
avoir eu des torts, avouons aussi que le clergé 'séculier, la magistra-
ture« la hante noblesse, 1 Univert^ité, la Sorbonpe elle-même , n'ont
pas été entièrepient «ans reproche à certaines époques; il y aura des
abus et â,e8 vices tant qu*il y aura des hommes. »
Il semble que cette réponse aurpit dû calmer toutes les in-
quiétudes; cependant, dans la séance du 5 juillet, M. le
uaroti Pasquier est revenu sur le mêiiie sujet , et à propos de
l'article sur le dégrèvement et sur les port.es et fenêtres , il a
parlé des Jéstfites, et s'^est étonné qu^ le ministre eût pré-
senté comme tolérée une société proscrite par nos lois. Le
noble pair a paru fort choqué de cette tolérance qu'il a
traitée en quelque sorte comme un scandale. Un joUrnàl,
qui nous a donné son discours en entier, assure que c'étoit
une réponse foudroyante au discours du 'ministre. Nous
avouerons que nous n'avons rien vu de foudroyant dans
cette réponse. Il nous semble même qu'on pourvoit y faire
une réplique assez péremptoire par une espèce d'argument
ad honùnem; car enfin , M. le vicomte Laine et M. le baron
Pasquier étoient piiniâtres il y a quelques années, et iU ont
souffert que les, Jésuites établissent quelques maisons en
France. C'est sous leur ministère que se sont formés et ce
terrible Montrouge et cet effrayant Saint-Acheul. Comment
les nobïes pairs ont -ils souffert un tel scandale? Si tolérer
les Jésuites est un crime, les anciens ministres n'en sont
pas plus exempts que les ministres actuels ; si les premiers
sont innocens relativement à cette tolérance, M. l'évêque
d'Hermopolis et ses collègues ne méritent non plus aucun
reproche à cet égard, puisqu'ils ne font que suivre l'exem-
ple de leurs prédécesseurs. Nous ne voyons pas trop de ré-
ponse à cet argument, 4 moins que les Jésuites ne se fus-
sent rendus coupables récemment de quelque grand crime,
et je ne le crois pas; car je vois qu'on va toujours fouiller,
pour les peindre comme coupables, dans de vieux livres et
dans d'anciens arrêts. M. l'évêque d'Hermopolis n*auroit-il
donc pas un peu embarrassé les anciens ministres, s'il leur
eût opposé leur proj^re conduite lorsqu'ils tenoient les rênes
de l'administration ?
F
\ \
\ϻIVC.
IfsaciuEDi 19 JuiLiiXT 182)5. (IC** 1^46..^ \
•scss.
Réflexions sur le Mémoire à consulter de M* le conile
de Montlosier,xpsLY M, le vicomte de Bonald (1).
Quelques-uns de nos lecteurs s'étonncn^t qu'où re-
vieuiië si souvent sur le Mémoire de M. de Moiitlû-
sîerj ik craigneut que nous ne donnions Irop' d'impor-
tance à un é<:rit qui n'en sauroit avoir beaucoup par
lui-même, et ils auroîeut voulu que nous eussions
gai'dê le silence sur une production où la partialité et
la passion éclatent trop visiblement 5 mais comment
se taire sur un livre qu'on réimprime, qu'on prône,
qu'on distribue avec profusion? Tous les journaux
d'un pnttï retentissent du nom de M. de Montlosicr ;
on le cite comme une autorité décisive et accablante
contre ceux qu'il a dénoncés 5 on a mis son Mémoire
sous tous les formais, ou en a fait un abrégé à 5 sous,
on parle en ce moment d'une suite que 1 auteur doit
lui donner. Il est tlair qu'on aspire à faire à cet ou-
vrage une réputation extraordinaire, et qu'on ne né-
glige aucun moyen pour qu'il obtienne une grande
influence. An milieu de ce mou'vemcnt et de ces ef-
forts, il est assez simple que dé bons esprits cher-
chent a résister au toi*rent, bt signalent tout ce qu'il y
^a de faux, cTcxâgéré, de passionné et de dangereux
dans le Mémoire. Quand Terreur est èi active et si ha-
bile, il seroit fâcheux que l'amour de la vérité restât
froid et muet^ nos ennemis ne manqueroicnt pas de
tirer avantage de notre silence; ils diroient qii'on n'a
rien eu à leur répondre, et ils se regardcroîent comme
(i) In-80, prix, I fr. 5o cci^. et 1 fr. 7 5 cent, fraqc de porl.
k Pari$, chez Bcaucé-ltnsand ; et à la librairie ecclésiastique d Adr*
Le Clere et compagnie, au bureau de ce journal. ^
nme XL rni. UAtni de la Religion et dû Rm, T
, . (5o6)
iniittreé A*VLn champ de bataille oii ils siipposeroient
qu^ou n'a osé se mesurer avec eux.
Dieu merci y II n'en est pas ainsi ^ plusieurs répon-
ses ont été faites au fameux Mémoire» Nous avons es-
sayé nous-méme de le réfuter biûèvement dans quel-
ques articles de ce journal i nous avons rendu compte
de diverses réfutations enfrcprises j5ar des écrivains.
Aujourd'hui, un homme illustre par ses écrits et ses
travaux vient encore se mettre ~sur les rangs. M. de
Bonald, qui a connu un peu tard le Mémoire de M. de
Montlosicr, a senti la nccessilé d'en signaler les écarts»
D'abord, dit-il, il a éprouvé quelque embarras à saisir
des points d'attaque dans cette foule de lYiisonnemens
hasardés, défausses conséquences, d'inductions ténxc-
raires, de vagues inculpations, de contes, de i*umeurs
populaires ; le moyen de suivre un homme qui, dans sa
marche vagabonde, se jélle perpétu» Ûement à droite
et à gauche, revient sur ses pas , broj Ule et confond
, toutes ses voies, et ne remplit jamais en entier le titre
de ses paragraphes ?
M. de Bonald suit la même division que M. do
, Montlosier, et parle successivement des quatre conspi-
rations que celui-ci a rêvées. A l'article de la opngré-
gation, il s'étonne qu'on ait tant de peur d'une asso-r
ciation pieuse, et qu'on ferme les yeux sur ces sociétés
^ secrètes organisées en différens pays et bien constatées
par des procédures juridiques suivies en France, à
Milan, à Turin, à, Rome, à Pétcrsbourg. Ces sociétés
secrètes ont noué des conspirations qui ont éclaté en
divers pays j ce sont elles qui ont excité les révolutions
deNaples, du Piémont, de l'Espagne et du Portugal»
Ces révolutions et ces conspirations ont fait assez de
bruit dans le monde, et il paroît difficile de les nierj
mais que ne peut Tesprit de parti! Les feuilles libérales
plaisantent ingénieusement sur ces conspirations et ces
procédures i elles espèrent faire oublier ces résultats
patens en criant contre une conspiration chimérique.
( 5o7 )
La congrégation , voilà le grand danger qut menace les
trônes; c'est peut-être elle qui avoit fomenté la révo-
lution d'Espagne> qui avoit excité le mouvement' de
Saint-Pétersbourg. On eTcpïique f out aujourd'hui avec
la congrégation ; c'est elle qui fait tout. Elle dirige les
cabinets, elle est alliée avec le grand Turc, elle veut
perpétuer l'enfance du monde; le minîslère français
n'agit que par elle, et il est bon de le crier sur les
toits , pour renverser ce même ministère et en trouver
un qui obéisse à une autre influence; ce qui ne sera
pas bien difficile.. Alors le Constitutionnel j sojez*en
sûr, trouvera que tout ira bien.
L'illustre pair que nous analysons déclare qu'il ua
n'a pas connu les Jésuites, qu'il auroit pu trouver dans
sal^amille des préventions^qui leur fussent contraires,
et qu'il a été élevé par une congrégation rivale. C'est
en lisant ce qui a été écrit pour et contre les Jésuites
gu'il s'est convaincu de l'injustice de leurs ennemis^
ette haine qu'on leur porte est le caractère de lapa$-
sioh ; cette haine est telle qu'elle prête aux Jésuites
tous les crimes possibles, et remarquez que ceux qui
lesen accusent sont les niêmes qui excusent les révolu-
tionnaires, qui font l'éloge des régicides et.qui admi-
rent la révolution. Ils nous parlent de l'horreur géné-
rale qu'on a pour les Jésuites, mais apparemment que
les dix mille pères de famille qui, depuis dix ans, «en-
voient leurs enfans à Saint-Âchèul ne partagent pas
cette horreur.
Dans le chapitre de Tultramontanisme, M. de Bo-
nald dissipe également ces vaines frayeurs et ces ridi-
cules accusations auxquelles personne ne troit moins
que ceux qui les font sonner le plus haut. L'auteur
s'afflige surtout de ces expressions de M. de Montlo-
lier, r esprit prêtre j, le parti prêtre; si on parloit ainsi
des Jacobins, dit-il, on seroit accusé de réveiller des
haines; comment ne craint-on pas de reveiller les pas-
sions furieuses qui ont produit des scènes atroces?
.«
«
( 5o8 )
« Mais qneH^ est, «prè^ font , celte inllliei|ce ^ue let piétrei fren-
'ttf<llt sur te gouvcrneHicnt? J4: vuis lei ordonpaaçes purcn^rnt relu
gte<i<<â iks' cvéqHCs pour des assçctations d'e charlié , tk'uonicef
^6mine des con- pi rat ions, et le grandiiiimônicr du Kot, coHtinc le
chef d« toutes cfs association*, cVst-.i-dire. d^î tvtitcs Ips con«piraf
tions. Je vois un prêtre traduit (*t condamné eu police correction»
VpUiS pour avoir avancé ilcn opinions dogmaiiqMes sur lesquelles TE-
5\\liG n*a p;is prononcé et dont la Charte paruiet lu libre- di^cussi on;
e yoi< les évéqncs ne pouvoir pan toujours faire approuver les votes
des coneils-gêuéraux pour rV>parrr ou rcconsiruîre «ie^ édiHces re)i*
fieux, et les curé^ en tutte perpétuelle avec les niiirc.^ pour le renvoi
a un niait ro d écolo scandaleux; je vois le Roi iui-môme ne pouvoir
ineltre à i\ihri de la censure la plus violente et la plus inju.ntej«
chois d*un évêqu'c pour précepteur de son prift-Hls; et M. de Mont-
losier ne pénètre t*il pus dan<) la conseience (ki iièi pour Tintcnoger
en quelque sorte sur sa vie chrétienne qu sa vie dévote* et toutes les
nrécuutinns oratoires où il s'enveloppe ne laisse|it-cUc$ p|i| le lecteur
incertain de ce qu*il a voulu dire? »
* *
. A la fin de son écrit , M. de Bonald récapitulant ses
réflexions I conclut en ce» termes :
« Les congrégations, les associations de religion , de charilc et de
bonnes œuvres , autres chimères comme consftiratiims poliii(piC<i, ne
tont des conspirations que contre 1 impiété, Te^prit de révolte, les
mauvaises moeurs et contre les maiUeurl et la misère des clat^cf pau-
vres et soulTrantcs de la socit té. ,
)» Len prêtres sont le ministère nécessaire et sacré de la religion
Catholique, et c*cst un étrange ahus dtr mut'* d*appelcr conipiraûoa
le lèle qui leurcAt commandé pour ciéfendne U re]i|^toii,;U plusi^Méle
alliée de la société civile et doDiestiqupy contre^ses fbugueuJi et /m«
placables ennemi^. ^ ' > '
» La Société des Jé«oites est rînstitutton religieuse et politique la
plus forte qui ait existé; utile autrefoii, nécessaire vujourdbut, et
la sente qui puisse lutter avec avantage contre les insùtulions occtd«
tes, si fortes et si répandues, qui méditent le renverscnienl de fqute
autorité légitime pour établir la leur sur les débris des trônes ef des
aatelt« 9
Telle est Tanalyse de cet écrit qui ne se reçominancle
•pas seulement par le nom de son auteur, mais par un
ton de sagesse et de raison^ de candeur et do bonne foi
qui entraipe la persuasion.. Vauteur ue songe point à
elilouir par des cpnjectui'cs plus ou moins hasardées,
par des historiettes plus ou moins ridicules, par dos
accuss^tiôps plus ou moins injurieuses ^ il discuté avec
»
( 5«9 )
l^lilitf.il s'«:^fi{nQ ftvec modération, it piDoidc MM
juéUiOile.. Ceux qui ont Iu>I.;(le Monttosier savent a!U
TÉunit ccsavmitngei. On a i:ité celiri-ci eommoun nutrfc
IScstoi oan moins imposant pni' son fige et sdn tfijïè-
TÎfD'cc que por son éloculîon. M. de BoimldjJbtit'i'uit i
JiîilS'îlistftriiisyïli ieventli(JiifT ce nem. Seslravùuï, se*
écrits, sn répiitalipD, suit ctâigncinentclç foùtù cxngé*
ration, tout déposé eh s{i faveur, et il » de pins que
Îon ndvcjsBiré cet nvantage qu'il a toujours ^trvid^na
eméme camp, et qu'on ne Ta point vu^ Rprès itvi^r
imarehé sons les drapeau:* d.a l'oyaiÎJmoj l'ëcli(n<lbcr
d'autres ansi-'ignet, et se faire applaudir parloseiinA-
mis de la catise qu'il avoît long-'teiiips ïoutenUf&.'AVCt
gèle. ■ . ;- ■='.-- ■ _^-'-- ■::
■'^A. cette occasion, nous dirons (IcUT rtloK.a'iin écrit
Velstif an Hiéiue CfHîel ; cVsl'iinc M0atnt!on de quelque^
opinions avancées dans tè Siénioire à consulter ( i J[ t pa^
jVi"' ta comtesse de I})'a<Ji. L'auteur se moque un peil
des prétendues dùcouytr.HS' de: M. dp .MoAllosiei'i.dP
■ces accusations si grèves çt'si lé^ài-emcht prouvées; àt
celte cougi'tigntion qui est une ombre'et qui se ti^ouve
«B carfj>5;:ide'Ces bons prêtres -qni Çodï
tependiiint' M. de M'outfosier fait l'êldgii
iipjréfuls'lf pins souvent ccsasserlions'
ti^nit ïc l-idiculé et en niellant î^. de
ÉonUiidictioii avec liii-mÉmi-, So.iiscepi
l>iDcli)irç, ne iQHjiquc ni dVApi;it,ni de
nla,i^n(éi),l,, sa Jiéfutation dissipe assez: bien 'l<t4 yM9f
^ntàinics que le noble comte sest'amn^àà.ciéez'et à
^eMir... ."..■;
■■; -■StfDVEI.I.ES JECCLÉSUSTIQUES.",' ; ~ '
t Lç 3 jniltet , le sàîut Père'a tenu au Vàtidan an jib^
( 5iô )
ristoire où il ^ fenfké la bouche, "sUiTant l'usage > aux cardi-
tiaux.Micara ei Capellari, proclames dans le deri>ier tonsîs-
lotre du i3 inaî:^* S. S. a ensuite préconi&ëdeséyêquespoiir
«différentes é^V&es, savoir :
A rarchevêché de Ferrare , M* Philippe Filonardi , arche-
vêque 4' Athènes çt aumônier de S. d. ; à Tarchevêché de
Ravenne, M. Falconieri^ auditeur de. rote; à l'archevêché
de LuçqueSy M. Joseph de Nobili, al>bé de la collégiale de
Saîlit-Mîchel-Archange, à Lucqiies; et à Tarchevêché dé
f^anillcj fies Philippines /lé Père Hilarion Diez, provincial
'cfes Augustins ;
1 À> ^é^'ôché de Viterbc, M. Gaspard-Bernard, des comtes
PJAMetti f auditeur de rote; à celui de Sa in t-Severo, Bernard
j^^QG^ili, «vicaire- général de Bénévcnt; à celui deCervia, Ignace
Cadoliniy de Crémone; à celui de Reggio, Etat de Modcne^
Philippe Cattani , transféré de Carpi ; à eclui d'AUfc, Char-
lesTuoti, transféré de rarchevêché de Rossano; à ccjui de
Coiivcrsano, Jean de Smidae, transféré deTrivento; à celui
dd Grenoble', M. Philibert Bruyarre, du diocèse de Dijon ^
ictiré-à Paris ;' à celui de Placencia , Cyprien Sanchez Vare*
4a , du diocèse de Tolède ; à celui de Mcliapour, dans Tlnde,
lé Père Etienne de Jesûs-Maria , Franciscain dé l'étroite ob-
:servance ; à celui de Paderboin , Frédcric-Ciément , baroa
.4je Ledebur; k c^kii de Janow ou Podjachia, Jean-Màrcel
]Gutho)Çchi/ du diocèse de Plosko; à celui de Tinc, dans
JL'Ârj^ÛpelfGiîorgeGabinelli, grand- vicaire du diocèse; et à
çefui de.Santprin, le. Père François de Leonéssa, des TSli-
nçurs de l'observance réformée;
^^ Et aux évêchés in part» inf, sulvans, savoir : à Leuca,
M.. Philippe de Angelis, patricc d'Ascoli; à Lero, Vincent
'iAlÀ&ovazzi , prévôt de la. cathédrale de- Civitta-Vccchia,
àidfiimé suffragant du- diocèse; à Diocletianople, François
Spolverini , vicaire-général d'Albano, nommé suffragant de
Sabine; à Mindo, Jean-Baptiste Sartori Ganova, du dio-
cèse de Padoue; à Eleutcrôpte, François Lewlhskî, doyen
de Janpw, nommé ^nffri^gant du di,ocèse; àSamaric, Char*
les-Adalbert^ baron de Beyer, nommé suffragant de Golo-
iiBSi^^^ coadjutorçrie deCappue, François Serj^L Çassano,
Djrcnévcque de Nicée, nonce en Bavière ; et à Rama, Michel
^{iwnlcki, nommé'icoadjuteuc des sièges. unis de Lucko c\
Jjitomeritz.
I .^
(Su)
Les avocats consistoriauz firent la demande du pallium
{Kiur les quatre archevêques. S. S. ouvrit la bquche aux
deux cardinaux, leur assigna un titre et leur donna
l'anneau.
P\Tiis II ctoit aisé de pi^voir que nos journaux de l'op-^
.position libérale seroicnt peu satisfaits des votes des conseils-
^çnéraux de dépaAcmcnt^ dont nous avons commencé à
donner un long extrait^ et nous nous étions attendu surtout
qu'on se plaindroit de quelques conseils et de quelques votes
€jui dévoient le plus déplaire à un parti. Effectivement, le
Constitutionnel de vendredi dernier a public une verte mer-
-curiale contre l'esprit de ces conseils- généraux et contre
l'ensemble de leurs votes ; il en veut particulièrement au
conseil- général des Bouches-du-Rhône, qui s'est oublip jus-
qu'à demander le rappel des Jésuites. Il résulte, à la vérité,
des procès-verbaux que nous avons analysés, qu'il règne un
très-mauvais esprit dans les conscils-généraîux , et il est fort
à craindre qu'on ne s'y nourrisse pas assez de. la lecture du
Constitutionnel, Gomment se fait-il qu'il y en ait plusieurs qui
demandent que Ton restreigne le nombre des cafés? N'est-
il pas visible que cela diminueroit le nombre des abonne-
mens au même journal? Que signifient ces votes continuels
pour des églises^ pour des desservans, pour des établissemens
de piété et de charité? Qu'importe après tout qucvles églises
tombent, que les presbytères se dégradent, que des prêtreâ
^n'aient pas de quoi vivre , que les campagnes manquent de.
,8ecours spirituels? qu'est-ce que cela. fait à MM. du ConstitUr
iionnel dans leui*s salons? Ces MM. s'étonnent que les con-
seils-généraux n'aient pas fait entendre une réclamation en
faveur de la Charte, pas une plainte contre des ministres
prévaricateurs, pas un cri pour~ la Grèce malheureuse.
Quoi! les procès-verbaux gardent un silence absolu sur les
dangers dp la congrégation , sur les crimes des Jésuites , sur
les abus de pouvoir du clergé! Voilà pourtant, nous le sa-
vons tous , la grande pl^ie de la France. Le journaliste ob^
serve très-judicieusement que le voeu des conseils-généraux
ne peut être envisagé comme un vœu national. EfTective-
ment, une douzaine d'écrivains qui fréquentent à Paris les
cafés et les spectacles connoissent bien mieux les vœux et
jes besoins de tout le royaume que }es conseils-généraux de
86 dénartemens, .c'est-à-dire que 12 ou i5oo propriétaires,
r
.(5'.3.)
xi-/ '
magistrats^ personnes de toutes classes^ disséminés sur toa#
le» poinlsije la France -et àporfeedé (^6hht)îtré'toiis Içélûtë-
rêts et tous les besoins. MM. du Consiitutionnélieprésenierit.
bien mieux Topinion générale que des assemblées prises dans
toutes les provinces et formées d'iiabitans de tous les can-
tons. Ils savent bien mieux que ies Provençaux où les Lan-
guedociens ce qui convient à la Pro.veiicC'Ouau LanguedoQ.
Le vœu national est au bureau de li rue Môfit-martre çt
notk point dans les conseils de 86 départemens. En vérité,
n'est' il pas assez maladroit à MM. du ConstUuiionnel d'avoir
constaté par leur philippique qu'il j a une pleine opposi-
tion entre leurs.plaîntes et îeui^ demandes, et les plaintes et
les demandes de ceux qui sont chargés spécialement dies ïn^
térets des diverses parties du royaume?
—r M. Pierre- François Tintbbin , docté.ur de Sorboi^ne,
chanoine et pénitencier de la métropole, dont nous avoàs
annoncé la mort, étoit né à Paris le 28 févner 1751 . Il en-
tra, en 1764, au collège Louis- Ic-Grand, comme boureiér
de Boissy, et passa, en 1769, à la communauté de Laon, dû
•il prit la tonsiue.- Il fit son séminaire à Saint-Magloire^ et
fut ordonné prêtre avant l^âge, en 1774. Cette môme an nép,
il fut reçu cie la maison dé Sorbônne, et Tannée Suivante
de la société. Aptes avoir pris le bonnet de doctçiû' en i*j'jo,
son mérite le fit choisir en 1780 poi/r professeur d'écriture
sainte en Sforbonne; quoiqu'il n'eût pas encore trente ans.
Déjà il se livroit au ministère et particulièrement à la direc-
tion des consciences, fonction à laquelle sa dpttceitr et sa
piélé lerendoient éminemment' propre. Nous parlerons péù
de ses travaux en Sorbônne, sôix dans sa chaire, soit pput"
la décision des cas de consfclence. En 1789, il obtint lia
canonicat à Saint-Qmer, mais il n'en jouit point; la révo-
lution étoit déjà commencée; et renversa bientôt etlâ^ stalle
premier est une Nouvelle Instruclion ènfà
de conférence et de catéchisme sur F état actuel du clergé de
Frahce^avec un traité sur le schisme et de^ réglés de con-
duite pour les vrais fidèles j par un prédicateur de t£gâse
catholique ^ Paris, 1791, in-S® de 109 pages. Cet éb>it cibït
divisé en deux patries ou l'on traitoit des nouveaux ,àé^
crets,' du B<:hisme et de la conduite à tenir. Il se trouve dan»
.•■1
/
î^xwJkçtiop, 5U IVibiië M«ii$eK 4o«t fïbm avonj barW qwlr
guefoiS) et Iq up^n (Je TaMtcur y est matqM^ à la main. Il %9
tit ea peu de icçpps ^isi li^^tiQiiiii de cçt ëcriti L'aanée sui-
vante, lauteuf.y (}onn.'^.i|nftSMile., fiQuiilç titre àCExJiorla^
d€8 note» è^serUielUs^ ,8ur ,la .^ùm^êrain^té des roi$^ Pacis,
179a, ia-^:* dç 57 ipa(|^..Ce. i^row '4crit est rcdig< non-
$eulc4MeQt ^ vec zèle,c:t pi^t<^ , maia encore avec talent et cha-f
l^uK, 9t Vù\>lfé Tinlhojn y.çj^vftloppe les motif* de s'attacber
à l^iitortt^lde&. payeurs légit;i^cs. Il prit part aux ddftiar-
ch^ de la FaQiHt^ <)c ^h^iogje dç Paris contre le schisme.
Le t','. avril i7^i,.s'çtantas«jipbléeea Soi^b^nne, Ueu.prdi-
pairp de s^s sçancç^„çl|ei j^rrêr^ à l'uçtanifnitë d'écrire à
M. de. Juigo^y ^rçjbçyeqW^^de.Pftria, Une lettre oùellcl^
çe^nnoissoit pour son sç^l légitime pasteur. Cette, lettre,
d^i4^ d^ if arril^ fuj; ii^priçi^e dAns le temps fct se trouvli
4apf, le Joumai eçdé^iastiqm^^e Tabhé BAiiu^l , avril 1.791 •
i^^M ^ annp>, le^ profei^evvç en théologie de 8^rJ>onne
Pt de Navarre écrivjrqnt .unq. lettre commuf^e /aux admî-
nistraténrs du directoire dii. département de Paris ; c'étoit
uive. rficlamalion ço^UQ.V arrêté, des. admwistrateurs du
17 octobre 1791 , qui ord<?Qaoit que le^,é*0WA de théologie
de ces deux ipaisons resterpi^otrftriii^. .ji4es!sign«tâirescom*
battoient brièvement inai§ fQrtfiB^>^ni:l^fi fiOHVeftux déorela»
Cette lettre, 4atée 4i|,jr6 ^PY^nahi>,^W)i i^«î»t signéft Pail-
lard , |Saiot.Martin,4e U ttogliq^ Pioche, ^Rvi g wet, ©udor
maïue, Tinthpin, .ïClpqtl,jViaiignpi>.w^t Hv^ue^, dQpl: %\%
prplessei^rs de Sorbonae. et quatre de Navarre., 0» voit ea-
cpr.e Iq uam detl^bbé ïinth^Âft à..unei/c<>a.^ult^aw>de duc-,
teurs et professeurs deiSorbp/iûiÇ çqu tre les écrits d^yil-efeu^
fipMituûlité|ie la decnoiselleBff^b*?».; .«etjtjf.qoQsuliatipo^ fort
sage.et^fortjudîc.iepsje!^.ept, d^ 4 m^r^ 1792 , et\est si^ée
Oayet (de Sansale, Dièçhe, Di|dpma4ne, Hugufs, ErmlB et
Xmthoin; nou^.lavons ^priçi^, ^.a pla<;e.qv<e l'abbé Tin-
thpiq occupait,, ses. écrits i;t' son ^è|e.cpi|!t;ç Ic^ schisme 4'e«^
posoieot.à 1^ .persécution j il.quilt^ Iftiff^ncc 4iXil9oi&4e
septe|ni^re.i79vi, et, arj;iya ei^ Angleterre le. 19 septpmbrqj
f,^ *797> J*) "m^ a Edimbourg, ^i resta eai Ecosse» j^sq^•i
1 époque du concordat Etant revenu à Par is-CA iSoa.,.oa le
comprit. dans la nouvelle organisation et 4>n^|ie nomma à la
eure des Biahcs-Qfanteaux' qu'il desservit pendant quatrfe
' "i
( 5i6 )
.^nt ptt cejk mou Hbn oUianiibua i pç dcfrsi être «nteutda»
qu'avec la réserve susdite. La bulle ne pourra ètro publiée
saos faire mcnlion du susdit jo/acc/. Quelle raison y avoit il
pour qu'on fût plus sévère à La Haje qu'à lioiulres et à
Berlin, où le gouvernement n'a pas exigé que l'en fit mcu-
tiori du placet? Est-ce une pomme de discorde qu'où n,
Toulu, encore jeter dans le çîergc?
^ — On annonce d'une manière certaine que le roi des
.PajFS-Bas vient de supprimer là place dé directeur-^généi^l
des affaires du culte catholique, M«Goubau> qui l'octiu-
poît, a un^ pension de 7000 florins, et est nommé membre
de la premièie chambre des Eiats-généraja^, Lesaffaiçêsdu
culle catholique sont réunies au ministère de rin.tcriQun,- et
uw adminis^trateur particulier en sera chargé sous la surveH-
%iice du ministre. l.e cri gépéral contre M. Goubaw a-tril
.provoqué cette mesure? cst-*çe un changement de systèiixe?
est-ce un pommeoçement de retour à une politiqW plus
«aine et plus conforme aux inlércts du gouvernement et aux
Tceux de tous le$ catholiques? C'est ce q.ue le temps nous
apprendra.
^ NOUVEtLES POLITIQÇfESj
»
r»- M. Ie.l>aiipiiîn a. fair remettre Sott 0-.' flwir ^t>nlrîlmpr à ré-
.parer IVglise et 1^ prçëjjylcre de. In commune tl<*JÎ Esï^cinfes, arVon-
clis5cmcnt.de la Réolo. ÎM"»*» la Çaupl^ine.a encore fyXi j^mtki,f
àoo iv pour les incendies de Lnzy (JSicvre),
- ^M«Mal>ali|)lirrtc a ehvdiéïob'fr. i M. le maH.de Mur'ol (Pîijr-
de-Dôme), pour ttidch cctle-comiflune^à pôlifVd.r *uX befoîns'lle ll'ur
église. S.A. B. a. fait remHtK''une pareille ■jioir>3ii& à MCI^abbë^HMii-
delet, desservant de Bournois (Doub?), p©|irjîtj^ diâtribure ùuicuf
.tumllles victiiTics d un incendie^ . Madame,, ducbcssç de Peri-i^.f^c^fc
'iorrili^ h son dngustc foeur, cl Knir a au.-sî îic<ordé'3oo fr,
i- i — tîM"^ 1;i Daiîphiiic^, pcfidîint' son vrtyag^ ;*s*ést arrêtée a Bbur-
bon^Lancy (Saôneu*!* Loire) , et y' a e.\.>WÏrié' Suut fce'tl^ron y ti:oUT«
de rem.-^rqHablè , prîporpalcnicnt Ics/b'ainsrilesi pauv^ea: -•'
^^M"«-ia Daupiijbij ettdc jetour à.Par^s, depMh.tcjJi.^e.çe mob»
<run voyage penriant lequel elle a pu se C9n'vaincre, par Teniiprcf*
•ement de la populace autour de sa personne et le^ bommaces dof&t
<
«tk * été Tob]ti , «le la TéDératton «Qu'inspirent àet teitus et le fea-r
Tepir lie ^et malheiini.
<-«- La fête de saint Henri e /té célébr^O'à îa c6ur comme nnevé'*
rîtable fôle '.ir famille. Apros s'être ren«lu9 h la chnpeile du cliàteàu,
le Koi 1 1 la famille royate ont. a^i^ié à pln^ii'urs divertissement qui
«voient éié nri^par^s pour le jeune prince. Un' certain nombre d'en*
fans dex meiiK urcs l;iiiii les de France avciient été appelés à partager
celte fêlc..Celie.jeifne4«e, l*étit«* du royaume , son^ I hiihit de grena*
diers .du .3« régiment do la g:irdc royale, a exécuté plusieurs ma-
nœuvres. Le fil% du prince de Léon cimuiandoil, et le duc de Bor-
deiiux porloit le dr;ipe.i/u; mais S. A. K. en a pris ensuite le coniman-
ilement l«ii<p|iiéme. Toute là popul.*tÂun de Sdint Cloud a pris part à
|a joie que rettu fête cansoiVa lu cour. La ville a été .«pontanémeni
illuminée, et les maiitons étoienl pavoisées de drapeaux blancs.
-^ Les étabiissemtnsde lu Légion d'Honneur ont célébré,, à Paris»
celte fctc par une illumination; et la société ruyaiisie des XXIX ,
formée ù Paris lors de la naissance du duc, a fait célébrer une messe,
f>niif attirer sur Tcnfant de la Pro\idence toutes les bénédictions du
^el.
r— Le dimanche 9, M. Darode de Lilebonnc a été admîj h. prt^sen-
trr, à Madami, duchesse de Bcrri, le premier chant de son poème
intitule /a Clouistat/e ou le Triomphe du Christianisme en Ftxince. La
princesse l'a accueilli avec bienveillance.- Nous rendrons compte da
ce premier chant, qui est imprimé. Le poème doit en contenir vingt*
quaircé
-^ La première et troisième chambre de la cour royale ont confirmé
le jugemi-nt de première instance , qui avoit décidé que les avoués
n'uni pas |a faculté de plaider dans les causes sommains.
/— La ctuir royale s*est occupée-, ces joun-ci,'de la cau^cf du gé-
néral Mac Grégor et du nomme Lehuby. Le général , sous le titre de
cacique indien , a voit une cour, des ministres , cunféroit des titres. It
avoit vendu des portions de terre en Âmériqne, dont il avoit été
déposié*dé. Lehuby avoit vendu, de son côté, de« terres que te gé-
jiéral lui avoit cédées, et conlinuoit à faire des dupes. Le tribunal
de première instance avoit renvoyé le général de la pl:itnt'c, et con-
damné Lehuby à deux ans d*cmprisonnement : le ministère public
ayant interjeté appel, le général a encore été absous, et Lehubj
condamné à quinze mois d'emprisonnement au lieu de deux ans.
— M. j'altbé Perruche, proviseur du collège royal de Besançon,
est nômnié inspecteur de rÂcadémie, en remplacement de M. Tabbé
d*Aubonne. M. Tabbé Gattrey, ancien proviseur du collège de Poi-
tiers^ succède à M. Tabbé Perruche,
<*- La famille du duc d*Orléans, à son retour d*un voyage vers te
midi de la France, a passé à Lyon. Ëile a consacré une jdurnée à
fiarcourir plu^^ieurs fabriques, l'Hôtel-Dîeu, le palais du commerce et
des arts, le Musée. Elle a laissé aux ouvriers des marques.de sa mu-
niCcencé.
•w Un iacendifl vient de dévorer la moitié dn village d'Aîlly-stir-r
Npye (Somme) et plus de cent familles se troovcint dans la nëcéisilé
4,*ûn|dorer 1« secours d.es âmes généreuses. .
(5,8)
-^ La foudre est tombée sur lâ toqr de Tëglûe de Vsnx^Smtâe
(Côte-d!Or). £IIe a causé plusieurs dommages dans l'iiitérieur dé Té-
f;lise. On lattribue à ce que Ton sonnoit la cloche au momenlt d*
*orage. Le sonneur a* été asphyxié.
—- Le maire de Toulouse vient de fermer, avec Tapprobation du
préfet, toutes les maisons de ieux, comme source d'une infinité de
:vices.
— M. Tabbé Borne , curé de la catbédrjile dt Meanz , et auteur
de divers ouvrages annoncés dans ce journal, vient de recevoir du
saint Père un bref flatteur, accompagné d^une médaille d*or qui offre
tefiigie très-ressemblanle de S. S.
— A peine les journaux ont-ils daigné nommer les trois hommes
généreux qui ont sauvé les jours de M. fKabbé Lœwcnbruck , lors du
décbaincment contre les missionnaires de Rouen. Ces hommes sont
un garçon boucher, nommé Duchemin, et deux cordonniers. Cache*
feux, père et fiU. S'ils eussent protégé les jourf de quelque libéi'al.
Ou même retiré un mauvais sujet des mains des gendarmes, on auroit
cité leurs noms avec honneur ou même proposé peut-être une sou-
scription en leur faveur j mais sauver la vie d'un prêtre ne mène ni
à la fortune ni à la gloire : on ne fait rien pour les trois braves. La
société catholique des bons livres leur a cependant écrit une lettre
de félicitatiôn , en leur offrant une souscription gratuite aux ouvrages
Su'elle publie. Je ne serois pas étonné que cette marque d'cslime et
'intérêt déplût à des esprits faux ou k des cœurs froids»
— Nous avons parlé, il y a quelque temps, d'une adresse fort vio-
lente de quelques habitans de Tournai contre les Frères des écoles
chrétiennes, contre les Jésuites, etc. , et nqus avions élevé quelques
doutes sur les signatures de cette pétition; un journal de Belgique
vient de confirmer notre assertion. Il nou^s apprend que c'est en par-
courant les estaminets, et après avoir essuyé grand nombre de refa«,
3u'on est parvenu à réunir quelques noms ignorés , et que la famida
e plusieurs de ces pères de famiUe si respectables se trQuvcroit diSà-»
cilement sur les registres de Tétat civil. Une autre pétition , dans un
sens tout différent, a été signée par les quatre cinquièmes de la popu-
lation. Huit membres de la régence contre deux avoient aussi mani-
festé leuK^rcgret de voir supprimées les écoles chrétiennes. On a à«-
torde à la ville d'autres avantages demandés depuis long-temps ; mais
on ne lui a pas rendu des écoles pour sq$ enfans, au moins telles
que les quatre cinquièmes les demandent.
— Le consistoire protestant de Darmstadt vient de défendre à' ses
ministres de prendre des chasses à ferme, dans Tintcntion de les ex-
ploiter personnellement, parce que plusieurs d'entr'eux se livroient
« la chasse aveè une telle passion qu ils en négligcoient leurs devoirs.
— Le corps de feue rimpératrice Elisabeth vient d'éfre transféré
2i Pétersbourg. t^ette triste cérémonie , faite avec toute la pompe
Sossible, a rappelé celle qui avoit eu lieu il y a quelque temps, lors
e la translation du corps de feu l'empereur Alexandre^
— Le Times, journal anglais, prétend que Tarrangement rela-
tif au Portugal est l'ouvrage de sir Charles Stuart , et que ni le con-
seil de don Pedro, ni le peuple. portugais, n'approuvent ces mesures.
(5.9)
-»• La régence de Portugikl a, publié l'aiDnistie , la cession de la cot^-.
tonne, la convocation de^ cortès^ c^c. ; mais la constitution n'ctoit.
pas encore arrivée 2i LisbonnCr
— Les nouvelles de Constautinople continuerit d'annoncer que Isr
TÎIle est fort tranquille, que les garnisons des châteaux sur le Bos*
phore sont disposées h .coopérer au mainllen du bon ordre, n^aîs
aans vouloir subir de changement. Le saltan leur a envoyé 3oo bourseft
pour être partagées. Les baltcliers, pour la plupart janissaires , ont.
éprouvé une refomie. D*un autre côté, on presse les enrôlemcns
pour les troupes régulières; des ofliciers de Tarmée de TEgypte les
exercent; mais on n*a encore reçu aucune nouvelle dek autres villes
et provincesde Tempire^ sur la sensation que cet. événement a du j
produire.
— Les journaux sont remplis de pièces relatives h. la Colombie.
On y trouve d*abord une délibération de la municipalité de Cara-
cas , dans laquelle, comme nous avons dcià dit, on donne Tauto-
rite suprême au générai Pacz; mais pour aussi long-teii(ips que les
circonstances Texigeront. En attendant, on priera Bolivar de se ren-
dre dans cette république pour Torganiscr. Le général, dans une pro*.
clamalion aux habitans de Venezuela, leur communique cette cféli-
bcration. Dans une longue lettre h Bolivar, le mémç gênerai s^élèvo'
contre le général Santander,/qu*it accuse de perfidie et de dcsno-
tîsrae. 11 fait part à Bolivar de la conduite qu*il a tenue depuis qu on
lui a communiqué la suspension , et il Tengage beaucoup à se rendra
médiateur et réformateur des lois de ce nouvel Etat.
Bibliothèque sacrée grecque^latine , par.M. ^odier (i).
Cet ouvrage , qui comprend le tableau chronologique ,
Slographique et biJ^Hographiquc des auteurs inspirés et dcsk
auteure ecclésiastiques, depuis Moïse jusqu'à saint Thomas
d'Aquin , a été rédigd d'aj)rès Maur Boni et Barth. Gamba >
qui publièrent à Venise, eii 1795, une Bibliothèque portative
des auteurs classiques j sacrés et profanes ^ gi'ecs et latins.
Eux-mêmes n'avoieot fait qu'augmenter le travail de l'an-
glais Harwood, à qui on doit un Examen {F'iew) des di-
i^erses éditions des classiqueê grecs et romains j 1775, iu-8",
dont MaiFée Pinelli donna une édition italienne à Venise/
en 1780. M. Nodier, en conservant le plan de Boni et de
Gamba, y a ajouté de nouveaux renseignemens sur là partie
biographique et sur la bibliographie et la critique.
Le volume de M. Nodier est divisé en deux parties 'prin-'
(1)1 Vbl. in-8o. A Paris, diez Thoinier-Desplaees , rue de Seine f
•t au bureaiû de ce journal.
( 5ao )
tlpelcs, dont la première, sous le nûm d*haefographie in-
spirée , tenrerme tous lés'autcnrs sacres de 1 ancien et du
nouveau Testament. Â la suite de la première partie se trou-
vent indiquées les éditions de la Bible, les Polyglottes , le»
Bibles grecque et latine, les nouveaux Testa mens grecs et la-
tins. Plusieurs de ces éditions t^ont accompagnées de notes
assez: curieuses. La seconde partie est une 'hagiographie ec-
clésiastique ou suite d*ccrivains ecclésiastiques depuis le
tçmps des apôtres jusqu'au treizième siècle. I«c premier des.
écrivains mentionnés est saint Barnabe , et les dernier» saint
Thomas d'Aquin et l'auteur de X Imitation, M. Nodier se
range à l'avis qui attribue ce dernier ouvrage à Geison. A
la suite de cette seconde partie sont ranges y sous difierens
titres, les historiens ecclésiastiques: grecs, les collections des
concileS', les ouvrages de droit canonique et de liturgie /les
biographres ecciésiàsliques, les collections des saints Pères et
autres écrivains ecclésiastiques grecs et latins, et les ouvrages
des ])oètes sacrés. .
Cette BihUothèque sacrée renferme done beaucoup de noms
d'auteurs et beaucoup de titres d'ouvrages. L'auteur s'est
aidé des recherches des bibliographies les plus estimées. Il
est bon de prévenir qu'il juge plus les écrivains en littéra-
teur et en critique qu'en théologien ; il y a quelquefois dans
ses réflexions un ton profane qui ne seroit pas avoué par les
écrivains ecclésiastiques : ainii, au sujet du livre dcTobiçil
s'exprime ainsi : On a pensée et nous ne savons pas si celte
cpinion est formellement repoussée par fJSglise^ que t histoire
de 7obie n'étoU qu* une fiction pieuse Quoique Tauteur
n'énonce cette opinion qu'avec.quclque timidité, nous crai-
gnons qu'elle ne paroisse un peu hardie et plus conforme à
la nouvelle exégèse des Allemands qu'aux anciennes et con-
stantes traditions de l'Eglise. .
IJd. Nodier croit son ouvrage utile £^ux séminaires e^ aux
ecclésiastiques qui désirent acquérir quelque ipstruction,et
on est forcé de rcconnoitre, en effet, qu'il y a réuni beau-
coup de documens très-variés. C'est; ^n ouvrage de biblio^
thèque, qui renferme autant d'ér^ditiop qu'il éloit possible
d'^a jéunir dans uq si court espace. Le livre est dédié au
Roi, et le gouvernement a souscrit pour un certain ndmbre'
d'exemplaires. On assure que M. l'évéque d'Hcrnippolis a té-
moigne sa satisfaction à l'auteur daiis une lettre trSpiattease.'
jtjauu-atame. lontinsance ues tonos pour la construc-
tion et HpqratioD des églises et presbytères. Eriger la cure
<ie Vawy en cure de première classe.
' Mayenne. Ëmpêcner la réimpression des mauvais livres
pard^s mesures promptes el efficaces; prendre <ÇgaJement des
jneeurcs contre (es cafés, cabarets et DtUards. On demande
3ue le traitement des desservans soit porté à i oon fr- . el celui
es vicaires à 5oo fr. ; on souhaiteroit de phis une dotation .
pour le clergé. Il faiidroit autoriser l'établissement des com-
munautés religieuses des deux sexes, et en particulier de
l'institut des Trapïstes du département. Le coriscil remercie
le gouvernement des dons qu il a faits à ces teligteux. Il de-
mande plusieurs nouvelles succursales , représente la néces-
aité d'encourager les écoles de Frères , expose que les églises
et presbytères sont dans utrétat de dégradation complète, et
sollicite des fonds pour les réparer. Il désire que l'éducation
Eublique soit confiéu à des corporations religieuses, et que
• contrat civil du mariage soit précédé de là cérémonie re-
ligieuse, et renouvelle le vœu que le collège de Château-
Gontier soit érigé en école- ecclésiastique. ' '
Meuse. Exprime le vœU que le traitement des desservans
soit'porté i. looofr. Attendu les sacrifices que s'impose la
ville de Verdun ^ secondée par M. l'évêque el par des hom-
mes ^ieux, pour l'éta'blisâemcnt d'une école de Frères,' le
conseil vote 5 > aS fr. pour la première commune qui obtieu-
droit une de ces écoles.
Moeeli». Améliorer le sort des curés et desservans, et leur
accorder des pensions de relroite, axées à loon fr. pour les
cnr&, et i 800 fr. pour les desservans. Le conseil se joint à
M. l'évoque pour damander quarante-huit nouvelles suc-
cursales.
Niènre. Se plaint de la circulaire ministérielle du 18 juin
I Safi : c'est la même sur laquelle nous avons inséré une lé-
elamation dans notre n° ii3o. Le conseil-^néral demande
Tome XL VIII. L'Ami dà la Religion et du Roi. X
t]u*uDtt foiie, qui te tieot le Tendredi-sainti soit remise au
luufli suivant, et que l'administration intérieure de la mai-
ion de refuge &oit confiée à la congr^atiQu de femmes qui
soignent les aliénés. Il secoit à désirer que la circulation des
livres contraires à la religion et aux mœurs pût être répri-
mée, soit par une nouvelle loi, soit par une appUcation^plus
sévère de celles qui-* existent, sans porter préjudice au prin-
cipe de la liberté de la presse. Plaintes du conseil sur l'éUt
de ruine et de dégradation des églises , et demande d*une
somme annuelle pour cet objet. On demande aussi que les
bourses gratuites du grand séminaire soient portées à trente,^
Le conseil est d*avis que le département cède à M, lévêque
de Nevers Tancien couvent dcsUrsuUnes de Moulins en Gil-
bert, pour y établir un second petit séminaire; il sollicite
pour la môme destination la remise dé l'ancien couvcDtdes
XJrsulines ae Nevers , occupé par des employés de la marine.
11 émet le vc^u qu'une loi place sous la sauvegarde de la
religion Tunion des époux , en faisant concorder avec elle la
loi civile, dont le conseil fait remarquer Tinsufi^sance pour
le rétablissement des bonnes mœurs.
Nord. Les religieux de la Charité ayant proposé de donner
leurs soins aux aliénés de Thospice d'Armentieres, le conseil
yerroit avec plaisir que leur otfre fût accueillie.' Il émet le
vœu' de v6ir adopter des dispositions plus sévères contre les
abus de la presse, pour ce qui touche la religioa et la ino-
rale. Autre vœu pour qu'il soit accor.dé un traitement à'l*au«
mônier de la maison centrale de détention deLoos, et qvroB
lui adjoigne même un autre ccclésias.iique. Il seroLt néces-
saire d'augmenter le traitement des desservans et des vicai>
res; les fonds pour la réparation et construction des églises
et presbytères devroient être augmentés de moitié. Le con-
seil réclame du gouvernemeAt des secours pour consti:uire
une église et un presbytère à La Motte-au-Bois, et demande
que Tégiise de Loos, convertie en maison de détention, soit
rendue au culte. Il faudrait confier Téduçation publique à
des corps religieue^ enscignans.
OUe. Demande que le traitement des desservans soit porté
À looofr. Le conseil avoit émis un vœu pour l'euiplacement
•du séipinaire et de la préfecture ; de nouvelles dispositions
ont été prises depuis, et le séminaire sera établi, cette an-
née, dans les bâtimens de l'ancien collège. ■_
(.5a3 )
Omfe. Représentations sut l'irfcbàvëhîènt de ïa' mullipii-
citë des cafés et billards, surtout dans les campagnes. Il dé-
croît y avoir un chapelain dans chaiqué prison. Il faudfoit
confier l'instruction publique à des corporations voucfcs à
l'enseignement y et exiger, dans Tintérét de la inoralc/quc
le contrat civil du mariage sôit toujours sanctifié par là cë-
rémonie religieuse/
*^ * . . »
Puy-de-Dôme. Demande que les fonds généraux pour la
réparation acs églises soient augmentés.
. Basses-Pyrénées, Augmenter le traitement des dcsser-
vanS) et les rendre indépendans de leurs paroissiens; confier
r instruction publique' à. des congrégations religieuses ; pren-
dre des mesures pour assurer, l'exactitude de la tenue dès
registres de Tétat civil dans les campagnes.
Hautes-Pyrénées. Porter à looo fr. le traitement des 'des-
servant et'sapprimer le casuel. Le consei^ représente les ob-
servations qu*il a faites l'année dernière sur la mesure prise
par M. Tévêque de Tarbes, d'interdire près de dcn* cents
églises, parce- qu*elles n'étoient* pas succursales. Il désire
<{u'on établisse des écoles de Frères dans les principales com<
munés , que le gouvernement double la somme de 4ooo fr.
accordée pour la réparation des églises et presbytères , et que
la manutention des vivres soit portée à l'ancien couvent des
Ui'sulines, pour rendre à M* Tévêque un établissement dont
l'intérêt de la religion exige la plus prompte' restitution.
Confier Téducat ion et l'enseignement à dejf corps; '
Pyrénées-Orientales. Nécessité de prendre des mesures ef-
ficaces et sévères pour empêcher la distribution de toute es-
pèce d'ouvrages impies, obscènes et anarchiques, quelle que
soit l'ancienneté de leur première publication. Le conseil
émet le vœu quelles circonscriptions ecclésiastiques et civiles
soient en harmonie. Il insiste pour que la ville d'Elne, an-
cien siège épiscopal ^ soit cure de seconde classe. Insuffisance
des fonds pour les églises et presbytères. Instances pour que
la construction du grand' séminaire et de Tévêché soit ap-
prouvée sans délai. Regrets qu'on ait refusé lcs;5>ooou*.
Votés par le conseil pour établir le séminaire. Le conseil ap-
prouve la cession faite par la ville de Perpignan de l'ancien
cimetière Saint-Jean , pour y mettre le séminaire. Il repré-^
«ente la nécessité d'une loi plus sévère sur Tusùrey et de-
( 5,^4 )
joiande qu« Pon confie l'instruction pu^Iigue k\ des corps
enseignant. \ '.'.-'.. .
Rhône, Forme le vœu que Ips mesures les plu^.promptes
et les plus efficaces soient prises pour rcprlmex.les abus. de
la presse^ et qu'une disposilion législative cansa.c^e TinteP-
^ vcu'tiûn de la religion pour la validité des .mariages; ne voit
pas d'inconvénient à établir le séminaire dans le local acquis
^du sieur Carmagnac,. à Lyon.
'^ 'MmHe^Saône, Comprendre le département dânâ la distri-
bution des fonds généraux pour la réf^aratidn dè^ égliseâ.
Est d'a/vis de maintenir la législation sur lels regiUVes de
-l'^at civil.
, . Saône-^i'Zoire, Vœu que les hospices d- aliénés soietit con-
rfiés aux Erères de Saint- Jean-dc'-Dieu , et que cette' con-
grégation soit reconnue; que letrakement des cutés soit
porté à l5oQ fr., et celui. des de^eryaus à looo fr.^ pour
.éviter dès supplémens oaci-euiç. aux communeSf, l*e conseil
appuie de tous ses moyens cl par les plus fqrtes oçiusidéca-
. tions la. dem&ode de M. révêque, pour rétablissemenld'an
plus grand nombre de succursales. 11 solUcite^ des secours
plus abondons pour répa,rer le^ çglises e^ presbytères V . et
: supplie le. gouvernement d'accorder â868,.fr.; i^clamés par
.|d. l'évoque poui; sa çathédralet Même vœu pour râlloca-
tion d,e.ji65o ii*., pour réparajtions àrévôcbé.,Vo^ iVératif
pour que Téducfition publique soit conflço à dcs.<x)i'porar
' tionâ .religievises , . que le nombrç^ des bou]:;ses , dû ^ém^i^ai^re
soit porté à 4^ t*f^ ^V^^. ^'^^ accorde les sommes 4<9ii^aQdées
par M. l'évêque pour le séminaire. On demande encore que
lé mariage religieux précède le mariage ci vil,^ la mpraîe .ne
petit Être rétablie que par cette mesure, . ». . .
SartliBK Reproduit le Vœu émis en rSai, d'accordei* idoo fr.
Seine, Vœu pour l'amélioration des' prisons, aj)puie^la
demande fie l'arrondissement de Sceaux pour obtenir àes
curés dans cipq paroisses; désire que l^çglise de 'iSaiDt-
.]>eâîs serve à la ville; se pfaint que depuis la suppression
des 'comités cantonnauz les écoles primaires sont abahdon-
liées. • ' • '". , /'* \^ ■'•;'•■' . . ''/' "" '
Seine^If^rieure. Démiiide q i*'irsbit créé dans le départe-
1
(;5ri5.)
nMDt 60 siiccùtutes oouVeUes, qu*oii iui -attribue davan^
tagè dans les fends gënëraux pour le culte; que Toi) hue
rép^Ter la* eliapeile de la Sainte-Vierge* dans la cathédrale
de Rouen ; et ^uii soit établi «ne ëcole normale d'institu-
teurs primaires dirigée par les Frères dans la maison de
Saint-Lo.
Seine-'et^Mantê. Supprimer le casuel.et le remplacer par
un traitement fixe.
Seine -et' Oise. IMsire voir augmenter les traitemens «t
améliorer le sort dès dcsservans. Voni itératif pour des 8e«
cours aux dames de la maison du refuge^ à Versailles. De»
mande de secouta pour la réparation des églises , enti^'autret
pour celles de Lucy, Yalcntçu^ Ormessob, Noiseauet La«
queue. Appuie la demande' de M. Pévéque pour obtenir U
partie de son mobilier qui auroit dû être livrée en «8^4»'
DeuX'Sèprea, Reproduit ses voeux' pour l'augmentation
des traitemens des ciurés et drsservans ; sollicite une plut
forte somme dans les fonds généraux pour le culte; demande
qu'on restitue à Téelise gallicatie son gouvernement spiri*-
tuel en rétablissant les assemblées générales du clergé. Gxi-
fier l'instruclion publique à des congrégations religieuses ;
favoriser l'établissement des écoles particulières et les placer
sous la surveillance des autorités civiles et ecclésiastiques;
protéger et multiplier les écoles chrétiennes ^ et rendixs l'ia*^
struction primaire gratuite pour les pauvres. Que. le mariage
qui n^àura.pas été consacré par la cérémonie 'religtouae soit
regardé comme illégitime. ».
Somme. Renouvelle le vœu que le traitement des suceur*
salistcs soit porté à 1000 fr. 1- . >
T'ami Demande que l'on «multiplie les écoles dé Frères ,
que l'on augmente les secours pour la réparation des près*
bvtères, que Ton encourage les associations religieuses pour,
l'éducatiod dos jeunes filleSi, et que l'enseignement soit cou-:
fié h. des corporations religieuses soUs la direction de TUni-
Wsité.
Tarn-et' Garonne. Nécessité de prendre des mesures sévèr-
res contre le colportage des livres impics, obscèiies et sédii-
tieux. Porjtcr le traitement des curés à 1200 fr.> celui des*
desservant à 1000, et celui des vicaires à Soo^fr. Assurer'dcs
secours aux prctres infirmes; ériger quatre nouvelks suc-
cursales et augmenter les secours pour la ^réparation des
(5a6)
ëgliset et presbytères; on demande en particulier des
cours pour l'église de Saint-Pierre de Moissac II seroit à
délirer, ^ans Tintérêt de la morale > que l'instruction publi-
que fût confiée à des corporations religieuses , et que l'on
nt précéder le contrat civil du mariage par la cérémonie
religieuse. /
Far, Recommande spécialement au gouvernement l'é-
glisç de La Garde, celle acquise par la ville d'Hyères, et la
demande des religieuses de la Visitation de Grasse, pour
la construction de leur église. Rappelant les voies qu'il a-
consïamment e'nus depuis 1818 , le conseil implore- avec in^
siance le gouvernement pour le rétablissement d'un coyps ec-
clésiastique auquel If éducation pubUqne serort exclusi%>ement
confiée^ et pour la suppression de toute rétribution sur Té-r
ducation publique. Qu'il ne soit procédé qu'après la céré-
monie religieuse à la rédaction des actes de naissance et de
mariage par l'officier civil, sauf à n'exiger des diverses
croyances que raccomplissemcnt des formalités religieuses ^
que ces croyances prescrivent.
Faucluse, Faire c^er le scandale qui résulte de l'infrac-
tion des lois sur l'observance des 'fêtes et dimanches. Que
des mesures soient concertées entre l'église et le gouverne-
ment pour les fêtes supprimées. Pour arrêter la propagation
des inauvaia livres, faire une application plus sevèlre des lois
existantes si elles suffisent , ou provoquer de nouvelles dis-
positions qui , «ans atteindre ^par des mesures préventives la
liberté de la presse consacrée par nos institutions, donnent
les moyens d'arrêter le désoixlre en le réprimant fortement,
îïécessité d'accroître le traitement des desservâns en pempla-
ccment -du casuel ^ le clergé mérite l'intérêt du gouverne-
ment, IL devient chaquejpur moins nombreux, ce qui prive
rlusiçurs communcs^de pasteurs. Vœux itératifs pour que
instruction publique soit confiée à des corporations reli-
gieuses; c^est le désir de toute la France et le seul moyen de
^mener l'éducation à une bonne direction. Il importe de ré- '
tablir une liaison intime et nécessaire entre l'acte civil du
mariage et l'acte religieux, et pour^ccjla il est à désirer que
la oélébiation religieuse précède le contrat civil; l'état des
oi»fans:s<HH)U. ainsi garanti par la religion comme par la Ibi. -
J^eadée. £mçt te vœu qu'un certain nombre d'archevê-
chés ot d^évêchés soient érigés en pairie, afin que la religion,'
'^O
( 5^7 )
soit représentée aux -débats parlementaires. Il leroit néces-
saire que dans toutes les communes où se répandent les coU
porteurs , la j^olice prît des mesures sévères pour eropêcher
la vente des livres et des gravures obscènes. On sait tous les
maux qu'ont faits les sociétés secrètes^ la France surtout ds;
mande leur destruction pour son bonheur et sa tranquillité.
Le conseil réitère le vœu qu'une dotation inaliénable éQ
rentes sur l'Elat soit affectée au clergé et à tous les besoins
de réglisCy et que le traitement des curés et desservans soit
augmenté^ de manière qu'ils vivent honorablement sanç
quêter et sans l'exigence du casuel ; qu'il soit donné nés
encouragemens aux religieuses deChavagnes; qu'on accorde
au département vingt nouvelles succursales sur les quaitrp
cents qui sont pour tout le royaume; que l'église de l*IIe7
Dieu, changée en caserne, soit rendue à sa destination;
que le clocher de l'église de |iUçon soit réparé : celui de
Fontenay est un monument d'art et a aussi besoin de se-
cours. Tant que l'instruction publique ne /sera pas confiée à
des corps religieux^ là France sera sans garantie contre les
entreprises de la philosophie qui travaille sans cesse à étouf-
fer dans le cœur de Vltomme les ientimens de respect et d'à"
mourpour Dieu et le Roi, Le ministre , dans la répartition
de 270,000 fr. pour la création de 676 bourses dans les sé-
minaires, est prié de prendre en considération la pénurie
du diocèse de Luçon pour le personnel. Le conseil renou-
velle la demande d'une loi qui modifie les formalités ou em-
pêchemens prescrits par le code pour les mariages, et les
mette en harmonie avec les lois religieuses. W
Vienne. Nécessité de porter le traitement des curés et des» ;
servans à i5oo fr. et 1 000 fr. au moins; insuffisance àe%
fonds pour réparer les églises et presbytères.
Haute- Vienne. Le préfet est invité à prenc(» e quatre souH
scriptions à la société cfcs bons livres pour les distribuer, con-
formément à sa proposition. L^ conseil désireroit que le soin
des malades dans la maisoa centrale de Limogeç fût confié à ',
des religieuses établies dans la maison. Il représente la dé-
gradation des églises et presbytères, et demande qu'on aug-
mente les fonds pour cet objet, et qu'on accorde les sommes
nécessaires pour achever la cathédrale de Limoges^
Yonne. On verroit avec reconnoissance qu'il fût midu
des loi» plus sévères contre l*impT(fssion cl la distribution
^
t
%
( 528 )
f
des livres qui. blessent la religion et la morale. Il faudrait
âevpr le traitement des desservans à looo fr. au moins; tou»
les vœux se réunissent pour faire cesser leur dépendance.
L*uniforniité nécessaire pour l'instruction publique ne se
rencontrera jamais que che^ des congrégations religieuse»
qui se consacrent à l'enseignement; cependant le conseil
réclame contre l'ordonnancé de i8a4 sur Tinstrucdon pri-
maire.
Nous aurions pu étendre encore cet extrait déjà si long,
et faire mention de plusieurs autres votes ou demandes qui
ont plus ou moins de rapport avec les intérêts moraux de
la société. Ainsi , presque tous les départemens se plaignent
de la progression croissante de la dépense des enrans trou-
vés ; presque partout les fonds affectés précédemment à cet
objet sont insuffisans. Plusieurs conseils-généraux deman**
dent que la majorité soit reportée à 25 ans, et qu'on donne
plus d'extension à l'autorité paternelle. Plusieurs deman-
dent que l'on supprime l'indemnité allouée aux voyageurs
indigens, conin^e favorisant Toisivét^ et le vagabondage;
cette indemnité, de i5 centimes par'liéiie, accordée à des
individus isoles et à des familles entières^ est à la fois, di-
}îent-ils, inquiétante et dispendieuse.
Tels sont donc les vœux des conseils-généraux^ tels sont
les besoins des départemens; voilà le résultat des délibéra-
tions d'hommes graves, sages, à portée par leur position de
connoîlre les intérêts des différentes localités. Vous cher-
chez l'opinion publique; vous lai trouverez bien mieux là
que dans quelques coteries de la capitale, et dans les décla-
qriations assourdissantes 4'une demi-douzaine de journaux,
te bruit que font ceux-ci pourroit-il étouffer'la voix una-
nime des provinces? Des plaisanteries ou des injures de quel-
qiies écrivains feront-elles oublier des réclamations calmes,
mais pressantes et réitérées, qui arrivent de toutes les parties
du royaume? I/autorité est doue avertie; elle sait ce qu^jn
lui demande et oii elle trouvera un appui. Puisse-t-elle sen-
tir qu'il est temps d'arrêter un torrent qui bientôt finira par
nous entrahier tous! Quand on rapproche des vœux des
conseils-généraux ceux de tant d'hommes sages, ceux qu'ont
manifestés plus d'une fois des évêques , des pairs, des dépu-
tés, tout ce qu'il y a d'amis de l'ordre et de la stabilité, on
voit où est cette opinion publique qui mérite d'être écoutée,
I
»
i \ > ... »•/- j>- -*■
(-529)
et où est le fantôme qui prend ce nom ^ et qui prétend en
imposer par son langage nrujant et passionne. .
^OUVELLES ECCLÉSIASTIQUES.
Paris. La plupart des feuilles quotidiennes n'ont pas cru
devoir parler delà fin si chrétienne et si édifiante de M. Bel*
iart ; elles se sont bien gardées de citer le discours si touchant
qu'il prononça en recevant les sacremens. Deux ou trois de
ces feuilles^ bien connues par leurs principes , ont même
attaqué sa mémoire avec plus ou moins de perfidie. L^une|
j^rétend que, dans son délire, il voyoit des hommes fioin,
et s'écrioit avec des mouvemens d'horreur : lia sont là^ em^
péchez-les d'entrer; or, ces hommes noirs j vous vojczbien ce
que c'est. Le ConstUuiioîinel ajoute encore à ce conte du Pî-
lote : M, BeUart n'a pas parlé vaguement des homnies noirs ^
il a parlé des Jésuites; U a exprima à plusieurs reprises P hor-
reur que les Jésuites, lui inspiraient^ et quand il a manifesté
son ai^ersion dans les derniers Jours de sa maladie j contre
cette société J il n'était pas dans le délire. Cette anecdote n*est
pas plus vraie que l'autre. M. Bellart, nous pouvons l'assu--
rcr, n'a manifesté, ni dans sa maladie, ni dans son délire,
de l'aversion pour les Jésuites. Occupé alors de^ pensées gra-
ves et de soins pieux , il n'a point nourri dans sq'n'cfsur dé
seritim4::nsdé haine et d'aversion contre la société. Ces sen-
ti mens eussent été en contradiction avec la bonlé de son
caractère, atec la sagesse de son esprit, et surtout avec les
dispositions par lesquelles il se préparoit au dernier passage.
M. Bellart, dans une circonstance mémorable^ a exprime
son opinion sur les ordres religieux, il n'en parle qu'avec
estime et respect dans son courageux réquisitoire. O'étoit là,
s'il avoit«u de l'horreur pour les Jésuites, qu'il auroit pu
au m'oins hi laisser entrevoir. Rien n'annonce, au contraire,'
dans ce réquisitoire, qu'il exceptât les Jésuites de la -Généra*
tiôn qu'iltémoignoit pour les torps religieux ; mais on 'voit
par ce même réquisitoire combien il étoil effrayé dé la mar-
che et dés progrès d'un certain parti. Il a consigné dons cet
acte important, ses alarmes et ses terreurs, et voilà, n'en
doutons pas, ce qu^on tte hû patd6hn«ra point Voilà U
(
I
( 55o )
cause du silence affecte que quelques Journaux ont gardé
sur M. Bellart'y et des injures que d'autres n'ont pas craint
d'adresser à sa mëmoire.
— On a distribué depuis quelque, temps des extraits de
la Gazette universelle de JLyon^ extraits principalement desr
tinës à combattre les doctrines du parti libéral et à réprimer
son audace et ses progrès. Il est peu de journaux aussi esti-
mables et rédigés dans des principes aussi sains et aussi sûrs.
Cette Gazette ne sert aucune coterie ; elle n'est ni aux ordres
du ministère, ni vouée à une opposition hostile. Les rédac-
teiifs sont des hommes indépendans par leurs principes et
par leur position ; ils n'ont en vue que le bien de la religion
et dé la société. On les a accusés tantôt d'être les échos de la
police y parce qu'ils parloient avec respect de l'autorité;
tantôt d-étre les émissaires des Jésuites, parce qu'ils mon-
troient quelque estime de ce corps si utile. Ils déclarent,
dans leur dernier numéro, qu'ils n'obéissent à aucune in-
fluence, et que, ni le gouvernement, ni les Jésuites, né di-
rigent leur rédaction* Cette rédaction annonce en effet dans
eux une entière indépendance, dans la bonne acception da
mot. Plusieurs de leurs articles prouvent assez qu'ils ne sont
pas aux ordres de la police. Quant aux Jésuites, ils n'ont
point de maisons à Lyoïi , quoique le ConstUutioJinel fasse
de cette ville un de leurs quartiers-généraux; il n'y a même
à Lyon aucun Jésuite. Nous engageons les hommes estima-
bles qui dirigent la Gazette unii^erseUè à continuer leur en-
treprise sans s«effrayer des clameurs de Tesprit de parti. Leur
journal peut faire d'autant plus de bien , qu'il unit à la fer-
meté des principes l'intérêt et la variété aes matières » et le
mérite d'un style assorti aux différens sujets.
■— • M. l'évêque du Mans commence à se remettre de la
terrible attaque qu'il a essuyée, et se livre, autant que ses
forces le permettent, au soin de l'administration. I^ prélat,
avant son accident, a voit obtenu du Pape une dispense pour
faire l'ordination extra tempora; cette ordination ^toit fixée
au 16. juillet. L'événement du 17 juin alloit mettre empê-
chement à la cérémonie, quand M. l'éyéque de Bayeux,
qui a été <ko ans grand-vicaire, au Mans, vint précisément à
cette époqye visiter les amis qu'il y a laissés. Ce prélat a bien
yoalu. faire l'ordination qui a été. de 19^ ordinans, tous du
diocèse. Il y a eu 69 tonsurés ^ 56 minorés, 10 sous-diacres,
( 33, )
36 diàcries et 55 prêtres. La cérëmooie a été longue et p^nî^
ble; cependant M. l'ëféque de Bayoux eo a bien supporté
la fatigue, malgré son âge de 8o ans. Le soir, M. Tévêque
du Mans voulut visiter les élèves de son séminaire avant
leur départ pour les vacances. Il se fit conduire au sémi-
Daire et parla aux élèves de la manière la plus touchante.
Le prélat distribua ensuite les prix de philosophie et de
théologie, donna la mission aux nouveaux prêtres, et re-^
mcrcia les jeunes gens des prières qu'ib avoient faites pour
lui pendant sa maladie.
— Les déclamations continuelles contre le clergé ont né-
cessairement pour résultat d'échauffer les esprits. M. de M.
et les journaux qui le vantent voient partout des Jésuites et
des conspirations de prêtres ; naturellement les lecteurs de
ces journaux rêvent aussi des abus, des désordres, des com-
plots de la part du clergé. De bons curés vont dîner chez un
de leurs confrères, c'est une réunion inquiétante; le bruit
s'en répand, les têtes se montent, il faut empêcher ce ras-
semblement, peut-être spnt-ce ^es Jésuites; qu'on les mène
en prison. Cette histoire ne paroif que ridicule; eh bient
ce n'est point une exagération , un fait tout semblable vient
de se passer à Ch., près Orléans. Un curé , que nous avons
riiQnneUr de cpnnoître, avoit invité quelques confrères à
une petite réunion chez lui. Ces curés dévoient se trouver
ensemble à Ch. , et de là se rendre chez leur ami. Le bruit
s'en répand; ce sont des Jésuites qui vont conspirer; ordre
à la gendarmerie de la part du maire d'arrêter tous les prê-
tres qui passeroient sans passeport. M. le curé de Pataj, qui
arrive le premier, est arrêté et conduit en prison , malgré les,
instances de l'adjoint et de plusieurs habitais sages. Le curé
de Ch. va le réclamer, et par condescendance on Veut bien
permettre au prisonnier de se rendre au presbytère, escorté
par la gendarmerie. Un autre curé, celui de Sandillon, ar-
rive peu aprèis; il étoit connu dans le lieu , et il avoit même
élé curé dans les environs; on l'arrête aussi , mais il se trouve'
qu'il avoit marié lui-même le gendarme chargé de le con-
duire ; on veut donc bien lui faire grâce de la prison et on
le mène aussi au presbytère avec une escorte. Les curés
sont restés enfermés au presbytère , et l'autorité qui veilloit
sur eux les a fait avertir de partir la nuit, car on tfe pou-*^
voit savoir ce qui arriveroit, dans la juste appréhension des
( 53a )
dangen dont cette réuqion menacG^t la tranqnillitë pufali*-
que. jLe maire a été mande à Orléans , et on s'est borne à lut
demander £a démission. La vigilance de ce zélé magistrat sera
sans doute louée dans quelques journaux; il sera curieux de
voir quelle couleur ils. donneront à cette facétie libérale.
Mettre la gendarmerie à la suite de quelques curés , les traîner
en prison , cela ressemble beaucoup à ce qui se faisoit il y a
trente ans , et trop d'indices nous attestent en effet que beau-
coup de gensont néritédela bienveillance qu'on témoignoit
alors au clergé. Tant de pamphlets remplis de fiel et d'ai-
greur coptre les prêtres^ tant de plaintes^ d'accusations et
^ de dénonciations contre eux , les plaisanteries des petits jour-
naux, les injures et les calomnies des grands, les violences
contre les missionnaires, tout indique un esprit de haine
dont il faut priei* le ciel de détourner les effets.
— Un vote du conseil municipal de Lyon mérite d être
■remarqué; ce conseil a apprèuve récemment Tacquisition
de deux maisons attenantes à l'église deSaint-Bonaventure,
çt qur doivent être affectées au presbytère de la paroisse.
Rien ne nous paroit plus sage que cette mesure. Il est bien
& désirer que tous les ecclésiastiques attachés au service des
paroisses soient logés dans des édifices cbntigus à lcui:s égli-
ses et exclusivement affectés à leur usage. A Lyon et surtout
à Caris, les ecclésiastiques attachés au ministère ont quel-
Îpefois de la peine à se loger convenablement; ils sont trop
oin de leurs églises, ils sont exposés à ce qu'on leur donne
sulSitement congé. Dans certains quartiers même, c$ n'est
pî^ pour eux un médiocre embarras que de trouver des
maisons oii ils n'aient point à craindre de^fâcheux voisi-
nages. iN^ous formons le vœu que la mesure prise à Lyon
soit adoptée dans la capitale, où elle seroit un véritable
service rendu au clergé, et où elle tourneroit à l'avantage
et au^ succès du ministère ecclésiastique.
— L'infante régente du Portugal a r<^ndu , le iq juin der-
nier, un décret sur les congrégations régulières qui se vouent
à l'instruction de la jeunesse. La. princesse remarque que ces
congrégations peuvent rendre beaucoup de services à rensei-
gnement, tant par leur état même quiies rend plus .propres
a l'éducatibi» morale et religieuse , la pl]gis importante de
toutes, que par les secours que leur offrent la .tranquillité
du cloître^ la composition de leurs bibliothèques et l'isole-
( 533 )
ment des toins domestiques. La rëgente ordonne donc que
tei rëgùtiers continuent à remplir les chaires qu'ils occu-
poient depuis 1779. Ceux que leur institut engage à la mé-
ditation et à la retraite ou au soin des malades ne seront
point admis à renseignement. Les religieux habiteront tou-
jours leurs coqvens, et ne pourront occuper de chaires que
dans les lieux oii il existe des mai^ong.dc leur or^re. Us 4^
roni toujours soumis à leurs supé(iei»rs« lU recevront un
traitement) dont une partie sera abandonnée àià maison.
Ceux qui auront enseigné pendantyrngfkns auront di*6tt à
une pension de retraite. Ce décret de la régente du Portugal
ti*ajLira pas l'honneur d*ctre Icuédans certaines feuilles; mais
il nous, a paru renfermer des dispositions pleines de sagesse
et conformes aux intérêts des peuples. -
' f
NOUVELLES POLITIQUES. '
Pabu, Le Bol a daigné .(icconler, sur U proposition do due ûm
Doudeauville, la somme, de 099 ic^ à la commune de ÈasBy^i'E'titéa,
pcMir i^aidor à réparer lôn- église*. < •'.
— Le J^oniteur piih\ie deux ordonnance» royales; dont Tune di»-
{tense de la nécessi^^ de, Ta^probation royale les'détibéfalions qui
fcrqpt prises par les coo^ils-grixéraiiX du di'parUtnent , pour un«
pouvelie répartition de la. contribution fonoière, et prescrit de sou»
mettre à ces conseils lc4 documçns. recM^'illis par ladminiArtitioki
|)Our une meilleure répartition des oontributtooi; Tautre* porte que^
dans les villes yOÙ une partie*. delà. contribuMon peraonnelicet mobi^
Vuire est prélevée sur l'octroi, le dégrèvemeiil accordé $era.eic|usir
vement apnliqué à l'autre partie.
— '• L^Académie. française a reçu, le ig, MM. Briffaut et Gniraud^
rci remplacement de M. le marquis d*Aguesseau et de M^ Icidiic da
Montmorency. Les récipiendaires et M. Je marquis de Pastoret, qui
9 rempli les fonctions de diracteur, ont payé ;iu noble duc uD)«ista
tribut d'éloges. L'Académie a nommé, le ao de^ce mois, M. Auger
pour son secrétaire perpétuel. Ce choigt^sera proposé à Js sanction du
hoi. L'Académie a déterminé, dans la même féanccyle sujatdu prix
dc-pp<^ie pour l'anuée* procliaine, VftjffhmchiêHmuii des-Greds est
le sujet qui a réuni la majorité des «aflragea. • . !
— Lu saioi Henri a été célébrce à Rosny ikvec beaucoup dVclat.
M°>* la duckesse de Cerri a a«sis|i^ k Ja mcsoc mtlitaite, dont la mo-t
6i(]ue à été exécutée par les musieient dn 5* rcfgimeni de' la garder
l^r.fsi^e a été couronnée {et dotée par M4ii>AMv»t-qui A^igià «on
contrat de' mariage. Ms' le nonoe du Pape> a donnétia.hénAdidi'M^
aiML If Mne4 époux. MiDAifi a Ciit àtf pr^^seas d« Ja'jy^jtr ée |Rrèa
(554)
de 3ooo fr.aax deux ilèyes» fille et garçon ».<|<ii OBJt doftné le plat
de satifaction à ïeurs maîtres pendant Taunée. S. A. B. a re^ ton
les élèves de la jpensîon des demoiselles et du collège de Mantes, oui
ont ensuite ditte au château. Le reste de' la journée a été cotuacré à
des divertissement.
. — Le 18 de ce mois, M. Jacquinot-PaiBpeltine a été installé , avec
le cérémonial ordinaire , dans ses foactiqnt de procureur-général au-
f^rès de la cour royale. Le 19, la réception de M. Belleyme a ea
ieu en. qualité de procureur du Roi près le tribunal de première
instance. M. BelUyme; en réponse à M. Moreau , président de ce
tribvnal» a parlé de ses fondions et de ses devoirs, et a annoncé
le» principes qu*^l devoit suivre. C*e5t avec peine» a^t-il dit, qu'il a
entendu proférer contre le clergé de France les plus vives attaques}
il déplore qu'on ait insulté , maltraité même les prêtres : il croit que
le tclergé de France est digne, par ses lumières et'ses vertus, de h
vénérattoo publique. Il- fait ensuite observer qu*il dépend du tribu-
nal de conserver Texerciee de la liberté* de la presse , en répritnaDt
sévèrement la licence, et en poursuivant avec sévérité ces horomei
qu'une. basse cupidité porte à répandre la corruption, en distribuant
et vendant à bas pri.\ les écrits les plus dangereux.
— M. le comte de Montlosier vient, dit- on, de remettre sa dénon-
ciation a M. le premier président, h. M. le procureur^gcnéral delà
cour royale de Paris, dans la forme qui lui avoit été indiquée par ia
xonsuUatîon que MM. Dupin , Mérilbon , Bei^ille , Co&inières et De-
,Taui (du Chet*) lui ont adressée au mois d'irvrit dernier. Le Courier
français nous a dit dans le temps q«e cette, pièce n'avoit, selon \c%
eipres«ions de M. de Montlosier, «(Tert yur des ténèbres au lieu 'de la
lumière que M. le comte avoit demandée à ces jurisconsultes. St nous
en croyons le Constitutionnel, une sieconde consultation auroit eu
lieu , et n la discussion afuroit offert quelques i^uances sut rapplîcatioa
de ces^tns textes ^e loi; mais lea résolutions -des avocats auroient ctc
unanimes sur la déclaration (le i68s comme loi de TËtat, contre la
congrégation et contre le rétabHssement des Jésnite**. « £n quoi ces
hautes matières regardent-elles ces jurisconsultes ?
— M. le duc d'Orléans, accompagné de sa famille, continuatit sa
route pour la Savoie, a passé, le i5 de ce mois, à Nantua, où jl a
' été reçu avec tons les honneurs dus à son rang. LL. AA. RH. ont vi-
aité le moulinage de soie, etc. Le prince, charmé de Taccueil qu'il a
reçR dans cet endroit, a promis aux fonctionnaires qu'il se feroit un
plaisir de rendre compte au Roi des sentimens quâ montrent les ha-
oifans pour les princes de son auguste race.-
■ *— La chambre de commerce de Mai*seille vient d'annoncer que
|tf, deUîgny, commandant les forces navales du B01, a détruit neuf
armemens grecs. Il leur est défendu de naviguer isolément.
-« Le Rh^ae a éprouvé, le to, une crue subite, qui a prodoit
beaacoup de ravages dans les environs dn Beaucaire. Une grande
quantité de grains a été emportée.
. — Le gouvernement anglais vient de n>écifier les niarthan'dises
^*il sera f>èraiis aux bâtimens français d*iiifiporter dans les posses-
sions anglaises et d'en exporter. Ou dit qu'U est question de pr^lsiber
( 555 )
le« foieries, au moin» d*en élever Ie« droits d*entrée» et de limiter
l'importation des gants.
— Le roi des Pays-Bas a assigné une. somme de. 20,000 florins sur
le tré«or, pour la restauration de iVglise incendiiée dé St'f^aal , à'Rome.
— M. le comte de Celles est revenu de son yoyage à Roiûe, e't .1
eu une audience de trois heures du roi des Pays-cas. Qa assuré âu*il
n'y a pas encore d*espérance de concordat. Ni à" Rcme; fii en BcU
|ique, on ne croit a un arrangement prochain.
-^ La diète de la Suisse a voté la pruloogation des mesures ex-
trîTordioaircs relatives à la police de la presse et des étrangers. Quant
à la question de la liberté de la pi esse concernant lesf atuii«» ;inté-
ricures de la confédération , il y ^ eu un plus grand conûit ; plutieuri
cantons se sont élevés contro la censure, d^'autres ont demandé quo
chaque canton (ût maître chez soi de fixer sur cette matière ce que
bon lui scmbleroit. D*aulrcs se sont plaint de. la licence de la presse.
— Le roi de Bavière a défendu aux militaires le duel» tant^entre
eux qu'avec les employés de TËtat.
— On écrit de Madrid que le roi auroit nommé une commission
composée du Père Cirilo» de Ms^ Tévéque de Léon et du gémirai
comte del Venadito» tous trois conseillers d^£tat , pour présenter un
rappoit sur les conséquences que peuvent avoir pour rËspagn'o, les
derniers évcnemens du Portugal. -
— L'empereur de Rusfie a donné une ordonnance pour cnioindre
h tous les gouverneurs civils des provinces de presser la décision des
canses soumises aux tribunaux de leurs districts.
— Les journaux ont publié un Rapport de la commission d^cnquéU
établie à Pctcrsbourg, à la suite des évèncmcus du i| déccmi>re
1825. Ce rapport, extrêmement étendu, ûst daté du 00 mai. dernier
(i 1 juin) , et signé des neuf commissaires, dont le président est le
ministre de la guerre, Taiistchcff. Les commissaires remontent à Tan-
née 1816; alors des jeunes gens revenus des campagnes précédentes
conçurent Tidée Ue former, en Russie, des associations secrètes,
telles qu'ils en avoioat vues en Allemag[ne. Ils réalisèrent ce* projet
et donnèrent naissance à différentes sociétés dont te rapport indique
rorigine, les progrès et le but. Toutes tendoient à un ch.fngemt:nt
de gouvernement, et on alla môme )u^qu*à résoudre de dtassacrii^r
Tempercur. On faisoit des projets de constitution,' on établissoit un
directoire, on organisoit des ventes, L^union du sud, en Pologne,
paroit avoir été une des plus actives ; et devint ui^e véritable con>'pi-
ralion. On avoit plusieurs fois parié d'assassiner Alexandre; mafislsa
mort parut une occasion favorable, et sous prétexte de tléfendre les
droits de Constantin-, on résolut de renverser Nicolas. Le complot
échoua et les rebelles furent dispersés^. Le rapport entre dans detrè»-
longj détails sur les difTérens projets, sur les dépositions des témoins,
sur les réunions des conjurés, ^nr le degré de culpabilité de chacun
d*eu». Cp rapport prouve évidemmens une conspiration , la<{uellc
duroit depuis plusieurs années ets'étemloit dans un grand empire.^
— Les députés servions , retenus depuis quelques années commei
étages à Constantinople , viennent d'arriver à Belgrade , fi on en croit
Ici journaux aUemamU.
( 336 )
M. Dubourf , ëvéqae de la Louisiane, dont nous avons annoncé
Tarrivée en Frapce , et oui se rend en ce moment à Bordeaux dans
sa famille , nous a fait 1 honneur de nous adresser^ à son passage k
Angers^ 1^ lettre suivante :
Du séminaire d'Angers, le i8 juillet i8a6.
« Je 8ui« extrtoement sensible , Monsieur, h Tkonneur d*occupcr
vnc/ pUce dans le dernier numéro de votre précieux journal ; mais
vous me permettrez de vous prier de relever, dans le suivant , une
erreur dans laquelle vous naroisséz avoir été induit par ceux qui
vous ont' informé des motin de ma démission. Ma santé n^y est en-
trée pour rien : je donte même qu'une pareille raison , si j'eusse eu
la foiblessc de rallégiier, eût en assez de poids h Borne poi/r obte-
nir la fàtodion du souverain Pontife, 'h moins cependant que cctfe
circonstance ne m'eût rendu incapable de remplir les fonctions de
ma charge : car alors Tintérét de la religion , le seul motif qui puisse
autoriser un évéqne h se démettre , auroit impérieu<;ement exigé mon
remplacement dans un pays où le chef ccclésiasiiquc est obligé à
pàytr de sa personne comme le dernier des missionnaires.
» Il est vrai que la sévérité du .climat du Missouri, que^ j'ai ba-
btlé pendant- plusieurs années, avoit tellement détériore ma consti-
tution , qu'un plus long séjour dans ces quartiers n'eût pas tardé à
ine réduire à cet état d'absolue incapacité. Mais la température plus
douce de la Louisiane, où j*avbis depuis quelques années transféré
ma résidence, avoit rétabli mes forces et renouvelé en moi la vi*
gueur de la jeunesse. • ' '
» Ce sont donc des raisons d'un ordre supérieur qui m'ont déter*
miné dans la démarche que j'ai fahe auprès du saint Siège , auquel
elles ont paru si décisives , que le F4pe n'a pa^ balancé , dn moment
^u*«iks lui ont été soumises, à. dissoudre les liens sacrés qui m*at*
taohoient à cette importante mats bien pénible mission^ Mais en
«essant d'en ^tre le chef, je n'ai pas cessé de lui porter l'intérêt
le plus tendre; que dis-je? c'e&l cet intérêt même qui m'a forcé à
.»*-^ .jCA.,i-.- -._ J'_^ .. -i t. •• I • 1 _.^ 1
vices.
» J'ose vous demander à cet effet, Monsieur, la continuation dé
vos bons offices : une recommandation comme la vôtre ne peut man-
quer d'ajouter beaucoup de pouls à* î'appel que peut faire un indi'
vidu aussi obscur que moi à la bien veillante chanté des vrai «ï fidèles.
Agréez, Monsieur, Thoramage bien sincère de hia haute estime, et
du parfait dévoûment avec lequel j*ai Thon neqr d'être , été-
, -f l • GniLL. , ancien évùfuê de la ^otu^eUe^OrUan», »
en barmonie avec le droit civil actuel {i).
Ces Instructions, déjà connues depuis'plus de quatre-
vingts ans, jouissent, dans le clergé, de la réputation
d'un ouvrage solide, oi'tltodoxe et utile; elles furent
réimprimées il y a quatre ans, et nous en rendîmes
compte alors, ii"' gt>4 *' '0'4> tomes XXXVH et
XXXIX. Aujourd'hui deux' éditions vieuneot de pa-
roitre coup sur coupj celle dont nous venons de don-
ner ie titre renferme en effet plusicurà augmcnla-
tîons, principalement des notes relatives aux objets
traités dans les Instructions, Ainsi, dans le premier
volume, îl y a nue note sur le .soit des enfeus morts
sahsbapLême, une autre note fort étendue sur les preu-
ve» de la piéscnce réelle, et deux notes plus courtes,
l'une sur les défauts dans la céléiir.itioii de la messe,
et l'autre sur le miuistre du sacrement de pénitence,
Le) plus importante addition du tome II est une note
stir te pouvoir et la nécessité de la confession. An
tome 111,'ou a joint le décret de iSog sur les fabri-
ques , une note rfur le pouvoir réciproque de l'Egliisâ
et des princes touchant le mari»ge , l'uistrucllou du,
cardinal Cnpi-ara sur la réliajiilitation dts mariages, et
une note Irès-êteudue sur la distinction des obligations
naturelles et civiles. Le tome IV renferme un petit
traité sur le prêt, extrait de l'ouvrage publié sur cett/C
I 34 fr. A Bctan^oD, chez Mon tarjolo; elù Purîi,
c ecclésiastique d'Ad. Le CIcce et compagnie , au bureau
2im* XI.rni. L'Ami de la Religion, et tùi Roi. Y
( 538 ) .
matière p^r M. l'abbé Gousset » et de plus, des iK^ies
sur des matières de droit. Enfin le tome VI est rem-
pli par le Rituel* romain, dont les éditions précédentes
n'offroient qu'un extrait^ ce Rituel est précédé d'un
mandem<mt de M. de Choin, en date du 8 août 1749/
et suivi d'une table générale des matières pour les six
Volumes. '
Les augmetitations faites aux premiers volumes pa-
roissent tirées en gr^ande partije de la nouvelle édition
des Cor^érences d'Angers ^ elles- sont dues à un esti-
mable et laborieux professeur du séminaire de Besan-
çon, M. l'abbé Gousset. Gés additiops ne peuveiat
qu'améliorer les Instructions sur 1er Rituel de Toulon^
soit en remplissant quelques lacunes, soit en mention-
nant les changemens que la législation actuelle a.iur
troduits relativement à différentes matières.
Outre cette édition de M. Montarsolo, il cai a paru
ttpe autre dans la même vÛle, par MM. Gautier (i).j
celle-ci porte le nom de M. l'titbbé Gousset^ et se con^-
pose à peu près des taé^es augmentations. La distribu-
tion des volumes n'est pas tout-À-fait la même, mais le
fond se ressemble ]peaucoup, et il semble que Tun et
lautre-éditeurs ont puisé à la mém.e source. L'édition
de MM. Gautier donne aussi le Rituel romain. Rien
ne prouve plus le succès d^in livyç que la concurrence
de deux éditions faites presque en même temps;
L'édition de,s Confér^mces d'Angers (2) , commencée
par les mêmes libraires et dirigée par M. Gousset, est
également terminée, Nous avons annoncé les premiers
volumes n*'* 999, loia, IQ76, Jii3 et 1162. Depuiç,
les^ix volumes qui restoient à publie?' ont paru-j qe sont
les tomes XVIII, XIX, XX, XXIII, XXJV et XXV.
Ils traitent des sacremens de l'ordi'e, du mariage et
de la hîéi'archie. Le tome XVllI est rempli par ce qui
■'■' ■ j'
(1)6 yol. in-8o, prix, 3o fr. -
(2) 26 vol. in-i2, prix, 78 fr. A Paris , chez Gaulier j et au bureau
de ce journal. - ^
( 559 )
tîoncelme les bénéfices et la simonie^ on y trouve des
observations sur les biens ecclésiasti<|ues et les biens
de JTabrique, les mêmes qui sont au tome III des /«-
structions sur le JRituel de Toulon, Les tomes XIX et
XX sont consacrés au sacrement de mariage 5 M. l'abbé
Gousset y a ajouté beaucoup de notes relatives aux
dispositions introduites par Le Code civ.il. Enfin^ les
trois derniers volumes ]*t>uleut sur ta hiérarchie , sur le
pouvoir des papes , sur les droits des évéques^ sur le
second ordre. Sur cette dernière questiop^ l'auteur des
4Jofrférences réfute principalement Maultrot et quel-
iques écrivains de ce parti qui avoient exalté outre
mesure les privilèges du second ordre. Cette portion
de l'ouvrage^ ^ui se rattache à des discussions et à des.
prétentions du dernier siècle^ ne sera pas la moins
intéressante de la collection.
Le tome XXYI et dernier avoit paru avant ceu)^
dont nous parlons en ce momen^t^ et il en avoit été dit
UA mot ^ans le u"" 1 162.
NOUyELLES ECCLÉJ5IASÎIQUES. .
Rome. Les 17^ 18 et 19 juin, les Pères Capudns ont célé-
bré, dans leur église de la Conception^ un triduo^n l'hon-
neur de leur confrère, Ange d'Acri', 'que le Pape régnant a
déclaré, H y a quelques mois, au nombre des bienheureux.
L'église étoit ornée de peintures relatives au pieux person-
nage, et illuminée avec beaucoup de magnificence. Des pré*
lats y ont officié les trois jours , et des cardinaux, des evê-
ques et,des ecclésiastiques sont allés y célébrer la messe. Le
dernier jour, S. S. s*y rendit et fut reçue par M. le cardinal
Idicara, ministre général de l'ordre et postulateur de la
cause. M. le cardinal dellà Somaglia entonna le Te Deum^
et donna la bénédiction. du saint sacrement. Les trois soirs,
la longue rue qui conduit de l'église des Saints-Anges-Gar-
diens à la place Barberini présentoit un beau coup-d^œil,
Y 4
( 54o )
par les décorations, les drapeaux et les îHumiDations def
croisées. Le peuple a pris part à cette fête, tant par son
concours dans l'église que par son afïluence sur la place et
dans les rues adjacentes.
— Le 24 juin , le Pape est aile célébrer la fête de saint
Ignace
Gonzagnc. M. le cardinal Galcffi a célébré la messe au grand
autel et a donné la communion à près de mille jeunes geat
et aux élèves de différens collèges.
— Avant la fête de saint Pierre, on -a célébré dans les
églises une ncuvaine préparatoire; le souverain pontife j a
pris part et s*cst rendu chaque jour à Téglise Saint Pierre.
Le mercredi, veille de la fête, le saint Père se rendit en
pompe dans la même église et y entonna les premières vê-
pres. Le jeudi, S. S. officia pontifîcalcmcnt sur le grand-
autel papal>, et donna de rautclla triple bénédiction à la-
quelle est attachée une indulgeiice plénière. LcS deux soirs,
les palaié furent illuminés. La chambre apostolique a reçu,
suivant l'usage, les tributs et redevances due à TEgUsc ro-
^ maine; le saint Père a protesté pour ceux qui n*ont pas été
présentés.
— La cause de la béatification de la vénérable servante
de Dieu, Maric-Clotilde de France, reine de Sardaigue, se
trou voit suspendue depuis la mort du roi Charles-£m ma-
nuel IV, qui avoit nommé pour procureur, dans cette cause^
M. le prélat Bottiglia. Le pape Pie YII avoit fait expédier
des lettres pour recueillir dans la ville et le diocèse de Turin
les témoignages relatifs à cette affaire. Cette cause va être
•reprise par l'ofFet du pieux empressement du roi actuel de
Sardaigne. M. le prélat Boltiglia en sera encore chargé, et
Léon XII a donné de nouvelles lettrçs pour continuer les
enquêtes. Le prélat Bottiglia a substitué ses pouvoirs à M. le
dianoine Cacherano,. premier aumônier du roi de Sardai-
gne, qui a été reconnu en cette qualité par M. Tarchevê-
qu]e. Déjà plusieurs séances ont eu lieu à Turin pour les en-
quêtes et les discussions ; deux augustes familles et deux na-
tions doivent prendre un égal.intérêi au succès de cette
eause.
. . ( 541 )
' ^— Le ^6 juin, dos députations de la ville et du com-
merce d'Anconcont été admises à tëmoigner leur reconpois-
sance à S. S», pour les mesures prises dernièrement en fa-
veur du commerce et du piavillon pontifical. Le commerce
vouloit ériger ^ à cette occasion^ un monument orué du
buste du saint Père, mais )a modestie de Léon XI [ s'est re-
fusée à cet honneur. Les députations ont élc aussi présen-
tées au cardi liai-secrétaire d Ëtat, et au chevalier Artaud,
chargé d'affaires de S- M. T. C.
— Le 23 mai, le patriarche de Venise, assisté des évê-
ques de Chiogeia et de Trévise, a sacré évêque don Placide
Suchias Somal, abbd général des Méchîtatistes arméniens
établis dans i'ilé de Saint-Lazare, qui a reçu le titre d'ar-
chevêque deSinnia itipart. On sait que cette congrégation
joint à la sévérité des règles monastiques l'étude des scien-
ces ecclésiastiques et des antiquités religieuses.
Pa.ris. La fête de saint Tincen4; de Paul a' été célébrée
Je 19 9 dans les communautés, et le dimanche suivant dans
plusieurs paroisses. Dans la chapcUe des Sœurs de la rue
du Bac, M. le curé des Missions -Etrangères a officié, et
M. Tabbé Longin a fait le discours. A l'institution des
jeunes aveugles, ancien séjour de saint Vincent de Paul,
M. Tabbé Desjardins, grand-vicaire, a officié, et M. Tabbi
Laurentie a prêché le soir, et a fait le panégyrique du saint.
— M. révoque de Grenoble est entre au séminaire pour
se préparer à son sacre; on croit que cette cérémonie pourra
avoir lieu de dimanche en huit Les bulles du prélat sont
arrivées à Paris et sont au conseil d'Etat. M. l'archevêque
de Paris doit être le prélat consécrateur.
— On a essayé de répondre à ce que nous avions dit dant
notre n* 1245 , au sujet des discours de MM. Laine et Pas-
quier à la chambre des pairs. Ils s'étoient plaints de la tolé-
rance que le ministère actuel accorde aux Jésuites. Nous re-
présentâmes que MM. Laine et Pasquieravoient eux-mêmes
été ministres, et que les Jésuites existaient sous eux comme
sous le ministère actuel. SaintrAcheul a été établi en i8i4
et subsiste depuis ce temps; il existoit donc sous le ministère
de M. Laine et sous les divers ministères de M. Pasquier;
donc ces ministres a voient toléré cet établissement, et ne
sont pas moiiis entachés que les ministres actuels par cette
coupable tolérance. Nos réflexions ont provoqué une ré-
( 54à )
pcMifle qui a paru dans le Journal de» débats du Vendrodi 2\ ;
on s'y efforce de trouver quelque différence entre l'existence
des Jésuites dans les premières années de la restauration, et
leur existence actuelle. Alors, dit*on , on ne les ignorent pas,
mais il eût été difficile ^ pour ne pas dire impos^siblej de prou-
ifer leur existence aux yeux de la loi* Tant qufa duré cette
situation^ on ne sauroit dire qu'ils aient été tolérés; cqirpouT
être toléré, il faut être avoué eu reconnu. Nous osons croire
qu*il y a dans cette dernière assertion un l^er sophisme. Si
les Jésuites étoient un abus , il suffiiroit que Von soupçon-
nât leur existence pour appeler sur eux l'attention du mi-
nistère. Il ne seroit pas d'un bon gouvernement de tolérer
un abus^ parce qu'il ne seroit pas avoué; car un abus non
avoué ïï*en est peut- être que plus dangereux. On connois-
soit Texisteoce des Jésuites sous MM. Laine et Pasquier,
comme op la connoit actuellement, et ils ne sont pas deve-
j:)us subitement dangeireux depuis le discours de M. l'évêciue
d'Hermopolis. L'article du Journal des débats ne disculpe
donc point les nobles pairs ci-dessus nommés de l'horrible
tort d'avoir toléré les Jésuites. Il est vrai que le journal
ajoute une autre circonstance. Il prétend que sous le minis-
tère de M. Laine, car il n'est parlé qiie de lui dans 1-article,
une commission fut chargée d'inspecter le collège de Saint-
Acheul, que cette inspection dura plus d'un jour, et fut
terminée par une interpellation i[ormelle adressée aux Pères
de déclarer s'ils étoient Jésuites , ce qu'ils nièrent sans hési-
ter. Le journaliste donne ce fait comme certain } je tiens, au
contraire, d'une personne qui a habité Amiens assez long-
temps, que l'interpellation n'a point été faite, et que par
conséquent la dénégation n'a pas eu lieu. De quel droit, en
effet, le ministre de l'intérieur auroit-il ordonné de faire une
inspection dans un petit séminaire qui, en vertu de l'or-
donnance de 1814, devoit être exclusivement sous la dépen-
dance des évêques? Au surplus^ en accordant la vérité du
^écit du Journal des débats^ on pourroit encore demander si
la dénégation des Jésuites auroit dû empêcher le ministère
d'alors de prendre quelque mesure à leur <%ard. Le minis-
tère sa voit, à n'en pouvoir douter, que le^s maîtres de Saïnt-
Acbeul étoient Jésuites : s'ik eussent dit qu'ils ne l'étoient
pas, cette dénégation devoit les rendre encore plus suspects;
loin d'arrêter le bras du ministère, elle devoit redoubler son
(345)
Me. On se ddfie bioi plus de ceux qui nient ce qu'ils soBt
que de ceux qui le déclarent franchement ; pat consëquevit
UD ministère qui protëgeroit ces derniers sei^it moins rëpré-
kcnsîble qu'un ministère qui auroit protégé les autres. En
dernière analyse, il est évident que tout le monde a pré va-
riqué dans cette affaire depuis i s ans ; le Rôi ; les chambres >
les ministres, les évéques, les magistrats, les préfets, tous
sont com]>lices de cette fatale tolérance dont on a découvert
depuis peu les horribles inconvéniens. M. de Mont losier lui''
même n'est pas sans reproche ; car comment a-t*il tant tardé
à dénoncer un si pernicieux complot? Son zèle actuel ex-
cuse-t-il sa négligence passée?
— Nous avons parlé de Tceuvre des bons livres formée à
Bordeaux ; un rescrit de Léon XII , en date du 22 mai i8d4^
approuTe l'oeuvre et autorisera la former en association
piouse ; il accorde d^ indulgences à ceux qui y prendront
part/ M. Tarchevêque de Bordeaux, par une ordonnance
du 11 novembre i8a5^ a donc érigé cauoniquement l'œuvre
en association pieuse, sous l^invocation de la sainte Vierge
et la protection des saints apôtres et des patrons des parois-
ses. L'église de Saint-Paul est, le lieu des exercices religieux
de l'association; l'installation de l'association y a eu4ieu le
9 décembre de l'année dernière , le lendemain de la fête de
la conception. L'annonciation de la sainte Yierse est la fête
patronale de l'association; on célèbre une messe le deuxième
vendredi de chaquefciois pour les bienfaiteurs de l'œuvre.
Les associés ont poUKi)ut de combattre l'impiété et l'immo^
ralité en répandant de bons livres, de prévenir l'influence
meurtrière de la distribution des ouvrages pernicieux, de
ménager aux familles et au± individqs des lectures utiles
et surtout* gratuites, enfin de faciliter aux Frères des écoles
chrétiennes des moyens d'instruction et d'encouragement
pour leurs élèves, en prêtant des livres et en y joignant de
petites récompenses. M. l'archevêque est le premier supé-
rieur de l'association , M. l'abbé Barault en esi-le directeur;
c'est lui qui a eu la première pensée de l'o&uvre, qui s'en
est constamment occupé, et qui Ta conduite au point où
elle est. Il est établi deux bureaux, dont l'un uniquement
composé d'ecclésiastiques chargés de l'examen des livres qui
doivent entrer dans le catalogue ; l'autre, composé d'ecdé-»-
siastiqUes et de laïques, a pour mission d'aider le directeur
y
( 544 )
dans ses soin» pour le succès de l'oeuvre. Le directeur dëlév
mine le placement des dépôts , et nomme pour chacun un
bibliothécaire. L'association se divise en autant de sections
qu'elle embrasse de paroisses. Les associés doivent donner
1 exemple de la jpiété, la faire respecter dans leurs familles,
et prendre tous les moyens de distribuer les bons livres, se-
lon leur position et leur fortune. D'ailleurs, les ressources
de Tocuvre sont uniquement, dans la charité ; cette charité
s'exerqe, soit par des souscriptions^ soit par des dons eD
argent, livres, images et objets de piété. Les curés sont les
surveillans nés de l'œuvre dans les paroisse^oii elle est éta-
blie.
— Un refus de sépulture ecclésiastique vient d'avoir lieu
à Beaùgency, diocèse d'Orléans; le ConstUuliennels^eu af-
flige, et etfectivcmcnt un tel fait est toujours affligeant.
Mais qui a tort dans cette affaire? Dafts le récit du ConstC-
tutionnel, c'est le prelre, cela va sans dire. Cet ccclésiasti'
que, dit le joi^rnal , va une seule fois visiter le malade, qui
lui demande quelques jours pour .se mieux préparer; sous ce
prétexte, le pretrè prélend qu'il y a refus de sacremens de la
part du malade, et il refuse de retourner lui-même le len-
demain chez ce malade qui l'envoyoit chercher. Aussi le
journaliste se récrie contre la dureté d'un prêtre qui laisse
mourir un malade sans sacrcmeiis, et qui le prive ensuite
des honneurs de la sépulture ecclésiastique. Voilà la fable,
voici la vérité : un habitant de BeatAency, M. Davcluis,
tombe malade ; l'ecclésiastique se prcsAe trois fois chez lui
pour lui offrir les secours de la religion , il est repoussé troi»
fois ; le malade perd connoissance , aiors'on envoie une domes-
tique chercher un prêtre : celui-ci apprend que le malade
n'a plus de connoissance; il voit que dans cet état de choses
son ministère lui sera inutile, il se rappelle qu'il a été re-
fusé trois fois, il ne va point chez M. Daveluis. Peut-on dire
que par ce refus il expose le salut d'une ame, quand il sait
que le malade a perdu la connoissance? |)eut-on dire qu'il
craiguoit de se déplacer, qu^ud il est allé trois fois de lui-
même chez le mourant? Ce n'est donc point sa faute si
M. Daveluis est mort sans sàcremens. Au surplus , ce n'est
. point assez pour le Consiiiuiionne l d*accuser un prêtre, il se
permet de blâmer aussi M. Tévêque d'Orléans qui..a ap-
prouvé le refus de sépulture, et qui. a dit, suivant le jour-
( 545 )
naliste, que le dëfunt avoit été révolutionnaire* Le défenseur
et Tapologiste éternel des révolutionnaires est fort scandalisé
d'nn tel propos ; sa charité lui permet 'de déchirer les vi-
vans^ mais il ne veut pas que Ton manque d*égards pour
les morts , quels qu'ils aient été, à moins que ce ne fussent
des Jésuites ou des dévots. Que M. Daveluis eût été autre-
fois révolutionnaire/ c'est ce qui n'étoit que trop notoire;
on en a conservé le souvenir dans le pays; on se rappelle k
qu'en qualité de commissaire, il fit mettre en prison sa pro-
pre femme, pour avoir profané le décadi par un travail sa-
crilège. £nnn le Cbn^/z/i///o»ra^/ termine son récit en disant
que le mort a été inhumé par Tautorité municipale, en pré-
sence d'un grand concours et au milieu des larmes de sa fa-
mille et de ses amis. Il est vrai que le cortège étoit nom-
breux; et que M. le maire jugea à propos d'y paroîtrc en
grand costume. Seulement la douleur des assistans n'étoit
fas telle qu'elle en empêchât plusieurs de se plaindre de
intolérance des prêtres; du moins, c'est ce qu'on nous a
l^apporté. 11 faut déplorer de telles scènes que fomente l'es-
piit de parti et d'opposition , et oii des hommes paisibles
d'ailleurs sont quelquefois entraînés sans s'en douter par des
gens ardens^t passionnés. Je Uc leur demanderai qu'une
chose : si un malade a le droit de refuser les, sacrcmens, un
curé n'a-t-il pas aussi le droit de lui refuser Tentiéc de l'é-
glise? Quelle intolérance y a-t-îl à refuser des prières à ce-
lui qui n'a pas voulu de prières, et la religion est-elle for-^
cée de prodiguer ^cs secours à ceux qui les dédaignent ou
qui en font un objet de risée?
— Les journaux des Pays-Bas, et même quelques-uns de
no$ journaux français, ortt cilé une déclaration des évêtjues
jansénistes de Hollande; déclaration adressée à tous les évo-
ques, chapitres et ecclésiastiques du monde catholique, tant
pour justifier leur conduite que pour répondre aux brefs
d'excommunication publiés* contre eux. Cet acte est fort
long, et nous ne pourrions en donner que de courts ex-
"traits; on n'y retrouveroit d'ailleurs que ce qui se trouve
déjà dans de semblables déclarations émane'es de ce parti
depuis cent ans. Les prédécesseurs de ces évoques ont donné , •
en différens. temps, des lettres et des mémoires en faveur de
leur cause. En 1766, Meindârtz , qui prènoit le titre d'ar-
chevêque d'Utrecht, écrivit une longue lettre au pape pour
N.
(546)
justifier ce qu'il avoit fait. La pièce nouvelle est«baolimtent
oalquëe sur ces anciens actes ; ce sont les mêmes plaintes de
ce qu'on ne veut pas examiner leur affaire 9 .comme si leur
affaire n'^toit pas instruite depuis lons-tcmps , et comme si
tanf de jugemens du saint Siège ne suffisoient pas pour qui-
conque cherche à s'ëclairer. Les signataires protestent de
leur entière soumiseion au jugement qtd sera porté diaprés les
principes du droit ecclésiastique ^ bien entendu que ce seront
eux qui prononceront si le jugement est canonique. Ils de-
mandent où est dans leur conduite V erreur ^ le crime et Vcpi'
niâtre persépérance; comme si ^opiniâlre persévérance n'étoit
pas maniieste ici , puisque , depuis cent ans /ils s'obstinent
à résister à des décrets qu'ils connoissent et qui sont émanés
de l'autorité la plus respectable. Au surplus y ils donnent
eux-mêmes une nouvelle preuve de cette opiniâtreté; car
ils racontent qu'ayant ouvert des négociations avec M. Na-
zalli, nonce apostolique^ pendant son séjour à LaHaje,
pour faire accueillir leur soumission , on Içur proposa une
formule de soumission aux bulles d'Innocent X^ d'Alexan-
dre YII et de ClénteUt XI contre U jabsénisme, mais qu'ils
refusèrent . Us ne poupoient en bonne conscience^ dirent«*ils,
accepter des bulles qui n'ont point obtenu If aveu du gouver-
nement^ et qu'il n'est point ainsi permis de mentionner sans
encourir de fortes pénalités. Quel scrupule de la part de ces
bons évêquesl Ils craig^nent de déplaire au gouvernement,
et ils ne craignent point de résister au saint Siège ; ils aiment
mieux encourir l'excommunication que d'encourir de fortes
pénalités de la part de l'autorité civile. Leur déclaration con-
tient ensuite un plaidoyer, contre la bulle Unigeiiitus. Ws
citent avec complaisance les édits des anciens Etats de Hol-
lande contre cette bulle , et ne tiennent aucun compte des
adhésions de tai^t d'évêques à cet acte solennel. Ils accusent
sérieusement IVf. Nazalli de les avoir provoqués à la dés-
obéissance aux lois de l'Etat, comme si des évéques catholi-
ques pouvoient balancer entre les édits d'un gouvernement
protestant, édits anciens et même surannés, et les décisions
du chef de l'Eglise. Qu'importe au souverain actuel des
Pays-Bas que l'on reçoive ou non la bulle XJnigenUuSj et
quel intérêt a-t-il à maintenir une défense sollicitée , il y a
cent ans, par le parti qui s'en prévaut? Les évêques hollan-
dais nous apprennent ensuite qu'ils ont fait un arrangement
(547)
avec ïè r6i Giiillaiitae , qui leur laisse la liberté dés ëlectibàs^
à condition qu'elles seront soumises à sa sanction. S. M. ,
dit-oii^, abandonne aux décisions de l'autorité eccfësiastique
compétente le jugement à porter sur les dogmes religieux de
ses sujets , et les évêqwes ajoutent qu'ils acceptent cet arran-
geiftefit comme e^ accordant parfaitement avec la discipline
générale de l'Eglise aciueUemént en vigueur; en quoi ces
pauvres évêques se trompent étrangement, puisque la disci-
pline générale de TEgiise repousse partout ce mode d'insti-
tution , et qu'ils sont les seuls évêques qui ne jouissent pas
de l'institution du saint Siège. Us rappellent ensuite plu-
sieurs démarches faites en leur faveur par des corps ou des
particuliers attachés au jansénisme : pauyrcs gens, qui cher-
chent partout des appuis dans leur rébellion , et qui triom-
phent de poiivoir opposer à l'autorité du saint Siège quel-
ques docteurs hardis, quelques canonistes suspects et quel-
ques jurisconsultes tarés. Ils exhortent le clergé des Pays-Bas
à s'unir à eux; ce qui est tentant, car c'e^ comme s'ils lui
disoient : Abandonnez Ic^Pape et l'Eglise pour vous unir à
un petit troupeau schismatique. Enfin , leis trois prélats hol-
landais, dociles à l'exemple de leurs devanciers, terminent
leur déclaration par un acte d'appel en règle des brefs de
Léon XII , datés des 25 août iSaS et 1 3 janvier 1 826 , et des
sentences y exprimées, en référant au prochain concile œcu-
ménique j lequel cependant n'est probablement pas très-pfo-
chaiu , et se réservant la faculté de renouveler leu^' appel.
Telle est la substance de cet acte, qui a paru dans le Journal
de Bruxelles du i3 juin, et qui est signé de trois év^'ques,
Van Santen, J. Bon et Guillaume Vet, se disant archevê-
que d'Ulrecht et évêques d<?Haarlem et dqDeventer. Moyen-
nant cet acte , les pauvres gens se croient en règle. Depuis
cent ans le saint Siège les condamne ; mais peut-être y aura-t-il
dans quelques cent ans un concile en leur faveur. Ils vivetat
dans cette confiance , et d'ailleurs, ils sont munis du placet
d'un prince protestant. Quoi de plus rassurant et de plus
canonique?
NOUVELLES POLITIQUES. \
Paris. S, M. vient d'accorder un secours de 3oo fr, à troîs familles
de Chînon qui se trouyent dans un état de détresse par suite d*un
\
( •548- )
incendie lurtenu en cette TiDe. Mf le I^aupbtn, et S. A. R. HiL-
DAJdx, duche5sc de Berri, ont donné chacun loofr. . ^
— S. M. voulant à la' fo^ honorer la mémoire de M. Bellart et
donner au conseil- général du département de la Seine un gage de sa
bienvcdiance et de sa satisfaction, pour la manière dont Te conseil
a manifesté les regrets qu*excite la perte de ce digne magistrat, a or-
donné que le-poitrait de cd homme de bien sera exécuté aux frais
de la liste civile, et place dans la salle tles séances du conseil-général.
— S. A. R. Mfer le Dauphin a accordé un secours de loo fr. à un
incendié de Voilorc-Ville, arrondissement de Thicrs, et a fait re-
mettre 5oo fr. aux' ouvtiers de la'salinc royale de Châl eau-Salins./
M">* la Diiuphine leur a aus^i envoyé uue somme de 5oo fr. Mf de
Forbin-Janson , évéque.dc Nnnci, a-voit déjîi fait remettre loo fr,
pour la classe pauvre et indigente; M»^ sa mère, la miirqube de
Forbin-Janson , et M"»« de TEspine , 35o fr.
•— Le Roi vient d*accorder de ravanceroent k un grand nombre
de juges-auilitcurs.
— M. le baron Goupil de Prcfein , procurenr-général près la cour
royale de Caen, a donné sa démission. M. le baron BouUenger te
remplace, rt M. Chantellauze a été nommé procureur-général à Douai
en place de M. Boullengcr. MM. Guernon de Hanville et Si'goy ont.
été nommés procurcurs-cîrnérauxb Grcnol)le rt à Limcge».
*-* Le aa juillet, les chambres de la cour de raityai.iun se sont réu-
nies 8(>us la présidence de M. le gair.le-dL's sceaux, à rocca>ion de
M. Labillc, )uge suppléant de Bar-sur-Aube, condamné par arrêt de
l'i cour royale de Paris à huit jours de prison, pour s'être conduit
d'une roaniôre pru convenable prndant une procession de la Fctc-
Dieu. M. Lnhille a été mandé devant la cour par mesure de disci-
pline, et la cour Ta suspendu de ses fonctions pour cinq ans. On dit
qu'il a donné sa démission.
— M. le dnc de Betlune vient de faire paroître son Mémoire qui
porte, outre sa signature, celle de MM. Hrnnoquin et Fontaine,
avocats. L'illustre marérhal, après avoii* rappelé ses services dan»
des temps difficiles , vient aux marchés faits en E'pagne, et soutient
ou'ils ctoient inutiles et ruineux , que les appro^lsionnemens exis-
tans su fiisoi en t. 11 répond ensuite aux imputations qui lui 5ont per-
sonnelles et signale des faussetés dans le Mi'moire du sieur Ouvrard.
— On a publié réirmment des Mémo'j^s relatifs à la Jamitte rçyalt
d'après le Journal de la princesse Je Lamballe , par une dame de çua-
iité attachée, à son service confidentiel, ParU, a vol. in-B". Quelques
journaux .ont parié avec beaucoup de mépris de r'et ouvragtv, et en
ont cité des traits pleins de fausseté et de ridicule; Tauieur paroit
aussi étranger h Thistoire qu'aux con\enances, et son style sent plus
lanticb^imbre que la dame de qualité» Toutefois, M™» Catherine
Hyde, qui prend le titre de marquise de Govion-Broglro-SoUri, a ré-
clamé contre les critiques qu'on a lailej de ses Mémoires j elle soutient
c^u'ils sont authentiques, et elle en donne pour preuve une déclara-
iion qu'elle a faite devant le lord-maire de Londres, le i a août i8a5.
Elle prétend qu'elle étoit attachée confidentiellement et non officidl-
/ei?i«/i( à la princesse. Tout cela n'offre pa? de garantie bien rassu-
(349)
i-ante , et il faudroit d^autrés téinpîgOyàges pour donner quelque cré-
<lit à cette tritte compilation.
, ■ — Le duc de LAvai-Montmoroncy, ambassadeur de France près la
eoi^r de Home , est arrive à Paris ^le 22 de ce mois.-
-i- Douze .statues vont êlrc placées, sous pru , sur le pont Louis XVI.
Elles représentent les quatre hommes d'Etat Suger, Sully, Riche-
lieu et Colbcrt; les qnalre. généraux Bayard, Dugucsclin, Turcnne
et Condé, et les quatre amirauK Tour\ille, Duguay-Trôuin , Du-
que^nc, et le bailli de Suiiren. Ces statues sont ea mai'bre et ont
douze pieds de hautt^ur. , '
— La Gazette wiwerseUe d&'Lyon vient de jouer uta niauvais tour
à M. Fiévt'e j elle a pris, dan< ses LetU^es surl'Àngletentf^el dans sa
G>ii*espondanc€ , une suite de passages où M. Fiévée , alôKs royaliste
trè>-Mf, délionçoit la conspiration philosophique et révotiitionnairé,
plaidoit la canote' de la religion, disoit qu'dn ne sauroitxlo^ner trofi
d'ascendant anx.nrêtres, et demandoit, enlr'aufres , qu*on le.ur rendit
les reigi^lres de I état civil. Actuellement M. Fiévée siutîent, dans
les cojpnnes. des i>ef^a/i, des dochines précisément confraires; ce qui
lie IVmpéché pa^' de vpntcr la IVrnieté de fps principe*. li ne se plaint '
plus que des. prêtres, des Jésuites et dC'la eon-piration rclipieus*';
il fait des plaisanteries pleines de'scl et de finesse sur l'ambition du
clergé, sur les dévots, sur la congrégation.. Il est assez curieux de
comparer son langage actuel avec les -passages rapportés par la Ga^
pttte de Lyon du mercredi i() juillet. 11 y a dix-sept passages en tout,
avec rindieation des écrits de M. Fiévée d'où ils sont tirés. .
— M. André Chiappe, ancien, membre <le la convention, puis
Îrocweur-général k ^jaccin, cA luort à Pari», le 21 de ce moii.
bus Je procès de Louis XVI ', il avoit voté pour la- déJcntion de oe
prince , pour le bannissenié^nt à la paix et pour le sufsi*^. 11 se montra
toujours opposé aux terroriftes, à l'asseniblée el dans les différentes
mission*; qu'il eut.à relnplir.-En «814* il "vint d^Ajaccio, ùvcc une
4épuîation d'habikin:», féliciter le Eui 5ur son re^o'ir,
. -— Depuis q u cliques^ te m ps,pn trouve beaucoup def pièces de mon*
naie Uu moyen àgc. A Boulogne, on a trouvé 2i() pièces d'or frap?-
.pécsi à IVcis, en 1 426, par ordre d'Henri Vi, roi d'Angleterre ,$'e
-qualitiant roi de Frauoc,^ à Montjecq (Meuse), onM*.n a trouvé a5
des. rois de France Charles VI II, François I*" rt Charles IX, èl
des rois d Esn.igue Charles V et Philippe. A Loupmnnt, on a décou-
Ycrt une médaille en bronze <le la célèbre reine de Suède Christine',
,i(>46, une lame et un glaifve.
— Les orages deviennent fréquei^s dans celte ?ai<nn. Une grêle af-
freuse a presque tout détruit dans Ïsl commune de Valscry, près Sois-
8ons, ' départ eni •it de l'Aisne^ ' ^
— M . le duc et M"* la duchesse d'Orléans, et Icurfamille , sont ar-
rivés le lô à Coppçt, y ont logé die» M. le baron de Staël,- et out
accepté un diner, le iG, au Bocage, chez M. le duc et M"»« la du-
chesse de Clermont-Tonnerre.
^ — M.^labbé Gabis, vicaire à Perpignan; a donhé'un rare exem-
ple ^e^évoùment et de courage > à Toccasion de récroulement d*une
maison en réj^ration , ioiu Tes ruine? de l.'iqneHc six pcrsounos
(55o)
. ploient ensevelies, lia affronté tbi^s les dangers «t s^est jeté au mi-
lieu des décombres pour porter les seco.i^ de la religion à de» infor-^
tunés (ju'il de voit croire mourans. Son exemple a électijsé tous les
assistans , et heivreusemenl on est parvenu à sauver cinq de ees per-
sonnes, qui ne sont que lëgèreioient blessées. Un enfant a péri.
— Le collège électoral de Châtt'au-Gontier s'est assemblé le i3
)uiUet sous la présidence de M. de Farcy, que le Roi av^it nommé
président de -ce collège. Le bureau provisoire a été maintenu à la
majorité d'une trentaine de vois.. Le 19 et le ao, les .opérations ont
continué. Le nombre des votans étoit de 33^ ^ majorité absolue > 120.
M. de Farcj^ n'a eu, le premier jour, que 119 suffrages; le second.,
il en a réuni i33. M. Prosper Delauuaj > ancieu dépaté, en a eu ^^
— Le souverain pontife a adressé, au roi .des Pays-Bas ,. une lettre
autographe. Le roi a envoyé M. Ginot, courrier du cabinet, pour
porter sa réponse.
— Le roi des Pays-Bas, par un décret du 20 join, vient d'accorder
aux autorites ecclésiastiques le droit de permettre a des individus de
leur diocèse «d*ériger4e8 chapelles particulières. Cette faculté ne peut
être accordée qu'a des personne^ qui ne peuvent assister au service
divin dans leurs églises, à jcause de leur grand âge y de la foibtesse de
leur santé ou de lei^rs infirmités, ^ans ces chapeiles*, on ne peut em-
ployer que des prêtres âgés, infirmes et hors de service.
—-'M. Joseph Buonaparte, qui a pris le titre et le nom de comte
de Survillieriy, a obtenu Tautorisatiofi de résider àBroxellés. C'est -
le roi de Su^dc Charles-Jean qui en a lait la proposition, et on a
demandé ragrément du Boi de France.
-— On prétend que la cour d'E^agne a appels avec beaucoup de
peine la conduite du jeune empereur don Pedro, et qu'elle, a adi>esâ^
des notes aux ambassadeurs de France, de Bussie etvd'Âutriçhe , pour
que les cou^s res|>ectives elnpéchent^ par tous les moyens possibles 1
lu mise en £^ctivitt^ Je la constitution du Portugal. - - -^
— Enfin , on a teçu quelques extraits .de la constitution portu-
gaise. Le ro)rauine de Portugal sa comporte du Portugal , des iles Aço^
j^es, de Madère, des colonies d'Afrique, de Goa et de l'île de Timor,
.^a icligion qalhqlique, apostolique et romaine esi:'<la seule religion
(dont le culte soit public Toute poursuite .pour des matières de cov-
*^î^'ncc est à jamais interdite* 11 y a quatre pouvoirs, le, pouvoir exé*
cutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judidaire «t le pouvoir mo*
dér^teur. Le pouvoir exécutif est confié ,. par le roi, à un ministère
responsable. Le pouvoir législatif est .composé de deux cham(>res,
dont la première est héré<litaire et l'autre élective. Les citoyens
.nomiceut les électeurs, et cou:sL-ci les députée. Cens, qui appartien-
nent a dés ordres religieux n'ont pas Iq droit de voter. Le pouvoir
modératevir réside dans le roi, dont la personne est inviolable et
iliqucs. 11 a le pouvoir de concéder on de refuser lere^uatiir aux
décret/ des conciles et lettres apostoliques , et toutes autres cotistku-
tions ecclésiastiques qui ne s'opposeront point à la constitution^ l*ap«
probation des cortès dcyant précéder, s'ils contenoient des disposi-
' • ( 55i ) \
lions générales.. Aucun cîtojeû ne p<?ut être obligé ôti empèthë Je
faire une chose quelcondae , sinon en vertu cfune loi. Chacun peut
conihivnii^er ses pensées, Soit verbales, soit par écrit, les publier
par l'itopression. Cnacrue citoyen jouit de la faculté de présenter par
écrit, ati*|youvoir législatif et au pouvoir exécutif, des rcclnmations ,
plaintes ou pétitions, et de leur dénoncer toute infra^ction quelconque
4'1â constitution, en requérant de l'autorité compétente la responsa^
bilité eflfectivc des infracteurs.
— Les corps d'armée russes du Caucase ont remporté plusieurs .
avantages sur Içs Tchétchènes , et ont soumis une grande partie
de ces peuplades qui s'étoient soulevées.
«*- Lé vi<;e'^résid^nt de ColcAnbie, Santander, a convoqité le con-
grès de ia réndbltqite pour 4e 3 mai , pour s'occupuer des besoins des
finances de 1 £tat. Le Pérou doit des sommes considérables h Colomr
bie, et a échoué dans la tentative de faire un emprunt en Europe.
^^ Les journaux de New-Yorck xlonnent une Jettre de Paez, écrite
à- Santander, pour lui annoncer qu'il n'entreprendra rien avant l'ar-
rivée de fioiivar : cependant le maindre mouvement hostile du gou-
vernen^ejat de Sania-fé de Bogota sera considéré par lui comme une
déclaration 4e guerre* On sait, d'un autre côté, que Paez s'est mis
en route pour Valencîa, où une révolte a éclaté. Paez a mis sur. son
drapeau ces mots : Bolivar, constàuthn.
• — One lettre, écrite à bord du:4>rick anglais l'Alacrity, fait part
^H triate état dans lequel se tronye, en Amérique, un: grand nom-
bre de Français, dupes d*une agçnce particulière établie à Paris, efc .
^ui doit i)uurnir des ouvriers à Buenos-Ayres. Ces malheureux ^ sé-
.uuits par de trompeuses promesses, se vendent pour un temps limité.
Lorsqu'ils arrivent h Boenos-Ayres, on leur défend de* débarquer,
•fmr la méfiance qu'on a d'eux; d^un autre côté, le capitaines du na-
vire Q8- les relâche que moyennant 5oo fr. , prix du voyage. iPrès
de trois cents individus viennent d*c.prouvejr récemment ce malheu-
reux sort. • '
^ — Le congrès du Mexique a aboli tous les litres dé noblesse. 11 a
-f>(»rmisla libre circulartion^ dans l'intérieur de la fédération, de toutes
fet) mavchandises , à l'exception de l'or et de l'argent monnoyés ou en
barrés , et le sénait a décidé» le 6 mai, que ces Etats n'écouteroixt
jamais aucune proposition de la part de l'Espagne ou de toute au^np
puissance , à moins qu'elle n'ait pour base la recohnoissance -pleine
et cntiçre de l'indépendaiicc du Mexique. Us n'accorderont jaiuaLs
acrcone indemnité àil'Ëspagjie, et jls^ont porté peine de mort contre
qi^conque, çsecoit avancer une opinion contraire à. la premiàre ré^
solution, ^t la peine de huit ans de réclusion centre celui qui pro*-
poseroil ce qui seroit contraire à l'autre.
*»-rf
COUR DES PAIRS.
' I La CQur des pairs s^^t réunit*, le si de ce mois, pour entendre U*.
supplément d'instruction dans les aiiaircs d'Ouvrard, Cent quarante*-
\
( 552 )
six pairs ont répondu à l'appel nomiiiaL Trois ministres pairs étoîent
présens. Les pairs, plus ou m6iQs intéressés dans la délibératioa ,
ii*y ont pas assisté , et on assure que les membres de la première
commission ne prendront pas non plus part à la délibération judi-
ciaire. M. le comte Portalis a lu le rapport. Cette lecture a dpré cinq
heures. ...
Le 22, le procureur-génëral a lu son réquisitoire , on assure qyte
ses conclusions tendent à renvoyer tous les prévenus absous.
Es9ai de Conférences pour prémunir le$ jeunes gens contre
les propos des impies et les scandales des UbertinSj par
M. Tabbé Meslé(i).
L'auteur, chanoine et curé de la cathéçlrale de Rennes ,
Yoit avec douleur des eniaus se perdre après Tépoque de
leur première communion , quitter leui*s habitudes de reli-
gion , et oublier les grâces qu'ils ont reçues €t les promesses
qu'ils ont faites. Il a pense qu'un moyen de les préserver de
ce malheur otoit de les rciMiir après la preoiierc commu-
nion , et de leur, adresser des exhortations analogues à leurs
besoins et aux da^igers au;squels,iis peuvent se trouver ex-
posés dans le monde. C'est dans celte intention que M. l'abbé
Meslé a rédigé ces Conférences , qui traitent de la nécessité
de s'attacher à la religion. L'auteur passe eu revue les vé-*
rites capitales de notre foi , et tâche d'à fferrpir les jeunes gens
contre les mauvais exemples et contre la licence des discours
et des écrits. Il montre que l'incrédulité d'un grand nombre
De doit pas ébranler notre foi ; il s'élève contre l^ détrac-
teurs du clergé, contre les mauvais livres, contre le respect
humain^ contre l'oubli des devoirs du chrétien. Il y a trente
Conféreni:cs en tout ; elles sont assez courtes, et écrites avec
cette simplicité qui annonce l'absence de toute prétention.
M. l'abbé Mesié est le même dont nous avons annoncé un
Mssai d'instructions pour la première communiok , et des In-
structions sur les indulgences et l^ jubilé» L'auteur se pro-
pose de faire pa>oitre encore quelques écrits de piété, et de
donner une suite à ces Conférences, si on les juge utiles.
(i^ I vol. in-8<», prix, ^ fr. 5o cent, et 7 fr. franc de port. A
Paris, à la librairie ecclésiastique d'Ad. Le Gère et compagnie, au
bureau de, ce joumat. -c
I ag JCn-i-KT i836. :/-■. ■(rï'%»Î4*.\ ■■ ' '*
.rff^flSe a^« çatkafig^et g,^gUp4 à leurs eoifci
CancitoyeiM, nous voiu prëseatons une déclaration t^i-
o^et >ign^cp»rl«caccUiiafitiquM-qui, dans cepa^, coat
bs wtcrprètu de notre foi. Nous voua prions iiwtammeDttlQ
&Kr TOlrsalfeRtiati sv^o^t'^CHmeBt : il dàavdûe formel-
■icBUMt Ivs Maxiaes eoDdflmnablM qui dous Boat imput^ea.
Les ^véquce tHaodais oat publia 4ihe liéolaratioa de» doc-
-triacs oatholitjmw , «finblabte dans le fond À celle qti« ootis
Aiwa* ici.
Pouvei-Tous croire, nous voue le demandons, que nous
soyons réunis daos uae ligue perfide pour vous Iforaper?
Des houmes qui sont Ji^ avec vous par des habitudes so-
cial^ «tdes relations amicales; des hommes auxquels voiB
aCcprdei toute votre.confiance dans des matières d tHie haute
i^MMtance , et qui , pa r^our, agissent à votre égard avec
intégrité et bonne-foi , doivent-ils être teaus pour liona£t4S .
'«M 'toute futi'e circonstance, et cependant capables en cdle-
ci de la duplieitd et de i'inipostureles plus odieuses?
Chaque jour on nous voit sacrifîer à notre respect pe^r
la tai du serment tout objet quelconque de l'ambition com-
«iiinc. Est-il dans la nature 'uumaine que nous devenions
des parjures dans cette seule occurrence ?
On BOUS accuse d'idolébtie : npus ^epoussonc cette impu-
tation (a);
On nous açouse de ne pas gardar notre fol aux héréti-
ques : c'est ce que nous nions;
De partai^er la fidélité qui est due au roi : c'est ce que
nous luons encore ;
De reconRoltrc dans le Pdpe le pouvoir de déposer les
rois I niHU repoussons cette accusation ;
Pe croire qu'un prêtre peut absoudre du pëohé simple-
(i)jÇellp adrc^M étoit Arslinve. ii accompiiBnfr In iti'claraUoD des
.'yéfUJÇs anglais (!u mois Hn mai rfcrnicr; elle tni" a (laru à ce litre
i„.„;- .'.... :_.i-j. ._ .„.;._ J'j,||n„( p|.„ qi,>iio dnkae une idée
Tome XLrilL h'Anà de la Religion et du Roi.
( 554 )
ment cVaprès soa bon plaisir: c'est ce dont nous sommes bien
loin de convenir. ;
Prises isolement ou en masse, nous désavouons ici toutes
ces (^pinibns de la manière la plus franche et la plus solen-
nelle.
L'essence de notre religion, a~t-on dit, est la persécu-
; tien. Nous répondons que la foi catholique et la politique
des Etats catholiques sont ici dëloyalenient confondues.: Si
les ministœs de la religion catholiqi^e, en quelque temps
que ce soit , ont coopère avec les gouvernemens civils dans
des actes de persécution , ils ont oublié les divins préceptes
ée leur fondateur, en s' efforçant d'empêcher T introduction
des sectes par la violence et Tinjustice , et nous condamnons
leur conduite. Devons-nous donc en poi^er la peine? Dans
le cours des perséc^ti6ns qui, à diverses époques, ont éclaté
dans ce pays ou dans d'autres, entre diverses dénominations
de chrétiens , si des membres de la religion que nous pro-
fessons n'ont pas été exempts de blâme, nous déplorons pro-
fondément leur aveugle délire. Pourquoi donc serions^nous
punis d'excès auxquels nous n'avons pris aucune part ; ex-
cès que nous conda^mnons aussi cordialement que vous-
mêmes, et dont vos ancêtres ne sont pas moins coupables
que les nôtres?
Si les organes de la foi catholique ont pu se faire particu-
lièrement 4^stinguer dans des temps reculés, par un zèle
mal entendu (ce dont, au reste, nous ne convenons pas),
nous n'en gémirions que plus amèrement sur leurs erreurs ;
mais faut-il que le protestant impartial et le catholique
éclairé s'abandonnent, de nos jours,' à l'impulsion de cer-
tains individus qui, mus parle préjugé ou par l'intérêt, les
poussent à se haïr réciproquement ,, et à perpétuer ainsi la
dissension et le fanatisme de l'iiitolérance au nom d'un
Dieu de paix et de charité?
Nous invoquons \m examen attentif de la conduite des
. gouvernenlbens actuels de la chrélienté , et: nous sommes per-
suadés que l'observateur impartial reconnoîtra que les prin-
cipes de la liberté religieuse sont aussi pleinement respectés
dans les Etats catholiques que dans les Etats protestans'(i).
(i) Nous ne savons 5i les signataires de l'adresse' ite font pas ici
une concession trop généreuse. Dans quel pavs catholique le? pro^
te»tanssont-i!^ fraités comme les catholiques le sont encore en An-
gleterre ?
(355^)
Nous vous conjurons de considérer les effets qu'a produits
l'exemple de la législation de notre pays sur les. diverses na-
tions àvi globe.. Pesez-bien surtout ses conséquences sur les
nouveaux Etats de TAmérique méridionale. Nous vous ex-
hortons «à ne jamais perdre de vue quelle puissance d'argu-
ment prête aux ennemis de la liberté civile ou religieuse,
par toute la terre, le maintien de vos lois d'jBxclusion.,
Vous ne nous refuserez pas de soumettre les questions sui-
vantes à. voti» propre jugement. ' '
' X a-t-il une autre contrée dans le monde où , pour affaire
de conscience, on voit des nobles les plus anciens du pays
privés de leurs droits héi^ditaires ; où des centaines de gen-
tilshommes , possesseurs d'antiques et vastes domaines, sont
privés des honneurs et des privilèges qui appartiennent
communément h la naissance et à la propriété; où l'indus-
trie du négociant et le talent de l'avocat sont arrêtés au mi-
lieu de leurs carrières respectives; oil six à sept millions
d'habitans sont dépouillés du bienfait d'une condition sem-
blable soùs ^les lois égales? et pour preuve des effets terri-
bles, mais naturels d'un tel système de lois, nous vous sup-
Ï plions de consijiérer l'Irlande, cette terre des talens et de la
értilité ; envisagez-la dans toute sa nudité et sa misère.
•Notre religion, dit-on, tend surtout au prosélytisme. Si
on entend par prosélytisme l'art de convaincre par de soli-
des argumens , oui , alors notre religion favorise le prosély-
tisme. Comme Anglais, nous réclamons le droit d'une dis-
cussion libre ^ nous rougirions de nous dire vos. concitoyens ,
si nous pouvions renoncer à ce précieux privilège ; mais si ,
pour faire des prosélytes', on substitue la force au raisonne-
.ment, si on récompense l'hypocrisie et l'apostasie, de telles
.voies de prosélytisme sont une honte pour toute espèce de
chrétiens, et nous les abjurons solennellement.
Nous vous supplions de ne négliger aucun effort pour ef-^
■facer de vos esprits toute impression irréfléchie à notre dés-
avantage, et d'examiner avec calme la situation dans la-
quelle nous sommes placés. C'est dans un pays qui se vante
d'une liberté dont ne jouit aucun autre, que nous sommes
frappés par de rigoureuses exceptions , parce que nous diffé^
rons d'avec vous en croyance religieuse.
Des peines qui ite sont ni en petit nombre ni ordinaires^
Za
■\
». I
\
( 556 )
reste d'un code pëoal d'uoe sévérité iooiiie.^ pèsent encore
sur nous.
Un pair catliolique ne peut siiSger et voter dan» la chaaif-
bre des pairs, et il est ainsi dëpouilli du dioit le plus pré-
eieux de sa naissance ;
TTn citoyen catholique ne peut siéger et voler dans la
chambre des communes;
Un fraqc-tenancier catholique peut être exclu, des assem-
blées électorales;
Un cathotfque ne peut être admis dai^s le conseil privé ou
promu au ministère;
Il ne peut pas être juge^ ou remplir aucune charge de ta
cOQronne dans aucune cour spirituelle ou de commune ju-
ridiction ;
n peut exercer au barreau , mais il ne peut pas devenir
conseiller du roi ;
Il ne peut occuper aucun emploi dans une corporation
quelconque;
. H ne peut obtenir des grades dans Tune ni dansl^antce
de nos d^ux universités;
Encore moins peut-il être pourvu d'un des nombreux bé-
néfices qui y sont attachés ^ quoique l'un et l'autre de ces éta-
blissemens scientifiques aient été fondés par des catholiques;
Il ne peut épouser une protestante ou une catholique j à
moins que la bénédiction nuptiale ne leur soit donnée pat
un ecclésiastique protestant ;
Il ne peut affecter aucune propriété foncière eu per^vm-
nefle au service de sa propre ^lise, ou d'écoles catholiques,
ou enfin à aucun antre usage concernant la religion catho-
H«ie ;
"Il ne peut voter dans les fabriques des églises anglicanes
ou présenter à aucun bénéfice, qnoique chacun de ces droits
soit censé appartenir à la jouissance de la propriété , etqv^il
fRiisSe Mre exercé par des infidèles.
- Tek acm t nos principaux griefs ; mais nons aous pKûgnMia
sttf tMii du déshonneur que nous font ees inhabilkés , d^
honneur bâen plus iÀsupportable à des âmes éle^^ées que 4<s»
pvines infligées par la loi ; ces inhabililés, au reste ^ suppON>
sent Aéoessainmeot que nous soeunes ooupablns ou ^p^
vous êtes injustes.
. iPtsfuis aoilve pgt wi è re jeunesse jusqu'au dernier mment
( 557 )
de soin e]ftiit«Dce^ nouftsamiiiMCDiidftiiintfs à uo f#i»ti«#Dt
Îénible d'infëriorîtë > en ménae temps que uou» ftQmmei en
»utte à dos reproches que nous n'avons pas mëritÂ*
li n'est pas elonàant que des fablea, inventées par la mal-
vrillanee oana des temps de troubles , pro'pagées par le zèl«
des partis , et sanctibnuëes dans plusieurs occasions par les
formes de la justice ^ et non pas par la justice elle-même»
aient existe jusqu'à ce moment, et qu'une fouie de pr^jug^
aient e'té réunis contre nous^ préjugée qu'il a fallu desiM*
oies pour dissiper.
L enfant apprend à insulter notre foi dès quVI aequierft
l'usage de la riuson ; son éducation ne fait que confirmer ses
premières impressions, et pendant toute sa vie, il estdomipi
par les préjugés. De$ personnes animées par les sentimens les
plus honorables, incapables de sanctionner l'injustice ou la
déception , deviennent ainsi nos adversaires.
Nous prions instamment nos eonoitoyeos d'approfioiidir
leê matières sur lesquelles ils ont à porter un jugement avant
de nous condamner. Nous les invitons à réfléchir de sang-
froid sur nos principes; car nous savons qu'ils nippoiteroBl
Penquéte la plus sévère. S'il existe des hommesNqui échao^
gent leurs principes contre des places, qui font de notre dé-
gfadatioh un sujet de eommerce et qui encouragent des
principes qu'ils devroient mépriser ; s'il existe de telles per--
sotines, elles ne sont pas plus nos ennemis que iêê vlUfeSj et
il est de notre devoir réciproque de les démasquer,. afin qiss
la religion, cette fille du ciel, ne soit pas défigurée par les
passions humaines, et afin que l'incrédulité ne se fortifie
pas par le ralentissement de la charité qui devroit exister
entre vous et nous.
Portant également avec nos compatriotes les fardeaux du
pajs, et soutenant ainsi qu'eux ses institutions et sa gloire,
nous demandons à être admis à participer dans tous les
droits de sujets britanniquiss. Nous désavouonsexpliciteoseot
tout principe hostile à ee& institutions. Chaque année y noua
répétons notre désaveu, et cependant nous souffrons tou-
jours les peines dues an crime. Nous vous le deii»aiidons, ast^
ce me cela doit durer toujours? Serons-nous toujours Ifis
"victimesdesorupfonsmal fondSs? Lesp<)rtes de iaco^stitiiiion
nous sont fermées aussi long-temps que^nous restons fidèles
à la voix de nos oonsoienoes; maïs si noas abandoanoai b
( 558 )
foi de nos pères ^ si nous abandonnons tout sentiment hono-
• rable^ si enfin, nous devenons des parjtireset des apostats,
alors nous sommes relevés de notre inhabilité, le sanctuaire
de la constitution nqus est ouvert; nous devenons séna-
teurs, conseillers prj^vés, même gardiens- des mœurs du
peuple et dispensateurs de la justice publique. A Dieu ne
plaise que nous voulions acheter de pareilles distinctions au
prix de-notre déshonneur ! • Dans l'heure du danger , quand
notre patrie Texig^ , nous^ mêlons notre sang avec le vôtre.
Nous ne demandons aucune supériorité^ soit religieuse, soit
politique ; si noire patrie Succombe , nous demandons à suc-
comber avec elle ; si elle prospère , nous demahdons à parta-
ger sa prospérité.
Cette adresse a été lue et adoptée à Ta^emblée générale
annuelle de l'association catholique anglaise, le i^^ juin
i8â6; elle est signée de 68 membr«6., savoir, les lords Nor-
folk, Surréy, Shiewsbury, Kinnaird, Stourton, Petre,
Stafford, Clifford^ qui ont droit de siéger à la chaqibre des
pairs; les lords Charles Stourton, H. V. Jerûingham,
Hugues-rC. Clifford, Ë. M. Yavasour, Charles Langdale,
Philippe Stourton, Edouard Petre et Charles ClWFord; les
baronnets G. Gérard, H. Tichborne, G. Throcimorton ,.
E. Blowut, H. Webe, R. Bedingfcld, E. Smythe et Chf-
ford Constable, et 54 autres notables anglais des familles^
les plus honorables. ^
NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUE^.
RoM£. IJn décret de la congrégation de V Index , en date
du lâ juin, condamne et met à l'index des livres défendus
l'ouvrage de M. de Montlosier, Mémoire à consulter sur un
système religieux et pplitique tendant à renverser la religion j.
la sdèiété et le trône. Un décret du même jour condamne
V Esprit de P Eglise^ ou Considérations philosophiques et po-
-Utiques sur Jf histoire des conciles et des papes j depuis les
apôtres jusqy(à nos jours ^ paft* de Potter, et plusieurs autres
écrits parmi lesquels sont la Science de la législation^ de
Filanjjieri; un e traduction des Traités de Spinosa, paf
V
(. ^59 )
Katb; Mon aifis sur finatitution d'une cathédrale j par
Obe;-thur; Histoire df André Durim^j catholique irlandais ;
et Rùme au 19* siècle. Ce Vlëcret a été approuvé par le souve-
rain poutife , le 1 7 juin , et la publication ei;i a été ordonnée.
Paris. Au moment où nous annonçons la mesure prise
par le chef de TÈglise contre le Mémoire de M. de Montlo-
sier^ la Dénonciation aux chambres de ce même écrivain pa-
roit avec de nouvelles observations. Tous les journaux de
l'opposition l'accueillent avec empressement ; ils en ont eu
communication avant le public, et ils en ont cité des ex-' «
traits avant qu'elle eût paru. Un de ces extraits est d'un
genre si extraordinaire qu'on croit rêver après l'avoir lu.
M. de Môntlosier^ parlant de la mission de Rouen et des
violences qui ont eu lieu, dit : Aujourd'hui ^ ce sont des
prêtres devenus toutpuissans qui insultent et vexent un peuple ^
chrétien^ respectueux et soumis (i). Ainsi, ce n'est pas la mul-,
titude qui a insulté les missionnaires ; ce sont les mission-
naires qui ODt vexé et insulte un peuple respectueux; ce 6ont
peut-être eux qui ont traîné M. Lœvenbruck dans la boue,
et qui ont fait entendre pendant plusieurs heures des décla-
mations furieuses. DaBS le reste de ce morceau, M. de Mont- .
losier justifie ceux qui ont horreur des missionnaires, et
finit jpar' conseiller d'envoyer à la Chine ou au Japon
M. l'abbé Rausan, ses mitotoniïaires et M. le grand-aumô-
nief avec eux. Cela est en toutes lettres dans le post scriptum
de la Préface, Quel homme doux et tolérant que M. d^
Montlosier, et combien ce ton , ces vœux et ces conseils don-
nent ridée la plus avantageuse du caractère aimable de ce
bon vieillard ! Quelle politesse charmante et quelle cour-
toisie chevaleresque! On avoit cru jusqu'ici le rôle de dé-
nonciateur peu honorable, et nos mœurs attachent à ce rôle
quelque chose d'odieux et de flétrissant. Aujourd'hui, un
homme d'un nom très-connu vierît dénoncer solennellement
tout un corps ; si M. de Montlosier s'avisoit de- déférer une
conspiration libérale et d'accuser des réunions de francs-
înaçons et de carbonarij s'il dénonçoit ce système suivi per-
sévéramment, et qui, par les journaux , par les pamphlets,
par tous les moyens dont un parti puissant dispose, tend à
\ " • .
(i) Cette citation e«t prise dans le Jùunial des débats de jeudi
dernier, page a, col. 2.
y'
(56o)
^fUir la religioQ et à renverser la monarchie, on^ie flétri-»
xolt du no^l de délateur, et il n'y aruroît pas^ assez ^e si^
flets en Europe pour le couvrir de ridicule ; mais il dénonce
des prêtres^ des é vécues ,^ des Jésuites, des hommes qui font
profession de piét^, c'est tout différent, sa démarché de-
vîeiit un acte de courage (^ui a m^me quelque cbosé d'Ile-
roîqué. C^te Dénonciation vient de paroîtie , et if faudra
bfen âôViS ep occuper; nous nous bornerons à dire aujour-
d'hui <Jué M. de Monûosier ne dénoncé pas seuiemént cèùt
tfôut il âvoit été question dans son premier Mérhoirej àiàis
eâoo^é quatre Mandetnenâ d*évêquès qu'il homme, et, ce
^Ui eài plus fort, VMxposê des évéques (dû mois dTavril,
<::omù)e àttehiaivirè aux iois de tÈtai; il à de plùé , sous éS
fnain^ une liasse d^ cinq cents faits j qui sont autant d'dt-
tefitats de Ut pari dèà prêtres* Les attentats des prêtres f les
attentats de IJSxpoëé ici évéqties! éet excès dé démence à
qtièfque cliose qiii confond.
— Après la mort de M. rarchevêque de Po'tléauXyle
chapitre métropûlitaiti s'étant assemblé suivant Tùsage , a
bommelcs vicaires-généraux pendant la vacance du siège;
son choix est tombé sur MM. Barrés, déjà grand-vicaire de
M. rarchevêque ; Marginier et Maurel , membres du chapi-
tre , et Carbon , supérieur du grand séminaire et aussi grana*
vicaire de M.' Tarçhevêque. Leur premier soin a été d'ordon-
ner des prières pour le vénérable prélat. Aussitôt la nouvelle
de la mort, le préfet fit sonner la grosse cloche de Vhotel-
de-ville. Chacune des paroisses est allée tour à tour faire des
priières pour le repos de i'ame du pieux archevêque; tous les
corps et les fidèles de toutes les classes ont Jeté de l'eau bé-
nite âur le coi^ps du prélat, qui a voit été embaumé le iS.et
exposé dons une chapielle ardente, revêtu de ses prnemeDS
pontificaux. Le souveoir de ses vertus f tant de traits d'une
tonte et d'une charité qui ne connoissoient point de bornes*
étoiént graves dans tous les cœurs, et le deuil de ses diocé-
sains s'est manifesté de la mauière la moins, éqilivoque , par
nu concert unanime de regrets et d'éloges. Les obsèques so-
lennelles étoient fixées au jeudi iS; le corps avoit été traos-
Î>orté pr^cédemopcnt à l'église métropolitaine. Le mercredi,
es cloches de toute la Ville ont annoncé la cérémonie, et les
vêpres des' morts et \g& matines ont été chantées par le cha-
pitre et par les comniunante's ecclésiastiques^ 1« convoi fti-
( 56t )
4îtt> \€i tthres ée$ ëcbles clirtftîeinf«»y km élèVM éé t>)«^eut9
4t»UisMviféD»y 1«9F 9ëÉi»littir0B ^ l«s ftuibômâ^, victimes et
on rës <iki diooisto et de k Ttil^è'i le ekapitr^^ {fréc^doiMi tê
e^wpSy dëpo)»é sur «il brà&o«ré que &ur soix«tfte f^rétreal
ei» diacres dousè portôîexft chaeaa à (eur toutv M. l^#?d->-
cpM d'Angoulèilie, siilffragânt de Botdeatnt^ ëtoitye»ti pftf^
«îder ft cette cétéettoni». La faittille dtf prâat et fes «tj(t<^'
titée ftuiyoîénf ; M^ dePiolaiï> chevaHeF de Sat«t*Lotkiâ^| ^
neverà du d<$funt^ meniÀt le deiiil. Le convoi a ^ivi ïk rué
de RÀhàfi ^ lei aUée» d'Albrel^ la placé Daiiphine dt lé eif-
enit «rrdifiake dacte les grandes pfooeMÎons de la F'éte-DieUk
Le* glands du prf^le ëtoiént tenus par IdM. RaVet, premier
Erësideni; d' Aimeras^ lietrterïant-giéiféral ^ d'Hausses, pr^
t;^ et Diihaniely maire. Sut tout le passade les boutiqnel
étoient fermées ^ et beauecfmp d'édifices publics ëtoieaf teâ^
dus de 0oir. Le converi étaot rentré dans TégliSé , la niesse a
été célébrée avec pompe ^ et Icfi» absoutes acee«ittimééS ont
été faites. Les ire^tea du prélat ont été déposés dans ta éfaa^
pelle de Saint-Ciarle», une de celles quieMonrent le eheauf
«le la cathédrale^
-^lié CorlstUutibnHéi abondé^ sùi^oitt dôptiis quelque
fêmps, dn articles de politique étrangère, qu^iï âtinônde
èôDiiùe lui ayant été eiivôjés paf des côt-fcspondaus , fti^ii
quiyjdtés dans le mémemodle et «mpi-éints du même esprit,
paroiâsent rédigés tous dans les bûi'eflu^ dé là rtié Morit-
mattrè. C'est ainsi qu'il nous donna il' y à peu de temp»,
sous la rubrique de Rome , un article oii l'on disoit que la
bttlle du Pape sur les sociétés secrètes avoit été demandée
{Ȉr l'Autriche , comme si le souverain pontife avoit besoin
d'être excité par une puissance pQur prendre des mesures
éontre des société dont le but est assess manifeste. Dernière^
lAHént^ le même journal déHonçoit une grande conspiration
ètrrdie par les Jésuites dans lei' Etats du roi de Sardaiané.
Il auroit fallu arrêter trois de ces Pères, et renvoyer de l'iT-
niversité cinquante élèves qu'ils avoient affilia à une société
secrète. En confirmation de ee cdnte; le (hnêtUuiifinnel é\i
^t J*'*'*^ rappOrtoit une letti'é dû préteûdtt côi^réspondant,
^tii dônhoit dés détails tellement Girconstancié^y qu'il n'y
ikYoit pas moyen de se refuser à y cioire« On avoit arrêté a
Bfaples le péienà blAm, fils dU marquis d'AsegHo , et cette
A
( 56a )
, découverte avoit %mené ceUe de Turin , où il parott , disoit-
on , x^ue plusieurs personnes en réputation de piété'^avoient
été arrêtées. // étok certain j ajoutoit-on^ que le Tnarjuiè
d',AzegUoj ardent congrégamate j qui publiait tous les mois^
à . Tlurin ^ un cahier de IfZimico deW Italia j journal d^un ul-
tramontanisme furibond j dans lequel il a dernièrement cen-
suré apec une extrême violence le jugement de condamna-
tion de M. Vahbé de La Mçnnais^.a reçu du roi lui-même
une si forte réprimande, quil a jugé prudent d^ abandonner
. le pay.s. On ne sait où il s* est retiré j peut-être à Mont-
rouge ,ou à Saint- Acheulj ou dans les bureaux de M, Fran-
cheU Ce dernier trait seul indiquoit que la dépêche ne ve-
noie pas de très-loin.. En lisant cette lettre dans le Constitu-
tionnel j nous avions été aussi affligé que surpris de la dis-
grâce de M. le marquis d'Azeglio, doiit nous connoissons le
zèlei eije dévoûœent pour la cause de la religion. Il nous
i:estoit pourtant quelque espérance que le correspondant du
Constitutionnel avoit pu exagérer quelque peu ; mais nous
n'imaginions pas que toute cette histoire, mt un tissu de
, faussetés, et qu'un journal osât s'exposer à la risée publique
eu affirmant ce qui n'a pas l'ombre de vraisemblance, et ce
qui est démenti par les faits les plus notoires. Une lettre de
M. le marquis d Azeglio lui-même est venue nous rassurer
complètement. Cette lettre, datée de Turin le 18 juillet, et
adressée aux éditeurs de la Gazette universelle de Ljpn^ ré-
fute si parfaitement les allégations du journaliste français,
que nous ne pouvons nous refuser à en donner u.n extrait;
« Moosiear^ on ne lit pas le Constitutionnel à Turin. J*ai eu cc-
Sendant commumcatioa a un article de ce journal dirigé confre moi.
e ne sais pourquoi il a eu la fantaisie de s*occuper de ma personne.
Je me serois contenté de rire s*il s*étoit borne à dire que je me
suis caché chez les Jésuites ; pour me trouver, on n auroit pas en à
courir jusqu'à Saint-Acheul. Pendant mon séjour à Gènes , j'.étois
quelquefois dans leur maison ou dans leur égUse, au milieu de deux
mille personnes avides d*entendrc le Père Ferrari.
' » Le correspondant du Constitutionnel a accumulé tant de fausse*
té», qu'elles peuvent donner la mesure de la véracité de la feuille
qui les reçoit si avidement. Il est faux que j'aie attaqué le juge-
ment prononcé contre M. Tabbé de La Mennais : dans mon journal
il n'en est pas dit un mot. 11 est faux qu'aucun de mes fils ait été à
Naples pèlerin blanc j des trois qui me «estent , le dernier seul y
passa environ deux mois en 1818. Il est vrai que j'ai un fils Jésuite
» Rome : il n'y a point été mandé , comme le dit le correspondant. j
( 363 )
r . « • •
il y réside depuis deux ans , et est ilscteur du collège romain , ce qui
n'annonce pas une violente disgrâce.^
V» Il est faux qu'on ait arrêté ici trdis Jésuites, et d'autl'es personnes
en réputation ae piété. Il est faux que le roi m'ait réprimandé; tout
au contraire, i*en ai toujours été reçu avec bonté , soit à Gânes, soit
à Turin , depuis son retour. J*ai paru plusieurs fois h la cour, en pu-
blic et en particulier j je n*ai point eu besoin de me cacher, et per-
sonne n'a eu à chercher où je pouvois être retiré.
» Au reste, }e tiens à honneur mon attachement pour les Jésuite^;
je les aime et les c^stime. Ainsi que je l'ai dit dans VAmico dell* Italia,
ce sont les protestans, les incrédules, les révolutionnaires, les libé-
raux qui m'ont inspiré ces sentimens: j'ai vu toutes ces classes si achar-
nées contre la société, que le ^simple bon sens m'a montré en elle un
corps dont ib ont intérêt à provoquer la destruction. »
M. le marquis d'Azeglio finit sa lettre par des protesta-
tions d'attachement à la cause qu'il s'est vou^.à défendra :
c'est sans doute cet attachement qui lui a valu les doticèurs
du Constitutionnel, Seulement.ee journal n'a pas réfléchi
qu'en avançant des choses aussi notoirement fausses , il don-
noit des armes terribles contre lui-même. De pareils dé-
mentis finiroient par déorëditer la feuille qui auroit le plus
de vogue.
— On assure que les Etats provinciaux du Brabant sep-
tentrional , dans le royaume des Pays-Bas, ont voté à la
majorité de 39 voix contre i4 une adfesse au roi pour le ré-
tablissement des petits séminaires; on demandoit aussi au roi
que les jeunes gens qui se destinent au sacerdoce ne fussent
pas forcés de passer par le collège philosophique (1), et que
parmi les 29 membres qui ont été d'avis de l'adresse , 7 sont
protestans. Cette> circonstance , dit un journal , ponrroit sur-
prendre quelques personnes ; mais au fond elle n'a rien de
fort extraordinaire. Ce ne sont peut-être pas les protestans
qui ojQt eu la principale part aux ch'augemens introduits
l'année dernière dans l'instruction publique; ces c|iange^
mens sont dus surtout à quelques hommes à systèmies qui
vouloicnt faire prévaloir leurs iodées particulières sur les in-
térêts de la religion et du pays. Il semble qu'il y ait Un
plan concerté pour détruire peu à peu la religion. Croiroit-
(i) Le même journal qui nous apprend ce fait, ajoute le lende-
main, que l'adresse ayant été ensuite rédigée, a été adoptée à l'una*
nimité, moins deux voix dont celle du^ gouverneur de la province.
y
/
( 504 )
M q«e I d»ii» UB rapport fait aiix Etete ^e la FkaAm ooei^
dentale et lu dans la sëanae du 4 juillet demmri l'aiiftwir
dtl fappoft, âpfès s'être è:fta«ië sur Vétatflorbi^Miéès^éA'
ligè^. et dVOir dit qu'iU rëponidôietit pàrfs^itetuetit au bat
aue le gouvernement s'étoit prçpos^ ; croîroit^on » dis~je ,
qH'îL se S(>it exprimé sur la religion en ces leraies : Xa riU^
giouj quoiqu'elle néfcusé pM prtpfement pariée de fimiru^
Uàn, n*ë8tponftattipàB oubliée? Ce^t î^hi doute la première
fois que les Belges lisent dans un document public que ta
religion ne fait péu pivpnmunt partie de l^inetruction que
l'oo doDne dans les ooUè^. Cela n'est pas fort rassurant
pour les paretis; tous n'ont pas un système philosopbitjue
aussi dëterminë que l'auteur de VJEmilej qui ne vouloitpas
qtie r<)n parlât de religion à soà ëlève« Toutefois il ne pisiBott
jpas^tte les réprësentans de la province se soient âevës een^
tre ce passage du rapport. Auroit-on cm que la Yeligion de*
voit être eontente de tte pas être etitièrement oi»bliëe?'Il y
a lieu de craindre > quand on eu parie si légèrement y qu'oa
n'y iftetle da&é la pratique bleti peu d!importanoe , et si lei
ttiattres, cotùmt l'atiteur du rapport, pensent qu'el)eiié/M
pcis proprement partie de ]f instruction j il e^t vraiseftiblable
qu'ils n'Ibcoeblent pas les jeunes gens d'instnictiû)a« et de
pratiques religieuses. Âti surplus , IcS'Belges-coûiiotBeDtpat^
laitetnent Vétat Jl&rieetint des collèges , et la mesiire de cjm^
fiance qu^il iiolivient de leur accorder. Il suffirait^ pour ^'en
faire line idée, de se rappeler le nombre d'élèves qui étu-
dioient en i8d5 dans les diflérens collèges de la Flandre oc-^
eidentale, et de le <^otn parer avec le nombre des étudians
actuels. Avant la nouvelle organisation des collèges, ii^
étudians recevotent ^instruction dans les collèges de la pro^
viooe; aujourd'hui le nombre s'élève à 3bo; difiercnce en
ttoins , 85o. Yoilà r<fte^^n'»safr^desoollèges et la coofiaaee
générale qu'ils inspirent. Ceci pourroit servir de réponse à
«in article qui a paru contre nous dans le jeurnAl o£Scieldes
Pays-Bas, et que le CônetUutionnel s* est empressé de répéter
ht *i3 juillet; car ces deux journatoi: servent sans doute 'la
ftoeme cause. Le fond de cet iarticle, c'est qu'il y a «mani'^
mité de sentimens en Belgique pour approuver la marche
du gouvernement sûr l'instruction publiaue. Or> cette asser-
tion est d'une contre-vérité si patente ^ qu elle ae peut trom-
per qu'au loin. La feuille officielle a ordre de tenir celait-
( 565 )
gftge, elle «st pftj4e pour oeU ; nais tes protasIftiieM sfmt
tgnt $oit peu suspectes^ et raffectâtion qirelle met à )e$ ro~
froduire indique le bé3Qio ée combattre upe opiuioa éta*
lie. U stifEU de voya^ier eu Belgique pour savoir ce qu'oq y
pcoie des nouvelles mesures; et pour^eeux qui n*j voyagent
paS| ils ont entendu parler des réclamations de tous les cne&
des diocèses; ils savent qu'aux états-géoéraux pliisieuri
joembres se sont plaints;aes arrêtés ^ ib out appris qu'on
•.?Qit fait de toutes parts des repréftsntatiolis au roi sur la
politique de son ministère. Ces reolamatlons et oes représe»-
tatloits tont-eltes aussi des hillev$8ées^ comme le dit le jour-
nal officiel? £st-ce une biUeuefi^e que de contrarier et detour-
Q^enteA* tant de familles catholiques qui a voient donné Unj
43onfiance aux établissemens snrârimés? Si on n*entefid pas
leurs plaintes dans les anticliambres dci minislère,, elles re-
tentissent ailleurs, elles font le sujet de tous les entretiens ,
et.il n^esit pas étonnant qu'elles soient parvenues à nos oreii*
hf^ La âaftlerie n^ pourra jamais étouffer cette opinion ona*
nîne, et les applaudisiemeoa de quelques libéraux sont un
feiMe eoBtre-poids auprès des vœux et de.« plaintes de plu-
sieurs millions de catholiques froissés dans leurs affeptiona
les pins 4cbëres.
NOUVELLES POLITIQUES.
1 i
Paaia. s. a. Vt. M"» la Dauphine^ qiiipvoît déjà , pendant son si)ovfr
ik Clermoht , iccoi'dé un serours de 3o6 fr. k la famitte d*up certain
Cbassagnat , .tué par sa cbprrette , TJent d'envojer une dout^Uc
fiçmme de i5o fr. pow la m^me famille.
-^ I^e Rqi a nommé M- Tropamer^ président de la «:ovr royale
<fA§Rn, M. Bryon., avocat- général à h coor royale de Lyojj, M.
piiiour» vipe-présideot an tribunal de prcniiêr.e instance du dép9r-
teineai de h Seine, et Itf. Maillot^ )P|;<: «u tribunal de premi.àre
ijijstance du déparlement de la Sei^c.
-—M* l^ottchon , pocureur da Bol a Sedan « est nommé aux mêmes
fonctions près le tribunal de Charleville, en remplacement de M* f^S-
^gaeurp jotommé avocal-^énértil à Jl^etz. M. JN.inoin a ct,é .sommé
procureur du Roi à Vouziers.
^- Xa.cour royale, cbamUre d'appels de police correctionnelle . a
^ïOnGrmé aujowriThui le jugement d^ premli:rip ixistawce p^ lequel le
sieur Lambert avoit été condanné à i5,ooo fr d'amende poyr ti^vorp
M>it|ielle*
r~t«e tribunal de police corrocUpap^He s*est occupé de Kaffsire df
( 366 )
M.'Mieigallon,4iuteur d*un petit livre in-3a inïJkiM petit Dictionnaire
ministériel. MM- Delaroque, Çaulhcrcaut, Ferry, ont été cités
«vec lui comme distribnteurs et iraprimëar de Touvrage. M. Ma-
gallon est le m^me qui est déjà connu par la ferveur de son zèle
libéral, et par plusieurs de ses démêlés avec la justice. M, Menjaad
de Dammartin, substitut du procureur du Roh, s'est éleyé contre
les publications économiques, lilestinées à .corrompre Tesprit-des
classes infc Heures , à calomnier le pouvoir, à exciter la haine du
peuple conïre le gouvernement du Roi, k pous5er à la révolte. M. le
procureur du Roi cite plusieurs passages tiré* de Touvrage , pour fon-
' der la prévention à* attaque contre une classe de personnes et d ou-
trage envers un ou plusieurs membres . de la chambre des députés ; et
comme M. Magallon a déjà élc condamné antérieurement à treize
mois de prison, pour délit de la presse, le ministère public réclame
le maximum des peines portée^ par la loi. II s'en rapporte à la pru-
dence du tribunal h. Tégard de Timprimeur, et conclut, contre les
distributeurs, aux peines portées par la loi. Le tribunal a remis à hui-
taine pour le prononcé du jugement.
— M. le premier président S^éguier, sur une requête que lui a pré-
sentée la sœur de M. Lemontey, lui a permis d'assigner M. le mi-
nistre des affaires étrangères devant la première chambre de la cont.
Il s'agit de Tappel interjeté parM^le Lemontey de Tordonnance de
référé par laquelle M. le président du tribunal de première instance
. a ordonné le dépôt chez M« Chodron , notaires, non-seulement des
pièces originales communiquées k M. Lemontey par l'archiviste des
affaires étrangères, pour servir à la rédaction de son histoire de
Louis XIV, mail encore de toutes les copies ou extraits qu'il a pu
faire de ces pièces , et de tous ceux de se9 manuscrits qui peuvent
en contenir des copies on extraits. La sœur de M. Len|p.ntey offre
de rend'-e les pièces originales, mais prétend garder les extraits fliits
par son frère. i-
-«- Le'mini5tre de la marine avoit nommé, il y a qn^cpie temps,
une commission pour examiner les projets d'un . canal "de Paris an
Havre. Cette commission vient de finir ses trataux. Elle se déclare *
d'abord incompétente sur les moyens d'art qui seront employés pour
l'exécution des travaux projetés par M. Pattu. En parcourant ensuite
les difficuîtés qu'on pourroit éprouver, elle n'en a pas trouvé de
graves, ni vu des suites^ qui poùrroient donner quelques craintes,
telles que les alluvions. La commission insiste beaucoup sur le creuse^
ment d'un large canal d'un point élevé de la Seine \ près du Hâyre,
jusque dans la mer, pour que cette ville n'ait rien k souffrir du bar-
rage de la Seine , dont la c^ommission fait envisager toute rùtilité pour
le temps de guerre.
— M. Charles Comte, si connnu par ses écrits politiques et' par la
couleur prononcée qu'il y a prise, vient d'écrire k plusieurs journaux
pour annoncer au*il continuera ses fonctions d*avocat , parce qu'il na
pas reçu de copie authentique de ce que le conseil de discipline avoit
décidé à son égard.
— La gafoarre la Durc^nce, qui, eomme nous l'a^vons déjk dit, doit
transporter de Lirourne au Havre la eollection égyptienne achetée
V
( 367 )
par le Roi, est arriVée , le a4 juin .dernier, ddns le premier port, et
ne tardera pa^ de «e rendre a 5a destination.
— M. le chevalier de Rigny, commandant les forces^ navales fran-
çaises dans le Levant, a adressé une lettre à S. Esc. le ministj-e de
).i marine, pour lui annoncer qu'il a enlevé ou détruit, dans Tile
d*Egyre, quatorze bÂtimens piratds qui infestoient ces mers; qu*il
avoit dégagé le brave Canaris , attaqué par une foule de ces brigands ,
dont celui-ci avoît menacé de brûler les vaisseaux. Le contre-amiral
a détruit également toutes les nouvelles pirames qui étoient en con-
struction dans Tile. Les primats ipsariotes lui en ont montre leur
reconnoissance d'une manière bien sincère; et le nouveau gouver-
nement grec vient enfin de prendre , de son côté , des mesures éner-
giques pour réppiraer la piraterie.
K — M. le baron de Rotours, gouvei^eur de la Guadeloupe, a
mouillé , le 20 mai , en rade de la Basse-Terre , et y a reçu Taccneil
qui lui étoit où ; malheureusement, quelques jours après son arrivée ,
il a perdu sa femme. Tons les habitans se sont empressés de donner
des témoignages de leur sensibilité à une perte si inattendue*
COUR DES PAIRS*
La cour des pairs a consacré les séances du a5 et du a6 à entendre
la lecture des pièces.
On assure que M. le comté Portalis n*a pris, au nom de la com-
Madrid, soit contre MM. Bordesoulle, Guilleminotr soit contre
_ juges qui _ . _
lien Ouvrard, Mauléon, Ducroc^ Filleul- Baugé , Poissonnier et Es-
pariât, comme accusés de tentations de corruption restées «ans effets.
Le 27, la cour a commencé la délibération. On donne tomme cer-
tain que, dans cette séance-, quarante pairs ont émis et motivé leurs
votes, et que la très- grande majorité a adopté les conclusions du
prociireur-général; mais quelques-uns ont é(é d*avis de retenir Taf-
faire et de la juger complètement.
Essah poétiques d'une jeune solitaire (i)
L'auteur de ces poésies est une )fune. personne qui vit dans les ha-
bitudes de la piété , et qui exerce son talent sur des objets analogues
{\) In-3% ptix» 3 fr. A Paris, au bureau de la Bibliothèque catho-
lique, rue Garenciùre, et à celui de ce journal.
( ?68 )
pitjilé , et a désiré seulement qif p/I9 ^trje xi^pupiéie, Xk K^p^l 4'4^r
ta» renifiXmp <li0t're«ites pjièce^ : M regr^li sur la i^pi;^ 4**4P ^fni* 'es
.dfsrui^rf Adiejnx de saJD^e 3çolfistique k saipt Beobît, les^Q^pir5 4^t
th^lgiye^ Isa)>ell.e!, lœur de mnt l«pais ; T^)l8 et Pfipbiixijçe^. t»idiviD«l^
|f lirg^u^er^^ de Cçurtojtie. Ç^s pJÀï^ «^onp/çi^ b|ieaucpup4*4iaa^if|4fc¥W
%€ Jk i'hùtoire sacwée , à i'fisajge des maisons d*édmaMion , -fM
M. de X^raodmaÎMi^ f ^OMio (4 ^.
Annales de la maison de Bmaéon, par lcn^iii« (a^.
ISJMgfi^ «ui a para à Boqrges chez llanoerOn, e^ en dejiK |Mr-
dans le même genre un abrégé de Thistoire profane, en 2 voU^ qui
sera destiné aussi pour les jeunes gens.
Les Annales sont propres à ;n^jrer 041^ ieanes gens 1*attachement
et le respect pour une famille auguste. L'auteur fait Thistoire des dif-
férens princes de cette maison depuis «aint Louis ; il finit à Tassassinat
du duc de Bern.
C«ax de om Soi^scrifuteurs dont Fabo»iiemeiit expiré fe 1 3 août
font prié» de \e -reaouyeler 4e «aite , afin de né point éprouy^
de «etard dans i*envoi du J^lMirn^* Cela est . d'^^^^nt jfÙiè urgent
pour ceux djfui enjùnt ia eoUeeùon^ qu'ils poutroient, par un plus
ioHg retard , nous mettre dans ^'impossibilité ds leur donmr les pre-
miers ëtuméroe du réabonn^n^nt,
«
|1$ TOadpont Jbien joindre  toutes le^ réclamations^ cihangçment
d'adresse, réabonnement, la dernière adresse imprimée^ que Ton
reçoit avec cfhaaue nucpérp. Cda^vite des recherches^ et empêche
des ^erreurs.
C;P Jourpial pnro?^ las ^p^ccradi ^ çamçdi dç çUac^^ie «eo^nin^ ; mx pfipx |a
lYa^icc 8 francs pour tro\smois, 1^ figues pour' çix inoif , eç a9 fra,Dç^pQ^
Vaunée/franc de port : pouu.les pats £TRANGEas,Ia Suisse exceptée» ofrnn<^
5o cent, pour trois mois , 18 francs pour six mois et 35 Crnucd pour raniiëA.
Cbaque trimestre (onnant un VolqiQ0.*ju^ JEU? peut souscrire c{ue des m février»
1 3 mai, 12 août et la novembre, épodues ou commence chaque volume. Les lettres
^ et envois d'argeqt dolye^^ ^tT(e aUeoi^ç^ ^ t'^dçewés ^ ^.. Aà. Ls ClbrK» au
- hnrenu de ce jorniinl.
(a) lu- 12, prix, 1 /r. ^0 cent. sX a fr. franc de port.
<0« dei»^ .o«yi?af(f» sa trai>v«nt à ,Bo«ir{;es , chez jMi^necraii ; ^t$, ^
Paris, chez Petit, Palaia^Boy.al.
Mercredi a août 1826. (N" laôo.)
Sur la Dénonciation de,M. de Jktontlotier.'
Une première <{uestion se préwnte sur cet acte singii
Quel droit M. de AloDllosier a-t-ii dé faire une pareill
uikrche et de soumettre à 1» cour royale une tell<?ao<
tion? Des avocats lui out dit qu'il avoit non-aeul»m
érvil légal, mai» encore à caaaede sa poiilion. lé devoir H-
jvureux de faire \a Dénonciation ; ma\% quel est donc \a. posi-
tion de M. de Montloskr qui lui impose uo tel devoir?
Est-ce parce qu'il est comte? parce qu'il a été député à t'a*-
semblée constituante? parce qu'il a beaucoup écrit sur la
politique? parce qu'il a rejodu autrefois des services à la,
c6ui' royale, et qu'il a été ensuite correspondant de BuoDa-''-
farte?Quelle mission a-t-il? it n'ncciipe point déplace dans
Etat-, il ii'a point de fonctions à remplir; c'est un simple
particulier sans influence dans le gouvernement. S'il dénonce
Îuclques personnes, t:e» pereonnes ont te même droit de Le
énoncer. 11 découvre mie conspiration parmi les prêtres;
mais si les prêtres l'accusoient à son tour de ttivoriser ilhe
conspiration libérale, que -diroit-it? Cliacua va-t-il aussi
étourdir la cou^ royale de ses dénoiiciations? Sera-t-elle
obligéed'en tendre toutes les plaintes, toutes les déclattaâons,
toutes les idées qui peuvent pa^er par la tète de plusieurs
milliers d'individus? Elle auroit uiie rade t&che à remplir,
dans ce temps surtout fécond en esprits ardéns ,'qui aspi-
rent à se mêler de politique, et qui ont les idées les plus
divergentes sur la législation , sur le gouvernement, sur la
religion, sur ks points les plus importa ns. Nous pouvons
donc voir bientôt dix mille actes comme celui de M. de
Moutlosier; les uns dans un secs, les autres dans un autre;
celui-ci pour les Jésuites, celui-là contre ; l'un contre l\il-
tramon1»nisme, l'autrcHiONtre le gatlicahisme; l'un déodn-
cera les ennemis de ta liberté de là presse, l'autre dénoncera
les abus de cette même liberté. De- âl tu aiguilla', le cercle
des dénoiiciatiorts pâurroit s'étendre; déjà on déooiicè le
clergé ,' pour}|uot ne dénonceroit-on pas bientôt la religion^?
■ . Jome XL. VUI- L'Ami de. la Heligion et du Rm. A.» ..
' ( 370 )
{>ourquoi De dénonceroit-on pa» le oiiaistère , le gouverÀe-
ment>, la cour? Est-^ce la cour royale qui jugera toutes ces
dénonciations? En ce cas elle aurait fort à faire, et il lui
resteroit peu de temps pour les procès dés partioaliers et
pour la répression des crimes pubhcs. De plus, ce seroît elle
«liiirsiqui seroil investie de t^ufe l'autorité, puisqii'eUe fe-
A^ «ppiriée à réprim0r. to.us^ les abus c|«na la hafut^ a4inî<vif"
trsM<3io«. OfiJk cela pourroit-il nous conduire 7
^' la «avieas à la DénQnciathn de M, 'de, Mootlosîff. E^li^
pM0» i^sor des affiliations ou réunion^ ^c^inu^ spuf^Af
x^fli^ de- cQâgrégations ; a"" sut les Jéauitips ; 3** siu^ rt?l^#^«
lÎMmtanisnaef 4^ sur fesprit 4'e>i^^'^^^<^>^^ * ^^ B^^^W»^
^^àutcUE aisure que les. congrégations', %>«s unp a|ipare^g
él pitié* tendent à èjcerqer une. influence da«ns,i*£ta^»c^ 4
liiaRrtser le gou^cpmwsont ; iV ti rf çu , k icet ^ard , ^à.4<£W^.
Mimes/^tf de diyen^s personnes deè PéiHélatfonepanic¥ilièpe^
JI^M^fai demanritsr onq^re^.Qai.iui adonDéiedroût4'çK|jr*
«to^Mltte incpJiisitioQ. sur dt^tKMàii^eS'paiisi^iQs, 4*&llfV f<M|i4'
W4i^ib leura réunions» d*^v4uliii9r'lQl,^rS( int^oi^tj^pii,, àff
\^ aisQiiaet d'an^bition ou d'bypoorisiQ? ^^tr^il c^rgi^ de la
5V\n^ de VElaU A ^ueL titre i-cçoit-ii 4^s révél4iti<»947
lelk est c^tt# uQUvelW autorité daus U hi^raj^c^. 4çsî
iKlMToirs? eipuis.qspipr^itféUtioiil ^nt-^^U^ aUiMiei^tii|uef,?
«iéritentr<Ale9 quelque confiance? SI M* dc).Mo^>^P£.9if9(«.
çHfÂlIsQ: «fE^ux iqui yleanent lui vappoctei? des lifli^t ne poiir^
lèfiitr^ilaHASsit tcoif quelque eqnipte des réponses f4i|$< A ^A
-ojekmnv M^moife j, des expitoatious re(iferm4«^,ei3( plusieoM
eârlts, dos, «dairclssçmens qui ont'été donnés sur dive^.
poti|ts? Nous ayons entr'autres, dan^ ce^ journal,, eitpqié
4tefi ^auooup de francl^se^ cq que. q'esl que la e^n^é%^*
tÎM.^ nQU^ ravons jugée, non d.api^s /dUs bjuits vaguçt,
é^ .ifapports Jncei;t£kios, d^ împvitaUqns^ hasardées y n^aif
4^<ftpfi«^Hoe pleine qoAiSQi^nce de ;son originel d« sqn but»
d^ ^%'^f^tjque^ M. de Muntlosier art-it pris J^ pçinc^d^.
Urta €4se:ikpô6és? lui. qui «obcrcbe La. vérité dje bonn^.iÇQÙd^^-t-i^
49Bil$imieit| accueilli ^utca qui pr»uf oit réelairer? ^. .
'j'i^ s^o,rMi qbjtît de ^ pi^ionoiaiion^^, c^ sont Icsi J4&uit^
«Vsl' VeiPfhtence fiagmnie: de Vét9blJmefff>en^\4fi.^ MoHffç?f^\
*>fc ùifit^ti^n dfit^ 'hiê, anciennea et nou^e^9\'d¥t royoiùn^.,
Ici, sans doute/ il nous citeroit d'anciens édits, dés ajçrets
des pa^riemëos; inais quelle force oui ces édita et cesartéâ
( ^7^ )
ltitÈrÊO^kiBtys6}ial»lég}ai3,iîon actuelle /dot actes ^ui Kpfttr*
tirinnéatà un ftifti^e ordkv de choset? VoHâroit-Hvn.stppU*
Ifuec-iesi'ègleii'de l'akioteone monarcliie «« nëgimt q«e U
tihafte a ëtabk? Si on fait neviv^re les arrêts ooiUre les Je-»
kiitjBS^ iaudrar^t-»il ressusciter aussi ceus contre lesprote»-
taaa^ «ontbe 4cs.li.Trea pbtiosopkiques ^ et sur touteslee roa<^
lieras et usages alors en TÎgueur? Que diront le& juifs f 'les
talvinistea.'^ tiatts-les nou'^'Catlioliques, si on prétend leur
appUquerAd>*a»ciefis ^dits^ d'anciens arrêts? La^Gharte4i
aboli to^s ces .anciens rëglemeits; ceux contre les JLéaùîtes
aontVtlsles seuls qui sul)sisieràiit? Dans un moment rà oBk
Bov39que ipaTtbufc i^e* loisde liberté et de t^iéranœ^ on né»**
Vdlierâ donc pour les seuls Jésuites iles. actes de rigueuc et
dvptosbriptioal La lat annonce qu'elle pxt>lège tons les^cul*
€e&> «t. À» tie "vondflïit pas souffrir une communauté de
qaoiqoésiecelésiasUques qui ee réunissent poui^prieretpàuP
CifseigtteehDes bramer, des boaxes> qui viendroietit . ed
BuMfie y éproavieroien)t éha aou«, jven suis sûr^ l'accueil la
plus obîsgeapt^ On rougtfoit de>so moquer d'un.' .qualsiAT,
A'uipmorenFe; et un religieux ^ un ooœpatrioie , sera bafoué v
injoriil^ cx^uUé 1 £il vérité / neus ATons bien» pcyut de phife*^
stottUe 'y stDons ne sesitans^sie cidsèule deeesôncons^ueÀ^
«es et 4e «es «epntradic(ttons«
r: àblisJce'O'cBt^'pasi assex dé dénoncer des Jésoites i plusieurs
éMiqliei «ttb'qsépreqdTe la d«fen6e de ces religieuse ; eh bieD !
MbdelÉacUlèsiep, q ai est en traia, dénoncera.ini^lxlisséfrêi^
àfàeij <r0nuh0 e&mpâces^et/autaura^ des Jékidbea ^ ^aitisktàv.
iànMoheè- à ^cééiaaancà* due- <nu lici et caia: ikUsé Quatre
^^R5qjàes:cNil eu l'hocineuv d*êtfe déférés pas M. die MiMiilo*^
àer^ c'est M^ l^i»rdibviêqtte de fiesftneoa, M. l'i^véquc de
M&MI«, lil. ' l'é»êq«^ deSti-asbourg'^ et M. l'évéquoKie Belf
W^^ i|)|dlcir ieS' mandemens qu'ils, ont donnés, iot dont noue
avons ciaédeS'extmitft^i Ces -prélats out osé /"fai^e i'élqge dm
Jés\iites, dès'lors'les voilà complices et fauteurs des Jésui^'
/!»> et patf là même,, comme dit l'auteur^ aiientatoiras à IVv-
Ibi^Misà&ee du Roi. Ainsi ^ cet bommë nri^ilant trouve par^oul
des «étentatsi il^ déucmee dea.évêquesy et qui est-il .dofic.
tr)d^féneF à une cour dies prélats, l'honneur du«, clergé? •
iundktion s'étend^le sur. eux! Lui doivent-iU^cçQJipté.
lt«ir «âmittistr^tiMi ou ^e lettrs nuodeolens 'i.Qn'il^ wr.fût
• Aa^
(370
*|ierfDift de les blâmer, ee seroit dijâ une téénérité^ âiàî&lai
traduire devant une. cour! où est sa mission? et n^j «H>t^U
pas quelque chose de ridiculement arrogant dans cette dé-
nonciation d'un particulier contre ies^ chefs du clergé . et
contré des prélats estimés pour leurs- lumière^ comme potu-
leurs vertus? N 'est-il- pas remarquable qu'un de ceux^qu'ii
dénonce a reçu précisément après son mandement une naar-
que éclatante de la confiance royale?
Le troisième article de la Dénonciation n'est pas le moine
curieux. M» de Montlosier dénonce, notàpbu, comme il y a
quelque temps ^ une doctrine ultramontaine ^Jfrénétique ^ cm--
dacieuse^ telle qu*eUe se troupe dans le9 fcrite de MM. de
Maiatre et de La Mennais; mais encong t^ne dernière 'espèce
d'uitnanontanism^ ^ vernissée de- diverses manières et modi-
fiée^ plus <vénéneuse encore que la précédente. Et oit l'au-
teur trouve-t-il cet ultramontaniame vernissé et vénéneux?
où? nous le donnerions. à deviner en. cent, dans ia déclara-*
lion du 3 avril ; oui, il dénonce cette adrfesse- cdmme cap*
tieuse et attentatoire aux droits de la couenne et aux lois de
JfJEÉat. En vérité^ on seroit tenté.decrdire que c'est une
risée, et que M. de Montlosier se moque de nous avec > ces
grands mots qu*il prodigue et avec ces attentats qu'il signale.
Mais qu^ a^-t-il ciionc de si coupa'ble dans cette^déclasatioa
du 3 avril? ah ! c'est qu'elle ne parle pas des quatre articles
de i68a, et qu'elle consacre le dogme de l'infaillibilité du
Pape, dont, par parenthèse, elle ne parle pas. du tout:
C'est là ce que l'auteur appelle un ultramontanisiie ve^
nésséet vénéueux. Il faut avouer que le dénonciateur est un
peu difficile; l'ultramontanisme de M. de Maistre et dé
. M. de La Mennais est, selon lui , une doctrine frénétique^^
et les évêqaes qui s'élèvent contre cette doctrine ne sont
que plus dangereux, parce qu'ik«1^7i««AyY>^n^â£e.<3&û<û»«&ir
tion et des formes de la fidélité. Alors je ne suis ce^ que le
olergé peut faire pour apaiser un^si redoutable càatradic-
teur. . • . . .
iEnfin, pour le quatrième iAneîy l'esprit d'envahissement
des prêtres, M. de Montlosier remarque que la société doU
sa ptiotection aux citoyens contre la déraison ou exaltation de
certains prêtres. Il a, souesa^mcUn^ une liasse de ' cinq cents
fcùt$» plus- singuliers etph» niiicules les une que les, autres,
qui sont autant d^ attentats de la part des prêtres: d^^un erdse:
\
I
a ■ , ■ . - • ■
(575)
wfiriettàr :ooTi40>e iairanquiSité , dea citoyens; aUentataqui-i^
renouifeUent sans cesse ^ et qui^ à moins que, la sagesse des
VMigistrats . n'y, mette ordre j . continueront à se, perpétuer et à
se muUiplietjiisqufà ce qu ils produisent enfin une explosion.
fjQXXxme nous n'avonSipoiht sous la main î^ liasse de M. 4e
MottUôsier, .nous, pe pouvons savoir ce que sont; ces faits;
niais ii j a toute appare/ice que ce sont les mêmes qui , de-
puis >dia:-huit mois 9 chargent les colonne du ConsUtuiion^
nd^ etiil se pourroit mêf^e que la Ua^se de M. de Montlo-
sier ne fût autre chose qù'upe collection de numéros de ce
journal. Un g):afid nombre des récits du Constitutionnel ont
. éié^k la vdrité> démentis depuis; qu'est-ce que cela fait?
on ne parlera pats de ces démentis ^ et on laissera subsister des
fawssetéfi reconnrues ^ cela fera touj6tirs nombre.rEnfin ^ l'au*-
teuc .termine ainsi ; Au moment présent^ je n'ai point à dêr
, »oncer V inconduite scandaleuse de MM. les curés de Saint-
Moch et de Saint^Laurent , à tocbasiôn de divers refus de
•sépulture : ces faUs peuvent passer pour surannés; mais j'ai
ù dénoncer la doctrine par laquelle ils ont appuyé leur refus , <
€t I^assentiinent que 3 daft>s une circonstarwe knportantcj un
ministre du Roi a paru lui donner. Ainsi .; voilà encore une
^matière à dénonciation.
Tel est,<ïonc cet acte daté du 16 juillet ^ signé de M. de.
Montlosier^ct adressé aux: présidens et conseillers de la cour -
royale. Apres avoir lu cette^ étrange pièce, on resté stiïpé-
fait; la haine seule peut-elle expliquer une pareille démar-
che, et n'y a-t-il pas du délire dans cette accumulation de
dénonciations.?» Ce ijié sont pas seulement des corps ou des
doctrines, comme la congrégation, les Jésuites, l'ultramon-
* tanisme, que Tauteiir défère et poursuit; il en .Veut au^.in-
«lividus, il a une liasse de &00 faits^ qu'il nous dérdttleia
sans doute successiveoient, et qi;â Gompromettront, si on
'veut l'en croire > beaucovip d'hcoinêtes pasteurs*/£n . atten^
dant, ildénonbe res|ffi);:d'eAV4^hiâsement des plâtres, il dé^
nonce les mandemâns-deqfuatreiévéques, il dénonce inéme
le corps épiséopal pour, avoir $igaé u<n acte atientatoire à
l'autorité du Roi. Ainsi, voilà :1e clergé en toasse attaqué
pas* un seul homme, défgré par lui aux; tribunaux, ai^c'ablé
^tftntôt d'accusations outrageantes , 4atrtet des lignes du inér
pris. Oii feint de croii*e qu^rloclergé^. puissant, et on le
traîne dans la boue; cela rappelle assez ces solda^pS insokns
■ 1
/
I
(M)
1}ui fléehiisoieiit ut) gétite çléVaiil ié S^it^eàf ^ism^èèHÊ*
utnent deê 9ouA'eis; et ekthant ef àiajpm* '• ' • A.yrr.v..,>;
Nous po.urri<nia> tn finissant 9ëiev<>i">^iid<)ii^-imèitt^Miii
ffui peut-être embarrasseroiéot les rartisaii^ deM. «V» lisMi^
loskr. Qu'est-ce qu*«ne dëncDciation oWtt^Vètipntprâiféi
contre Ve^srU d'tm^àhUêément de9 ptélH9 7 l^'esX-^ jpaft lA
cnielquei chose de plus vagUe letfcore quç les prbrësr dj^ ^ùh^
danee dont les libëi-aux se sont taot moqu^»? Cotnmentiaftf
seoir une information slir Vesprilpr^ire^ Oix est ravtiola'^i&
code ^u'oil peut appliquer à un tel délit? Coiaktieui'faîrt
un procès sur VesprU d'^hi/Ahisiêmént des prêtres t 'l'ous^tei
prêtres seronl-ils assignés ou seulement queiqués-ah»?Siir
quoi les interrogera-tHon 7 Les acquitterâi^^-^n eti masse ou
les condâmnera-t-on en masse? Je suppose mêoie <[tt*ll)r f n»^
sent coupd(blès d'un e^prii (têm^ahisseikéfa^'laieoatMytAt
ne seroit-elle pas fort embarrassée d'appliquer une peineà
un délit d'ftn genre si nbuveati? Que ron pokrsjKiVe dwc
tel ecclésiastique pour. tel fait; nous ev| «voxis eu'^es omsm^
}àprii ftêm^hlsêement ^ c-est ^frappei
battre dans la rcfgion des abstractions; car encore uttéibâs^
0« ne ivf»it là ni fi^U précisi nidélftl ^ar^Qt^M^, ju^afoçiisé
Q^nUyDi.petne appfici^ble^ Ces simples^noUonsr^Aj^^rseDt
donc togit Vécbsv&udage de la fameuse Jtféno^ciaUonm . /r
" NOUVELÊfiS EbCLÉSiASTtQBÈlè. " ,
' il^AKis» Oo assui^ que.' Mp Lefebvre de €heverua, évoqué
ée^Montauban , est nc^mmétpar le Roi à- l'aichevédké /ds
BordelaSasj Les vartus et la^ ri^u^aAioirxle ce prélat ne ^em*
1NtntBlanque^dè faire àocueiit»r cette nouyello avec jole^. à
Bordeaux;^ M^ de Cbevepns ^^ pansai pti^et sa \sbariié^ cçmaoie
^09 la ciaiicëik;^deson:poiiu»er«9%t^pa4iries grâces de. sûn^est-
pmt, tenipiacera digaàneiÀt le'VénéraUe prélat que. ia^viUè
otle dsoeèse deiëovcMiix.pIeiirei^teniée moltieui. Quaneau
ehoîx du suncaosséuD^de M.. derCheveruSt à-Moniajuba^,
nousi ayons Ueu dccroine.^tt'ôj ^catris^propin'à caddUtrln
'jvgreta qtte U.oofutoolte desa^lpromotibn vacaUsèr dans .tout
le djoccëe. :• • •,,.■.>
( «r5 .)
^lû^iêm»» divisés > et oii il dbit «'ou^rïr ;^h)éhàiii«iùf«M;
MUT qii^cfti^ «titres y Dous croyons pèuvoir reëbnlniàfitfiÉl-
'9è Héuvéîsitt l«é /ftMtruetïùn» i ^tmona ei Màndèmetis pèér
té jitMlé (i),-dOBt «OUI» BVi^iM parlé il y a quelques hî6f!ë.^
(Se rëeileil offre treîiee écrits diff^rens , tous relatifs au jubili^^
^â tivand«ment , uu t^niion s des instructions et dès méèSX^
Ui^i de Bôssuet ; d«ait luàndemériS de Fénelon ; tin de Fie-
^hier; deux de M. de La Parisièrc, évéque de NimeS; ùh
^attdemint et une instruction de Massillon ; un seràion dç
Boutxlaloue et un sermon du Père Tuieht, évoque de Pahm^,
tifikSluit pbur 1^ première fois de Titalien. De tels noiiis âh-^
dOl^cent asseiE quei'on,. trouvera ici une instruction soUcfè^
lâtie pieté K^lairéC) et des notions sûres et précises c^pèsééî
dàa&.uQ langage digne de la réputation de <:es maîtres de là
chaire*. .
»i*-On vient de faire partir de Paris pout- Année! tttit
trëst- belle châsse destinée à recevoir le corps dé saint Fran^
^is de Sales, dont l'on doit faire ineéssamment une noii^
vei^e translation. Cette ebàsse est un don que font des hérî^
tiers du nonk du saint évéque, M. le conitp Paul-François
d« Sales ) et M*^* la comtesse Sophie de Sales'^ son épouse;
Cette châsse a six ^iéds de long av€c une largeur , et iihè
liMiteur proportionnées; elle est rçtêtue en argent kvcc dès
glaclBS qui laisseront voir la relique. Des anges, les armes ilii
teint évéqHe et d'autres %mblèines religieux orric^it ce beau
reliquaire, et fa perfection du travail r<lpond à la riche»^
de la matière. Ce magnifique présent est tout-à-fait digne de
là noble «t pieuse Emilie du saint évc^quëde Genève; il
sdrt d^s atelicro de M. Cahier, orfèvre du Roi. Le jour dé
la Ickndatton panott fixé; on croit que celle des reliques dé
Ml ot jpran^is de Sâlès aura lieu le 17 août /et que^cetlè
dtesTeKqiiet dé sainte Chantai se fera le 19. Le iby on prô«
BOiicera le panéjgjrique des deux saints pefsbniiàges, dkn^
la nouvelle église de la Yisition. Cette solenpité attirera ùi£
grand concours à Anneci. Le roi et la reine de Sd>rdaigne y i\ii\
vtenimiit d'arriver à Chambéri, se proposent d'y assister , è^
se mettront en route pour Anneci le 16. Piusiéurs évêqûëi
•''WBMart^M^ÉiMMMMaAiMMrt»^****
(i) Prix, 1 fr. $0 cent) et p fr. »5 cent, franc tt porl^. il>Parii, k
U librairie ecçUsijistiqpe d'Ad^ ILc Clerc ef xonipagnit^ au bureau <|^
èê journal. *
(,
f>
•
(576) .
voisins sont invités, et beaticoUp. de fidèles se disposent à s j
rendre de tous les pays environnais». Cette translation paroit
devoir être encore plus, pompeuse que celle qui eut lieu a
Anneci, le a8 mai j8o6, et qui fut très-remarquable par le
recueillement et l'affluence des peuples. Les reliques de saint
François de Sales ëtoient restées depuis ce temps dans l'é-
glise cathédrale, dite de Saint -Pierre, et celles de sainte
Chantai dans Téglise de Saint-Dominique, dite aajourd*hui
de Saint-Maurice.
— Un suisse protestant vient de rentrer dans le sein de
l'Eglise romaine. Georges MeuUj, né en 1796, àSpluga,
dans le canton des Grisons, se trou voit depuis neuf ans,
pour raison* de commerce, à Correggio, dans l'état deMo-
dène. Il avoit une tante qui , il y a aô ans, abjura le protes-
tantisme, mais le jeune homme encore enfant ne put profi-
ter de ses entretiens. Depuis deux ans et plus il montroit du
penchant pour la religiou catholique; il ouvrit à cet égard
&on cœur à un bon catholique. Cn esprit droit, une hor-
reur naturelle pour le vice,, un penchant déclaré pour la
vertu , le préparèrent à trouver et à suivre la vérité. Il par-
loit quelquefois en faveur des catholiques, et il le fit une
fois devant son père même, dans son dernier voyage en
Suisse, en i8â5. Le catholique auquel il avoit confié se$
incet'titudes déclare qu'il a toujours vu en lui autant -dé
régularité que de candeur. Il s'instruisoit des principes de
la foi, et dès-lors il observoit les* préceptes de l'Ëglise sur
l'abstinence et le jeûne, assistoit aux prédications et ne se
laissoit détourner par aucun motif humain. Le 3o avril der-
nier ftit marqué. pour son abjuration définitive; ce jour, il
se rendit à l'église paroissial^ de Saint-Quirin , oii il fit ab-
j-uration des erreurs de Zv^ingle, entré les mains de M. Strar
jii, vicaire capitulaire du diocèse deReggio, et proponca
aussi la profession de foi. M* Strani célébra la messe, et le
Père Dunt, de l'ordre des Frères prêôheurs, qui, depuis
plusieurs jours , don n oit à Correggio un cours d*exercices
{>our le jubilé, adressa un petit discours au nouveau catho-
ique dont le maintien fut, pendant tt>ut le temps, un sujet
d'édification pour les assistans. Quelques jours après , MeuUy
a écrit à ses parens pour les instruire de sa démarche; sa
lettre, datée de Correggio , Iç 3 mai i8â6 , est pleine de can-
deur et de simplicité. Ce n'est, dit-il , ni par des afiections
( ?77 )
particulières ) ni par des vues humaines qu'il s*est détct-^^
mine, mais par de sérieuses réflexions aidées de la grâcie di-.
▼ine^ Il ne peut dissimuler sa joie ; elle Seroit au comble , si
ses parens ne blâmoientpas sa démanche et ne iuî rctiroieot-
pas lènr affection. Il ne sait encore quel résultat cet évètie-
ment aura sur ses intérêts particuliers ; il se confie èn^ la
Providencf. De bons catholiques lui ont f^iit des offre»
pleines d'intérêt. Le fait ^t la lettre sont rapportés dans le»
Mémoires de religion j de Modène, tome IX ^ cahier 27* •
NOUVELLES POLITIQITES,
Paais, Le Roi a daigtié envoyer une somme de 5oo fr. à iiu« Jame
de la cour, <|ui est maintenant aux eaux <te PlomBières, pour être
distribuée aux pauvres de cette commune. S. A. R. M°*« lii Dau-
phine, avant son départ pour les eaux de Vichy, avoit déjà, dans
son. inépuisable bonté, transmis à M. le curé de Plombières 3oo fr.
destinés pour les réparations de son église. , , .
— M. le Dauphin, dans son inépuisable bonté, â fait remettre à
M. la comte d Allonville , préfet du Puy-de-Dôme, une somme dé
1000 fr. pour les plus nécessiteux des lîabitans des communes de'
Tauves et de Latour, qui ont été incendiés dans le courant du mois
de juin dernier. S. A.R. a également fait remettre à M. le préfet
des Bouches-du -Rhône un secours de 5oo fr. pour servir à Tagran-
«lissement de Téglise de Gignac, et une autre somme de 3oo fr. à
M', le préfet du Rhône , pour les réparations de l'église de la com-
iDÛne àk Saint -Forgeux. Ce prince a fait remettre aussi à M. le
préfet des Hautes-Alpes une somme de 5oo fr. pour concourir aux,
réparations des églises de Valferrès et de Saint-Jean-de-Montarsier.
— M. le Dauphin a bien voulu accorder également une somme de
3oo fr. aux habitant de la commune d'Ymeray , pour concOHrir aux
fVais de la reconstruction du presbytère. ,
— M^« la Daupbine, qiv, penciant son séjour à Vichy, a soulagé
tant d*infortunés, vient encore d'adresser à M. le sous -préfet de
Lapalisie une somme de 3oo fr. pour Tégliae de La palisse, et 3oo fr.
pour rkospice de la même ville.
•— S. A. R. Madams , duchcsvse de Berri, a daigné accorder un se-
cours de 100 fr. en faveur d'une famille inccndiôe aux Islettes, ar-
rondissement de Verdun, et un autre de 80 fr. ù deux autres incen-
diés de Burey-en-Vaux , arrondissement de Commercy.
« — S. A, R. Ms' le duc d*Orléans et sa famille, à leur passage à
Soury; département du Rhône, ont accordé 100 fr. aux Sœurs de
Sàint-Joseph , pour subvenir aux besoins de Ja petite Providence,
qui s'établit en cette' commune.
. — Par décision di^-"i6 de ce mois, S. .M. a permis que le corps de
Ms' Tarchcvéque de Bordeau^^ déposé dans une des chapelles de
( SSo )
^préfecture et de 4'h6teMe-Yille'', ainsi qtt«JarJb4lié4iction «|e Irnou-
velle sacristie de Téglise cathédrale.
— Une révolution s^est déjà opérée dans le ministère da Portugal.
M. le comte de Porto-Santo» premier ministre , chargé du porte-
feuille des affaires étrangères, ne voulant pas que son nom fut mêié
h. ceux de charte y de constitution et de protection anglaise , a donné sa
démission. Cet incident a obligé la régence à recomposer le minis-
tère. Voici comment s* est faite la distribution des porte -feuilles, sous
Tinfluencé de sir Charles Stuart et de Tescadre anglaise , qui vient
de recevoir un renfort considérable : ministre de Tintérieur, M. Bar*
radas; de la iustiçe, M. GireaMes; de la guerre, le général Caulaj
"de la marine, Tai^iral Quintella; il avoit été ministre sous les cortè.^.
Le porte-feuille des affaires étrangères est destiné à dop Sylvestre
Peinheyro Ferrcyru , connu par ses opinions libérales , et qui a été
aussi ministre sous les cortès. Le i3 juillet, la charte a été pro-
mulguée sous le^ auspices de ce nouveau ministère. On rapporte
qu*une grande fermentation travailfk les Portugais, et Ton craint
que la promulgation de la nouvelle constitution ne renconti^ heaii*
coup d obstacles dans les provinces de ce royaume»
A— Par un décret daté de -Rio -Janeiro le 3o avril 1826, le pa-
triarche de Lisbonne et les archevêques, et évèques du royaume sont
créés pairs de droit, par le seul fait d*ètre élevés à ces dignités. Le
nombre des pairs est de 91 , dont a ducs, a6 marquis, 4^ comtes,
a vicomtes, 1 cardinal-patriarche , 4 archevêques et 14 évêqnes.
— La flotte autrichienne, composée de vingt-deux bâtimens, et
ayant dix-huit cents hommes de troupes à son bord, est arrivée dans
TArcbipel, afin d'obtenir du gouvernement grec la réparation des
insultes que la marine autrichienne a éprouvées depuis près. de deux
ans. • ' ' ^
— M. Tabbé Demazure est encore à Péra, et s*y livre tou/oi^rs,
avec un zèle infatigable, à ses fonctions. Le grand-seigneur/lui a fait
.délivrer un ûrman , et il partira dans quelques jours pour Smyme
et Saînl-Jean-d*Acre.
— La chambre des communes de Uoiti vient de publier une adresse
au peuple de rilc,*'pour lui rendre compte de tout ce. qu'elle a fait.
bution extraordinaire a paru le moyen le . plus convenable pour sa-
iisfairç *à cet engagement. Cette contribution a été établie pour
dix ans.
— Le vice^roi d*Egypte yient d'établir ù Boulah un collèges où on
enseigne grand nombre de langues asiatiques, et presque toutes les
che de gouvernement et d'instruction suivie en £uro{)e , surtout ea
France. Jl a fait traduire un grand nombre de livrer français dydaciir
ques.
( 5S.' )
NECROLOGIE (i).
I^ vlUe de Bordeairs ^st en.deuil^ son, ss^int archevêque
^'est plus. L'église de France > conAme l'Eglise universelle,
perd un ^e ses plus savans et de des plus vertueux prélats.
Hélas! pouYoit-on se flatter de le conserver? il toucboità
sa 91' ^innée, et le cruel accident dont il n'étoit presque
échappé que p^r miracle , veiioit d'anéantir . des forces que
son grand âge. et ses longs travaux avoient déjà épuisées,
a Dieu , comme il disoit lui-même , Tavoit visité et éprouva
par le feu. y> Ajoutons, avec lepsalmiste, qu'il n'avoit point
^té trouvé en lui d'iniquité (a).
Quelle carrière de vertus, d*études saintes, de bienfaiU,
d(e bonnes œuvres! Nouvel Ambroise, on eût cherché eu^
vain à le surprendre oisif (3) 9 et ses travaux apostoliques
11' ont cesçé qu'avec sa vie. Il a gouverné pendant vingt-
quatre ans le diocèse de Bordeaux, et il y a créé, tous les
beaux ^tablissemens qu'on j admire. Il n'y trouva point de
séminaire : aujourd'hui, outre le grand séminaire, où il ai-
moit à se retircf^ qu'il nourriii^oit de sa doctrine et édifloit
de. ses exemples, il laisse à sa métropole un petit séminaire
florissant^ qu ^1 ^ confié lui-même aux mains habiles qui le-
dirigent, et où la JQUïlssâe des contrées voisines puise, avec
le, premier de tous les biens, celui d'une éducation chré-
tienne , des sent^mens dignes de la ville fidèle , les principe^
de- la^saine littérature^, d^s sciences et des beaux-arts. La ville
■^* ■ ■■-
9 ' * * V
(1^ Jfoufi avons lieu de croire que cette Notice a paru daus uit
autre' j'oumal ; mais ]*illttstre auteur nous ayant fait Thonneur de
nous redresser directement, et cet article nécrologique 'nous ayant
Îiaru.digae h la fois «t de celai qui Ta tracé et de ceiili qui en est
*Ql>]etj nyus avons cru devoir en enrichir notre journal. Nous insé*
I^C^ons aus$i, dès que nous le pourrons, une paraphrase du psaume 1 14»
appliquée à la mort au véncrable archevêque de Bordeaux , par le
même noble pair. Cette pièce, que nous recevons en ce moment,
ert pldne 'de goût comme de pieté,
'(t)Ignt me examihâsti; et non est mt^enta in rhe iniqiiitasM
f Pfl. XYI, 3.') >
j (?) œîbsiim Utum requirebant nec^mvenieùant, (S. ÂÛgust.» Cbnf. ^
( 51» )
de Bazas doit au même, prélat cette maison précieuse où plus
de deux cent cinquante jeune» ecclésiastiques préludent aux
éludes théolo&iques et au ministre des pasteurs. Cest lui
qui a acheté le bel édifice^qu'odcopé ce' petit séminaire, et
quij par ses dons, que sa charité sembloit multiplier, pour-
V6joic k ses besoinsr. Ge n*é(dlt pas assez pour son zMe tra&-
•lurefj parses fondâtionrs pieuses^ les destinées ftitt;ifèsd|;'^G^
4to<*ë9f ; Tardeuf desà foi travail Ipîts^ us cesse & h^'f|fj&é
Mrer d*ab6ndans secoure s|>iHtae|s^: ainsi, de t&éé miésicA^^
frai'fés altbient , par ses ordrci, rcttoiivelei' la ferVeùi-^'tfçi
fidèh» et répâiidtie dam les campargnes les^ bietinsiitt de k ref^
IMon ; ainsi , il' rétablit' le pél<^rihage célèbre* et révéré' dé
tWh*e-Dan«?d^Vei'dclair,0à \é roi Louls^^llI avoîJ^o(^
l^rlr fitutirfois ses vo^^ et ses prières; 9;n<-i il fqmda/içrtii
de Borrieaux, un monastère de religieusi^ Trapùîstéi; ditd^
6t)hfeauit et atnc environ^; \jfé trombretises réttntons dei reli-
gieuses Caf milites, Ursulines,, et 'd'autres xinhes jnstHiiÀ
j^mirs^immoic^ sans réserré à l^éducàtfon de ta jeiini^^ srii
SBcifa^ement dès pauvres, à Fadoraf ioq , 1' ^^ pnère , ai là
|yraf jque dè^totrtes res bbnnes œuvras et de toutes l^lrértus;
' - lia vie'dq satitt prélat éfort ùnf hdoçSitiste j)cr|iétuèf. fb-
dti)g;)crit pour ions , séVère pour hii sèUl,'6é ycfosB'èt tbttt S
tiiKibêtiie', donnknt font atlx pauvres x' son deie éteifc Vûiùr-
fi}ùi^ ^cfon la science, sa modération «iharitabfè totnàtbil snf
êôittjiàgoéip tl'utïe înél^ratïlabîe ferhtèté. lia'^Psâiifo^dit^*
Heiine se snitvîendra J jamai^de s^ n(rtile.Mifst^née.rftikVc^
tôdtds âii despote, de sa cbtirâgéusebËéisSahâe'à l*l^?se^; dî^
^'n- attaëhêmcht inviolable kvL centré (3e runi(é càthëliààl^
et tnt vi^ire dé Jésnis-Ohrîst. ccC'cïit un prélrft 'iH^e''d'ès?
prcnnçrs sîccîes,(^>dîsôtlPié"VI. PiéTII rappetoll un prélat
^a^int et savant, un sanio ed un dotioj et, toujôiit^ bi^ebis
fidèle du..g^ftn.d[ troupeau conûé à sfiint Pierrcet kp^ hf^çy^
cesseursy il fixoit avcc'iespect ses ^earnici-s. regard» s<ir le»
traits de hé6>tk%il, ddnt le portrait oitivtît sa ehakirbre mo^
destc, èïi piaf atlèlc avec c^l ni de G!iat-!ei*X. Ccs'noblfes élf
pieuoç scntaraens lui furent, transmis par la respectable faf-*
mille qui a eu le bonheur de doo«]ei? un oA prélat: à VSr^
l^i^e^ et dont tou^^ 1^^ i^einbres, dignes voisins 4^ Thérpique
et chrétienne Vendée, ont orné le sanctuaire p^r Iqufft ve|*~
Vfii^CN^ défopidu iem R^i sous les dr^p^anqp.de Icuts priaQf^.
La longue et donlonreuse maladie qui a suixi soa .acci^
/ •
«
,4f^t ft, ]^.^fS4^ *a mort, ij^mble «Savoir <t^ Berfi^ b^^.Jh
J^^yjd^pcQ que poui: é(H;i,re[i:«t cpoisoimofr ja vjçitUf 3fiïM^%,
iqa^:,^ttet. die pç.VâlM 4!Mn jqfil**i plw* ^î? ^* plu*; <;l«W3p;
3m(^tabj[je è^ ç^ ^iioc^lfesqui paroi^sejut jçler ^ue plus ^raqdç
art4 ai^ qiQHient eiù ellea soat &qd^ prQs,(iç 6*^eindr<e. Au
i|fiiiçt« (le« soviffraiieç» lea plus a^gu^^r Aucune plainU i^.ç
s'est ëchappëe de ses lèvres mourautes; ses maios défaillais*
t^ ^ rau jinpic;Dt pour biSnir ceux qui c^touroient son lit
de mort ; ses yeux , pour les remercier de ce qu'ils vouloient
hien le visiter dans ses infirmités. Suivant ses pieux dësirs^
l^b^ik faille dç&ifour^qs a ëié de. uouvca^.r^panduiTfur
/qM^ialps pures qui ^t^iout toMJoui^ ouvertes p6ur soulagor
4% P^SWrft, Si^T çe§ pieds q^i aUqient cmi^im sur ks nvmUh
4!Mi j5«faf^ P^y^^n^ 4^ la ^mx. (Oi «H^i i naguèrq eil>
,*ill^ P^^î^Hro^ciit, posur la gloirq 4e Dieu et le bonheur 4^
h^9^Vi^t leci cités ^t lnsbaoïcauiç de ipa vaste diocèse. En^
fte r4v^r<j cMrli içegrftté, pleuré de tput son peuple,, r4**r
^is9a^D^4ajP^Fai90(uic.et, Vad^^if^tioo d^ s^< douces et bautçf
vertus tÇflUitcs ii(s, aprpjous ^t tqiis les cufttes > comme il aut
roit voulu les réunir dans la foi de TEgiise et dans sou cœur
paternel, ^éjk presque haAyitaqt du ciel par la vrie qU'îl a
metiéo Mir la terres il a expiré doucement; sans effort et
^^h^ foblFrance, te ii. juillet, à 1 1 heures et demie du soir;.
%K ^9 grand ^vêque QS(.allé déposer dsvant le tr&n^ du Sff^ûp^
dkei séants Ifx Cûjuromèe-^dlisn o^filesieiur de la ff»i.,(d*up doc^
lèur^^'un apâtre> d%i père d«s pauvres ^ du ooasotatear df
ttkis feâiufoituûés(3): ' '.
1' Telle a étQ la mort de M»' Cliarlps-Françoîs d'Aviau du
Soi» de Saurai ^archevêque do Bordeaux» pair de frâuce»
^ctunandeitr de Tordre du'Saiot^Esprit, cto. Deux circ^n**
itances de sa vie doivent terminer cette esquisse fapldé'de-ses
tï-avaux cl de sc^ vertus. ]y)l.'d*Avi4ti a éfe le dernier choix
dsC^.I^ùs XYI» qui Ip uo^rpma à rarclievcci^é de T^iW
'pmur suecédetf à. M. Lcfrauc de. Poiupigoan,. Q« la vu sUl a
i^'l^épondre a ujt espéranee^ q^iedevoit donner ^tn toi sii^
fraec. M. id'Aviau > archevêque de Bdrd^âû*; ifctut, à la
tête de son clergé, dans sa cathé'draîe ,"lë"gébdie auguste dc|
~»4--i<i-1 • JTT- -.-•—. -ITT— » T ---.— ^-.-TT t « " . ' , ' ' 't ■ ■ ! ■ »'-^
(CYEcce super montes pf.des evangelfzaiilîs éTannunXiàntis pacemz
(ïïahutu., I. i5.) . ', i • M I , > j;
<
. ( 584 )
libuii XYI, le is mars 181 4 , dans ce jour glorieux oii Var-^
TÏwéé à Bordeaux de ce prince h^oïque , au milieu des ac-
clamatiom de joie et d'amour de cette grande cité, présa-
geoit, suivant Içs énergiques expressions du' saint prélat , le
rétablissement du Roi légitime sur le trâné de ses pères , et
en le présageant, le hâtoit. Prœsagiebatj et prœsagiendo,
maturabat (1). ' ,
Le comte DE MARCEiiLUS , pair de France,
^ ....
^ • Un des pltls respectable^ 'prélats d'Italie, M. Carletti,
évêque de Montepulciano, nous a fait l'hoiineur de nous
écrire au 'sujet du .récit que nous avons donné du concile de
1811, dans nos Mémoires sur l^histàire ecclésiastique. ,'Sovûi
nous empressons d'accueillir la réclamation du savant prélat,
qui doit servir à re<?tiôer notre récit. Sa lettre est en italien :
nous en donnons la traduction littérale en français, sans j
rien changer, et en conservant même les témoignages de
l'excessive Dienveillance du pieux et vénéi-able prélat.
i; «Hon respectable. Monsieur,' ^ant vos cxcellens Mémoires , se-
conde édition , page 5^7 <|u lomc 111 , il est dit que , ia$qi/*/à Ja cou-
grégation du 5 août, o/i auoit toujours voté au scrutinj ce qui , ajoutez-
\ou3, laissoit du moins un peu plus de liberté, Non^ Monsieur, ce peu
de liberté ne se trouva iamaîs que dans la nominaticui de» -officiers
de ce q«'<m -ifppelloîi le concik, et cela^ieulemetiftla première fois,
pui<qu'à la reprise du concile .la nomination- fut laissée aa choix da
cardinal Fesch , sur la proposition faite par le cardinal Maury, qui
alors lui timoignoit as«cz d égarais. Du reste,' dans toutes lesr congré-
gations et dans toutes les résolutions, on votoit toujouVs par assis et
levé. On réclama^ la chose fut mise en discussion, et-Tevéque de
MoBipellier fut .chargé de faire un rapport sur le mode de. .voter;
mais on put, s'apercevoir à plus d'un indice que le vote au scrutin
ne.scroit pas accordé. Ce que je vous dis Ici est si certain, que je suis
étonne qu^une telle inciLactitude se rencontre datife vos Mémoires.
Il m*af seinblc- de quelque importance de la relever, et j'espère que
\otrc bbnté me* pardonnera uc< voes avoir averti , en vous.assutant'
de .ma^:f incèf e estime, de ma véiiérdtioo pour votre mérite, de mom
admiration pour ,\oti;ç, courage ù. défendre la vérité, et, «i vous le
permettez aussi, de mon aûrection pour votre personne. Votre très-
iiumble serviteur, • ,
*t" PxtLSGRiKO , éifêque de Montepulciano. »
(i) Inscription inonumentale pour le 12 mars 1814 « c[ui se lit. dans
la cathédrale de Bordeaux, et dont H. d'Aviau; archevêque de
Eorclcaux , a été Tautcur.
/
Samïdi 5 iorr i8a6. (N* laSi.)
, Siir la Bâiiiàthèqu» populaire.
On d^ore du dodi de Bihliotkt
lion où Ton compte renfermer aj
l'on juge les plus utiles au peupl«
qu'ici sont 1 Histoire de Pierre- 1
^église gallicane j le Diclionnair
Henri IF'. Mous n'avons point vi
doutons pas qu'ils ne soient réJi]
prit. D'abord nous pourrions det
au peuple des liberlét de l'église gallicane, k quoi peut-il
servir à des ouvriers et à des gens de campagne de connoître
les articles de i68a? Pourront-ils comprendre mâmc ce
qu'on leur dira sur ce sujet, et le seul ràuUat d'unie! écrit
ne sera-t'il pas de leur prisse nier Rome comme ambitieuse,
cnvaliissantc, suspecte, et d'exciter leur défiance ou leur
faaiiic? Faut-il alisolument répandre de telles id^cs parmi le
peuple , et n'y a-t-il rien de pliis nécessaire à lui appren-
dre? Quant au Diclionnair» féodal , on n'a pas besoin de
i'avoir lu pour juger quel en sera l'esprit; on peut bien s'at-
tendre que les nobles, les rois, les prfitrcs et tout l'ancien
régime seront babilles là de la belle manière. Je m'en rap^
porte |à-des^u3 h ceux qui auront le courage de parcourir
ce DicCionnaire.
J'arrive de suite ai^ volume qui fait la 5* livraison de la
Sibliothèque populaire 1 ce volume a pour titre ^^vanffi^.
Vo^ez-vous, nous dira-t-oo, cette collection est réaigee
^ans les vues les plus pures , ce n'est point une spéculatiaii
de l'impidlé; non-seulement on y respecte le cbristianismc,
maïs on y fait entrer même l'bistoire du Sauveur et ses di- -
vins cnscîgnemer.s. Quoi de plus populaire qu'un extrait
des quatre évang^listes mis à la portée de toules les classes?
Un tel livre dcvroit réconcilie!^ les amis de la religion avec
la nouvelle entreprise; il sert de réponse et de réponse triom-
phante aux déclamations contre les volumes a 5 sous et à
dix sous, et ce que l'on regardoit comme nn mojen de pro^
Tonù XLVni. L'Ami de la Religicn et du RnC. B b
^ 386 ) -
Ijk pAgc^' r impiété est y au conmire y une action louable et chre-
^ tienne, et un moyen de faire connoître et aimer la religion.
I Voilà littéralement ce que nous avons vu dans le Con^tUu^
tionnelj qui a recommandé avec chaleur la BMlothèque po-
pulaire. Examinons donc ce volume qui porte un titre st
l'espectable, et voyons ce qu'il contient.
Le frontispice porte : U Evangile ^ partie morale et histo*
riquej avec cette épigraphe : Qui sequUur me ^ nonamhuUU
in tenebris. L'ouvrage est annoncé chez Touquet, le même
tiui est si connu par ses nouvelles éditions de Voltaire , et
dont les disgrâces n'ont point, à ce qu'il paroit, refroidi le
zèle. li n*est revenu sur l'eau que pour recommencer des
spéculations dans le même goût et dans le même but. VJS-
i^arégile de M. Touquet n'est pas togut-à-fait le même que
> celui de nos livres sacrés ; l'éditeur Ta arrangé à sa manière f.
il en a soigneusement écarté les miracles et tout ce aui ap-
proche du merveilleux. Jésus-Christ , dans cet ouvra.^e ; n'est
plus fils de Dieu et Dieu lui-même; c'est un homme, c'est
un sage. Il ne rend plus la vue aux aveugles, la parole aux
muets, la vie aux morts; non, ces signes de sa mission di-
vine ont disparu. Ces guérisonssi éclatantes et si multipliées,
on les passe toutes sous silence , pas une n'a paru digne d'être
racontée; et qu'on ne dise pas que l'auteur, d'après son titre^
ne voiiloit traiter que Idi partie momie et historique ; est-ce
que les miracles du Sauveur ne sont pas de l'histoire? est-ce
qu'ils ne font pas partie de la vie et de l'histoire de J^us-
Christ? est-ce qu'ils ne mettent pas à ses ensçignemens le
sceau de la divinité? est-ce qu'ils sont au-dessus de la por^
tée de tous les esprits, et qu'ils ne sont pas-, au contraire,
ce qu'il y a de plus propre à frapper Je peuple et à le con-
vaincre de la religion f et ce sont précisémeiit ces faits si
siknples et si populaires qu'on écarte d'une Bibliothèque po-
pulaire/ On rapportera les autres actions du Sauveur, ou
citera ses discours ; mais tout ce qui annonce son pouvoir
sur les hommes et sur la nature, tout ce qui révèle le fils de
Dieu, tout ce qui a le plus de droits à nos adorations, tout
cela est impitoyablement élagué par Tinfldèle éditeur. Ve-
nons au détail.
IJEyangUe de M. Touquet se composé de 4^ chapitres où
on a- réuni les récits des quatre évangélistes. Le premier
chapitre est tiré du premier chapitre de saint Luc ; on y ra-
( 387 )
d'un ms, la punition qu'il lui inflige pour n'avoir pas cru
à sa parole^ tout cela est omis. Jean n'est plus qu'un enfant
dont la naissance n'a rien de plus extraordinaire qu« celle
des autres hommes. Mais comment l'éditeur auroit-il vu là du
merveilleux 9. tandis qu'il n'en veut point voir dans la nais-
sance xnéo^e du Sauveur? L'apparition de l'ange à Marie , la
nouvelle qu'il lui annonce , la rëpQnse de celie7ci ; celte ré-
ponse qui suppose et établit sa virginité : Quomodojiet istuà/..,
rien de tout c,ela n'a été trouvé digne d'être mentionné par
l'éditeuri Ainsi ^ le mystère de l'incarnation^ ce, dogme fon-
icjlajnental,^ disparoît entièrement ; on parle Ae Jésus comme
d'un, enfant ordinaire^ on, laisse croire qu'il est né suivant
les règles communes de la génération humaine ;,. on présente
Joseph et Marie comme des époux dont l'union n'a voit rien
que de naturel et de vulgaire. Enfin ^ on ôte à la naissance
de Jésus-Christ son caractère divin , et à la religion ce qui
en £ait la base. Le christianisme n'est plus que l'œuvre d un
homme 9 etjes.prédkatipns du Sauveur, n'étant plus soute-
nues par des prodiges multipliés, n'ont plus cette autorité
qui cpmmandoit lé resjpect et qui excluoit tout doute.
L'éditeur du nonvAÈvangile nous rapporte plusieurs dis-
cours du Sauveur, ses voyages, ses parabole^, ses entretiens
avec ses disciples, les conseils qu'il donne; mais il supprime
constamment les faits miraculeux qui se trouvent entieitiélés
avec ces discours, et qui les confirmoient. Ainsi , Jésus-Christ
ne çoinmande plus aux vents et à la mer, il. ne nourrit plus
la foule dans le désert, il. ne chasse plus les démons, il ne
guérit plus les malade^ , il ne passe plus en faisant du bien
et en soulageant les infirmités; et son histoire se trouve ainsi
dépouillée de ce qu'elle a de plus touchant et de plus propre
à émouvoir les cœurs. Quel Évangile que celui qui est ainsi
mutilé, et privé de ce qui en fait 1 ornement et la force ! Les
incrédules, les païens même admettroient volontiers une vie
de «JFésus^Christ rédigée dans cet esprit ; ils souscriroient sans
peine aux paroles 4e. sagesse qui sortoient de sa bouchex. ce
qui les révolte, c'est la qualité de fîls de Dieu qu'il prend,
ce sont les miracles qu*il fait de tous côtés. £h bien! c'est
précisément cela que le; nouvel éditeur retranche, il pie pré-
Bbâ
( 5880
cisëment ce qtii fortifie liotr^'fûi' et ce qtrî choqtie riocré^
dulité. Voilà ce qtre t*oiî dohile afu peiif fé polilir l'itistruim
et Téclairer , x^iï livre oii.il :ii>;^ plui rieo deï ^ihtfr et déb
mystères qui sont le fond du dliristîaaisixieî
€'e$t surtouf à la fia dxt rohime qtie lè^ intentions (^
l'inlidèie ëditcUt se trahissent davantage. Il raconte la def«-
tiière cène, et il en supbriiûe H circonstance la p\iis impoi^-
tante^ institution de reudiarîstie. Les Juifs- vienneot a'r^
rêter Jësiïs au jardin de Gctlisemani ; Jésm-Chtist fetrtr
demande qui ils cherchbient : JésHs de Nàtàret?iydîsen%4\'â.
>C'e8t Tnoî\, dit le Sauveur- A ce mot , suivant le r^cit de
rëvangélibte, ils se reHrètent en arrière et tombèrent à ttf¥é^
(Jean , xvïii, 6.) Eti bien ! le nouvel éditeur/ constant dàtis
■son système, siip|irime cette dernière circonstan'ée, et se coé-!
tente de dire : ils reculèrent de quelques pas. Il évite avec îe
m^'me soin tout ce qui indiqué ta puissance â*iiû Dréu. Uû
des voleurs .crucifiés avec Jé^us lui dit : Seigneur^ sàuvenet*-
i/t)U8 dé mol lorsque vous serez danê vôtre royàiaàèj l'éditeur
ir'a. eu gardé de répéter ces paroles, votre r&yauihej ért il fait
dfre au voleur: Soupenet^vpus de moi lorsque 'ùotis serez ar^
rii^é dafis le royaume deé cieux ; c*ést pousse^ 'loin le scrtb-
ptile. Ou sent bien qu'il n'a pas rappbrté le mot dû centâ-
ripn , délui^cl' était vraiment fds de Dieu : un tel témdi-
^tiâgè éfoit trop çontrafîré à son plan driêtë de montrer (fans
Jéstis-Christ un pur homme. Mais ce qû| est pluifert, C'est
au'apirès avoir racoiité là mort dit Saruveur, il le iai^è
ans le tombeau et supprimé les récits* uniformes deà évan-
/^élistes surla résunectioh du Fils déDiéli^ il ne dit pas nn
mot d*uii évènemenl: si important qtiî cet le fondement dfe
tiotrefoi. Si Jésus-Christ n'est pas ressuséité, dît è^intPaul^
ifotrc foi est vaine. L'édîtcur, en omettant tine telle circon-
•^tancé, qui fissure ment étbit historique, a eu un but; et
ûviand on rapproché' Célte omission affectée de toutes célfe^
que pous avoiis rfemarquées^ il i^te reSte'^pàs le'moihdre doute
sui* l'esprit cJUi a préside à toute' fa rédaction.' '
^ ' Cet extrait db TEvangile est donc une espèce de parodie
dfe l'Evangile iéritafale ; la, religion n'y est plus , comme
^véc sagesse^ mais sans autorité. Ce n^est^ plus belûî en ^^i
.* tjL
' ( 599 >
le Pèt:e.<éterh«l ayoit mis toutes ses coinplaisançes^ et cpi'il
ordoQjaoit d'idpouter ; çe^ n'est plus celui q^ui prouvoît sa mis-
sion par ses prodiges , et qui tiroit les morts du tbmbéàù :.
c'est ÙD prédicateur de morale y dont «on a pris soin d'éner*
ver les discours èti leur ôtant le cach-et de l'autorité divine.
La religion qu'il annonce n'a plus rien qui révolte l'orgueil;
c'est une suite de préceptes qui n'ont ni lien, ni sanction >
on est dispensé de croire, car il n^y a rien à oroirc. Voilà
encore une fois l'idée que Ton donne au peuple du christia-
nisme. Les plus grands ennemis de la religion ^urirment
à un tel plan., et la Bibliothèque populaire est évidemment
un moyen de répandre parmi le peuple le système des déîs*-
tesqni consentent à honorer Jcsus-Christ comme «ri sagev
gouryù qu'on ne leur dems^ndepas de l'adorer comme Dieu«
i les éditeurs de la Bibliothèque ont pu altérer ainsi jusqu'à
l'Evangile, s'ils ont pu ôter à ce livre divin son plus beau
caractère, s'ils ont trouvé le moyen d'y servir la cause de
Viricrédulité, que ne' doit-op pas attendre de leurs autres
publications, et qu'est toute leur entreprise, si ce, n'est un
nouvel effort de ce parti qui cherche depuis si long-temps à
étouffer la religion dans les cœurs, et qui, dahsccs derniers
temps, a redoublé de malice et d'audace? Voltaire trav^s-
tissoit la Bible, ces MM. altèrent l'Evangile; c'est toujours
le même. système.
Les autres livraisons de la Bibliothèque populaire que l'on
annonce comme étant sous presse doivent contenir la gram-
maire, Ja Charte, la botanique et les voyages de Cook. Il
€St aisé de conjecturer dans quel esprit tout cela sera rédigé.
KOUVELtCS ECCLÉSIASTIQUES.
B.O]^£. M. le cardinal délia SomagUa, doyen du sàçféCollège
et secrétaire d'État, a donne , le 6 jiiiliet, un édit éur les ào-
ciëtés secrètes. S. Em. rappelle la bulle du j3 mars dernier,
et prescrit qiielques mesures d'exécution. Toute r^îuniôn de
société secrète est défendue, et il est interdit de les favoriser
en aucune manière. L*édit spécifie les différentes manières
dont .00 peut se rendre coupable à cet égard, les procédures
/•
I
/
C Sgo ) * .
auxquelles on s'expose, et les peines que Ton pourra cfo cou-
rir, ainsi que les cas où Toii ppurrôit obtenir le pardon.
— Des journaux étrangers se sont aVnusés à raconter^ sur
ce qui se passe cbez nous, les nouvdles les plus fausses. De
ce genre est un article qui a paru sous la date de Rome le
3 juin , et que plusieurs feuilles périodiques ont copié l'une,
de l'autre. Un jeune . imprudent ayant imaginé de faire^ un
feu d'artifice qui troubla un instaut la mission de Forli , ce^
incident, qui ne fit de mal à personne, et qui effraya seule-
ment quelques esprits craintifs y a été présenté dans ces jour*
naux comme l'explosion d'une macnine infernale, qui a
donné la mort à quelques assistans et en a blessé d'autres.
La fuite et l'arrestation de quelques personnes soupçonnées
de favoriser les sociétés secrètes, à Gubbio, furent paie-
ment transformées en yaste conspiration , dans laquelle le
gouverneur de Fossombrope se trouyoit mêlé sans qu'il y
eût le moindre prétexte, £nfin , oq a parlé aussi inexacte-
ment de nonces proposés et refusés , et op a accusé de pro-
fusion un des plus éminens pers^onnages de l'Etat romain,
que son caractère, &a réputation > sa conduite égalepient
sage et désintéressée dans la gestion des affaires^ mettent
tout* à-fait à l'abri de semblables imputations. Ce qu'on a
dit sur son compte annonce une ignorance complète des
faits et des pçrsonnes.
■ •
— Le 1*' juillet, un juif prussien, nommé. Castriel-Caro,
fils d'Abraham , et âgé de 20 ans, se présenta ^ T église de
Sainte-Marie de la Minerve, pour obtenir le ]3aptéme, qui
lui fut Conféré par M. le cardinal Zurla ; il reçut aussi le
sacrement de confirmation. Un autre juif, né à Rome, et
baptisé le i3 mai dernier, Gosme* Marie Crosi, se présenta
en même temps dans l'égli^, et demanda à être revêtu de
l'habit de Tordre de saint Dominique, en qualité de Frère
çonvers ; il étoit agréé par les supérieurs , et S. £m. lui dopna
l'habit. S. Em., après ayoir communié ces deux jeunes
gens, leur adressa un discours touchant pour les exhorter
fi la persévérance. Le 6 du, même mois, un Ethiopien,
nommé Morsgian, reçut le baptême, la confirmatibn et
l'eucharistie, dans l'çglise de Sainte-Marie del Popolo, des
jpiains de M. le cardinal Falzacappa, qui lui adressa une
exhortation paternelle.
( 39' )
Paris. Nous recevons de Rome un décret de la congré-
gation des. évêques et réguliers, rendu par Tordre du Pape ;
«e décret est relatif à une prorogation du jubilé, et est ainsi
<îoncu :
I
•^ • ■ ^ '
ce Des suppliques ont été présentées à N. S. P. le Pape par
plusieurs éveques qui demandent à proroger le jubilé au-
idelà de la présente année, par cette raison surtout que dans
quelques diocèses ou n'a pu, par la disette d'ouvriers évan-
.f;éliques, préparer suflElsamment les peuples, par la prédica-
tion, à profiter des trésors de la divine miséricorde. S. S. se
iélicitant des heureux fruits que produit partout le jubilé,
a accueilli favorablement ces sortes de demandes , afin que f
comme elle le désire uniquement, l'on procure le bien des
âmes et que Ton écarte les difficultés qui pourroient y met-
tre obstacle. Elle a donc bien voulu accorder, en raison de
la plénitude de la puissance apostolique, que dans les dio-
cèses oii le jubilé n'auroit point encore eu lieu , ou bien où
les six mois fixés n'aurôient pas été révolus dans la présente
année, ou pour quelqu'autre raison que soit, les ordinaires
puissent à leur gré proroger le jubilé |fçndant toute l'année,
1827, de manière cependant qiie l'on conserve l'espace de
six mois marqué par la bulle jèjri^/^a6a^>etqueron observe
avec soin les autres conditions prescrites. S. S. a ordonné
que ce décret fût publié par la congrégation des évéques et
réguliers. Donné à Rome, le i\ juin i8âÇ. Signé. B., car-
dinal Pacca, préfet;. J. (M archet ti), archevêque d'Anoyre,
secrétaire. »
— Nous venons de démentir, d'après leDiario^ des contes
publiée, il y a quelque temps, par quelques-uns de nos jour-
naux surTÈtat pontifical, et voilà que le Journal des débais j
dans son numéro de mercredi dernier, parle de nouveaux
excès commis à Forli oii , dit-il , il y a deux partis achar-
nés pour et contre l'évêque^ Il annonce des assassinats, et
fait une triste peinture de l'état de ces provinces. Nous
croyons que ce journal a accueilli trop légèrement des rap-
ports un peu suspects. Il renouvelle, dahs le même article,
Ifî, bruit qu'on avoit déjà répandu il y a quelques moi^, que
M. Lambruschini , archevêque de Gênes, qui avoit été pro-
posé comme nonce futur près la cour de France, avoit été
xçfu^ép^ elle. Nous avions négligé, de relever une altég^i-;:
\
( 590 .
lion donnée de fondement et de Tràisemblân^^. M', um-^
brtttfchini est un des plus digues prâàts de l'ItaMc ; M tép^
ce rèfiis que Ton âvoit imagine dloit encore plus ridicule
que la nouvelle même ; c'etoit , disoit-on , parce que M.' Lam-
brùschini étoit de la congrégation des Barnâbites, comme
si c*^toit un malheur que d être attaché à une. congrégation
ancienne, recomniandable par ses services, qui étoit estimée
de saint Charic;» Borromce, et qui a donné à l*Egtisedes
hommes émineus en mérite, enlr'autres, dans ccsdeîrniers
temps, les cardinaux Gcrclil et ton tan a. Toutefois , puis -
qù*'ôn renouvelle un bruit absurdc; nous devons y donner
ici le démenti le plus formel. M. Lambruschînî n a pas été
refusé par la cour de jFrance, il a , au contraire, été agréé;
il Viendra en Fraùce lorsque M^' le nonce actuel aura été
promu au cardinalat; ce qui aura lieu probablcincnt au
premier consistoire. On annonce que M. Tiba'ri, auditeur
de rote, doit être à la même époque envoyé, ùonce à Ma-
drid ; ce choix a aussi élc agréé. «
— tJn Mandemept de M. l'archevêque de Faris, en date
du 5 août, ordonne une neuvaine d actions de grâce à la
fin du jubilé: , /
* I^ fccontioissaiicc, dît le pWîat, rohscrtc et nibUrjîlîe tn nàts
les dons de Diea , N, T. C. F. ; Tingratitudc, au coniraire , sospend
et arrête le cours de ses bienfaits. Vous savez de quelles bénédiction*
le Seigneur nous a présfenus pendant ces jours de salut qui s'écoulent.
En tous parlant de nos désirs et de nos espérances, nous vous aVons
invités à commienccr 1 année sainte par une réunion de si!ippii<îatin<a9
et de pri^res^; nous Toulons aujoord hui, âtimt inêmede vspiis parler
de nos consolations et de notre joie, tous engager à I9 terminci: par
un' concours unanime de remercimens et d'^tctions de. grâcç..»
M. l'archevêque annoncé -ensuite qu'il y «lira, ^awsi*ë-
§lise métropolitaine, une nelivaine.îpour i^mèt-dc»' Dîfeii
es grâces reçues pendant le jnbilé, et pout lui dcroiatfdef
d'en conserver les fruits. Cette - neuvaifee cotiMliélieerà \t
7 août et finira le mardi !i5:. il sera célébré '1^ tfiafin'î'UÉie
messe basse à cette intention , et ie soir, «^èk coifrpAiM, dii
chantera \e "psaniTae Benedic j tuzima mèaj DfPnîno, T&ÙÈ\tài
jours de la neuvaine, on exposera des reliques à la yéfiérA-
#
( M )
tioii'des fidUiss. La i»ème iieuTaîfie aui^ lied dtnl la'éom-^
ftfuiiMté, tel da j récitera les prières marauëês dans te Mail- .
dément. Les cuinés sont amorisés à V<élabtir dans leurs pttf-
roissos) et elle pourra comteekicer le la du mois pour nnir
le' io , jour où le Te Deani doh j êlare ciianté pour la clô-
ture du jubilé.
i— ,Le sacre de M. Vérètfûte de Grenoble aura lieu décidé-
ment 1« dimanche 6 août, dans Téglise de^ Saint-Etienne-
du^Mont, à'B heures du matih ; M. i'-évêque d'HennopoUs
icih le prélat consécratcur, et sera assisté de M. l'ancien év^
que dç Tuile et «de M. TévêqUe de fkauvais. '
-*— M. Gartiier, iloiiiii>é pâf lèRoi à Tévéché de Vanne6>
est arrivé à Paris pour faire ses informations; on espère
qu^eiled^ pourront ^trc bientôt expédiées pour Kome.
— Le tundi 3 1 juillet^ M. rarcnevêque de Paris a présidé
là distribution des ntix au petit kém^aire de Saint-Nico-
las; 6€lte distriblitioQ^ étéprécédée,d'uU exercice littéraire
cntreics élèves de Aétoriqttfe. M. Tévéque élu de Grenoble
et iplu&ieurs Ciirés et ecclési antiques de la capitale assistoient
à la séance. Le lundi 7 âoût^ il V aura un exercice litté-
iraii^e, ei la diuribution des prixàia petite commuoanlé dé
Sahit -Solpicc et des der^s de la chapelle du Roi ; la séannie
^ra pt^ésidée par M s' le nonce apostolique.
M. l'abljé Niel, missîionnaire de la Louisiane, dont
nous av<toîi parlé dernièrement à roccâsiott de la démissiôA
de M. IKibourg, a ieu rbcmnfeur d^êtfè reieU bar lie Roi, eA
audience parliculicrc, et a exposé les besoins de la inissionà
S. M.; qui lui a fait fcspérer des sccOUi's. tMjà le feu R^i
iavoitt^oigné wS vif intérêt à cette mission ; oti sait Quelle
déplorable criconstande empêcha qu'elle ne profitât des bieu-
iliits de CjC religieux prince. On eàpèré que son pîeiricsuc-
iie^eur ne fera pas moins pour uUe téglise ^foftdéfe autte^bîs
par des Français, et fécondée par les sueurs de riôs miission"^
i)airç!^.,.LePape et le roi de Sardàigne ont successivement
accueilli M. l'abbé Niei, comme nous Tavons dit, et il n'a
as moins à attendre d^un princ*j disposé à encourager toutes
es bonnes œuvrèê et à favoriser la propagation delà foi dans
les contrée^ les plus reculées.
-—Une cérémonie édifiante a eu lieu , le 37 julfi ,.à Mon-
tendre , diocèse de La Rochelle ,'et.a été un sujet de jdie pottr
les habita ns. L*église du lieu menaçoit ruine depuis long-
F
Je
X
( 594 )
temps ^ et les fidèles n'y eDlroient qu'avec crainte t mais en
même temps que chacun senloit la nécessité de réédifier le
corps de l'église , on étoit arrêté par la crainte d'une grande
dépense. Enfin ^ par les soins de M. Monjou, curé; de M. Ro-
cher, maire ; et des membres du conseil municipal et de la
fabrique , les fonds ont été faits et les travaux ordonnés. La
première pierre fut posée l'an dernier, et le vaisseau est au-
jourd'hui achevé.; mais, la décoration intérieure ezigeoit des
dépenses auxquelles la febrique étoit hors d'état de pour-
voir : une collecte fâ^ite par des personnes pieuses a justifié
la confiance qu'on a Voit eue en la Prqvidence , en appelant
de Bordeaux un décorateur. M. Tévêque de La Rochelle a
bien voulu réaliser la promesse qu'il avoit faite dans sa
tournée de l'année dernière : il est venu , malgré son âge
avancé et malgré la chaleur de la saison. Vingt ecclésiasti-
ques des environs étoieut réunis pour la céréihonie , qui
avoit attiré aussi un grand concours de fidèles. Après les
bénédictions et les consécrations prescrites, la messe a été
chantée p^r M. l'abbé Levé, chanoine, et M. Ëcarlat, sufé-
rieur des missionnaires du diocèse, a fait le discours. Le soir,
il y a eu vêpres et bénédiction du saint sacrement. M. le
Isous-préfet de Jonzac étoit présent , aiosL que plusieurs per-
sonnes de distinction. M. le préfet, qui avoit été invité, n'a
pu venir à raison de l'éloignement. Le matin même, M. Té-
vêque de La Rochelle a donné U confirmation à quatre cents
personnes , et le lendemain il a encore administré ce sacre-
ment à un pareil nombre de fidèles. Ces jours- ont été des
jours de fête pour tous les habitans : ils jouissent enfin d'une
église telle qu'il pou voient la souhaiter. Le presbytère n'est
pas en meilleur état que n'étoit l'église ; mais le respectable
curé a restauré la maison de Dieu avant la sienne, et a pré-
féré la commodité et la sûreté des habitans à sa sûreté et
à sa commodité particulières.
— Une nouvelle Notice que nous avons reçue, SBtr une
victime des dernières persécutions en Espaene , nous met à
même de suppléer à ce que nous en avons dit n® 944. Cette
Notice concerne M. Strauch, évêque deVich, si indigne-
ment immolé par les révolutionnaires en iSaS. M. Raymond
(et non François, comme nous l'avions dit par erreur) de
Strauch et Vidal étoit né à Tarragone le ao octobre 1760,
4a ns le temps que le colonel Strauch, son père, y étoit ea
^garnison avec nû i'^giibent suisse qu4l commandoit. Ray-<
Inond entra dans Tordre des Cordeliers. et professa long-
temps la théologie à Palma. £n i8o8> il se rendit sur le
continent espagnol pour donner des secours spirituels aux
rëgimens suisses qui combattoient contre Buonaparte. Il re-
vint à Palma en i8ia. Devenu évêque le 2 3 septembre 1816,
il visita son diocèse à pied^ donna des missions, et remplit
tontes les fbnctions d'un prélat zélé. Quand la révolution
éclata en i8ao, il montra autant de courage que de ptu-
dence. Dans la nuit du 11 octobre 1822, on l'arrêta dans
son propre palais , où il fut gardé à vue, et où ri eut à souf-
frir DÎen des insultes. Feu M. de La Porte, évêque de Car-
cas5one, instruit de ses dangers, lui écrivit de sa main , pour
lui ofiPrir un asile et tous les soins d^ine généreuse hospita-
iité; mais l'évêque de Vich ne voulut point quitter son trou-
peau, et se dévoua au sort qui l'attendoit. Le 6 novembre,
•a minuit, on vint l'arraiîher de sa prison^ ef on l'emmena^
ainsi que vingt et quelques prêtres, pour les enfermer dans
une tour de la citadelle de Barcelonne. D'après les lois mêmes
qui régnoient alors, le prélat devoit être jugé parla cour
suprême de justice, et il réclamoit ce droit. Lé matin du 16
avril 1823 , on lui apprit qu'il alloit partir, drêoit-on, pour
Madrid. Il partit en effet, et à Molins de Rey il paya lui-
même je dîner à son escoirte. Elle lui en témoigna sa recon-
noissance en le dépouillant de ses habita de religieux et d'é-
vêque, et en le fusillant par derrière avec un frere-lai, Mi-
chel Qùeglès, de Mayorque. Cela arriva lé même jour à
cinq heures du soir, dans la paroisse de Vallirana, près Mo-
lins de Rey, diocèse de Barcelonne , au milieu de la grande
route. Les. assassins défendirent d'inhumer les deux victimes,
qui restèrent deux jours et demi exposées sur la terre. De-
puis , de bons paysans leur donnèrent secrètement la sépul-
ture dans le cimetière de ValHrâna. Quand l'Espagne eut été
délivrée par les armes des Français , on songea à rendre les
honneurs funèbres au pieux prélat. Le 3 février 1826 , M. de
Battle, procureur délégué du roi, fit exhumer le corps, qui
fut remis au chapitre de Vich , et conduit avec pompe de Val-
lirana àViuh. Un grand concours de peuple accompagnoit
lei convoi , qui arriva le 9 février à Vich. Ou célébra des
services Solennels pendant trois jours , et le j 4 février le cer-
cueil fut de$cendu dans le caveau, en attendant le, mon u^
N
(596)
nient projeté. Les charges énoncées contre lui dans le p9f^
étoiént qu'il n'avoit pas voulu recevoir sous sa jurio^tiçn
les relicieux sécularises;. qu'il s'étoit é^vé, dans ses M^ç^
imstoraleS; contre la circulation des livres impies et d«^
images pb^^oes ; qu'il étoit lopposë au r^ime conslitutioi^;
nel| et enfin qù^il étoit le .principal motepr de la régence
d'Urgel. Ces cnarges avoient étc imaginées par un foufl^
qui, depuis 9 a été pendu. Le sjcge de Yich a été assez loffg*
tcpips vacant; il est enfin lempli par M. Paul de Jésus. Cor«:
çuera et Casertà^ qui fut préconisé à Rome le 20 décemb;^
1834 9 mais qui n'arriva à Vich que le i5 août suivant. Cs
prélat fut reçu avec de grandes acçlamatioqSjret étant .entré
dans sa belle cathédrale, il prêchai et adressa. ensuite à son
diocèse une lettre pastorale. Quoique l'on sût que le çha^
pitre de Yich avoit célébré Vois joursdc suite dBs services
pour M. Strauciij et que tous les curés, du diocèse se fus^
sent réuqis pour un autre service le i4 juin. 1824 ycepep-^
aant le roi Ferdinand avoit recommandé au nouvel évjsqi^e
de faire encore un service en rhooneur de^ son prédcpesseun
ce qui eut lieu le 6 octobre i8â5, eu prd&ence de tout le
clergé. Puissent, dit la Notice, ccs'm arques de piét£ ^ de
respect effacer la trace d'un crime horrible !
NOUVELLES POLITIQUES,
Pamis. LeBoi vient cl*a(lre«er, h M. le curé de Aochefort (Jiirs),ls
fomme de i3oo fr., potirl'aidcf): à faire Ica réparations de^ son fg\^^>
quimcDaçoit ruine. Les liahitnns de Bodicfort ont icmôignë le désir
Sue Toâ céli^brât une nio?se solennelle en reconnoissancc de ccl acte
e la miinîficcnce royaîe, et M. le curé a choisi pour cela le jour
de la Soint-Louitt, nS Sôùt. Ils ayoient rrçn , l'onoée dcmièn*, Goè fr.
pour le môme objet. •
•»— Le Koi a accordé , «ur fa demande de M. le faift\ de, la Marne,
nne somme de 2006 fr. à la commune de La Veuve, pour étr^par-
Ltgre entre les familles qui ont le plus souQt^rt de Tinondation causée
par l'orage du <3 jniHet. î '
-*- Le Roi ayant été informé VJe» |>Ptfef que vicBhenl étéprkkiPèt
q9.elques communr^ Ravagées pat la grêle , s'est empressé , sur Ks itap^
port du ministre, de sa maison y de leur accorder un «eec^rs. 4^
i5oo fr. ^ '
^ — LL. ÂA. RR. le iïuc et l'a duchesse ct'Or^ëans, ayec leur fa-
mille, sont arrivi^ à Chambëri, le dimanche aS juillet. Le vôyajjê
de LL. AA. RR. n ayant d'autre objet que de revoir la reine de Sto^
( % )
4»}%ne, leur ao^te sœur, etioti royat ëpotit, âprè« ime séparation
4e quinxe ans , on conçoit quelle à dû être la joie réciproque de cea
Hiigiistcs personnages.
..— Par ordonnance do Bot, en date dn Sa jyiillef , là dot^ dÀ
«tomptei pvendra , cetfe anmée, ses tacances depuis le i«' septembre
jusqu'an 3f octobre. 11 j aura , pendant ces Tacances, nné chatnbrO
dé vacations, composée d'un p)ésident de châtnbfe et de sii con^^
^wilUra* maîtres, qui tiendra sts séances au moins tl-ois'}our9 par se»
«Mineur
-* Une conjonction de Jupiter et de Vénus a eu lieu mariTî. éi^s
deujL planètes ont pasité au mt'ridîen au même instant (deux heures
«ingt'dcux minutes du soir), et se sont couchées aussi en mémh
temps, Jupiter à huit heures cinquante-sept minutés, et Vénus 'k
huit heures cinquante-huit minnte^* Ce éeroit une erreur popufàîré
^oe de supposer que la conjonction de ces deux 'planètes ait pu exei'^
ccr la moindre influence sur la chaleur de la température.
*^ Les jeunes Egyptien» sont arrivés à Paris, et occupent le b&ti-
iMnt destine à leur servir de collège.
' • -i- Plu<:ieUrs Journaux a voient annoncé , ce printemps , que M. dé
Chateaubriand qui(toit la France, et il sem1>loit que le noble pair
tt'y dàt pas roTcnir: il paroit que ces journaux avoicnt été mal in-
formel. M. de Chateaubriand vient d'arriver h Paris; ^«« de Cha-
teaubriand i*avoit précéilé de quelques semaines,' et a* dt'jtfc repris là.
direction de t*in(irmcrie de Marie- Thérèse. , .
^-^ On abat en ce moment l'échafaudage qui avoiC été élevé
dans rintérieur de la Bourse , et le public peut déj^ admirer lea
peintures ràonodirones quiiornent la partie supérieure de la grando
salle. L*etéeu(ion en avoit été conBée, par M. lepn'fct de la Seine k
au talent éprouvé de MlVf . Mejnicr et Abcl de Pujol. Ces artistes ont
, dignement répo^tidu aux intenilotis du magistrat éclairé , qui multi-
plie avec tant de zètc tes embcili^emens de la^apitale.
*^ M. le général comte de Trubrîant est nommé commandant da
département de la Seinc-Inféricure , vit remplacement de M. le gé-
néral I^apointe, appelé h d'autres fopctions.
— Le tribunal de police correctionnelle a proUoncé mercredi a,
son jugement dans I affuire du sieur Magallon, prévenu d^aroîr où-u
(ràgo les mc^mhres de la thanibre élective par la publication d*un
in^'Ba. Ce prévenu a été renvoyé de la plainte, ainsi que Timprî-
mcur et les libraires comprcmis dans la même affaîrc. Le tribunal
a cru fjue Is articles incriminés sont trop futiles pour préseitter là
^mi^ite de l*ontra^.
— L'Institut vient d*admr tire au nom'hre de ses membrOé M. La-
barre, architecte du pabis de la Bourçe.
«--^M. le Keiitenant-général comte GuîIIeminot doit pàrtilr aujour-
d'hui pour Constantinople.
— Le i6 juillet, la première piètre de l'écluse de Montigbac (Dor-
do^de), a été posée par le maire de la ville , après avoir été bénie
par le curé. Xc eanat qu'on va établir dans ces parages a pour but do
vivifier une province ,qui offre peu de débouches.
•^ Quelques jeunei gens étoicnt accusés d'avoir excité des tro«-
(59»)
\i\et dam U salle du théâtre de la TÎUe .d*Aiigmiléme , parce qii*6ii nt
vouloit pas représenter la comédie de Tartufft, qui aroit été de-
mandée par eux a.ycc instance. On les a fait comparpitre devant le
tribunal de police correctionnelle, séant à Angoulâme, <pii lès a dé-
chargés de la prévention. Le seul Lacour a' été condamné à aS ît.
d'amende rt aux dépens, comme coupaBle d*ou(cage envers lecapi*
faine de gendarmerie.
-7 Pendant que M. de Montlosier publie à Paris sa Dénonciation,
on publie, à Rouen, un poème intitulé la Jifissionnide , suivie d*une
JEphre^ aux Missionnaires , par un RoUei^ais, témoin oculaire des
évènemens. Dans ce libelle à 2 sods , on a réuni , dit un journal , avec
une malice diabolique tout ce qui peu^ égarer une populace igno-
rante et crédule, tout ce qui peut en/lammer ses passions, allumer
dans son cœur la haine ^ et la porter aux plus grands excèa. M* le
cardioal-archevéq^e de Rouen est. personnellement attaqué daâs une
tirade de seize vers. Voilà la tolérance . libérale.
— Le ai juillet, une nouvelle e.xpédition est partie de Marseille
pour la Grèce ; elle se composoit de quarante-cinq hommes, ^^xtàr
qnes journaux ont annoncé que. le.jeune duc, de Richelieu, et .autres
jeunes gens de familles distingqéeSf avoieiit déjà i^ris la mtéme route.
- < — On parle de la création de douze nouveaux pairs dans le rojanme
de Portugal , afin de produire, dit-on, un. rapprochement entre 1^
différentes clajtses des citoyens.
— On assure que rempereur don Pedro a appelé à sa cour de Ri.o-
Janeit'o son frère rpfianjb D. Miguel , et que ce prince a promis de
s'y rendre;
"^ Le roi de Bavière a daigné accorder à 'M. Tévêque Sailer la
I'ouissance à vie du château de Barbling , situé à deux lieues de Ra-
isbonne.
— Un incendie consume dans ce moment les immenses bruyère*
marécageuses qui /environnent Saint-Pé^ecsbourgf plusieurs lieues de
terrain sont envahies par le feu. L'incendie a lieu sans flammes,
mais avec dégaigement d'une fumée très-épaisse, chaude, et qai fa-
tigue beaucoup les yeux.
-7^ S.,A. R. le prince Charler de Pnisse avoit été , dit-on 9 envoyé
en qualité d'ambassadeur extraordinaire k Moscou, pour le coaron^
nement de,8. M. l'empereur de Russie; mais les ministres des grandes
puissances ayant témoigné l'embarras où ils .se irouveroient d'être
obligés par la de renoncer à l'ordre des rangs qui avoi^ été suivi jus-
qu'à présent, la cour de Prusse, devroit. consentir à. ce que S. A. B.
Ti'a.<tsi8tàt au couronnement qu'en qualité de prince de la maison
royale, ce qui lui donneroit le.pas sur tous les ambassadeurs..
— On lit dans un journal allemand que le jeune Luther, desce»^
dant du réformateur , qui étudioit à léna aux frais^u gouvernement,
est dévenu fou subitement.
r- On écrit de St-Pétersbourg , que le couronnement de LL. AA. II.
aura lieu à' Moscou dans le courant du^mois prochain. Il paroît qu'une
note officielle en a instruit tout le corps diplomatique. .
— On rapporte que tous les établisseroens d'instruction puMiqM«f
de Russie vont subir une réforme. considérable. ^L'empereur a dcjà
(599)
nommé, an comité à dessein de réf iser les . stttats t>ri[aniqites de
toDS les-ëtablissemens. i
•^ Le dey d'Aller vient de faire sa paix arec TEspagne , qui lui
paie les 'SIX millions que le dey réclame; cette BouTelle mérite
cooârmation. «
Affaire des PiéUstes d'Alsace,
On a appelé jeudi, deraotla cour de cassation , la cause des pie-
tUtes pu inspires.. Ce sont des sectaires protestans , domiciliés' dans la
commune de Rischwiller (Alsace) , qui n'ont pas de temples ni de
ministres, et qui nient TefiScacité des sacremens. Le tribunal de po-
lice correctionnelle de Strasbourg condamna deux d>ntr*eux comme
counables, lo d'avoir. formé une réunion de plus de vingt personnes;
a<> (roûtrage à la morale religieuse; 3» d*ayoir tenu une école non
autorisée. La cour royale de Colmar, quoique les sieurs Nordraann
et Jung, les deux incriminés, ne se fassent pas présentée pour sou-
tenir leur appel , les a absous sur toiis les points. Le mini tère public
s*est pourvu eu cassation contre cet arrêt.
M* Isainbert, avocat des piétistes, a soutenu que, poursuivre ses
cliens, c^est violer Tarticle 5 de la Charte, d'après lequel chacun
professe sa religion avec une égale liberté. Il a aussi prétendu que
cet article de la Charte avoit abrogé les articles du Code pénal qui
défendent les réunions de plus de vingt personnes dans une maison
f>articulière. Ce qui nous a le pibs étonné dans la défense qu'a
présentée cet avocat, c'est cette maxime qu'il a proclamée, et que
i on à laissé passer sans observation , savoir, que la diversité des cultes
est agréable à Dieu.
M. l'a vocat' général a démontré que la Charte ne pouvoit protéger,
une réunion d'hommes qui , sous prétexte de religion , se soustrai-
roieiit à la vigilance des magistrats; que la Charte ne protège que les
cultes publics. Il a fait observer que ces sectaires n'admettoient aucune
règle, lie rcconnoissoieiit pas de ministres, et he se conduisoient que
d'après le^ inspirafions d'hommes grossiets^ L'orae'e de ces piétistes
est un garçon boulanger. Après deux heures de délibération , la cour
a renvoyé les prévetius en ce qui regarde l'exercice des fonctions
d'instituteur, et la prévention ^'outrage à la morale religieuse. Quant
au troisième chef d'accusation , la cour a reconnu , dans la conduit*^
de ces sectaires, une violation manife^e des articles du Code pénal.
Elle a donc cassé et annullé l'arrêt de Colmar en ce qui regarde ce
chef, et renvoie la cause devant la Côur royale de Metz, chambre
des appels de police correctionnelle.
COUR DES PAIR».
La cour des pairs, dahs son audience du S août , a rendu son arrêt
dansTaifaire des marchés de Bayonne.'En conséquence , le lieutenant-
général comte BordesouUe et le comte Gidlleminot ont été mis hors
V
(4oo)
' itt Icntativct ck co^roptrcA restiîei sans effet, èaiit se sait CM>a<»éf
inculpé!) par Tinstruction Molëca- Qabriel -Julien Ouvravd , D«<7oe,
Filleul-Bcaiigé, Poissonnier et Espariat , la cour renvoie les siift-nom-
nii^s Jevaot tes tribunaux-, à la diligence du prt>cureur du Roi.
Plusieurs membres de la cour'avoicnt demandé que les débats sar
celte afTaire dissent rendus publie*, mais là ràajorité a décidé atttl>e*
ment. Oll n*a compté que dis^sept voix en favcar dé la publicités
jfbrégé i!u n&tufèku Testament, suwi de prières chre'tîennes f i).
l^ous sommes heureux de pouvoir annoncer cet Abrégé en oppon-
tiofi avec VJS^'an^iie de la BibliothJtqiie populaire dont nous parlons
traire, e>t rédigé clans les vu<'8 les plus chrétiennes. L'auteur a sonraii
?on travail à runi^crsité,'qui l'a accueilli avec intérêt; il a sollicité
rapprobalioh des cvêqucs, dont plusieurs l'ont encouragé de la ma-
nière la plus flatteuse. M. le cardinal- archevêque de Toulouse,
M. Parchcvéque de Paris, MM. lc$ cvéques de Clcrmont, de Digue,
de Fn-ju», dMrr:is, de Bayor.ne, de G^eauvais, de Lnngre*, ont en-
voyé leur approbation, rt d'autres la font c^pcrcf. te livre â élé
adopté pour renseignement dans les écoles chrétiennes des Frères,
et convient en elTct aux étolcs primaires.
L'auteur s'c^l proposé de r< tracer la suite et l*en'5cmble des paroles
cl cîes ccticrts de Jofus Cbri>t, trl'cs qu'elles sont rapportées dans
It nouveau Testamcn». 1,1 ne fcvori-e point un s v^tème,, encore moini
se permet-il de s'écarter de 1%'snrit qui a dirige les évAngélistcsj il a
prétendu, au contraire, rapprorhcr leurs diffcrens récits, et en com-
poser un tout c< mpltt et suivi. Les miracles et. les di cours du Sau-
veur^ tout ce qui et édifiant, instructif et utile, trouve sa place
dans VAhrêi^é, Au n'cil dcj jl'v ange listes, on a joint un précis (les
Actes des apotrcs, qui est rédigé dansleméme espi^It, et qui complète
l*al n'g(? de la vie du Sauveur.
L*aut(nir a cru rendre service en augmentant soi| volume de priè-
res chrétiennes, des prières du malin et du soir, Acs priî'res pour en-
tendre la messe, de celles pour la confcs.'ion et la c<>mraunion , des
psaumes de la pénitence, des véprea du dimanche , etc. Il est assez
commode de trouver toutes ces choses réunies dans le même volume,
qui oflVe un Abrégé du noïweau Testament»
(i) In-ia. A Paris^ cbezi*Auteur, rue des Mathurins-Salnt'JacqDes,
qo 34 i et à la librairie eccléâia tÂque d'Ad. Le Clet-e «fc oomivaé'''*^'
au bureau de ce journAl. .
\
UeSCRKDI 9 AOUT 1896.
Sitf le dernier écrit de M. de Jlfon^ ^"y, '
Nous avons parlé de la fameuse De'noncia, ?fi
Tovales; mais cette pièce n'est que la plus petite partie du
volume que vient de publier M. de Montloslcr; elle est pré-
cidée de noufelUi obteryalions sur le sj'stèmc d^nnnc<! dans
le Me'moire et sur les apologies qu'on en a faites. Tel est du
moins le titre du livre; et sur ce titre nous devions nous at-
tendre à voir l'auteur fortifier son Iffémoire par des preuves
nomliieuscs et irréfragables. Quel a été noire ctonnemeut,
en parcourant le nouveau volume, de n'y trouver pas l'om-
bre d'une preuve! Quoi! depuis six mois que l'auteui- a pu-
blié soD Mémoire, il u'a rien di£couvert à l'appui de ses ac-
-CRsatioDs ! On a dft lui transmettre de toutes parts des révé-
-latibns importantes sur le dangereux système qu'il avoit
dénoncé; lui-même avoit dh êlrc fort empressé ù faire de
nouvelles recherches et & multiplier les preuves qui élablis-
4eiil l'esprit d'en vahi^cuient des prêtres. Il ctoit iuléresséà
entourer sa dénonciation d'arcuincns auxquels on fût forcé
de se rendre. Il devoit prendre à lûchc d'ôler ù ses advcr-
taii-cs tout moyen d'échapper à ses poursuites; il devoit tes
«ccabicr sons le poids d'accusations bien précises et bicD
motivées. £h bien! il ne prédse et ne motive rien. Cepen-
dmit il se vante d'à voir pardevcrs lui une liasse de cinq cents
faits; pourquoi ne les pruduit-il pas? Devons-nous croire
qu'il négligeât do s'en servir s'il les eût jugés utiles h sa
cause? n'eu cAt-il pas au contraiic fuit trophée? Un avocat
■c privc-t-il naturellement de ses meilleurs moyens de dé-
fense? passe-t'il sous silence ce qui pourroit le plus éclairer
les juges? ne regard erojt-on pas comme une jacinncftdusa
part sil annoDçoit avoir cinq Cents faits .\ alléguer, et s'il
dédaignoit d'en faire usage? C'est précisément le cas do
M. de Montlosicr; il répète ses allégations, sans s4 i>qucicr
des réponses qu'on lui a opposées. On lui avoit "ftpîïïché
d'avoir mis peu de fiiîts dans son Mémoire; il en luetlra
moins encore dans son nouveau volume. On s'ctoit étunnd
Zonw XLmi. L'jfmid* la Religùm et dit Roi. Ce
: ^ (402) .
de soti ton haineux et méprisant pour les prêtres; il affec-
tera encore plus de mëprîs et de haine pour eux. On s'étoit
afflige de ses plaisanteries sur la vie déifole, sur V esprit prêtre ,
sur le parti prêtre; il reproduira ces moines plaisanteries
avec encore plus d'amertume. Ce ton et ces répétitions ne
sussent-ils pas pouriûdiqueruike stérilité de preuves; efiiue
absence de nonnes raisons? II. y a tout lieu .de penser ^«^
M. de Montlosier n'eût pas omis de mettre ea avant des 'faits
péremptoirefr, s'il eût eu à en alléguer* S-il ne pouvoit kiér
4uire totyt au long les ciuo cents laits qu'il a en xésecv^^aâ
moins il lui étoit facile d en citer quolque&Hims. pâiwi «les
plus conciuans. Cétoit un coup de pîHli dans Nson^ âtfaûde; H
uuroit écrasé par là ses adversaires et confuudu ses4éira0r
teurS' Il oe Ta pas fait : nous devinons aisément .pourc^oi.
En parcourant un volume qui cchàp'pe à uynO'analyse
suivie^ nous nous arrêtons à ua poaBecriptwn qui terpiiiiellà
préface; ce po8t$criptum a été rédigé à ToOeasioti de la.miav
jsîon de Rouen et de ce qui s'y est passé. Je gémis, dît. ¥9,vlt
teur, de toute espèce d* attentai et de violerUfe ;mais]fe.^iHis
encore plus, et, puisqu^Ufautle, dire, je fak plus qûe'génUr
SUrfieux qui les attirent et qui' le» provoquent. Bon léctfeuiP^
vous Qt^ de cet avis.; et vous régacdez conLooic les phisroour
pables ceux qui provoquent ]^ar quelques menées , pas des
écrits, par des journaux, ces actesi^diiÊ' violence; mais «iôus
iP avez pas;Compris M. de Mooftosier :\ce «int le$ mi^on^
iiaires> voyez- vous, qui sont coupah'Ies dans .ceU& èirOQQ?-
Stance ; oe sont des prêtres devenus ioutnpuissUK/S ^ qui insuir-
tent et vexent un peuple ckrélien, reepeetueuf et jfoumià*
Aiàsi, quand on traînoit M. Lœvenbruckxlaîisle ruiisseau^
quand on.x^échiroit ses habiits,. quand on le frappoit;)et
et qu'où t'injurioit, c'étoit lui qui inmltoàt et vexait là mulr
titude. Que voulez-vousrcpoadre'â cet excès de déraison,
et un auteur qui écrit de pareilles choses n'est-il pas déjà
jugé? M. de Montlosier n'est pas moins impartial et moins
Judicieux quand il 'blâme le préfet d'avoir envoyé la force
armée au secours des missionnaires; ainsi, il est clair qui!
falloit les laisser égorger dans la rue. Si M. de Montlosier
a voit à ses trousses un rassemblemeut de 5oo hommes fttv*
rieust qui l'accableroietit d'injures et de coups, trouvecoii^l
bon que l'autorité publique ne s'en mît pas en peine? Que
de plainte» éloquentes. al(»rs sur la coupable négligence Se la
( 4o5 )
police qui laisseroit périr u a citoyen ious les coups de gens
ivres ou emporrtés! £o htçnl parce que M* liOBveobruck a. lie
tnalheur d^être' missionnaire^^ faut-il le laisser.. assommer.?
Le bon petit cœur que ce Mv de Montiosicr! . '
' Dans ce mémie postacriptum^ il fait un, plaidoyer contre
'les- missions , mais dans quel style ! On me dit : Vous n^ ai-
mez pas les missions parce que vous Vkavez pas la foi. Si 'fe
n'ai pas la foi j au moins cti-je deux ou trois fois par Jour
-quelque chose qu'on appelle lafaùn. G>mbien cette plaisati-
teriie est ingénieuse! Quel heureux rapprochement entre Ul
fQi^et la faim ! Qu*il y a de sel et de grâce dans ce dialdgue :
\4Uons, Monsieur^ venez manger, non à votre heure, dans
votre salon, selon vos habitudes et le sentiment de vos ba-^
sains, mais à une gamelle générale, à l'heure et de la ma-
nière qù' il nous plaît de fixer. Combien ce top grave va bien
au sujeti que cette expression de gamelle surtout est bieu
ehoisie ! On ma dit : Fous êtes libre cP assister ou de ne pas
(tssùtet à la mission. Non, je ne ie suis pas, en cela même
que pour ne pas y assister, vous venez {^accuser ma Jhi.
Quand le voleur vous dit sur le grand chemin : La bourse
ail là vie, il vous laisse Jbrt peu de liberté. Quand on voUs
dit : La mission ou la déffuTnation» on ne vous en laisse pas
dapantage: Ainsi , voilà les missionnaires assimilés aux viv.
leurs, et les libéraux de Rouen n'avoient pas si grand tort.
M. de Montlosier n'approuve pas formellement la maniàj:^
^dont<>n a traité l'abbé liœvenbruck ; mais s'il eût été pré-
fet'/ il l'atlroit renvoyé directement à Paris. Il forme le ,
'Vœu, dans un autre endroit, que M. lUuzan et ses confrè-
res aillent tous à la Chine y au Japon, bi^n loin , et que M. le
'grand-aumônier y aille avec eux. Au fait, pourquoi des
unissions?' pour liiè'ttré en lumière les valets- defs prêtres ^,
les dévots ; la partie là plus obscure de la population. Il faut
voir avec quel mépris M. de Montlosier parle de ces exer-
cices, et de ceux qui les dirigent, et de ceux qui les sui-
vent; tout cela lui est insupportable, tout cela L'humilie et
le fatigue ; c'est une espèce de persécution qu'on lui suscite.
Aussi il espère qu'on l'en délivrera bientôt; il a sur ce sujet
des insin'uatTûhs assez eWi tes y^pec votre force publique, vous
prëtendei contenir toué lesmoupemens ; c'est bien, je vais vqus
'dir^ dans ce cêtsce ^i vous arripera. J^aivu qtieiquefbisj à kt
iuile é^un' grand orage, les deux rues du Éae êi de Sainte
'( .-104 )
H'cuoré rempUeê de bord en bord d'une eau trouble et nei''
râtre. Vous pourrez avoir quelque jour^ dans ces deux rues,
un ruisseau semblable j il ne sera pas de celle couleur. Yoilà
les cspcranccs qu'on nous donne! voilà les riantes images
que l'on ofTié à une gcncralion qui a vu les massacre» de
septembre, les lusilladcs de Lyon et les noyades de Carrier!
ci ces prêtres qu^on nous |)eint tout puissans , les voilà places
entre les sanglantes journées dcs'Carmes et la pei-s|)ectivc
de ruisseaux, de sang! Quelle nouvelle lureur semble dési-
gner dt^jà SCS victimes?
M. de Montlosier consacre la première partie de son liv^
à nous parler de lui et de tout ce qui le tpucbe. Il a cru de*
voir nous entretenir longuement de sa personne , de ses ser*
TJces, de sou dévoûment, de ses traverser. Il est clair que
nous devons avoir un grand intérêt à apprendre qu'il Aa&Vtf
une chaumière qui, par parenthèse, se trouve d'autres fois
métamorpkosce en château, qu*il inange du pain noir, qu*il
est gardeur de troupeaux, <\vi attaché à une charrue il trace
iles sillons j qu'il mène une vie pairiarchale , que lui et sOt
tribu font le plus noble usa^^e ûqs dons que la Providence
leur envoi^e, qu'une de ses vertus les plus chères est ia cha-r
rite, ctvqu'il pardonne de bien bon cœur aux prédicateurs
et jourualîstes qui l'ont attaqué. A ({uoi bon tous ccs.dét*
tails personnels et cette aHectation à se mettre eu sceue?
Quel rapport tout, cela a-t-il avec le sujet? Il ne s^agissoit
pdifit de savoir si M. de '^hmûoéxet mangtcUirpainnoif^. uqms^
sommes fort tranquilles à cet égard : il s'agit de savoir si là
prêtres et les Jésuites veulent réellement envahir tout. Yoii^j^
les faits qu'il s*agissoit d'établir.
Dans 1 ouvrage, au contraire, rien de nouveau sur la
congrégation , sur les Jésuites et sur les ultraroontains; l'au-
teur retourne la même pensée ious diverses formes et se dis*-
pense de chercher des témoignages et des preuves à l'appui
de ses accusations. Quaqd il ajoute de nouvelles choses à son
premier Mémoire , ce sont ou des puérilités ou des absurdi-
tés. Vous, apprendrez, par exemple, que, dans le local de la
congrégation, il existe dans les combles de l* édifice des
comités deetinés à traiter, entre un petit nombre d^élus, des
objets particuliers. Vous saurez encore que le feu duc Mat-
thieu de Montmorency^ ce seigneur si aimable ^ si bon, si
pieux, conspirdt doublement contre la religion et la royauté*
( 4o5 )
Cette conspiration et ces comités vous paroissent sans doute
bien redoutables ; il est manifeste que tout cela est bien plus
effraj^ant qu'une insurrection à Grenoble, qu'une révolte à
Sautnur, qu'une révolution à Naples ou à C^dix, ou que le
l'apport de la commission d'enqncle à Saint-Pétersbourg.
M. de Montlosier en est tellement persuadé, qu'il n'a pas
érâint dédire, au commencement de son ouvrage, que les
Ihànçles de.Perlon et de Colmar, et t9ute une armée de phir-
îoaophes^ auec Diderot j^ Jfelt^èUus et df Holbach à la iéte,
Peffraieroient moins pour la religion et pour le liai qu'il né
l'est d'une mitltilude de saints éi>tques ^ de bons prêtres et
de vénlables royalistes, nous meiiant, avec les intentions les
plus pieuses et rapidement, à des catastrophes qui le foui
frémir et qzv'U a à peine le courage de désigner. Quelle per-
spicacité dans un homme qui ne voit pas des complots pa-
ïens et qui se grossit à lui-même des complots chiniériquesl,
K'êtes-vous pas tenté de croire qu'il y a de la monomanie
dans cette tête? Ce n'est pas tout pourtant; sachez donc que
l|l congrégation est pour quelque chose dans l'assassinat de
Fualdès qui fit tant de bruit il y a quelques années. Oh !
pour le coup, ce trait-là ne peut partir <|ue d'une aberra- ,
tion bien caractérisée. ' ' »
Quelle confiaiice ^eiit inspirer un auteur qui s'abandonne
à de telles préventions et à de tels écarts , et qui pousse l'a-
Teuglement jusqu'au point de laisser douter s'il jouit de la
pliSnitùde de ses facultés? Dans la situation actuelle des
choses, voir le danger dans l'ambition des prêtres, c'est
comme si, en 1789, pn eût dit que le repo-Tcfe l'Etat étoit
menacé par l'excès du despotisme. G'ebt en effet ce que di-
soient alors les fauteurs de la révolution ; on convient au-
jourd'hui que c'étoit une absurdité. On portera dans quel-
que temps le même jugement des clameurs qu'élève l'esprit
ne parti contre l'esprit du clergé, contre les Jésuites , contre
la congrégation. Ces frayeurs exagérées Svîr de tels objets, au
milieu des douleurs et des périls de la religion , ont quelque
chose de puéril et de ridicule, qui excile une pitié pro-
fonde; il semble voir des gens qui se noient et qui s'amu-
sent à jeter des pierres à des hommes paisiblement assis sur
le bord du rivage.
( 4o6 )
NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES.
• ». ■
Rome. Le saint Père a nomxn^ à la place de mattre. dq
tacrë Palais le Père Joseph-Marie Velzi, procureur et vicaire-»
g^oëral de Tordre des Frères prêcheurs (i).
— Le a4 juin dernier^ il y a eu à Pesaro, dans TEtat-
{)ontifical, une abjuration d*une Anglaise protestante, Giôr-
gîna Enland Clarke, nde à Poterborough , et âgée de vingt-
quatre ans. Cette jeune personne, qui se trouvoit depuis
quelques mois dans uhe campagne du Voisinage, a été in-'
struite de la relijgion catholique, et a fait abjuration dahi
Pdglise des religieuses de Saintc-Mari^-Madeleine. Elle A pro-
jponcé la profession de foi entre les mains de Pévcque, M. Fé-
lix Bezzi. Le même prélat lui administra, le dimanche sui-
vant, les sacremens de la confirmation et de Teucharistie,
et adressa à la nouvelle convertie une exhortation pour Ta-j
pimer à la persévérance. Une autre Anglaise , Anne-Marîç
Gordon , qui avoit précédèniment fait abjuration à Bologne
entre les mains de M. le cardinal Qppizzoni^ voulut donner
à mi$s Glarke un témoignage d'amitié, en lui servant de
marraine.
Pa.ris. Le sacre de M. févêque de Grenoble a eii lieu di-
ioanche à Saint-Etienne-du-Mont, où ce prélat étoit curé
depuis plusieurs années. Plusieurs curés et ecclésiastiques
^e la capitale assist oient à cette cérémonie. Le prélat donne
tes jours-ci la confirmation à Saint-Etienne-du-Mont et à
Saint- Nicolas- du -Chardonnet, son ancienne paroisse; il
se propose de partir peu après la fête , et il emmène avec lui ,
comme grand-vicaire, M. Tabbé Constant Migneaux , qui
étoit chanoine et grand-vicaire de Troyes.
— r Lundi dernier, a eu lieu la distribution des prix à la
petite communauté dé la. rue dû Kegàrd. S. Exe. M. le
nonce apostolique présidoit. La séance a commencé par un
exeiijçice littéraire où on a lu une pièce de vers sur la céré-
monie expiatoire; nous rendrons compte plus tard de ce
■ I I H ■ Il -
(i) C^ci est encore un ddmcnti donné au Journal des débats qui
parloit, le a août, de la destitution du maître du sacré Râlais, etd^
son remplacement par le. Père Buttaoni.
(4^)
9 * ^ *■ «Ai*''
^ làoi^eftii/ Ii€^ prtt àhi éxi énstffté prodam^s ^ disti-ibti^s.
M* le mîinjstré né Ift glieri^^ àssistoit à là sëance, ainsi qUé
jpTusie^irs j^érsonnes dédiâtiiicilion, des cutës, des ecclësias-
crues et 'de!i parèns dû amis dès élèves. Le mèrcj'edi 9 aura
heii la distribution des prix des clercs de Saint-Hyacinthe ;
elle sera* présidée par M. l'évêque dé Beauvais qui a fondé
cet établissement lorsqii'il étoit curé de la Madeleine. La
séance commencera à deux heures précises ^ dans la maison ;.
fiie de la Pépinière, n* 44. ■
^ -:- Voilà encore iine nouvelle preuve de Tesprit d'enva-
îiissement des prêtres. Un enterrement d'enfans, qui a èii
lieu à Clichy, près Paris , a été Toccasion d'insultes et de
Voies de fait contre le curé de la paroisse. Les parons ayoient
désiré c^u'il allât chercher les corps à un hameau éloigné ;
il représ^enta que ce n'étoit point Vusage, et qu'il ne pou-
vôit faire une exception dans le cas présent. Il croy'oit la
chôée convenue ; mais fe peitiple s'étoit échauffé. En §e ren-
dait à l'église, des invectives furent proférées contre les
Jirêtrès; ou se précipita dans l'église en désordre , et M. te curé
put à peine obtenir assex de tranquillité pour faire l'of-
fice. Le tumulte recommença pendant qu'il étoit dans la
sacristie à rédiger les actes. Il a accompagné néanmoins le
corps au cimetière, mais à peine il en étoit sorti qu'il est
assaini d'une grêle de pierres. Il n'a eu que le temps de se
réAigier dans une maison voisine où il a attendu que la
multitude se fût retirée. Yoilà les fruits des déclamations
contre les prêtres ! 'on échauffe le peuple par des insultes
continuelles, et il en vient à des actes de violence. Qui veut
la cause , veut les effets.
, — On vient de publier une consultation d'avocats en fa-
veur de la Dénonciation d.e M. de Montlosier. Celte consul-
talion , rédigée par M. Dupin, est^signée d'une quarantaine
d'avocats, dont plus de la moitié sont tout-à-fait inconnus.
L'épigraphe est tirée de -Tite-Live : Nunquàm tajUwm ma-
îum in repuhUcâfuitj nec ad plurea nec ad plura pertînens^
Cette épigraphe pst visiblement une exagération ; car il y
a long-temps que le mal dont on se plaint existe dans l'E-
glise : il y a bientôt trois cents ans qu'il existç des Jésuites ,
et les congrégations remontent à peu près à la même époque.
Ces deux grands fléaux n'ont donc rien de bien enrayant
pour l'Eglise et pour l'Etat : ce ne sont pas eux qui ont en-
< 4o8 )•
fanté la réTolution et toutes ses horreurs. Puisse b eho80
publique n'avoir point d'ennemis plus, redoutables , et ne
pas élrc exposde à des dangers plus alarmaos! Quc>i qu'il en
soit, la consultation examine tour à tour les quatie grands
griefs de M. de Montlosier. Sur les congrégations , elle s'ap*
puie des loîâ romaines; elle aurait pu citer encore les écrits
de Dèce et de Dioclétieu contre les réunions des chrétiens;
elle fait valoir encore la loi du i8 août 179a , loi bien im-
posante sans doute, puisqu'elle fut rendue dans un temps de
desordre et d'anarchie , après la ddcUéance du Roi^ quand la
constitution de j 791 ctoit viol<^e, et que les pouvoirs qu'elle
avoit proclames étoi en t méconnus. Une telle loi u'ctoit-elle
pas évidemment inconstitutionnelle et contraire aux- formes
établies par Tasymblée constituante elle-même? Sur le second
chef, les Jésuite», la consultation mentionne, en passant, les
arrêts de^ paricmcos rendus il y a 60 ans, et convient que
ces arrêts sont sans influçncc légale sur un fait postérieur;
mais clic a prétendu tirer avantage des éditsde 1764* et 1777
contre les Jésuites. Qttediroientlesconsultans, si on vouloit
faire revivre aujourd'hui Tédit de novembre 1687 contre les
protestan.s; et si on prétendoit assujettir ceux-ci aux formes
établies par cet édit? Ne se révoUeroit-on pas contre celte
législation surannée faite pour d'autres circonstances, et qui
a dû cesser avec elles? Que diroitt^on si on proposait d'ap-
pliquer aujourd'hui la déclaration du i6.avrir 1767, qui
proiionçoit là peine de mort contre ceux convaincus d'avoir
composé, imprimé et distribué des écrits tendant à attaquer
la religion? On flétrirait d'une honte ineffaçable les auteurs
d'uo tel projet, et on s'éleveroit à ce sujet contre le fana-
tisme de Tancicn régime et contre des dispositions baibares
qui d'ailleurs ne furent pas exécutées. Pourquoi , si cet édit
est aboli, ceux de 1764 et de 1777 sur les Jésuites aiifoient-
ils toule Jeur vigueur? Pourquoi celle partialité qui fait
revivre certaines lois, et qui regarde les autres comme abro-
gées? Quant au troisième chef, l'ullramontanisme ,^es avo-
cats consultans croient que la déclaration de 1682 est tou-
jours loi de l'Etat; mais ils ne p^roisscnt pas penser que
i'ultraraontanisme puisse donnt?r lieu h, des recherches et à
des poursuites judiciaires. Enfin , sur l'esprit d'envahisse-
ment des prêtres, ils remarquent eux-mêmes que cette accu*
sation vague, en la supposant même' fondée,* ne peut être ,
4^
(409)
Tobjet d'une proc^dure*^ Qùani aux cinq eenU faits dpnt
pané M* de ;Montlo9ter^ Ax^iïX-Ws y iï^ faut laisser aux par^
iicuiiers que ces faits peuvent concerner le soin de s'en
plaindre eux-mêmes» Telle est la substance de cette coasul- |
tation, datée du t" aoAt dernier, et que l'on va prônant et i
répandant de touscôlé». Il est certain; d'ailleurs que la si- '^
gnature de celtb pièce a ëtc refusée par un assez grand nom*
bre d'avocats. Les avocats au conseil du Roi et à la cour
de cassation n'ont point voulu y adhérer. La Gazette des \
iriùurpaiix publie Topinlon éinÉse par un avocat dans une *
des réunions provoquées par lesamis de Itf . de Montlosiet ;
cet avocat soutient que, d'après l'article 5 de la Charte, oa |
ne peqt entraver les eicei^cices d'un tftdte, ni interdire à ceux \
suitout qui professent la religion de l'Etat , dC se réunir
pour prier.' Il ne croit pas quje là congrégation uuisse être
atteinte par l'article 291 du code pénal. Quant à, l'existence
des Jésuites , il (a considère coihme sortant des attributions
deè cours, puisqu'aucune peiné ne peut être prononcée
même pour cause de contravention aux (ois qui ont pro-
hibé les congrégations religieuses d'Iipmpics. Ne pourroit- ('
oi| pas ajouter q^'il seroit'vetrange que tandis que quarante
avocat^ peuvent se réunir pour délibérer sur des affaire» de
haute administratipn,i^u. -sur deé points de législation, il ne
fût pas permis à quarante chréfjjéns de se réunir pour ea-
tcodre la messe çt une instruction pieuse?
— Un ancien officier décore, qui , tous les deux ans, se
rend de Paris au pèlerinage de^Sainte-Anne d'Auray, avec
des secours de personnes d'un haut rang, a fait célébrer, le
3o Juillet, une messe pour le Roi et pour toute Ja famille
royale^ Après y avoir assisté avec plusieurs dames qui s'y
étoieiK rendues», il a déposé,, entre les mains de M. le supé*
rieur de Sainte-Anne, les intentions pieuses et offrandes
dont il étoit chargé, des secours péïjr les pauvTC.s honteux,
et une somme pdur aider à l'agrandissement de la chapelle •
de Sainte-Anne de Vannes, trop petite pour la multitude des
personnes qui viennent dés différens cantons de la Bretagne
implorer l'assistance de la sainte. Gît officier, accompagné
du maire et d'un interprète pour fa^re ei^tcndré à ces Bas-
Bretons la source d'où leur venoient ces bienfaits, leur» ^
remis des secours pour les pauvres honteux, et m ensuite
donné une pièce d'argent à l'effigie de Charles X à cent qua- *
'( 4'o )
i3Al9l$ jH^gCD^ .Oçs»doii.9 pat ^tié ;reçuft àV^ des.déitooiriMtr*
tivos d? jreocHxtioi^^xice, çt ^ux acdamatioii&âe «^i^«' k i^
pourIe$ ^ucatipns d'enfans depaiavres et an^ieofi l>fifiiQk«
des .armées rojales^ oatpajiioipé^dâna les dépiirHân^oArde
L'Qrpje^,d'Ille-et-^yilaine, des Côtesrdiir^ord et du Mcabir
Lao I à ces gëoéieux. bieif faiU , notamment dans l'^lieien du?
ejx^ de Pepthiàvr^ , auxquels ceus aocond^.par ie$<iiiembires
d^Ja famil^ d'Oi-l^éans et Mv Le. duc. de Bourbon éfoient ap-
plicables en partie. > . ..
t -^^ Il a paru, dans la Repue encyclopédique j une JVoUiter
hiographique sur M, Eiâtaçhe JDegold , |>rêtre, docteuT en
phitosopbrç à l'Uni versilé de Pi^e. Cette Notice, qui a ausst
é^ 'imprimëe à part, est signée G. j et est ronvrage dcr
M. Grégoire, atni intimé de M. Degôla. Nous donnerons
un extrait de celte Notice, en y ajoutant quelques faits que
Fauteur a omis. — Ënstache Degola , né à Gênes lé ffo sep-
tembre 1761, apparténoit à uAe école qui. se faisoît gloire
de suivre les opinions de celle de Port-Royal. Il fut disciple
du Père Molinelli, des écoles pies, mort ea 1799, et se lia
d'amitié skvec plusieurs théologiens italiens qui avoient
ârdo^té les mêmes sentimens; Ricci, évéquede Pistoie; So-
k^i , évêque de Noli ^ le pTofesseut^Tàmburiniyle Domini-
cain VigDoli, Palmieri^ Gautier, Carrega, etc. La révolu-
tion qui eut lieu à Gênes en 1797 fut accueillie arec joie
pai; Degola. etr ses amis; on avoit aboli le doge et onéé uo
gou.Tememetit provisoire k fihstar de ce qui sefaiftoit alors
eia France» L(évéque de Noli étoit membre de laoommissioft
de législation. On envoyoit dahs^ les campagnes des eeclé-
aiaatiques mitoionoàires pour prêcher aux peuples les prin?
Gipea d.e U démocratie ; Degola étoit du nombre de ces mis-
•ionaaires, aiosi.qu'Etienne de Grègari et Paul Sèbnnio. Le
premier rédigeoit, en oii(Ue, des Anhales éceléèicistUo-poUp
té^ut{9iàDi faveur dé la révjQJiution ; il y oensilroit les abus dans
le. clergé ou ce qu'il croyoitt^l^ et proposoit dé» té£agttkf&
daps.le .seostjanséniste ou républicain. Il voùloit enlr'au*-
tres qu'on n'ordonnât aucun prêtre qui ne pût ^eiifdre un
métier. On a.voit formé 1 Gênes une. espèce: d'académie ec-
«lÀiastique, doûtétoient membres Solari ^ MolinelU , PaU
mieri^ Degola, et d'où sortoient des .écrits pour justifier le
nouvel ordre; de choses. Le j»3 octobre 179(8, troia-ppetrcs
(•4a':)
tMtoâeie9iBimimna\9Vûi évêqùçsi cODslituti^bnels derFrapoe*^
Ik^adiiënoieiit nteîneoteDt à leur eause, et dtfcIànK^WDtôoDt^e
kr^Paf)^ fit^Gûoire \& jévêques légitimes.. Cette lettre, ^ui est
aa6e^>ioDgue>:et.qu/on croit avoir été rédigée par DegoLa^
ipoioxi^tiemaie iglkoxance' con^plète de& fait».> et i auteur, qui
i^e se doutoit'pas des. scandales des évêques constitutronDels,
porle. d'eux comme il auroit parlé dos. confesseurs de la foi
.quL-^iqgeoient aus concile de ISicée* On a inséré cette lettre
au 4oiHe "KIY d^is^nnalesde la religion publiées par les coii-
«titulioBnels*: Je n casais si on doit attrÎDuer àiDegola uire
iiutrë lettre d'un eoclésiastique d'Italie que l!on trouve dan«
léinyéiuQMVoLy p. 385 , et qui est une réciatnatiou' en faveur
dkf iCOdBciie de Trente contre Agicr et un autre écrivain; ce
morceau offre quelques bonnes choses. Degola/ne se oou^
ténia- pas d'adhérer aii clergé constifntionnel; il vint à Paris
tfnv'i«8oi^et brigua: rhoîmeur d'être admis dails le conciJie
^al'SÇ teitdit alors. 11 fut présentera irooncile le i.5 juillet ^
par M. Grégoire, prohonea quelques joots après un discours
sur les démissions, qu'on trouve dans \e^ Actes j tome II,
page 85, offrit une somme pour les frais du concile, et fut
^argé d'écrire }a lettre au Papp, tome III, page 434. On le
choisit aussi pour être un des membres des conférences avec
Je^clergé l>pn asserrajenté. Cet empressement de Degola à se
j.oindre à un parti sçhismatiqûe et réprouvé par Fopiiiion
^énéxale .ne peut s'expliqua que par son anftipatfaie pour
Rome et pap son attachement à des opinions proscrites. Il se
Ka d'^imitié avec M. Grégçire, et fit avec lui , après le con-
cile, up voyage eu Angleterre, en Hollande et en Allemagne.
Leur but ctpit <lcVinformer.de l'état de k religion, et d'é-
tablir dea liaisons. avec quelques personnages. Ils se «éparè-
rent à Strasbourg, en octobre i8o5, et Degoia retourna à
Gênes, oîi il continua de se livrer à des travlaux analogues
à ses^oûts, M. Grégoire, daps sa Notice, le peint comme im
homme austère ^ plein de foi, ennemi du despotisme, mais
plein d'indulgence pour les personnes. Diegola riiourut a Gê-
nes, le 17 janvier 1826. Outre ses\^nnales et ce qui est cité
ci-dessus, on a de lui des InstructîoHs familières sur la vé-
rité de la religion chrétienne catholique j in-'i3, 1799; ""
Prè€Î» delavie^du Père VignoU], Dominicain ,• j 8o4i in.-S^,
dont il a paru Un extrait dans les Annahs de îa religion y
(4iO
tome XTIH y page S71 ; t ancien Clergé coJutUuikmnel jugé
par un ét^étiue d^ Italie ^ i8o4y in-S*^. Cest une analyse de l'A*'
pologie de .Solari, avec des notes historiques et critiques;
Justification de Fra Paolo Sarpi^ ou Lettres cPunprétré ita^
Uen à un magistrat /tançais (M. Agicr) sur le caractère et letL
êentimens de cet homme célèbre j'Pàxis , chcz Eberhart, 1811,
in-8*. M. Grégoire prétend que cet ouvrage est incomplet,
et que Dcgola u'a pas fait usage de tous ses moyens pour jus*
tifier Fra Paolo, dont le nom est cLcr à tous lcsgens.de
parti. Le dernier écrit de Dcgola est un Catéchisme aeé /^«.
euite^j^m parut en italien k Leipsick, en 1820; c'est uit
gros in- 8% aont on prépare, dit-on , une traduction. Tout
ces écrits parurent anonymes. Dcgola a laissé, en manuscrit,!
i|n IVaité sur Coraison dominicale. Il a sans doute paru à
Gènes une Notice détaillée sur cet écrivain; nous n'en avons
point eu ronnoissance,. Celle de M. Grégoire est un pao^*»^
xique perpétuel : il est tout simple qu un révolutionnaire
loiiât un révolutionnaire, et qu'un ennemi de Rome pr^co*
aisât celui qui a|&choit les inémcs sentiment.
NOUVELLEli POLfriQCJEâf
Pabu. Dimanche, S. M., accompagix^c île M. le Dauplim, de
M">* la Daupliine , et*c1e JMadams , ducheaie de De r ri , a visifc le châ-
teau de Versailles et ceux de Tri^non. Les cris mille fois répétés de
vi\'9 le Roil vive la famille royale* se faisoient entendre dans tona lc«
lieux où passoit S. jyi. Aprèa- a\'oir reçu la bënédiction du saint sacre-
ment à la eha]^clle du cnâteau , le Roi est monté en calèche décoa-
verle pour voir jourr les grandes eaux«ct parcourir lc« parcs de Ver-
sailles et da pclit Trianon. Après cette promenade, le Hoi cl M. le
Dauphin sont montés h. cheval, et ont passé la revue de la garde
nationale et âcs troupes qui sont en 'garnison à Versailles. Partout
S. M. a été accueillie avec le ^us vif colhousiasinc. ,Vers huit heu«
res,<Ie Koi est parti pour retourner à Saint-Cloud.
— M"« la Daiiphine, à son retour li Paris, a adressé à M. le pré-
fet du Puy-de-Dôme le secours de 1,000 fr. que S, A. R. avoît.dai*
gné accorder, le 27 juin dernier, à M. Meîy, maire de Tauves et de
Latpur, pour les plus nécessiteux des Incendiés de leurs communes,
La distribution doit leur en être faite en même temps que celle çlc&
1000 fr. que M. te Dauphin a envoyés à M. le comte d'Alton ville,
pour le même objet.
— M"« U Daupblne vient également d^accorder un leeours d«
a,ooo fr. ï M société de charité mafernelle de Metz.
(4«5)
*— On atsure qae S. Eic. le inini«trc des afTaires eccldsiastif^riei «e
mtoftont de porter ù une 9omnie de iâo,ooo fr. les fond^ qu'il veut
bien affecter à la construction (run nouvel hôtel de prérccfure, dana
Je département de b Corso. C( tic allocation a pour oUjct de hàfer là
testitiifion du local que la pri^.fcclurc orciipc prc^mtcnicnt, ci qui
est dix'liné pour recevoir les élèves du séminaire dioct'sjin.
— Une cérémonie a* ru lieu, s.imcdi, à Tliotel du ininistcre de la
guerre : S. Exe. a po*c la première pierre de réilidte de5tiné à la
biijiiotlicque d'aux archi\cs de son département. Tou.« les élément
de la science militaire seront rassemblés dans celle blLlinlbèque, rt
il sera permis aux ofllciers d*é(at-niajor rt autres d'y puiser les do-
curaons nécessaires h. leurs travaux.
— La distribution drs prix, du concours général des colléçcs de
Paris et de Versailles se fera le mcrcreJi 16 août, au chef-liea de
l'Acadéroie de Paris, rue de Sorbonnc, par, S. Exe. le minière det
afiuires ecclésiastiques et de rinstruction.publiijue.
— La cour royale a enregistré, en audience solennelle, les lettres-
patentes de S. M. porlaut érection du majorais en favrur de plu-
sieurs pairs de France; savoir, M. le duc Dccazrs qui a présenté, en
divers domaines rt en inscriptions sur le grand-Jivre, iia revenu d«
3o,54o fr. de renies j M. (le Clermont- Tonnerre, miniitre -de la
guerre; MM. le baron Uapp, le baron d^Andignc, le comte de Gcr-
miny.i'tlecomte Florian de Kergolay.
-— La cour d'assises de Paris a- condamne à huit ans de rcduMoii
ct^à une beure de carcan, le commis Raymond, de la miû-tou de ban-
que de M. Kotschild, accusé d'avoir soustrait frauduleusement, dans
le poricreuille qui lui étoit confié, pour en\iron 1 million 600 mille
francs de coupon^ de l'emprunt de Naples. L'accusé a confessé avoir
perdu au )eu celte somme, ainsi que l>o,ooo fr. dont il étoit posset-
seur. Â quoi n'entraSne pas la raL>-érabl^ passion du jeu!
— Le tribunal de commerce vient ^ prononcer 'sur une contesta-
tion qui interesse toutes les personnes qui acliètent des livres; il s'a-
gisjoit de, «avoir si un libraire qui a déterminé, dans un prospectus,
le nombre de volumes que (loit«;^yotr un ouvrage quil olFrc par sou-
acriptioUj au public, peut forcer |es souscripteurs à acbctcr les volu-
mes qui excédent le nombre indiqué. L'uuvrage qui a fait élever
cette contestation est intitulé : AJémolj^s pour setvir à l'histoire île
France, Le tribunal a décide que le .souscripteur ne seroit pas tenu de
prendre tous les volumes qui exoéderoieut le. nombre promis par le
prospectus, et qu'il pourroit encore forcer le libraire à lui livrer ces.
volumes au prix coulant.
— Un fait qui, mérite d'être signalé C5t sans doute celui qui re-
garde un boulanger de la rue Truver$iere-Saint>Uonoré, n^ 37. Ce
brave homme a mis, pendant quatre jours de suite, à la di«posifioii
-dea Sœurs de la charité du deuxième arrondissement (paroisse Saint-
Hoch) , la totalité du pain qui a été cuit dans son four.
— Sut la foi d'un journal , nous avions annoncé Tapparition , à
Boufn, d'un poème scandaleux intitulé la Missîonnide : le journal
de flGU|en déclare que ce libelle ne se trouve chez ancom libraire de
«cite tille , et quu a été imprimé à Paris.
\
( 4»4 )
-^ Len ouvrngM-<liî concours poor les grands prîjc de sciilptur* se-
ront exposés au publie, k récofe royale dés Beâut>Arlâ, me des
Petits- Augnsttns, les u, lo el ii du courant, depnîs dix heures du
matin jirqu^i mialre ncnres du soir.
-^ L*Acad^imç des sciences a appelé dans 9on .«ein M. Cheyreol,
chimiste distingué, rtttaché à la manufacture desGobelrn» comme iâ-
8pccr<*ur. L.i place c toit vacante par le di'cès de M. Proo^^t.
— L'affaire des héritiers Lemontey contre le ministère des àfiaires
étrangères été appeïéc^endredi, à la première chambre de la coar
royale. M. de Broé, avocat-général, a fait observer que Touvragedc
M. Le montoy Uii ayant été comtnandé par Buonaparte et ne devant
être publié qu*avec 5on aigrement, on rtoit en 'droit de demandera
ses héritiers les extraits et analy.«es qui pônvoient lui avoir été coœ*
mnnfqués. La cour a pris en considératron les motifs de M. Vavocat-
général , et a ordonne la remise des pièces réclamées par le ministre
des affaires étrangères.
— M. le lieu^enant^général vicomte Oîgeon , aide-de-cam^ da
Roi, mini.<tre d*Etnt et pair de France, est mort le 4 août, dansia
tc*rrcdc Ronqucnx, près Paris.
— M. B ose héron -Despor te a fait, 4 la société royale d'Orléans,
Tannonce d*uhe découverte historique' qui intéresse vivement tons
les littérateurs français; c*cst un manuscrit trouvé par M. de Mon-
ipcrqué d^ns les archivées judiciaires de Pdri^, composé par Clauife
Groulard, ]f)rl'mier présidei|t du parlement de Rouen, qui avoit mé-
rité la bienvrittance Fpécîale d*Henri IV. Ce manuscrit, qu'on dît ren-
fermer beaucoup de cnoses intéressantes , fera partie ileisk- riche col-
lection iles Mémoires, entreprise par feu Pctièot,^et continuée par
M. de Monm'crqué lui-même.
— On écrit de Saint-Omer, qu'en attendant que l'on puisse faire
Iq simulncre d'un piège , le oommandamt supérieur du camp placé près
de cette ville a donné , le 28 juillet, nne jc^mière idée des nianceo-
vres stratégiques, par une attaque combnBe 8ur-lc*ch«impi Poirr
que cette image eût une plus grande apparftice de vérifé,* on avoit
délivré une certaine quantité de cartouches. Le temps étoit magnifi-
que et'Servoit merveilleusement' iôc curiésité des nombreux, specta-
teurs étrangers ou'habitans àp Saint-^pmer, accourus pour jouir da
tableau imposant de ces maH^Qilvres. 'k- "^
— Le conseil d'arrondiscmcnt de foulouse a tenu sa première
séance le 06 juillet , on y a renouvela la môme proposition que Van-
née démit re ,' tendant à confier réducatloii h un corps enseignant;
à la setde diffcrence que dans la proposition dd cette atmée, 00 a
formellement émis le vœu que ce corps enseignant ne fut pas aatrc
que la compagnie de Jésus. Y songe-tril le confit de Toalowe d'é-
u'Cttre un pareil voéo? ne sait- il pas que cctni des Bouche»^u-*Rh6iie,
pour avoir pensé de la même manière, a été signalé parle 0>nsnm-
fi'oiîwf / à l'anirtiad version libérale? ■ ' ' ^' . ■« •
'. — - On écrit de Liège que la nouvelle é^i^c de DitteWenne, arn>D-
'di.ssenfent d'A'oFt (Pays-Bas) a été bénite par M.' GoetharU; vicaire-
grnérai iUi diocèse de Gand. La cérémonie a eu h>ù le-îo jéîllel. On
nombreux clergé , composé de frous les cuVés* Voisins ; le l-oétoeilIcnicDt
(4«5)
et la )oie de* habitam de la commune , ont rendu cette soleiiBit«^ iifi-
posai^te.
, — . I^ç i4 juillet, M. le duc de Banzan a remis ses lettres de créance
comme envoyé extraordinaire de S. M. 1"- C. , à S, A. R. Tinfante
régente de Fortugnl.
•^ t>t i6 et le 17 du mois de juillet, la ville de Grenade (Espagne)
a ëprduyé quatre tremhleraens Aa terre assez violens.
-r hes cqrsaife^ CQlombien.s exercent leurs déprédations sur les
c6tes delà Galice, et de la Cantabrie. i
' -^ Les journaux allemands annoncent que les plénipotentiaires
russes sont h A ckermann 'depuis le 3 juillet, et que les conférences
avec 1^9 commissaire» turcs' «nt d(i commencer Ip i3.
«*- On écrâl de Brandebourg^ (Prusse) que le jugement rendu
.çonjtr^.'ies.niembrcs de la ligue des /eunes geiis a été signifié aux xvir
cuipés. Aucun n'en a appelé j tous, au contraire, ont imploré la clé-
mence du roi. En comparant, cet acte avec le rapport de la coro-
nrissibn de Saiînt-Pétèrsbo'urg , on est surpri? dés rapports d'ititention«",
de moyens eit de formes, qui existant entre (6utes ee< menées- de
haute-^tilibisou^ ici Ton reate convaincu qu-eUes pftrtoient dlun centre
commun. ^ ^ ^* , . . •
— On vient de recevoir le jugement prononcé à SaioUPétersbourg
dans r.affaire de la grande conjuration. Trente-six àt^s conjurés ont
été, condamnés k mort;' la plupart des autres ont été condamnés^iiu
travail des mines, et quelques-uns à dès peines moins sévères j mais
Tempereur a commué la fplupart des sentences. Cinq -seulement' ont
subi une peine infamante; ils ont été peddus. ,Les peines des trente-
un autres condamnés a mort ont été commuées. Une ccrcmoni& fu-
nèbre a eu lieu le 25 , an matin , pour les victimes de l'horrible at-
tentat'i1u'T4 décembre. L'empereur et Tirtàpérafti-ice- y assifttoient; La
place a été ensuite purifiée par nné cérémonie ceUgieuse. f .^■•> •
— On annonce la mort de M. Adams, pi;ésident des Etats-Unis.
II avoit ç^ ans.
iP^ie de Bossuet,, évéque de Meaux , rédigée diaprée l^ histoire
dé Bo$i letj de M. de JSçi^ii^eel ^' par F. J. L. (1).
Cet ouvrage peut servir de pendant à celui que nous
avons annofi.eé .n** 901 , et qui est composé dans Je même
çoùt.'L*ua et l'autre .sont des abrèges des deux grandes hn^
toirès de F^nelon et dé Bossuçt/par M. le cafrdînal dfe Batis-
$et. Ces deux grandes histoires sont un peu longues pour le
commun d^s lecteurs; t'illustre auteur s'etoit peut-être u«
■■'■ — I ■ ■■ I .■I . .. ■ I ■■ ...» 1 ■ • ■ ■ I ■
(i) In-ia, prix, a fr. 5p çervt. et 3 fr. 56. cent, franc de port.
A Lille, chez Lefort; etl^'^arîs-, à là fibràirîe ecclésiastique d\Adr.
Le Glere et compagnie, ai^ bureau de ce journal*
« •
peu trop laissé aller à son heureuse et brillante facilité ; ses
analyses des ouvrages des deux prélats, ses réflexions sur la
mœurs et l'esprit du temps , sont plus étendues que ne le
comporte généralement le genre historique. Ses transitions
seules, quoique ménagées avec beaucoup d*artetde goût,
ne laissent pas que d'occuper un grand espace. M. F. J. L. a
cru quon pouvoit réduire ces tableaux sans leur faire per-
dre ce qu'ils ont de plus attachant. Il a cru qu'en se bernant
aux faits principaux et à une analyse rapide des ouvrages
de Bossuet, on pouvoit encore farre un ouvrage de quelque
intérêt. Ses abrégés des histoires de Fénelon et de Bossuet
ont, à la vérité, moins d*éclat que les deux écrits de l'illus-
tre cardinal ; on j admire moins le talent de l'écrivain , il y
règne plus de simplicité; mais il nous a paru en même
temps que le fond historique et les accessoires les plus im-
portans s'y trouvaient avec assez de fidélité. L'abbréviateur
suit son modèle sans prétendre le corriger ou le. redresser, et
son travail est absolument dans le même esprit que celui de
l'original. Il faut lui savoir gré d'avoir cpmpris qu'il n'a-
voit rien de mieux à' faire que de marcher sur les traces
d*un tuteur aussi judicieux ({u'élégant. Ses deux petits vo-
lumes ne seront point déplacés dans la bibliothèque des ec-
clésiastiques qu'cffraiieroictit les deux grandes histoires, i)s
conviennent aussi aux personnes moins ricjies ou qui ont
moins de temps à donoe^ à 4a lecture.
On i^ous a fait rei^arqUcr nne fntite qtiî sVst glissée dans In traduc-
tion que oouY avons lionncc, numéro ia3G, de la bulle du Pape
contre l«'s 8orK'tc<< secrctr^. Il e^l (lit h la première page de ce nu-
méro : Inspir^z-lf^ur de l'hori'eur pour çeur f/ui prf* fessent une (ho
trine petveise. Le texte latin porte : Hon*eant, volis auclorihus et
magistrîs y prawim eotiim doctnnatn. Le sens de ces paroles est as<cz
clair; l'intention du saint Père 'est qu*(in inspire de Tiiorreur pour la
doctrine perverse, et non'pour ceux qui la professent. 11 étoit t>on de
iaire remarquer cette différence. dans un temps surtoat où on rberclie
a\idcment des torts anx évéqucs et ù leur chef. Le scnsde notre in'
durtion est contraire au langage comme à l^csprit de TEglbe. On
voudra donc bien rectifier, d'aprcs cette observation, le passage do
la bulle, rapporté dans le n^ 1286, page 146 du présent tome.
Fin du quaranU-huitiènu voàunâ.
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